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Carnet politique 13

Publié le 29/09/2017, par dans Non classé.

Samedi « Lors d’une interview sur le plateau d’Ennahar TV, le commissaire de cette manifestation, Hamidou Messaoudi, également directeur de l’ENAG, a évoqué la polémique soulevée l’an dernier par la présence, au SILA, d’un livre intitulé Frapper son épouse : une solution pour les problèmes conjugaux ? d’un certain Abdelhamid Ahmed Abou Souleiman».

Ainsi commence le texte d’une pétition lancée pour boycotter le Salon international du livre d’Alger après les déclarations stupides du commissaire de cette manifestation. « Sur un ton humoristique adipeux, le responsable du SILA estime qu’une telle controverse n’avait pas lieu d’être, d’autant que ce ‘‘fascicule » pourrait s’avérer utile pour modérer la violence conjugale.

Car certaines épouses frappées par leur mari semblent avoir été percutées par un camion». Le responsable s’est excusé, parlant d’humour populaire (il est où l’humour là ?) et le ministre s’est dit étonné qu’on puisse polémiquer à partir d’une plaisanterie. La vraie plaisanterie de mauvais goût est que des apparatchiks incompétents tiennent les rênes (et les bourses) de la culture officielle en Algérie.

Dimanche Sur le papier, l’Algérie, zaama, accueille pas mal de touristes. Ainsi on a, selon les chiffres de la DGSN, enregistré une augmentation du nombre des voyageurs ayant transité par les points frontaliers l’été dernier atteignant 4 924 626 voyageurs contre 4 201 398 l’année dernière durant la même période.

S’agissant de l’activité au niveau des frontières algéro-tunisiennes, on note une augmentation de l’ordre de 36,36% du nombre de voyageurs par rapport à 2016 avec 2 175 910 voyageurs, dont 1 685 036 Algériens et 490 874 étrangers cette année, contre 1 595 662 voyageurs durant la saison estivale 2016.

Par ailleurs, Ahmed Ouyahia a reçu le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères français, Maurice Gourdault-Montagne, qui lui a remis un message écrit du Premier ministre français, Edouard Philippe. La quatrième réunion du comité de suivi du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) algéro-français se tiendra le lendemain lundi à Alger sous la coprésidence des secrétaires généraux des ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Lundi « L’histoire s’accélère», selon l’ex-président du RCD, Saïd Sadi, lors d’une conférence : « Les schémas institutionnels et politiques qui ont été imposés au pays se voilent et se dissolvent dans les dures réalités d’un monde auquel des dirigeants sans éthique ni envergure ont opposé démagogie et irresponsabilité ; l’argent, carburant exclusif du système, fait défaut». « Nul ne détient une potion miracle face à une impasse sanglante dont les origines remontent au premier jour de l’indépendance. Dans le futur immédiat que nous devons penser et construire, la leçon d’Avril 1980 qui a vu les élites entrer en symbiose avec leur base populaire reste d’actualité.

L’émigration peut apporter sa part au combat démocratique national, l’essentiel étant qu’elle l’entende pour mieux relayer les appels et attentes du pays», poursuit le docteur Sadi à l’occasion de cette conférence sur « L’émigration dans la construction identitaire. Chérif Kheddam : un cas singulier». « Au square Port Saïd, la ‘‘Bourse informelle » de la devise à Alger, les cambistes s’activent pour répondre à la forte demande. Ici, l’euro s’échange à 195 DA à l’achat et 196 DA à la vente.

Ces taux ne sont pas fixes.» « L’euro se négocie à 196 DA et parfois jusqu’à 200 DA et plus à la vente. Le vendeur juge selon la somme proposée et même la crédulité de son client. Il y a ces derniers jours une forte demande suite à la dépréciation du dinar. Le taux de change officiel a aussi augmenté (133 DA à l’achat et 134 DA à la vente)». La fièvre de la spéculation rapportée par notre reporter d’El Watan aurait été causée par la panique face à la politique du gouvernement.

Mardi « A quelques mètres d’ici, il y a la place du square, où se trouve le plus important marché parallèle de la devise. Il y a une augmentation en flèche de la valeur de l’euro face au dinar en raison des rumeurs». C’est le Premier ministre Ouyahia qui lance cette déclaration devant les sénateurs nullement émus ou surpris. « L’Etat n’est pas gouverné par la rumeur. Nous allons appliquer ce que nous avons décidé.

Le taux de change de la devise est fixé par la Banque d’Algérie. Celui qui veut acheter est libre de le faire, mais demain il va revendre et il reviendra», poursuit-il. Par ailleurs, on apprend que quelque 45 harraga ont été interceptés ces dernières 24 heures dans les wilayas de Aïn Témouchent et de Tlemcen. Enfin, l’ancien directeur des éditions ANEP (Agence nationale de l’édition et de la publicité) entre 2000 et 2007, le journaliste Slimane Benaziez, est décédé.

Mercredi Dure réalité que nous rappellent nos collègues de la rubrique Eco de notre quotidien : « Contrairement au passé où 5 travailleurs cotisaient pour financer la pension d’un retraité, il y a aujourd’hui 2 travailleurs cotisants pour un pensionné. Selon les statistiques officielles, il existe 6 millions de cotisants pour 3 millions de retraités, lesquels nécessitent le versement de pension de plus de 1000 milliards de dinars/an, si on y ajoute les 140 milliards de dinars versés par l’Etat à titre de contribution. Alors, dans ce cas, y a-t-il une menace sérieuse dans le versement des prochaines retraites ? Si tel est le cas, les incidences sociales seront désastreuses : des pans entiers de la population seront sévèrement fragilisés».

Car toutes les interrogations sur la politique économique actuelle et ses conséquences doivent se concentrer sur un seul aspect : qui paiera la facture ? Est-ce que les couches fragiles deviendront de plus en plus précaires ? Comment protéger les plus pauvres, les chômeurs et les retraités ? Ce sont là les véritables arbitrages.

Jeudi « En France, le problème est qu’on n’accepte pas cette défaite», a déclaré l’historien français Benjamin Stora à Oran, invité à donner une conférence. Selon lui, « autant d’explications qui montrent que la défaite n’a pas encore été acceptée, alors que les faits sont là.» Commentant les déclarations du président français, Emmanuel Macron, lors de sa campagne électorale pour la présidentielle, qualifiant le colonialisme de crime contre l’humanité, Benjamin Stora a déclaré qu’il s’agit d' »un tournant sur le plan politique, car c’est Lire la suite

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