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Réunion aujourd’hui de l’intersyndicale

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Après les décisions prises par le gouvernement lors de la dernière tripartite, l’intersyndicale a décidé de monter d’un cran dans la protestation, après le refus du Premier ministère de donner suite à la demande d’audience déposée depuis plus de deux mois.
Les syndicats autonomes se réuniront aujourd’hui au siège du Snap à Garidi (Alger), pour arrêter le plan d’action à mettre en œuvre en réponse à la décision du gouvernement de maintenir l’examen de l’avant-projet de révision du code du travail et la suppression de la retraite proportionnelle et sans condition d’âge. « Nous allons discuter de la riposte à apporter à la décision du gouvernement de faire passer les amendements du code du travail et de maintenir la suppression de la retraite sans condition d’âge sans que les syndicats autonomes soient associés», précise Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef).

Mise en place depuis juin dernier après les décisions prises par le gouvernement lors de la dernière tripartite, l’intersyndicale regroupant une quinzaine de syndicats de différents secteurs a décidé de monter d’un cran dans la protestation, après le refus du Premier ministère de donner suite à la demande d’audience déposée depuis plus de deux mois. « Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, n’a pas répondu à notre demande d’audience déposée en juin.

Nous constatons que le dialogue engagé par le gouvernement avec un seul partenaire, à savoir l’UGTA, est à sens unique, alors que des syndicats autonomes ont des propositions à faire sur les sujets qui engagent tous les travailleurs», explique M. Amoura. Réuni en session extraordinaire, comme l’a exigé l’intersyndicale, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) a mandaté son bureau national pour proposer des « actions de protestation concertées». « Lors de la dernière réunion le 30 juillet, on s’est mis d’accord sur le principe de tenir les conseils nationaux pour chaque organisation afin de finaliser un plan d’action au nom des syndicats autonomes.

L’engagement du SNPSP dans cet espace syndical repose sur le principe de la solidarité pour la défense des libertés syndicales, la préservation des acquis et des droits de tous les travailleurs et dans tous les secteurs», résume le docteur Lyes Merabet, président du SNPSP, confirmant que la retraite, le nouveau code du travail (plutôt pénal pour l’exercice syndical) et la présence des syndicats autonomes dans tous les espaces du dialogue que proposent les pouvoirs publics sont au cœur des discussion de la huitième réunion de l’intersyndicale. D’ores et déjà la protestation est privilégiée.

Dans un communiqué rendu public hier, à l’issue de son conseil national réuni en session extraordinaire jeudi, l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef) a décidé d’entrer en grève sans donner de date, qui doit être fixée « en concertation avec les autres partenaires» syndicaux. L’Unpef a dénoncé, dans son communiqué signé par son président Sadek Dziri, l' »hémorragie méthodique et programmée» provoquée par la décision de la tripartite d’annuler le décret présidentiel 93-13 sur la retraite proportionnelle et sans condition d’âge.

Le syndicat, qui a organisé sa réunion extraordinaire de son conseil national au lycée Djaber Ben Hayen à M’sila, demande au gouvernement d’annuler sa décision et de permettre aux employés de l’éducation de retirer leurs demandes de départ à la retraite. L’Unpef exige la protection du pouvoir d’achat, menacé par l’inflation et la hausse des prix. Il n’a pas manqué d’étriller la ministre de l’Education nationale au sujet des nouveaux manuels de deuxième génération.

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Une cession et de graves préjudices

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Deux ans après sa venue en Algérie vers 2007, Ghaith Rashed Pharaon obtient le rachat de 51% du capital d’International Bulk Carriers (IBC), une filiale du groupe CNAN.
L’opération a été chapeautée par la SGP Gestramar et Pharaon s’est engagé publiquement à investir 50 millions de dollars dans le renouvellement de la flotte et son développement. Mais une fois dans le capital d’IBC, Pharaon prend possession d’une flotte de 8 navires pour seulement 9 millions de dollars. Il met 5 millions de dollars dans les comptes d’IBC, considérés comme un prêt remboursable (selon le contrat de cession, sur cinq ans, un million de dollars par an), avec le produit de l’affrètement de la flotte.

Or, deux ans plus tard, deux cadres de CTI Group, dont il est propriétaire, vont créer, aux îles Caïmans, la société Leadarrow avec un capital social de 1000 dollars. Celle-ci va tout de suite bénéficier de l’exploitation des 8 navires cédés à Pharaon. Cette exploitation devient de plus en plus coûteuse pour la Cnan, mise dans l’obligation de payer les factures suspicieuses de réparation dans les chantiers roumains et grecs pour uniquement trois navires, le Blida, le Nememcha et le Nedroma.

Evaluées initialement à 3 millions de dollars, celles-ci vont atteindre les 17 millions. De quoi acheter une nouvelle flotte. Les cinq navires restants rapportent au Saoudien plusieurs dizaines de millions de dollars. Vers 2009, l’ex-présidente-directrice générale du groupe Cnan, après avoir suspecté une surfacturation des travaux de réparation, exige de la CTI la présentation des factures détaillées avant tout virement au profit de Leadarrow. Le montant payé par la compagnie a déjà atteint 4 millions de dollars. Devant le refus de CTI, les virements sont bloqués.

C’est alors que Pharaon décide d’agir par le biais de la société Leadarrow, laquelle dépose une plainte auprès du tribunal maritime de Londres. La bataille juridique dure plus de 16 mois à l’issue desquels Cnan Group obtient gain de cause. Pour le tribunal, Leadarrow n’a pas à payer les réparations des navires et IBC-Cnan n’a pas à rembourser les frais de Leadarrow qui, de ce fait, ne peut prétendre à une compensation entre ce qu’elle doit payer comme réparations et comme revenu à IBC.

En clair, Pharaon est totalement débouté. La décision est définitive. Elle n’est sujette à aucun recours. Pharaon saisit alors la Chambre internationale de commerce (CIC) de Paris, au moment où l’équipe juridique, qui a géré son dossier à la Cnan, est sommée au départ sans explication. Ses alliances avec certains hauts responsables lui ont permis d’écarter tous les cadres qui gênaient ses intérêts et gagner haut la main son procès. Il oblige la compagnie à lui payer 17 millions de dollars, de quoi acheter une nouvelle flotte.

La décision de la CCI de Paris a fait tache d’huile dans le milieu de l’arbitrage. En effet, Brahim Fardallah, l’arbitre choisi par Ghaith Pharaon, a violé l' »obligation de déclarer tout lien avec l’une ou l’autre partie en conflit», comme le stipule la charte de l’institution commerciale. Il a tout simplement évité de révéler le fait qu’il habite le même immeuble et le même palier que Ghaith Rashed Pharaon, dans le 8e arrondissement, à Paris (France). Une faute qui aurait donné une autre tournure au procès. Fort de la décision, Pharaon s’accapare de trois navires, le Nedroma et le Nememcha, après avoir vendu le MV Blida dans des conditions suspicieuses.

L’homme d’affaires continuait de bénéficier de privilèges alors qu’il avait déjà désarmé et abandonné l’ensemble de la flotte qui lui a été confiée ? les navires Djebel Onk, Djbel Refaa et Djebel Ksel ont été désarmés et amarrés en Pirée (Grèce), et Blida déclaré en totale déperdition sans aviser la CNAN, pour empocher plus de 4 millions de dollars auprès des assurances et enfin Nememcha, Aïn Témouchent, Nedroma et El Hadjar totalement abandonnés en Asie.
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10 ans de prison et mandat d’arrêt requis contre le Saoudien Ghaith Pharaon

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Des peines de 10 et 8 ans de prison ferme assorties d’une amende d’un million de dinars ont été requises, jeudi, par le procureur du tribunal d’Alger, contre respectivement, Ali Boumbar et Ali Koudil, anciens PDG de la Cnan. La même peine assortie d’un mandat d’arrêt a été également demandée contre l’homme d’affaires saoudien Ghaith Rashed Pharaon et Mohamed Tahar Djoudi, tous deux considérés comme étant en état de fuite. L’affaire a été mise en délibéré et le verdict sera connu mercredi prochain.

Pendante depuis plus de 5 ans et après avoir connu deux audiences qui se sont terminées avec deux demandes d’information complémentaire, l’affaire Cnan Group (Compagnie nationale algérienne de navigation) a été enfin jugée par le pôle pénal spécialisé près la cour d’Alger, le verdict sera prononcé mercredi prochain.

Vingt et un prévenus, parmi lesquels deux anciens PDG du groupe, Ali Koudil et Ali Boumbar (le seul en détention, et ce, depuis 54 mois), de nombreux cadres de la compagnie ainsi que l’homme d’affaires saoudien Ghaith Rashed Pharaon (en fuite), sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation dont : « violation de la réglementation des marchés publics», « transfert illicite de devises», « dilapidation de deniers publics», « négligence flagrante ayant causé un grave préjudice», « abus de fonction» et « conflit d’intérêt».

En résumé, c’est toute la gestion de la compagnie et de sa flotte à travers de graves dysfonctionnements dans les lourdes factures suspicieuses des arrêts techniques des navires, du transfert douteux de ces derniers vers les chantiers navals étrangers, la cession des bateaux à des prix en deçà de leur valeur et surtout la cession des huit navires à l’homme d’affaires saoudien Ghaith Pharaon, dans le cadre d’une joint-venture, avec la filiale IBC de Cnan Group, qui s’est avérée, une arnaque, selon l’ordonnance de renvoi.

Autant d’affaires qui ont fini par pousser le Premier ministre à demander l’ouverture d’une enquête, à l’Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions du rapport font état de graves anomalies et des dysfonctionnements, dont les responsabilités ont été limitées uniquement aux cadres dirigeants de la compagnie, alors les plus hauts responsables de l’Etat ont été destinataires de nombreuses lettres de dénonciation ayant même été rendues publiques à travers la presse nationale.

A aucun moment, Cnan Group n’a porté plainte y compris contre Pharaon, lorsqu’il a pris en otage les marins pour réclamer le payement de lourdes factures suspicieuses. Mieux encore, au moment où le Saoudien étranglait la compagnie maritime, le gouvernement lui cédait la cimenterie de Beni Saf, dont le contentieux n’a toujours pas été réglé.

Une gestion et de graves préjudices

Après une longue audition des prévenus, jeudi dernier, c’est au tour du procureur de faire son réquisitoire. Il commence par présenter les faits, en s’attardant sur Ali Koudil et Ali Boumbar qui, selon lui, en tant que premiers responsables de la compagnie, n’ont pas respecté la réglementation des marchés publics et causé ainsi un grave préjudice.

Il cite « l’affrètement des navires dans des conditions suspicieuses, loin de toute transparence, en privilégiant les uns au détriment des autres, la mise à l’arrêt technique des bateaux, le blanchiment d’argent de la cession des navires, la vente des billets de transport à Marseille, pour les voyages à bord du navire Arielle, sans que les revenus ne soient transférés pour profiter à l’entreprise et, enfin, la cession des 8 navires de la filiale IBC à Ghaith Pharaon, la vente de 779 containers de la compagnie, la vente à un prix dérisoire des biens mobiliers et des équipements de la succursale de Marseille à la société Navimed sont autant de graves négligences qui ont causé un lourd préjudice dont sont responsables les prévenus».

Pour toutes ces raisons, le procureur commence par s’adresser à Ali Boumbar, assis seul dans le box et lui rappelle l’action en justice qu’il avait engagée contre une filiale de la compagnie installée en Belgique et qu’il dirigeait, tout en étant PDG de Cnan Group. Contre lui, il requiert la plus lourde peine, soit 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars. Contre Ali Koudil, il demande 8 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars.

Mandat d’arrêt et peine maximale de 10 ans contre les deux absents

Une peine de 7 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars a été requise contre Kamel Bouabbes et Mohand Ouramdane Amor et une peine de 5 ans de prison ferme et un million de dinars contre Mohamed Senousi (ancien président de la SGP Gestramar), Nasreddine Mansouri, Ali Djebari, Hamid Habchi, Abdelhamid Draa, Djamel Bouterfa, Mohamed Nabil Chaaf, Ahmed Amokrane, Omar Bouaiche, Khaled Benyahia et Mohamed Meziach.

Une autre peine de 3 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars a été requise contre Amara Mohamed Rafik Belhadj, une autre de deux ans, assortie d’une amende de 20 000 DA contre Laaziz Bouzidi, et Mohamed Mouloud Hached. Pour ce qui est des deux prévenus considérés comme étant en fuite, à savoir l’homme d’affaires saoudien Ghaith Rashed Pharaon et Mohamed Tahar Djoudi, le représentant du ministère public a requis la peine maximale de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars et du lancement d’un mandat d’arrêt.

Les demandes surprennent les prévenus et leurs avocats qui s’attendaient à des peines moins lourdes. La majorité des avocats ont préféré présenter leurs demandes par écrit étant donné qu’ils ont plaidé à deux reprises auparavant. Seuls quelques-uns se sont succédé devant la barre, pour clamer l’innocence de leurs mandants.

Le président donne la parole aux prévenus. Ali Boumbar déclare : « La seule chose de vraie dans ce dossier c’est ma signature sur le contrat de cession des navires à Pharaon. Elle est là, je le reconnais. Mais je n’ai pas pris la décision ni négocié le contenu de cet accord. C’est l’assemblée générale qui est propriétaire du groupe Cnan qui l’a décidée.

Je n’ai fait qu’apposer ma signature à côté de celle du président du conseil d’administration. Je n’avais aucun pouvoir pour donner des avantages. Il est dit que j’ai accepté l’offre de Pharaon. C’est faux parce qu’il y Lire la suite

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Boutarfa mise sur un accord avec la Russie

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Le ministre de l’Energie souligne que la Russie accepte d’aller dans le sens d’une éventuelle décision consensuelle de l’Opep en faveur d’un plafond de la production.
La Russie est d’accord, selon Noureddine Boutarfa, pour rejoindre un éventuel accord de gel de la production de pétrole lors de la réunion informelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui se tiendra à Alger le 28 septembre. Le ministre de l’Energie souligne que la Russie accepte d’aller dans le sens d’une éventuelle décision consensuelle de l’Opep en faveur d’un plafond de production dont le seuil sera déterminé à Alger, afin de stabiliser le marché.

Dans un entretien accordé à l’APS, M. Boutarfa rappelle qu' »il y a quand même une volonté qui a été affirmée publiquement par la Russie», ajoutant que l’Algérie veut arriver à un consensus sur un gel de la production des pays Opep mais aussi non Opep, comme un premier pas, pour absorber les stocks importants de pétrole et agir sur l’offre afin de stabiliser les prix de brut sur les marchés internationaux au-dessus de 50 dollars le baril.

Le ministre avait déjà relevé, la semaine dernière, lors d’un entretien à la Radio nationale, que le défi pour les pays producteurs de pétrole est de parvenir à répartir équitablement cette surabondance de brut entre les membres de l’Opep, pour permettre un relèvement des cours qui oscillent actuellement entre 40 et 50 dollars le baril. M. Boutarfa a ajouté que l’OPEP ne peut, à elle seule, supporter le fardeau d’un gel de la production, en raison du risque de voir les pays non membres en tirer profit. Il signale, par ailleurs, que le gel de la production, s’il se concrétise, prendra entre 6 à 8 mois « pour pouvoir évacuer les stocks en surplus».

Par ailleurs, M. Boutarfa met en avant le rôle « conciliateur» de l’Algérie au sein de l’Opep, ce qui devrait permettre, selon lui, de trouver un consensus pour soutenir les prix mondiaux du pétrole. « L’Algérie est un pays conciliateur reconnu pour ses qualités de dialogue et qui a l’avantage d’être en très bonne relation avec l’ensemble des membres de l’Opep. Nous ne sommes en conflit avec aucun de ces pays», observe-t-il. Pour lui, « c’est un facteur supplémentaire qui donne davantage de confiance aux autres pays», rappelant au passage les efforts de l’Algérie pour assurer le succès de cette réunion et rapprocher les avis des pays membres ainsi que de pays producteurs non Opep.

Il est à rappeler que dans le cadre de ces efforts, M. Boutarfa s’était rendu notamment au Qatar, en Iran et à Moscou et s’était entretenu avec ses homologues saoudien, russe, iranien et qatari ainsi qu’avec le secrétaire général de l’Opep, sur la situation du marché pétrolier et sur les perspectives de la réunion d’Alger. A ce propos, il relève la convergence de toutes les parties sur la nécessité « d’agir positivement pour remettre de l’ordre» dans le marché, car la situation actuelle « n’est favorable ni à l’économie mondiale, ni aux pays producteurs, ni aux pays consommateurs».

Tout en admettant l’existence de divergences d’intérêts au sein de l’Opep et aussi entre des pays membres et non membres de cette organisation, M. Boutarfa affirme, toutefois, que l’Opep, en tant qu’acteur énergétique international, est consciente de sa responsabilité. « Il faut reconnaître que l’Opep est une organisation qui a sa tradition, sa façon de penser, sa façon de prendre ses décisions.

Mais l’Opep est consciente de sa responsabilité et ses membres sont aussi conscients de l’importance de la réunion d’Alger», avance-t-il.
Malgré les facteurs de divergence entre les membres de l’Opep, M. Boutarfa a réitéré son optimisme quant à une issue favorable de la réunion informelle de l’Opep, prévue mercredi prochain à Alger. Il affirme que la rencontre doit impérativement aboutir à une « solution positive» pour stabiliser le marché.

Le ministre de l’Energie précise que l’Algérie va tout faire pour réussir à rapprocher les points de vue. « Nous n’envisageons pas un scénario négatif. Nous devons, dans tous les cas de figure, sortir avec une solution positive. Nous n’allons pas sortir à la fin pour dire que la réunion d’Alger a été un échec», avance M. Boutarfa qui relève que la participation de tous les pays membres de l’Organisation à la réunion d’Alger « est déjà un signe positif».

Hier, les prix du pétrole oscillaient faiblement autour de l’équilibre en cours d’échanges européens, les investisseurs attendant la réunion informelle des pays producteurs à Alger avant de se positionner. Vers 15h (heure algérienne), le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en novembre se maintenait au-dessus des 47 dollars.

Les cours du pétrole, qui avaient clôturé vendredi dernier à 45,77 dollars pour le brent et à 43,03 dollars pour le WTI, ont connu une hausse quasi continue cette semaine alors que les dirigeants des pays producteurs s’évertuaient à affirmer leur volonté de parvenir à un accord pour limiter la production mondiale lors de la réunion d’Alger.

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Cafouillage au sommet

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Accusations mutuelles, aveux d’impuissance et déclarations contradictoires : un capharnaüm s’installe depuis quelque temps au sommet de l’Etat et en l’absence d’un commandant de bord, le navire n’a pas de cap.
Depuis quelques jours, les déclarations du ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, habitué à des sorties fracassantes, ont étonné l’opinion publique. Le ministre s’est attaqué de front à une maffia qui écume le secteur du commerce depuis des décennies. Il dénonce des faits comme le ferait n’importe quel homme politique de l’opposition ou autre citoyen.

Sauf que malgré l’image de l’homme courageux qu’il peut donner, Bakhti Belaïb a probablement oublié de préciser qu’il est ministre de la République. Et c’est un autre ministre du gouvernement, le garde des Sceaux, qui le recadre de manière diplomatique. « Celui qui a un dossier n’a qu’à le présenter au procureur de la République», rappelle Tayeb Louh, qui s’est exprimé jeudi dans les couloirs de l’APN.

Et c’est la deuxième fois que le ministre de la Justice fait une sorte de rappel à l’ordre d’un de ses collègues. Il y a un mois, il avait utilisé le même langage à l’adresse de son collègue du Tourisme. Abdelouahab Nouri venait en effet de mettre en cause une décision de son prédécesseur qui consistait à octroyer des assiettes de terrain à des commerçants au sein du parc des Grands-Vents à Alger. Mais contrairement à Bakhti Belaïb, Abdelouahab Nouri a limogé le directeur du parc Dounia.

Plus grave encore, les flèches du ministre du Commerce s’adressent – en plus de la maffia – à certains de ses collègues au gouvernement. Car lorsqu’il désigne du doigt les failles qui ont permis aux importateurs d’imposer leur loi, c’est en réalité aux institutions douanière et policière qu’il s’attaque.

Les deux ministres concernés, à savoir les Finances et l’Intérieur, ne se sont toujours pas prononcés. Mais un cadre des Douanes, interrogé récemment par la radio, sous-estime le phénomène de la corruption dans l’institution douanière. Il reconnaît que 40 agents ont été radiés l’an dernier. Mais il a tenu à préciser que ce n’est pas forcément à cause d’affaires de corruption que ces décisions disciplinaires ont été prises.

Cela se passe à un moment où le Premier ministre reste complètement aphone. Alors que Abdelmalek Sellal s’est empressé de « rappeler à l’ordre» Abdelouahab Nouri en affirmant qu’il n’y a pas de scandale à Dounia Parc, il est resté muet sur les autres déclarations. Depuis l’intervention faite à Saïda pour demander d’extraire l’école des batailles idéologiques, le Premier ministre n’est même pas monté au créneau pour défendre la ministre de l’Education nationale qui se débat presque seule contre des attaques haineuses venant du courant islamo-conservateur.

Pour ne rien arranger à un cafouillage où tous les coups sont permis, la confusion règne depuis mercredi dernier autour du retour ou pas de l’importation des véhicules d’occasion. Alors que le ministre du Commerce a annoncé, par deux fois, le retour à cette disposition supprimée depuis une dizaine d’années, des médias ont annoncé son annulation. Et aucun responsable n’est en mesure de donner une exacte position des autorités sur ce point précis.

Tous ces égarements se passent à un moment où des rumeurs insistantes font état d’un imminent remaniement gouvernemental qui interviendrait dans les jours ou les semaines à venir. Personne ne confirme cette donne. Seul le ministre du Commerce, pris dans élan de langage, a parlé de son éventuel départ. Pour la confirmation, il faudra attendre un communiqué de la présidence de la République qui ne mettra pas forcément fin à l’anarchie gouvernementale. Lire la suite

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Les mises au point du garde des Sceaux

Publié le 24/09/2016, par dans Non classé.

Tayeb Louh a réaffirmé sa volonté de lutter contre toutes les formes de corruption qui gangrène la société algérienne.
Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, a choisi l’Assemblée populaire nationale (APN) pour adresser des mises au point à ses collègues au sein du gouvernement, notamment le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb et celui du Tourisme, Abdelwaheb Nouri, ainsi que d’autres hauts responsables ayant dénoncé publiquement le poids de la maffia dans notre pays et ont affiché, en même temps, leur incapacité à faire face à ces lobbies.

Le garde des Sceaux invite ses pairs à joindre l’acte à la parole en saisissant le procureur avec les preuves à l’appui, et ce, conformément à l’article 32 du code de procédure pénale. « Les portes des parquets sont ouvertes à tous ceux qui ont des dossiers sur la corruption pour aider la justice et la société à combattre ces fléaux», assène M. Louh. Le ministre promet, en contrepartie, d’être intransigeant et de ne faire aucune concession.

Ce jeudi, lors d’une séance à l’APN consacrée aux questions orales, Louh a réaffirmé, pour la énième fois, la détermination de l’Etat à lutter contre le phénomène de la corruption, qui gangrène notre société et plus particulièrement le secteur économique. Devant les députés, le ministre a tenté de convaincre et a rappelé à plusieurs reprises les efforts consentis par l’Etat et le président de la République pour éradiquer le phénomène de la corruption. « Nous travaillons sans relâche pour lutter contre la corruption et vous connaissez nos intentions lorsqu’il s’agit d’un pareil dossier.

Je vous assure que ne ferons aucune concession», tranche le ministre, qui invite toute personne ayant un dossier relatif à la corruption et pouvant aider la justice et la société à combattre la corruption à le déposer auprès du parquet. « Je le dis devant cette assistance : les portes des parquets de la République sont ouvertes, que les personnes qui ont des dossiers ou des preuves les apportent pour aider la justice à ouvrir une enquête», lance le garde des Sceaux, précisant que le ministre de la Justice et le juge d’instruction doivent être également informés pour qu’ils diligentent de leur côté des enquêtes.

Les portes des parquets sont ouvertes

« Le procureur est tenu d’ouvrir des enquêtes sans même qu’il y ait des dépôts de plainte de la part de citoyens ou d’institutions, mais une simple information émanant d’une institution ou personnes crédible est largement suffisante», assure Tayeb Louh. Le ministre du Commerce est donc invité à se rapprocher de la justice. Rappelons que ce dernier s’est plaint, lors d’une conférence de presse, du diktat des lobbies et a évoqué le cas d’un importateur dont les conteneurs ont été bloqués à Alger pour des raisons de non-conformité.

Cet importateur, confie le ministre, s’est déplacé au siège du ministère du Commerce et a menacé de faire entrer ses produits parce qu’il a les « épaules larges» « Les conteneurs ont bel et bien été débloqués avec la complicité de certains services du ministère du Commerce», se désole le ministre.

Ainsi Bakhti Belaïb serait dans l’obligation de porter plainte contre la personne qu’il a citée, en suivant l’article 32 des procédures pénales. Louh suggère également à Abdelouahab Nouri qui a révélé l’affaire de malversations dans l’octroi de lots de terrain au sein du Parc Dounia de porter l’affaire devant les tribunaux. « Est-ce que Abdelwahab Nouri a saisi la justice ? Est-ce que le procureur de la République s’est autosaisi ?

Y a-t-il une enquête en cours concernant ce nouveau scandale», s’est interrogé le ministre de la Justice qui demande à d’autres responsables hésitant ou qui ont peur de représailles d’informer la justice. Pour le ministre, l’Algérie est en train de construire une justice forte, conformément aux orientations du président de la République. Pourtant, des hommes de loi, des personnalités politiques, des représentants des droits de l’homme et des citoyens critiquent notre justice. Un appareil judiciaire décrié parce qu’il est au service du pouvoir ! Lire la suite

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