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On vous le dit

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Six morts dans quatre accidents de la route à Tiaret

Une fin de semaine macabre sur les routes de Tiaret. Et pour cause, quatre accidents se sont produits en différents points de la wilaya en l’espace de 36 heures, causant six morts et quatre blessés, dont quatre dans un accident survenu au lieudit Aïn Meriem, dans la commune de Aïn Bouchekif, 15 km à l’est du chef-lieu. En effet, les occupants d’une Clio qui a percuté un semi-remorque, un homme, sa fille, son épouse et un quatrième passager sont morts sur le coup.

Le second accident a valu au chauffeur d’une Campus, gendarme de son état, de trouver la mort après que son véhicule eut effectué plusieurs tonneaux dans la commune de Medroussa. Le troisième accident est survenu au niveau du CW9, sur un tronçon de route situé entre Aïn Kermès et Aïn Derhem. Un bilan plutôt lourd pour ce début de décembre.

Un dangereux groupe de malfaiteurs neutralisé à Tiaret

Joli coup de filet que celui opéré par les gendarmes contre un groupe de jeunes malfaiteurs conduit par le tristement dénommé Kahla, au niveau des bois surplombant le lieudit Le plateau, un endroit de villégiature très prisé par les familles tiaréties, notamment durant les week-ends. L’opération a nécessité l’intervention des unités de la Gendarmerie nationale de Tiaret, Guertoufa et Mechraa-Sfa après les nombreuses plaintes concernant les multiples agressions suivies de vols par de jeunes cagoulés.

T. S., dit Kahla, et ses comparses âgés de 24 à 31 ans sont donc tombés dans les filets tendus par les gendarmes qui ont fini par découvrir leur cache et le véhicule qui les transportait depuis Tiaret vers les luxuriantes forêts qui s’étendent sur de grands territoires des communes environnantes. Plusieurs objets volés dont des micro-ordinateurs portatifs et de l’argent ont été récupérés. Les quatre malfrats devaient être présentés hier devant la justice.

Des sessions de formation au profit des chirurgiens urologues

Des sessions de formation Ecut (Excellence Center of Urologic Training) en urétéroscopie et en laparoscopie pour les chirurgiens urologues sont organisées sous l’égide des sociétés savantes en collaboration avec les laboratoires Astrazeneca et la société Karl Storz, pionnière en endoscopie de l’arbre urinaire.

Ce programme de formation, conduit par le Pr Dahdouh Abderrezak, s’étalera jusqu’au 18 décembre et concernera 300 urologues établis sur tout le territoire national et répartis sur trois pôles de formation : Constantine pour l’est et Sud-Est, Oran pour l’Ouest et Sud-Ouest et Alger pour le Centre et l’extrême Sud. »Cette étape n’est qu’un prélude à un programme de formation de plus en plus élaboré qui s’étalera sur les trois années à venir en collaboration avec Astrazeneca et des formateurs algériens de compétences reconnues et des experts internationaux», signalent les organisateurs. Lire la suite

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Selon le «GROUPE DES 19» : La lettre du général Toufik démontre «la gravité» de la situation

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Le Groupe des 19 s’est réuni hier à Alger pour évaluer deux événements : la lettre de l’ex-patron du DRS et le coup de force opéré par le FLN et le RND à l’APN lors du vote de la loi de finances 2016.
Le Groupe répond aux propos haineux du secrétaire général du FLN à l’égard de Louisa Hanoune et animera aujourd’hui une conférence de presse.

La lettre du général Toufik, ex-patron du DRS, et le « coup de force» opéré au sein de l’APN pour faire passer la loi de finances 2016 « démontrent l’extrême gravité» dans laquelle se trouve le pays, estiment les membres du Groupe des 19, et les laissent « déterminés» à demander audience au président de la République qui, selon eux, ignore ce qui se passe autour de lui.

Réunis hier au siège du Parti des travailleurs, les personnalités composant le G19 ont discuté durant des heures de l’actualité de cette semaine, marquée d’abord par ce qu’ils qualifient de « coup de force» au sein de l’APN, lors du vote de la loi de finances 2016, mais également par la lettre de l’ex-patron du DRS, le général Toufik, à propos de l’affaire de son subordonné, le général Hassan.

« Nous avons fait le point et le constat nous incite encore plus à demander audience au Président, en raison du coup d’Etat opéré par le président FLN de la commission des finances de l’APN au profit d’une oligarchie et un pouvoir parallèle dont on commence à avoir un visage. Nous sommes certains que le président de la République ne peut accepter que ses prérogatives soient violées ou que ses pouvoirs soient confisqués, comme cela a été fait à travers le contenu de la loi de finances 2016», déclare un des membres du Groupe des 19.

L’autre événement abordé lors de cette réunion, est celui lié à la lettre du général Mediène dit Toufik, ex-patron du DRS, rendue publique dès vendredi soir par les médias.

« Nous pensions que seules les institutions civiles étaient bloquées par ces violations, mais le général Toufik nous apprend que toutes les voies réglementaires qu’il a utilisées pour défendre le général Hassan n’ont mené à rien.

Des cadres de l’institution militaire des plus intègres sont non seulement poursuivis mais aussi condamnés à des peines de prison alors qu’ils n’ont fait que leur travail pour préserver le pays.

Dans les rangs de l’armée, il y a aussi, tout comme dans le civil, des cadres qui souffrent d’injustices. Jamais le Président n’aurait permis que des cadres de l’armée soient traînés en justice ou mis en prison. Raison pour laquelle nous voulons lui parler et lui dire que la maison Algérie est en train de brûler.

Une situation aggravée par les déclarations haineuses, racistes et misogynes du secrétaire général du FLN à l’égard de Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT. Jamais dans l’histoire de l’Algérie nous n’avions vu autant d’ignominie sortir de la bouche d’un responsable politique algérien. Nous pensons plus que jamais que le Président, seul ministre de la Défense nationale, doit être mis au courant parce qu’il n’aurait pas permis autant de dérives.

Nous voulons le voir pour qu’il sache comment les officiers de l’Anp, parmi les plus fervents patriotes, sont traités, et comment la loi a été adoptée avec violence dans le seul but de le priver de ses pouvoirs», affirment nos interlocuteurs, qui précisent qu’un communiqué sur la réponse du G19 aux déclarations « haineuses» du secrétaire général du FLN sera rendu public en soirée (hier, ndlr), alors qu’une conférence de presse sera animée aujourd’hui au siège du PT, à Alger. Lire la suite

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«La LF 2016 est anticonstitutionnelle»

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

La loi de finances 2016 adoptée par la majorité parlementaire, que nous avons rejetée dans le fond et dans la forme, est antisociale et même anticonstitutionnelle.
C’est un passage en force et une violence faite au peuple algérien qui a trop souffert des méthodes du régime. Elle a été, d’ailleurs, adoptée de façon dictatoriale», a martelé le premier secrétaire du Front des forces socialistes ( FFS) Mohamed Nebbou, hier, lors de son intervention dans la commune d’Azeffoun, à 60 kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, à l’occasion d’une rencontre en hommage aux militants de 1963.

M. Nebbou a souligné que son parti continue sa propre démarche pour rejeter et exiger l’annulation de la loi de finances en question. Faisant allusion à la proposition du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) d’intégrer « l’initiative politique pour le progrès dans la cohésion et la stabilité», l’intervenant a estimé que son parti est en train d’étudier cette démarche pour répondre au moment opportun.

« Nous allons bien réfléchir pour répondre à la proposition du FLN au moment opportun», a-t-il affirmé, avant de souligner, en outre, que sa formation politique maintient toujours l’initiative du consensus national pour aboutir à « un front pour la démocratie et contre l’injustice car notre objectif consiste à préserver l’Etat et non le régime mafieux».

Par ailleurs, sur un autre volet, notons que M. Nebbou n’a fait aucun commentaire sur la déclaration de l’ex-patron du DRS, le général de corps d’armée Mohamed Mediène, qui vient de rompre le silence, pour la première fois de sa longue carrière de chef militaire, s’exprimant publiquement sur l’affaire du général-major Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan, condamné à cinq ans de prison ferme.
La direction du FFS a remis, à l’occasion, des médailles de reconnaissance à 76 anciens militants de 1963. Lire la suite

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«La loi de finances 2016 a un caractère antinational»

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Le parti Talaie El Houriat a vivement dénoncé la loi de finances 2016.
Dans une déclaration sanctionnant les travaux de son bureau politique, hier, la formation de l’ex-candidat à la présidentielle a mis en exergue « le caractère antisocial et antinational» de cette loi qui a été vivement contestée par les députés de l’opposition.

Le parti de Benflis a en effet exprimé « la solidarité de Talaie El Houriat avec l’opposition nationale représentée au Parlement dans la stigmatisation du caractère antisocial et antinational de ladite loi» et dénoncé « la violation manifeste des droits des députés opposés» à ce projet de loi.

Cette formation politique considère ce qui s’est passé à l’APN comme un preuve que l’opposition n’a aucun droit. Cette violation est commise, affirme ce parti, au moment où « le régime politique en place prétend travailler à une révision constitutionnelle confortant la place de l’opposition dans la vie politique de la nation».

Il a ainsi condamné « l’extension de l’instrumentalisation de la fraude et de la contrefaçon du champ électoral au champ du travail législatif».
Pour le parti de Benflis, il est clair que le régime politique en place, à travers la loi de finances proposée, veut « faire supporter le fardeau des ajustements que requiert la crise économique actuelle par les seules couches les plus vulnérables de la collectivité nationale».

Il a exprimé sa totale désapprobation de cette politique qui protège les réseaux et les clientèles économiques accapareuses et prédatrices de ce régime.

Le plus grave, pour le parti de Ali Benflis, est « l’influence gagnée par les forces de l’argent douteux dans l’orientation de la législation nationale vers la satisfaction de leurs intérêts illégitimes et indus». Le coup de force à l’APN pour faire passer le projet de loi de finances en est une preuve, pour cette formation politique.

Péril terroriste

Abordant la conjoncture sécuritaire, le parti de Ali Benflis souligne que le péril terroriste est toujours là, rappelant les attentats qui ont secoué récemment la Tunisie et le Mali.

« Les derniers attentats terroristes et en particulier ceux commis dans notre voisinage méditerranéen et sahélien le plus immédiat viennent rappeler que le péril terroriste n’a pas totalement disparu et qu’il impose toujours un devoir de vigilance et de mobilisation autour de nos forces armées et de nos corps de sécurité», a relevé ce parti, qui a rappelé ce qu’a vécu l’Algérie qui était pendant de longues années solitaire dans sa lutte contre le terrorisme.

« Pour avoir été confronté à ce fléau de manière solitaire, notre pays sait combien est indispensable une action qui mobiliserait toutes les capacités de la communauté internationale à l’effet d’isoler ce phénomène criminel, de tarir les sources dont il tire ses capacités de nuisance et de mettre fin à la menace qu’il représente pour la sécurité et la stabilité d’un nombre grandissant de pays», a soutenu Talaie El Houriat, qui a évoqué le rôle des vaillantes forces de l’Armée nationale populaire et des différents corps de sécurité dans la lutte contre ce phénomène.

« La nation toute entière est redevable à ces forces pour le sens élevé du devoir et du sacrifice qu’elles ont investi dans l’accomplissement de leurs tâches nationales, celles concernant la défense effective de la sécurité et de la stabilité de la nation», a ajouté ce parti.

Talaie El Houriat a réaffirmé sa position de soutien au Sahara occidental. « L’Algérie, dont la politique étrangère a érigé en constante intransgressible le soutien aux mouvements de libération partout dans le monde, ne saurait être que solidaire, dans son propre voisinage, du peuple sahraoui frère et de sa juste cause nationale ayant pour but le parachèvement de la décolonisation de son territoire», a souligné ce parti, qui répond indirectement au secrétaire général du FLN qui a remis en cause la position de l’Etat algérien sur la question du Sahara occidental. Lire la suite

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23 harraga interceptés au large de Annaba

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Les éléments du Groupement territorial des garde-côtes (GTGC) de Annaba ont intercepté, tôt dans la matinée d’hier, deux embarcations artisanales à bord desquelles avaient pris place 23 jeunes candidats à l’émigration clandestine, dont une jeune femme et un mineur,
avons-nous appris de la Protection civile. Agés de 17 à 49 ans, ces jeunes infortunés sont tous originaires de la wilaya de Annaba. Ils ont été surpris en haute mer par les unités des garde-côtes, en patrouille, alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes de la rive européenne, notamment l’île de Sardaigne. Ils ont embarqué avec la ferme intention de quitter l’Algérie et de rejoindre, tant bien que mal, les centaines de jeunes, déjà arrivés sur la botte italienne. Prenant le large à partir de la plage de Echatt, relevant de la wilaya d’El Tarf, la première embarcation à bord de laquelle ont pris place huit harraga a été interceptée vers 4h à 11 miles au nord-est de Ras El Hamra (Annaba).

Transportant quinze autres jeunes, dont une femme, la seconde embarcation a, quant à elle, levé l’ancre depuis la plage La Caroube de la corniche de Annaba. A la limite des eaux internationales, soit à 21 miles nautiques, elle a été repérée par les unités des garde-côtes. A l’arrivée au port de Annaba, vers lequel ils ont été reconduits, ils ont été pris en charge par le médecin de la Protection civile.

Les 23 malheureux jeunes candidats à l’immigration clandestine seront présentés aujourd’hui devant le procureur de la République du tribunal de Annaba pour répondre de leurs actes, dont la « tentative de quitter le pays clandestinement». Profitant des conditions climatiques favorables et de la baisse de vigilance des garde-côtes de Annaba, plusieurs embarcations ont, d’ores et déjà, rejoint l’Europe. Selon un communiqué du ministère tunisien de la Défense nationale, le 16 novembre les garde-côtes tunisiens avaient secouru 25 harraga algériens dont l’embarcation dérivait au niveau de la zone nord-ouest de la ville de Bizerte (Tunisie), à près de 35 miles des côtes. Lire la suite

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«Le président Bouteflika est pris en otage par son entourage direct»

Publié le 06/12/2015, par dans Non classé.

Dans votre lettre au président Bouteflika, vous avez pointé du doigt le fonctionnement parallèle de l’Etat. A qui faisiez-vous référence, au juste ?

Ils sont connus. C’est pourquoi j’ai dit que le président Bouteflika est en résidence surveillée, pour ne pas dire carrément séquestré. Je trouve que c’est effectivement le cas. Nous, le Groupe des 19, n’avons rien à perdre : ni statut particulier, ni privilège. Nous nous sommes proposés comme une sorte de patrouille de reconnaissance pour savoir de quoi il en est.

Nous sommes conscients que l’Algérie, sur un plan régional, est une cible programmée. Le concept d’indépendance, aujourd’hui, est en passe de changer de contenu, de signification.

On est indépendants de qui ? De quoi ? Dans le monde dans lequel nous vivons, cela ne veut plus dire grand-chose si l’on ne maîtrise pas, si l’on ne détient pas les instruments et leviers du changement.

Le profil de certaines personnalités du Groupe des 19, leur proximité notoire et leur long compagnonnage avec le Président ont poussé certains à se demander si votre démarche ne visait pas, au fond, à sauver le soldat Bouteflika — le sauver de sa lente déchéance et/ou de son entourage nocif — plus qu’à sauver l’Algérie ?

Je parle pour moi. Je ne sais pas pour les autres. Je ne suis dans aucun parti ni mouvement. Ce qui nous a motivés, c’est ce vide abyssal que nous ressentons au niveau de la présidence de la République. Il y a un danger mortel pour le pays. Il ne s’agit pas de sauver l’homme. Il se pourrait que ce soit le cas pour certains d’entre nous, mais notre motivation est ce que je viens de vous dire. Nous nous sommes même interdit toute action de rue, tout contact avec la presse étrangère ou avec les chancelleries.

Trois semaines après que votre lettre au président Bouteflika ait été rendue publique, aucune suite n’a été donnée à ce jour.

Nous n’avons obtenu aucune réponse. Et je doute fort qu’on en ait un jour une. C’est ce que j’ai pensé dès le début. Nous avons eu une réponse indirecte lorsque le président Bouteflika a reçu le Premier ministre maltais.

Une façon de dire qu’il est toujours en poste. Cela étant, nous n’allons pas nous arrêter là. Nous sommes en train de penser à de futures actions. Comme prochaine action, nous aurons probablement à faire, aidés par des experts, le bilan de ce 4e mandat, incontestablement le mandat de tous les pillages.

Vous dites que le Président est séquestré. Est-ce un sentiment personnel ou une réalité fondée sur des éléments concrets ?

C’est un sentiment personnel. Un sentiment partagé par les signataires de la lettre. Nous avons ce sentiment que le Président est pris en otage par son entourage direct.

Certaines décisions qui ont été prises sont très graves. Je cite à titre d’exemple le renoncement au droit de préemption, le nouveau code de l’investissement. Tous ces contrats signés en catimini avec la France. Le fait que nous soyons désormais le supplétif de l’armée française au Mali. Je crois aussi que l’Algérie participe à l’effort de guerre en Syrie.

Comment ? Nous avons plus de 300 sociétés turques en Algérie. Toutes sont florissantes et font des affaires très lucratives. Je pense que c’est une manière indirecte de participer à la guerre contre le régime de Bachar Al Assad.

Le gouvernement turc avait délocalisé plus de 800 de ses entreprises installées auparavant en Syrie. Cette même Syrie qui nous a été d’un précieux soutien pendant la Guerre de Libération et nous a servi de base arrière. Je pense qu’il y a collusion, une sorte de synchronisation, mais dans le secret et le silence.

Je doute que le Président soit au courant de l’implantation de ces sociétés. L’Algérie n’est pas une île perdue quelque part dans l’océan Indien. L’armée algérienne est la seule, dans la région, à être opérationnelle H24. N’oublions pas que ce « printemps arabe» a commencé chez nous. Rappelez-vous la décennie 1990. Pourquoi l’Algérie ? Parce que c’est le cœur du Maghreb arabe.

Le Groupe des 19, vous le qualifiez de « patrouille de reconnaissance». N’est-ce pas là un motif pour effaroucher le Président et donner du crédit à ceux qui prétendent que l’objet de votre démarche est de constater de visu l’incapacité de Bouteflika d’exercer sa fonction ?
Non, pas du tout. Les signataires de la lettre ne constituent pas une commission médicale et ne visent pas à appliquer l’article 88 de la Constitution. Au demeurant, tout le monde sait que le Président est malade.

Par ailleurs, n’est-ce pas le président français qui a délivré le certificat médical et a rendu compte, à plusieurs reprises, de la santé de Bouteflika ?

Si commission médicale il y a, elle ne peut être que celle qu’a présidée François Hollande et qui a rendu possible le 4e mandat. Je vous rappelle qu’il a suffi que François Mitterrand, en son temps, a eu à affronter une commission médicale qui lui a décelé d’ailleurs ses premiers ennuis de prostate.

Ce sont ses collaborateurs qui avaient été les premiers à tirer la sonnette d’alarme en tiquant sur ses éclipses répétitives durant les longues réunions de travail. La santé du Président n’est pas une affaire privée. C’est une affaire nationale. Lorsque le Président est malade, le pays entier est malade nécessairement.

Pensez-vous que l’incident de Zéralda, en août dernier, ait été prémédité pour justement isoler définitivement le président Bouteflika en faisant croire à un complot visant sa personne ?

Je ne dispose pas d’élément pour vous répondre. Mais des actes visant les Présidents, il y en a déjà eu précédemment. Je pense à l’assassinat de Boudiaf. Toutefois, la piste de la manipulation est tout aussi plausible. Je dis cela parce que la manipulation, nous l’avons vécue récemment avec le départ de Toufik.

On a fait de son admission à la retraite un événement-phare et même le prélude à une nouvelle ère, à un projet nouveau. Or, le général Toufik, présenté comme un ogre mais décidément un ogre sans crocs, est un détail qui n’intéresse pas les Algériens. Il n’a ni aviation derrière ni une Région militaire pour le Lire la suite

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