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Une journée sans incident

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

La peur d’une autre fuite risquant d’entacher la session partielle hante les candidats.
Les épreuves de la deuxième session partielle du baccalauréat ont commencé hier, sans incident, pour plus de 557 000 candidats. L’inquiétude affichée au début de la matinée avant l’entrée aux salles d’examen, s’est vite dissipée, nous dit le premier candidat à sortir de la salle d’examen au lycée Rabah Bitat de Mohmmadia (Alger). Le sujet d’histoire-géographie « était dans l’ensemble abordable».

Des filles quittant le même établissement après l’épreuve de la matinée partagent cet avis. « C’était abordable, mais le sujet de première session était plus facile», estime une jeune lycéenne en maths techniques issue de l’établissement Abane Ramdane de la même commune. La peur d’une autre fuite risquant d’entacher la session partielle hante les candidats.

Des parents d’élèves rencontrés au niveau de l’établissement Haroun Errachid à Sidi M’hamed ont exprimé leur soulagement après avoir constaté que la première journée des compositions « s’est déroulée dans de bonnes conditions». Les deux premières épreuves se sont déroulées « sans incident». La suspension de tous les réseaux sociaux durant la période de l’examen partiel a effectivement empêché tout contact pouvant permettre d’afficher les sujets, comme ce fut le cas lors de la première session, caractérisée par une fraude généralisée par le partage sur les réseaux sociaux de plusieurs sujets fuités.

« Mais jusqu’à quand continuera-t-on de recourir à la suspension des réseaux sociaux pour protéger les épreuves. Il faut que le ministère se dote de mécanismes fiables pour que les épreuves se passent dans des conditions similaires à celles d’aujourd’hui sans toutefois isoler le reste des Algériens», soutient Meziane Meriane du Syndicat national autonome des enseignants du secondaire et du technique (Snapest). « Le blocage des réseaux sociaux devrait rester conjoncturel», estime-t-il. « La situation est maîtrisée», selon d’autres syndicats.

« Les épreuves d’hier se sont déroulées dans de bonnes conditions, grâce à la rigueur et à la mobilisation de toutes les parties concernées», souligne Messaoud Amraoui de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef). « Si la rigueur était de mise lors de la session initiale, il n’y aurait pas eu cette fuite qui a chamboulé tout le pays», ajoute-t-il. Les deux syndicats ainsi que le Cnapeste appellent justement à rendre publiques les conclusions de l’enquête sur la fuite et « la sanction de tous les responsables directs ou par incompétence de la faille ayant permis une fuite d’une telle ampleur».

L’épisode de la fuite ne doit pas être clos avec l’organisation d’une deuxième session partielle et l’introduction devant la justice de quelques cadres. « Il faudrait que l’opinion publique soit informée sur l’instigateur et les motivations de la fuite», estiment les représentants des travailleurs du secteur. Les candidats des filières de maths, sciences expérimentales, techniques mathématiques et langues étrangères ont passé l’épreuve d’histoire-géographie durant la matinée. L’épreuve d’anglais a été programmée pour les candidats des filières sciences expérimentales, mathématiques, techniques mathématiques et gestion et économie.
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Le texte en débat demain à l’APN

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

A peine un mois après leur adoption par le Conseil des ministres, les projets de loi portant statut des officiers réservistes et statut général des personnels militaires seront présentés et débattus demain en séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Le vote de ce texte est programmé pour le 23 juin, soit deux jours après son examen. Ceci implique que les députés n’auront pas le droit de proposer des amendements ! Y a-t-il urgence ? Pourquoi une telle célérité dans le traitement de ce texte de loi qui ne revêt pourtant pas le caractère « urgent» ? Jeudi dernier lors de la présentation de ce projet de loi devant les membres de la commission défense de l’APN par la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, en présence d’un colonel de l’armée, des députés du FFS, du PT, d’El Adala et même du vieux parti ont exprimé leur inquiétude et formulé des interrogations quant aux visées d’un tel texte.

Ils n’ont pas compris pourquoi l’élaboration d’un projet de cette nature à ce moment précis. Que s’est-il passé pour que les responsables de l’armée confectionnent un projet qualifié par beaucoup de parlementaires de « liberticide» ? Pour les députés, ce projet n’est pas clair, il est vague et ouvre la voie à toutes les interprétations. Ils ont alors demandé des explications sur le mot « retenue» contenu dans le texte ainsi que sur le terme « droit de réserve».

Effectivement, dans le projet de loi, il est demandé aux officiers de la retenue et le droit de réserve. Il s’agit, selon le représentant de l’institution militaire, de ne pas toucher à l’unité de l’armée, à l’unité de la nation et à l’unité du peuple. Ces précisions, selon les députés, ne sont pas portées dans le texte de loi.

Pour Ramdane Taazibt, membre de la commission, ce texte est flou et s’inscrit globalement dans une volonté de fermeture puisque dorénavant, si les militaires à la retraite s’expriment, ils seront poursuivis pour « offense aux institutions de l’Etat et aux pouvoirs publics». « Nous savons tous que l’armée renferme beaucoup de compétences. Ces derniers sont condamnés au silence à vie. Ils n’auront plus le droit à la parole. Ce projet est anticonstitutionnel, car il est discriminatoire et prive ce corps de sa citoyenneté.» Les membres de la commission ont estimé que ce texte ouvre la voie au dérapage et à la « hogra».

Le représentant de l’armée a expliqué que l’élaboration de ce texte est dictée par la conjoncture actuelle, notamment le danger qui guette à nos frontières. Argument qui n’a nullement convaincu certains députés, qui ont suggéré en contrepartie un texte interdisant l’utilisation de l’armée à des fins politiques et la manipulation des résultats des élections.

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«Les candidats ont plus à gagner avec la coupure des réseaux sociaux»

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

Une refonte profonde de l’examen du baccalauréat sera entamée dès la prochaine rentrée.
La décision de couper les réseaux sociaux et de réduire au minimum le débit de la connexion internet durant les les épreuves du baccalauréat a fait grincer des dents de nombreux internautes. Elle est « nécessaire», nous dit la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, qui, dans une déclaration arrachée difficilement, explique : « Les candidats ont plus à gagner avec des réseaux sociaux coupés durant toute l’épreuve du baccalauréat.» Il aura fallu toute une gymnastique et une insistance ardue pour que la ministre sorte du mutisme qu’elle s’est imposé tout au long de cet examen qualifié de « rude épreuve» qu’elle suit à la minute près.

La ministre semble très stressée en cette première journée de l’examen qui s’annonce plutôt satisfaisante. Elle insiste sur le caractère perturbant des réseaux sociaux, en disant : « Vous ne pouvez pas imaginer la tension que vivent les candidats à la veille de l’examen. Même le BEM n’a pas échappé à cette déstabilisation. Il fallait assurer les conditions de sérénité et d’égalité des chances à tous les candidats, quitte à couper momentanément les réseaux sociaux qui sont des facteurs de diffusion à large échelle.»

Pour elle, cette deuxième session n’est que « la continuité de la première». Elle n’a pas nécessité de moyens supplémentaires pour son organisation, à l’exception de la coupure des réseaux sociaux, rendue nécessaire pour « garantir l’égalité des chances à tous les candidats». Sur l’objectif de cette fuite des sujets du bac, Mme Benghebrit répond : « Nous ne sommes pas devant une opération de déstabilisation d’une institution de l’Etat, mais de la jeunesse algérienne qui est au centre de cette épreuve.

La fuite des sujets du bac a de tout temps existé. La particularité de cette année est le recours aux réseaux sociaux pour une plus large diffusion avec les réponses, en bénéficiant d’une grande médiatisation. Ce qui constitue un grave précédent dans lequel sont impliquées de nombreuses personnes au-dessus de tout soupçon, comme des professeurs d’université, des enseignants, des cadres de l’Onec et des surveillants. Nous n’avons jamais pensé à un tel scénario. Nous étions loin de la réalité. Mais cela nous a poussés à engager une réflexion avec des experts de haut niveau. Dès la fin des épreuves, un groupe de travail sera installé pour opérer une réforme totale du système de l’examen du baccalauréat, de sa préparation et de son organisation», souligne la ministre.

Elle montre une grande conviction dans ce qu’elle fait et entreprend. Très vigilante, évitant souvent d’aller dans les détails, pour elle cette fuite « ne constitue pas une fin en soi. Dans de nombreux établissements et malgré ce phénomène, des candidats ont continué à travailler jusqu’à la fin, des encadreurs ont surveillé et des directeurs d’établissement ont assumé leur mission jusqu’à la dernière minute. Il n’y a pas eu uniquement de l’amertume. Ce qui dénote un sens élevé de responsabilité et de sagesse auquel il faut rendre hommage et j’ai tenu à l’exprimer dans mon message à la veille de l’examen.» Mme Benghebrit refuse de répondre aux députés qui ont lancé une pétition pour demander son limogeage à la suite de cette affaire.

« Je sais que la société est consciente des enjeux, parce que l’école est devenue un enjeu, et le bac aussi est devenu un enjeu.» Elle est consciente de l’importance des valeurs et des principes qui fondent notre système éducatif, et de ce fait c’est elle qui a donné la meilleure réponse aux auteurs de la pétition. « Il faut apprendre à nos enfants que la réussite ne peut venir que du mérite et non pas de la triche et la débrouillardise», conclut la ministre, en espérant « tirer les grandes leçons du bac de cette année». Lire la suite

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Les autorités entretiennent le flou

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

Les réseaux sociaux facebook, Twitter et Instagram sont inaccessibles depuis samedi soir à 20 heures et des perturbations pour l’accès à internet ont été constatées hier, au premier jour des épreuves partielles du baccalauréat.
Peu après l’Iftar, l’accès aux réseaux sociaux était impossible en Algérie. La connexion internet (ADSL) et la téléphonie mobile de troisième génération (3G) connaissent le même sort puisque la connexion est très lente. Certains sites étaient inaccessibles pour les internautes, alors que pour d’autres l’accès était lent et difficile.

Contactée par El Watan, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) n’a pas jugé utile de s’exprimer ni de faire le moindre commentaire. Une source du ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, citée par l’APS, souligne que cette mesure a été prise « pour protéger les candidats du baccalauréat d’éventuelles fuites de sujets à travers ces réseaux», ajoutant qu' »internet fonctionne normalement et que seuls les réseaux sociaux sont coupés».

Younès Grar : « Les décideurs sont sur une autre planète» La décision de suspendre les réseaux sociaux n’est pas sans conséquences, selon Younes Grar, un observateur de l’évolution des TIC en Algérie. Contacté, il affirme ceci : « Je pense que les fuites peuvent arriver dans plusieurs pays pour les déstabiliser, mais la décision prise est-elle réfléchie et légale ? Il y a eu cafouillage. Ce n’est pas la première coupure que connaît le pays, mais cette fois-ci, pour la première fois, elle a été volontaire. C’est grave, puisqu’elle a poussé les Algériens à utiliser des plateformes étrangères qui ont récupéré plusieurs données et pose ainsi un problème de sécurité.»

En effet, plusieurs internautes ont eu recours au VPN (virtual private network) : il suffit d’installer un petit logiciel sur l’ordinateur qui permet de surfer sur le web. « Pour 555 000 candidats, plus de 20 millions d’internautes ont été sanctionnés», poursuit Younès Grar, pour qui les conséquences sont énormes : « Les premières victimes sont les abonnés qui ne vont pas être remboursés, en plus des pertes financières des opérateurs de téléphonie mobile et d’Algérie Télécom. Il y a des entreprises qui travaillent avec internet, plusieurs industries en ont besoin car le mail est un outil de production, certaines reçoivent même des bons de commande par ce biais.

Cette solution classique et radicale va gêner l’économie du pays.» Mais au-delà de ces désagréments, cette affaire démontre, selon l’expert, que « les Algériens se sont approprié rapidement les technologies, ils connaissent Twitter, Instagram, YouTube, alors que nos décideurs sont sur une autre planète, ils continuent à réfléchir comme dans les années 1970. Pourquoi ne pas envoyer les sujets à chaque wilaya à travers internet de manière cryptée ? C’est une bataille illégale entre les jeunes accros aux technologies et qui suivent les évolutions de manière permanente et les décideurs qui ne connaissent pas les TIC et, plus grave, sous-estiment leurs capacités».

Dans cette affaire, il est pour le moins surprenant qu’aucun officiel ne se soit exprimé, alors qu’un simple communiqué de presse précisant avec clarté la nature et les objectifs de la coupure aurait largement suffi pour dissiper les malentendus. Même Imane-Houda Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la communication, semble vouloir éluder la question liée au verrouillage de l’accès aux réseaux sociaux pendant les épreuves du bac. Lire la suite

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Les professionnels réclament le gel de la décision

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

La note signée par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé signifie donc un départ du poste de responsabilité à partir du 23 septembre, mais sans quitter le service.
La déchéance des professeurs hospitalo-universitaires de la chefferie de service édictée par une note interministérielle parvenue jeudi dernier aux doyens des facultés de médecine et aux directions générales des hôpitaux divise la corporation. La note, signée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, signifie donc un départ du poste de responsabilité à partir du 23 septembre mais sans quitter le service.

Elle propose également le maintien de certains d’entre eux jusqu’à l’âge de 67 ans au poste de chef de service, mais cela est laissé à l’appréciation du directeur de l’hôpital et du doyen de la faculté, lesquels doivent présenter un rapport justifiant les impératifs en matière de santé et d’enseignement supérieur pouvant permettre le maintien jusqu’à cet âge-là.

S’agit-il réellement d’un départ à la retraite ou simplement d’une déchéance d’un poste de responsabilité en attendant de fixer définitivement l’âge de départ à la retraite ? Cette décision effectivement ambiguë s’applique exclusivement aux enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires, puisque les autres spécialistes (mathématiques, physique, etc.) sont maintenus à leurs postes alors qu’ils relèvent du même statut. Une situation que d’aucuns qualifient de cacophonie qui risque d’avoir un impact négatif sur le fonctionnement des services médicaux, de recherche et de soins.

Si le Syndicat national des enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) se félicite de cette décision tout en défendant le droit de progression et de promotion des jeunes professeurs, la plupart des syndiqués crient au scandale en parlant de sanction du 4e degré en se référant au statut de la Fonction publique, qui signifie rétrogradation. « Quelle faute grave ont donc commis les professeurs chefs de service âgés de 65 ans ayant acquis leur titre par concours hospitalo-universitaire et non par décision administrative pour les punir au point de les rétrograder, les faisant passer du statut de chef d’école à celui d’élève exécutant et surtout pour quel intérêt ?» souligne le collectif des hospitalo-universitaires, d’autant que la pension de retraite « injustement fixée à 55% du salaire» n’est pas encore réglée.

A ce titre, le Snechu demande le gel de cette note interministérielle pour permettre un dialogue social avec l’ensemble des partenaires concernés. Le collectif propose la mise en place d’une commission officielle relative au statut du professeur et du professeur chef de service au titre de cadre de la nation : « Elle se pencherait de même sur l’amélioration du statut et la progression hiérarchique des maîtres assistants et maîtres de conférences A et B et elle définira la retraite des hospitalo-universitaires dans son âge d’application ainsi que les conditions matérielles qui l’entourent.»

Le collectif estime qu’il reviendra aux institutions de retenir ou de rappeler, dans le cadre de l’intérêt public supérieur, les praticiens qui, au titre de l’excellence, pourraient servir dans les soins de haut niveau, la recherche et la formation. Pour l’ex-président du Snechu, le professeur Djidjli, le départ à la retraite doit être fixé définitivement pour tous les universitaires puis la chefferie de service viendra par la suite et cela dans le respect des droits. « On ne peut pas partir à la retraite sans avoir réglé le problème de la pension de retraite fixée à 55% du salaire alors que nous cotisons 80%», relève-t-il. Et de rappeler que s’il y a lieu de maintenir certains chefs de service en poste, des dispositions doivent être mises place au préalable.

En attendant le mois septembre, l’administration accélère la cadence pour organiser le concours d’accès au grade de professeur en juillet, soit durant les vacances universitaires, et celui de la chefferie de service avant la fin de l’année 2016. Une course contre la montre qui obéirait, selon certaines indiscrétions, à la promotion d’amis(es) et proches. Lire la suite

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L’article 51 de la Constitution détaillé

Publié le 20/06/2016, par dans Non classé.

Selon ce projet de loi, le candidat à la Présidence est tenu de présenter « une déclaration sur l’honneur» attestant qu’il est « de confession musulmane».
Faisant suite à la promulgation du nouveau texte de la Constitution, les nouvelles lois organiques commencent à poindre. L’Assemblée populaire nationale (APN) a été destinataire de nouveaux textes en vue d’examen et d’adoption. C’est le cas du projet de loi organique portant régime électoral. C’est en droite ligne de l’application des articles de la « nouvelle» Constitution que ce texte — dont nous avons obtenu une copie — a été modifié. Dans le chapitre consacré aux dispositions d’élection du président de la République, des modifications ont été introduites, notamment dans le dossier de candidature à fournir.

Code électoral modifié

Ainsi, selon ce projet de loi, le candidat à la Présidence est tenu de présenter « une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé est de confession musulmane». Une disposition qui n’existait pas dans l’ancien code électoral modifié déjà en 2012. Autre nouveauté, et en totale conformité avec l’article 51 de la Constitution interdisant aux détenteurs d’une double nationalité de prétendre au mandat présidentiel, la nouvelle loi organique exige du candidat de présenter une déclaration sur l’honneur de non possession d’une autre nationalité que la nationalité algérienne, mais aussi cette déclaration doit comporter l’affirmation qu’il n’y a jamais eu une autre nationalité étrangère.

C’est-à-dire que même si le candidat a renoncé à une nationalité étrangère, il demeure inéligible. Le conjoint du candidat est tenu aussi d’être d’origine algérienne et pas seulement jouir de la nationalité algérienne. Le conjoint doit ainsi fournir une déclaration sur l’honneur d’être d’origine algérienne. Le candidat devra aussi présenter, et c’est toujours nouveau par rapport à l’ancienne loi, un certificat de nationalité algérienne d’origine de son père et de sa mère.

Ainsi qu’une autre déclaration sur l’honneur attestant de sa résidence exclusive en Algérie pendant 10 ans sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l’intéressé. Dans les engagements que doit remplir le candidat à la Présidence, le projet de loi organique exige de ce dernier, en sus des dispositions contenues dans l’ancien code électoral, d’œuvrer à la « consécration des principes de pacifisme et de réconciliation nationale». C’est-à-dire d’endosser la loi portant paix et réconciliation nationale.

Autre nouveauté dans le projet de loi électorale : l’élargissement de la procuration de vote pour les étudiants résidant ailleurs que dans leur wilaya d’origine. Il est question également de l’allégement des procédures relatives à la candidature aux élections locales et législatives avec l’introduction du principe de déclaration, sans exigence de dossier, à l’exception de la justification de la situation envers le service national ou la présentation du programme électoral pour les candidats indépendants. Lors de l’élection, la présidence de l’Assemblée populaire communale revient au candidat tête de liste qui a obtenu la majorité des voix.

Est aussi prévue la réduction du nombre de signatures exigées pour les candidats indépendants. Les dépenses inhérentes à la campagne électorale ont été aussi révisées à la faveur de cette loi. Si le plafond des dépenses de la campagne à la Présidence était de 60 millions de dinars dans l’ancien code électoral, il sera de 100 millions. Ce plafond est établi à 1,5 million de dinars pour chaque candidat aux législatives.

Programme condensé pour l’APN

A noter que c’est dans la précipitation que le gouvernement veut faire adopter par les deux Chambres du Parlement de nouvelles lois. Instruction a été donnée à l’APN de réduir les délais d’examen et d’adoption de quatre projets de loi en une semaine, du 21 au 30 juin. Ainsi, est programmé pour demain (21 juin) l’examen des projets de loi relatifs au statut particulier des officiers de réserve et à celui du personnel militaire. Le 22 juin, l’APN abritera l’examen du projet de loi organique portant organisation de l’Assemblée nationale et du Conseil de la nation.

Le jeudi 23 juin, il sera question du vote de la loi relative à l’organisation de la profession de commissaire-priseur, le projet de règlement budgétaire de 2013 et les projets de loi pour les officiers de réserve et le personnel militaire. L’APN reprendra ses travaux le 26 juin pour examiner le projet de loi organique portant régime électoral et haute instance de surveillance des élections qui sera votée le 30 juin. Un programme condensé qui, selon des parlementaires, ne permet pas d’examiner en profondeur tous les projets. Lire la suite

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