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«Le pouvoir persiste dans une démarche unilatérale et autoritaire»

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes vis-à-vis du pouvoir.
C’est en se recueillant sur la tombe de Aïssat Idir, fondateur de l’UGTA combattante, et sur celle du moudjahid Lakhdar Rebbah, que le Front des forces socialistes (FFS) a choisi de marquer la journée d’hier, loin du cérémonial officiel d’ouverture de la session parlementaire du printemps. Il boycotte cette ouverture de session qui intervient dans un « contexte national, régional et international trouble et troublé», a noté le FFS.

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire ainsi que des élus d’Alger se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes à l’égard de l’entêtement du pouvoir à tourner le dos à la raison. « Dans la conjoncture actuelle, le FFS se veut dans la continuité du message de Novembre et du Congrès de la Soummam. Il reste fidèle à ses engagements primordiaux de construire démocratiquement la nation algérienne et l’Etat démocratique et social.

C’est pourquoi le FFS décide de commémorer le 60e anniversaire de la création de l’UGTA, bras syndical de la Révolution algérienne, par ce recueillement sur la tombe de Aïssat Idir», a souligné le premier secrétaire national du parti, Mohamed Nebbou, dans une déclaration. L’analyse faite par le FFS sur la situation politique, sociale et économique du pays est des plus critiques. Le FFS revient sur l’adoption de la loi de finances 2016 qu’il juge « antinationale et antisociale», et sur le texte de révision de la Constitution, qu’il qualifie de « véritable coup de force institutionnel et constitutionnel».

Et d’alerter : « L’immense majorité des Algériennes et Algériens commencent à subir les conséquences dramatiques de cette loi de finances scélérate et reçoivent des électrochocs répétés suite à une flambée des prix qui n’est pas près de s’éteindre.» Pourtant, a rappelé la déclaration du FFS : « Il y a quelques mois, les mêmes autorités assuraient que le pays ne connaissait pas de crise et qu’il ne serait pas touché par l’austérité.»

« L’imposture n’est pas finie»

« Aujourd’hui, on prêche le discours de vérité. Quel discours tenait-on hier et avant-hier ? Le discours de la ruse, du mensonge, du déni de réalité et de la violence.» « L’imposture n’est pas finie», a asséné le FFS. Concernant le projet de révision constitutionnelle, il a fait remarquer qu’on « veut faire croire à l’extérieur que le pay est sur la voie d’une démocratisation graduelle, alors que les options retenues visent simplement à renforcer le régime par le droit et non à limiter le pouvoir».

Ces options, a estimé le FFS, « instituent la régression des libertés par la juridiciarisation du politique». Et d’affirmer qu’on ne peut parler de séparation des pouvoirs alors que jusqu’à l’heure actuelle, l’initiative des lois demeure le domaine réservé de l’Exécutif. Renvoyant au pouvoir son simulacre de changement, le FFS a asséné : « Chaque matin, tout Algérien qui sort de chez-lui sait qu’il n’est pas dans un pays plus uni, plus juste, plus libre et plus stable.» Le plus vieux parti de l’opposition a averti que la programmation des lois organiques faisant suite à la révision de la Constitution va lourdement impacter l’activité parlementaire.

« Comment ne pas voir que nous sommes en présence d’un véritable carrousel ? Il y a eu inversion des priorités et cela révèle la logique personnelle, si ce n’est partisane ou clanique, qui a conduit à programmer cette révision en dernier», a souligné la déclaration du FFS. Le contenu économique de la révision de la Constitution est aussi mis en lumière par ce parti. « Nous partageons le point de vue de tous ceux qui estiment que cette Constitution consacre la rupture avec l’Etat social, la régression syndicale, la déréglementation de la sphère économique et ‘l’open-sky’ en matière du droit du travail», est-il noté, regrettant que ce nouveau modèle économique n’ait pas suscité un grand débat citoyen et démocratique.

« Pour rassembler les énergies, pour renforcer la cohésion sociale, il eut fallu opter pour un dialogue politique véritable pour reconstruire le consensus national», a soutenu le FFS attestant que les différentes initiatives politiques présentes sur la scène médiatico-politique ne se confondent pas. « Le pouvoir persiste dans une démarche unilatérale et autoritaire, parce qu’il pense disposer des ressources politiques, diplomatiques, financières, économiques, culturelles et sociales pour continuer dans cette voie et qu’il escompte un retournement de la conjoncture pétrolière en sa faveur», a constaté le FFS, alors que, a-t-il dit, la crise algérienne est antérieure à la chute des revenus des hydrocarbures et remonte même au lendemain de l’indépendance du pays.

« Chaque jour qui passe démontre qu’aucun acteur politique ou social ne peut, à lui seul, trouver une issue politique et mettre le pays sur la voie d’un développement durable», a précisé la même déclaration de ce parti en relevant que le FFS poursuivra dans le travail de proximité auprès de la population et continuera à rechercher et à proposer des mécanismes et des cadres de dialogue et de concertation pour reconstruire le consensus national.

« Ce consensus ne saurait être la réédition de projets frontistes dépassés ou d’alternance claniques qui ne répondent pas à l’espérance démocratique du peuple algérien.» Réagissant à la situation régionale, le plus vieux parti de l’opposition a soutenu une solution politique en Libye, s’est prononcé contre toute intervention militaire étrangère dans la région et a réaffirmé que « la construction démocratique du Maghreb est à même d’apporter à la région la paix, la stabilité et le développement». Lire la suite

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Biskra : Folle rumeur sur la présence du virus Zika à Tolga

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Admis lundi soir aux urgences médicochirurgicales de la ville de Tolga pour des troubles pulmonaires et une forte fièvre, un homme de 50 ans, habitant à Lioua, est décédé, hier matin, des suites d’une sévère détresse respiratoire « provoquée par le virus Zika», selon une folle rumeur qui s’est propagée comme une traînée de poudre à travers la région, Il n’en a pas fallu plus pour que la panique s’empare des esprits, d’autant plus que les médecins et paramédicaux se sont tous munis de bavettes et de gants et que la salle de réanimation et de soins intensifs, non opérationnelle depuis des mois, a été réhabilitée en un temps record.

Immédiatement avisée des résultats des analyses virales et épidémiologiques pratiquées sur le patient avant son décès, la direction de la santé et de la population de Biskra a pris toutes les mesures pour mettre un terme à la panique. « Nous n’avons aucun cas de décès dû au virus Zika. Il s’agit, dans ce cas, d’un décès causé par la grippe saisonnière qui est très virulente cette année. Depuis le début de la saison hivernale, nous avons reçu 30 000 doses de vaccin antigrippal et 27 369 personnes à risques ont été vaccinées.

Concernant la remise en fonction des salles de réanimation, nous en avons créé une de 6 lits à l’hôpital Hakim Saadane de Biskra, une à Tolga dotée de 4 lits et une autre à Ouled Djellal de 2l lits», a précisé Ahmed Zourgui, directeur de la DSP de Biskra. A noter que le virus Zika se propage dans le monde et qu’il n’est pas transmissible d’un individu à un autre.

C’est un arbovirus de la famille des Flaviviridae du genre Flavivirus. Tirant son nom de la forêt de Zika, en Ouganda, où il a été identifié pour la première fois en 1947, il se transmet par la piqûre d’un moustique infecté du genre Aedes. Le mode de prévention repose uniquement sur la lutte contre la contamination par cet insecte minuscule se développant dans les eaux stagnantes. Selon un rapport du ministère de la Santé, l’Algérie n’a encore jamais enregistré de décès directement dû à ce virus qui fait des ravages dans les pays d’Amérique du Sud. Lire la suite

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«Repousser l’endettement jusqu’à l’usure n’est pas une bonne politique»

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

– Le Premier ministre a indiqué que le retour de l’Algérie à l’endettement extérieur n’est pas immédiat tant que les équilibres sont maintenus. D’après vous, quelle est la marge de manœuvre dont dispose encore l’Algérie avant d’emprunter à nouveau le chemin de l’endettement ?

Cela dépend de quelle Algérie on parle. Si le Premier ministre vise le gouvernement, il est évident qu’il a de quoi tenir le coup, du moins jusqu’à épuisement total du FRR et de la possibilité de recours à la dette publique interne, soit un exercice et demi au plus devant lui.

Pour ce qui est de la balance des paiements, on peut couvrir nos dépenses en devises sur les réserves de change au moins durant trois exercices, ce qui aura pour conséquence de réduire la valeur du dinar et, par ricochet, l’impact futur des dépenses publiques sur ces mêmes réserves par effet de dévaluation, mais en même temps un renchérissement des investissement et des matières de base industrielles importées pour toute activité locale, tout en laminant le pouvoir d’achat des couches inférieures des salaires, impactant le rendement général des structures économiques et administratives du pays.

Mais si nous estimons que l’Algérie c’est aussi le secteur économique productif, il est visible au vu des capacités de financement limitées de l’économie productive par nos banques régulièrement ponctionnées par les politiques gouvernementales de dépenses et appelées à couvrir tout ou une partie de la dette publique interne, il est évident qu’un recours au crédit concessionnel ou au crédit acheteur est non seulement impératif dans l’immédiat mais ne représente dans les faits aucune gêne ni danger pour l’avenir économique du pays, pour peu que ces crédits soient consentis par les banques et autres organismes financiers à des entités productrices fiables et viables, sur la base d’un plan d’investissement et d’une étude de rentabilité établie par l’entité nationale demanderesse de financement et bien étudiée par l’entité étrangère créancière ou partenaire potentielle.

Pour les infrastructures publiques d’utilité économique, un recours à des crédits à long terme garantis par l’Etat et à des taux d’intérêt raisonnables aura pour effet de soulager et les finances publiques et la balance de paiement de dépenses immédiates.

– Excepté l’endettement extérieur qui, pour bien des experts et anciens responsables, est une erreur à ne pas commettre une seconde fois, quels sont, d’après vous, les autres moyens de financement de l’économie sur lesquels pourrait s’appuyer l’Algérie en cette conjoncture ?

Considérer que le retour à l’endettement est une erreur à ne pas commettre est un jugement de valeur qui n’offre pas l’alternative à un manque de ressources qui pointe à l’horizon proche, et l’alternative interne n’est pas fiable dans la mesure où l’émission de titres ou autres obligations internes ne tient pas la route au vu de la situation de l’épargne nationale des ménages (qui est justement laminée par la dévaluation) et de l’absence de confiance réciproque entre les détenteurs potentiels de capitaux non identifiés et l’Etat, pour permettre le recyclage de ces fonds dans l’économie productive ou le financement des déficits publics.

Dans les faits, la mobilisation de l’intégralité des liquidités du pays inemployées dans la sphère réelle visible ne générera au plus que 2000 milliards de dinars et la ponction de toutes les ressources destinées à l’économie chez nos banques publiques ne pourra générer que le même montant en dinars, soit 4000 milliards, donc un déficit public d’un seul exercice.

Cette manœuvre sur le court terme ne pourra se faire qu’au prix de la ponction des réserves de change de l’équivalent de ce montant pour les acquisitions ainsi couvertes en dinars par l’épargne interne. Si nous parlons d’investissement, en l’état actuel de la production nationale de biens et services, tout dinar mobilisé en épargne interne appellera son équivalent en dollar et nous ramènera à la case de départ qui consiste à choisir entre un endettement extérieur ou une ponction des réserves de change.

– Le Premier ministre a annoncé également le lancement d’un grand emprunt obligataire dans les semaines à venir à un taux attractif de 5%. Le marché financier peut-il constituer une alternative ?

Cet emprunt obligataire est censé faire appel aux fonds détenus par les particuliers, toutes catégories confondues, et, pour les raison invoquées plus haut, il ne pourra pas drainer cette épargne déjà usée par la faiblesse du pouvoir d’achat et l’inflation actuelle et à venir. On ne peut pas demander aux gens de placer de l’argent à 5% alors que la valeur de la monnaie locale est menacée par des dévaluations en cascade en cas de résorption des réserves de change, ce qui sera sûr si l’on ne recourt pas à l’endettement externe.

Pour les petits épargnants, cela ne paraît pas gratifiant, surtout que notre société a été tenue à l’écart des marchés financiers durant des décennies par une politique qui relève plus de la distribution de bons de ravitaillement que de la politique monétaire ; pour les grosses épargnes locales, qui ont une origine connue et visible, elles seront investies par leurs détenteurs dans leurs propres projets et affaires, et l’autre devra déjà être identifiée pour être utilisée et ce serait miraculeux vu la nature des fonds et des détenteurs présumés.

De toutes les manières, si les obligations émises sont destinées à financer des dépenses dont personne ne veut, ou ne peut comprimer et réorienter vers des secteurs productifs de plus-values réelles, ce sera autant de devises à dépenser en contrevaleur vu que tout finira au port pour l’acquisition de biens équivalant à ces montants.
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Béjaïa : Indignation après la répression d’une protestation pacifique

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Le centre de la répression policière est sorti du canton algérois pour s’étendre peu à peu à l’ensemble des wilayas du pays.
C’est en tout cas cette lecture qui se dégage après l’arrestation, avant-hier après-midi au chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, de quatre membres d’associations engagées pacifiquement contre l’augmentation du prix du ticket de bus urbain, passé de 15 à 20 DA, et l’anarchie qui gangrène le secteur. L’arrestation, décrite comme « brutale» a eu lieu, mardi après-midi, devant le siège de la wilaya de Béjaïa. Des membres d’une dizaine d’associations, dont l’Association pour la défense et l’information du consommateur (ADIC), et une foule de citoyens étaient en rassemblement, lorsque, subitement, des dizaines de policiers antiémeute ont surgi de l’intérieur de l’enceinte de wilaya et ont dispersé la foule, avant de procéder à l’arrestation de quatre protestataires.

L’un d’eux, Yanis Adjlia, président de l’association Adic qui a initié le mouvement, témoigne : « Nous venions de sortir du bureau du secrétaire général de la wilaya et avions décidé de rejoindre le rassemblement après que celui-ci nous ait signifié que nous ne pouvions pas rencontrer le wali pour lui exposer nos revendications. C’est à ce moment-là que des dizaines de policiers antiémeute se sont abattus sur nous et m’ont arrêté avec trois de mes camarades.

L’un d’eux a pris un coup de matraque au niveau des côtes. Un fois au commissariat, j’ai demandé à attendre mon avocat, ce que les policiers m’ont refusé. C’est alors que ces derniers nous ont séparés et forcés à signer des PV, sous un déluge d’injures.» Aussitôt informées, les sections de Béjaïa du FFS, du RCD et de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) ont fait vite de condamner cette répression. Dans un communiqué de presse, le FFS, qui apporte son soutien au mouvement de la population de Béjaïa, condamne une arrestation « arbitraire», dénotant l’envie de « musellement des mouvements associatifs aux dépens des valeurs démocratiques, de la liberté d’expression en faisant fi des lois de la République».

De son côté, dans un communiqué, le RCD qui dit « avoir eu à participer à des actions pour la défense des consommateurs», condamne « énergiquement cette répression», dénonçant « une atteinte aux libertés démocratiques», tout en apportant son soutien « indéfectible» au mouvement. La LADDH, à travers le responsable du CDDH de Béjaïa, a exprimé sa « solidarité avec les membres de l’association Adic» et appelle les autorités publiques « à cesser toute intimidation à l’encontre de citoyens qui s’expriment pacifiquement à travers un rassemblement pour dénoncer l’augmentation des prix du transport».

A ces condamnations, il faut ajouter des centaines de messages de solidarité fusant à travers les réseaux sociaux. Malgré les intimidations, le président de l’Adic a décidé d’aller plus loin dans son combat, espérant rallier la population au mouvement de protestation. Hier, enveloppé dans un carton sur lequel on pouvait lire « Je boycotte le transport, l’augmentation c’est du vol», il a entamé une campagne de sensibilisation en sillonnant les rues de la ville de Béjaïa. Lire la suite

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Éducation : De nouvelles mesures dans les préparatifs des examens

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Pour prévenir toute erreur dans les sujets des examens nationaux et éviter que le scénario du bac 2015 se réédite, plusieurs mesures ont été annoncées hier par la ministre de l’Education nationale.
Ainsi, lors de sa visite au siège de l’Office national des examens et concours (ONEC), Nouria Benghebrit a annoncé la mise en place d’une deuxième commission de révision « pour s’assurer que les sujets d’examen soient exempts d’erreurs avant de les soumettre à l’impression». Pour rappel, plusieurs erreurs dans les sujets du baccalauréat ont entaché l’édition 2015. Lors d’une rencontre avec les cadres et les travailleurs de l’ONEC, Mme Benghebrit a donné des instructions « fermes» pour préserver « la crédibilité» des examens et concours organisés par le secteur, notamment le baccalauréat.

« La nouvelle mesure concernant la révision des sujets d’examen consiste à les soumettre à deux commissions au lieu d’une seule comme en vigueur par le passé», a-t-elle précisé. La ministre a en outre inspecté les classes et les structures de l’Office, estimant « nécessaire» d’assurer « la confidentialité» et de suivre les développements enregistrés dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Elle apar ailleurs donné des orientations visant à améliorer les conditions de travail des employés de l’ONEC pour leur permettre d’accomplir « au mieux» leur mission. Dans le même contexte, Mme Benghebrit a précisé que la liste des membres de l’équipe chargée de veiller au bon déroulement des examens a été actualisée. La ministre a en outre fait savoir que l’ONEC supervisera le concours de recrutement des enseignants prévu fin mars, compte tenu de son expérience professionnelle afin d’éviter « les dépassements» enregistrés auparavant dans de telles épreuves. Lire la suite

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Dépense des ménages : Plus 140 milliards de dinars pour l’éducation et les loisirs

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Les dépenses annuelles globales des ménages algériens en produits ou services liés à l’éducation, la culture et aux loisirs sont de l’ordre de 143 milliards de dinars, soit 3,2% de la totalité de leurs dépenses annuelles de consommation, a indiqué l’Office national des statistiques (ONS) à l’APS.
Les groupes de produits et services constituant cette catégorie de dépenses se composent de biens électroniques, de frais d’éducation et articles scolaires, d’articles de musique, de sport et de camping, d’achats de livres, journaux et revues, de frais de spectacle, culture et loisirs, de dépenses de voyage et de frais de réparation des produits relevant de cette catégorie de consommation.

Entre 2000 et 2011, ces dépenses ont plus que doublé puisqu’elles étaient de 59 milliards de dinars en 2000 pour passer à 142,7 milliards de dinars en 2011, indiquent les résultats d’une enquête réalisée en 2011 par l’ONS sur les dépenses de consommation et le niveau de vie des ménages algériens.

Ce qui donne une dépense mensuelle moyenne de près de 2000 DA/ménage, montre cette enquête qui a porté sur un échantillon représentatif de 12 150 ménages. Selon le milieu de résidence, les dépenses en milieu urbain ont atteint 113,61 milliards de dinars en 2011 (soit 80% du total des dépenses éducation-culture-loisirs) contre près de 40 milliards de dinars en 2000. Tandis que dans le milieu rural, elles ont été de 29,06 milliards de dinars (contre près de 20 milliards de dinars en 2000).

Par groupe de produits, l’achat de biens électroniques (téléphones portables, TV, micro-ordinateurs…) vient en tête de liste avec 41,3% de la totalité des dépenses éducation-culture-loisirs, suivi des frais d’éducation et d’articles scolaires (31,6%), des dépenses de voyages (13,2%), des frais de spectacle, culture et loisirs (7,5%), d’achat de livres, journaux et revues (3,8%), articles de musiques, camping et loisirs (2,2%) et de frais et réparation des produits (0,5%).

Selon les catégories sociales que l’ONS répartit en cinq groupes, le niveau des dépenses augmente, évidemment, avec l’évolution du niveau de vie des ménages. Ainsi, les dépenses des ménages les plus défavorisés ne représentent que 6,3% des dépenses totales des ménages en éducation-culture-loisirs, alors que celles des plus aisés étaient de 48,4% de la totalité. La dépense annuelle moyenne par tête a été de l’ordre de 3886 DA en 2011 contre 1923 DA en 2000.

En fonction du milieu de résidence, elle a été de près de 4670 DA/tête annuellement pour la personne habitant en milieu urbain (contre près de 2200 DA en 2000) et de près de 2350 DA pour celle résidant en milieu rural (contre 1555 DA). En fonction du type d’habitat des ménages, l’écart est considérable entre les dépenses des ménages habitant des villas et celles des familles occupant des constructions précaires ou autres.

Ainsi, les dépenses annuelles globales en éducation-culture-loisirs des ménages habitant les villas ont été de 62,3 milliards de dinars en 2011, contre 1,1 milliard de dinars pour les ménages habitant les constructions précaires, tandis que celles des ménages résidant dans les immeubles ont été de 45,4 milliards de dinars. L’enquête montre également que la taille du ménage influe sur ces dépenses qui diminuent avec l’augmentation du nombre de personnes composant le ménage. Cette dépense est de 6855 DA par tête annuellement chez les ménages composés de 1 à 2 personnes, et de 2475 DA par tête dans les ménages formés de 9 personnes et plus.

Concernant la catégorie des achats des livres, journaux et revues dont les dépenses globales se sont chiffrées à 5,3 milliards de dinars en 2011, il est constaté que les achats de journaux en ont absorbé plus de 80% avec un montant de 4,76 milliards de dinars, suivis des livres de culture générale (223 millions de dinars), des livres de catégories romans, nouvelles et contes (166 millions de dinars), des dictionnaires et encyclopédies (150 millions de dinars), des revues et périodiques (36 millions de dinars) et des livres pour enfants (29 millions de dinars). Il est également observé que sur ces 5,3 milliards de dinars, les dépenses des ménages des catégories sociales les plus défavorisées ont représenté seulement 6,2% (336 millions de dinars) contre 38% (2 milliards de dinars) pour les ménages les plus aisés. Lire la suite

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