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Carnet politique 1

Publié le 02/06/2017, par dans Non classé.

Samedi

Celle qui s’entretenait en tant que chef de parti avec le patron de l’armée en février 2014 s’étonne aujourd’hui qu’un chef militaire « réponde sur une question politique».

Louiza Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs se dit même « ahurie» par la réaction du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah qui répondait, légèrement courroucé, aux déclarations de la femme politique concernant le vote blanc des militaires ! Par ailleurs, Hanoune n’est pas tendre (jeu de mot !!!) avec le Premier ministre sortant Abdelmalek Sellal : « L’ancien Premier ministre comptait anéantir la sécurité sociale.

Durant les dix derniers jours, il avait dit que les entreprises pouvaient ne pas payer les impôts et les charges. Cela veut dire l’anéantissement de la sécurité sociale». Les absents ont toujours tort. Oui, mais Gaïd Salah est bien présent, lui.

Dimanche

Nous sommes dans un pays de lois, avec une sainte dévotion sans limite aux textes et aux procédures. Pourquoi tant de médisances et de suspicions antipatriotiques et malsaines harcèlent notre suprême modèle de séparation des pouvoirs, d’indépendance de la justice, de déontologie dans les médias inculquée par Saint Grine Sidna ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi chercher midi à quatorze heures quand les décisions régaliennes du chef de l’Etat de Zéralda sont si claires, si simples à appréhender : « Conformément aux dispositions de l’article 93 de la Constitution et sur proposition de M. Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre, son excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a démis ce jour, M. Messaoud Benagoun de ses fonctions de ministre du Tourisme et de l’Artisanat».

Pourquoi s’acharner à comprendre le comment du pourquoi si ce n’est pour ébranler l’édifice institutionnel exemplaire ? Tous des jaloux en fait. Tous.

Les médias, Amara Benyounes, les ONG, les facebookers, Abed Charef, les gens, le peuple, tout le peuple et sa conscience, oui toute les consciences, âmes et esprits sont jaloux du magnifique fonctionnement de l’Etat, de sa cohérence et de son aura planétaire en termes de gouvernance et de démocratie participative ! Ghayourin va !

Lundi

L’AADL s’écrit et se prononce plus facilement que Benagoun. Donc, la rue, les familles, les mamans et les jeunes (et moins jeunes) couples parlent plus de l’AADL que des enquêtes d’habilitation menées par le MALG, la DGPS, la DGDS, la DCSM, la DCSA, les DRS, la PM, les gendarmes, la police, les RG, les gardes communaux, les gardes-forestiers, la Protection civile, Saïda Benhabiles, la PAF, le PAM, et l’état civil de Batna ! La vraie actu, c’est l’AADL : aujourd’hui l’Agence nationale d’amélioration et de développement du logement remet les ordres de versement de la deuxième tranche du montant global du logement à ses souscripteurs au programme de 2013.

La procédure concernera les 129 000 souscripteurs dont 40 000 sur Alger, ayant choisi leurs sites par internet depuis le début de l’opération du choix des sites, lancée fin décembre 2016. A signaler l’engagement de M. Abdelmadjid Tebboune : la Caisse nationale du logement (CNL) verserait cette semaine aux maîtres d’œuvre un montant global de 60 milliards de dinars. Selon lui, « le dossier des redevances impayées dues à ces entreprises sera, ainsi, définitivement clos», d’après l’Agence Presse Service.Selon le Premier ministre, « le dossier de financement ne constituera plus une entrave à l’avancement des projets de réalisation de logements, ce secteur étant inscrit au titre des priorités pour ce qui est des dépenses publiques». Tant qu’il y a des dépenses publiques !

Mardi

Le journaliste d’El Watan, Djamel Alilat, a été arrêté à Nador au Maroc, alors qu’il couvrait le « Hirak», le mouvement populaire de contestation du Rif. Les agissements de la flicaille du Royaume chérifien face à un reporter algérien sont d’une inqualifiable ignominie. En plus, certains, on dit bien « certains», médias marocains sont allés à inventer des histoires de barbouze au journaliste d’El Watan.

En fait, il est intéressant de comparer les situations dans les régimes autoritaires algérien et marocain : en reportage à Ghardaïa, les autorités ont quand même pensé que ce que des journalistes avaient comme frais de mission étaient des fonds pour financer les « agitateurs». A Alger ou à Rabat, on ne croit ni aux journalistes, ni aux militants des droits de l’homme ni à la société civile : ils parlent tous de la main de l’étranger. Ce concept a été porté par le gouverneur général de l’Algérie colonisée, Roger Léonard, au lendemain du 1er Novembre 1954 : lui et son état-major sécuritaire prétendaient que leurs « bons arabes» étaient incapables de mener de telles actions synchronisées.

C’est Nasser, les Soviétiques, les Martiens ! Quand on évoque la main de l’étranger c’est que les colons du moment ne comprennent pas que nous ne sommes pas des indigènes écervelés. Nous sommes, dans tout le Maghreb, une masse coléreuse et révoltée, qui exige dignité et justice.

Mercredi

Résumons : un nouveau site qui se rêve le Médiapart algérien (et bien apparemment les horizons de projection son limités) parle d’une sextape, puis donne une leçon de morale (en attendant des pubs des compagnies de téléphonie pour se clamer), entre-temps d’autres « médias» relaient l’info qui n’est pas une info et Naftal se retrouve dans un drôle de pétrin : grève, rumeur, « scandale»…

Que peut-on en tirer ? Que les nouveaux médias (pas tous heureusement, mais les plus visibles) sur le web, n’ayant aucun héritage combatif des années 1990 (on ne parle pas ici de « légitimité historique») ni aucun engagement de service public, parfois des montages franco-algérois, ne se mette aucune limite à une logique du buzz doublée d’une fringale de rente publicitaire terrifiante. Le pire, est que les médias traditionnels ont subi trop d’attaques et de sabotages lors des quatre mandats de Bouteflika qui léguera à l’histoire un cimetière de la presse indépendante algérienne. Grine en a été un sinistrement formidable outil ces dernières années.

Jeudi

« La caméra cachée» des télés offshores mercenaires, rétrogrades et fanatiques poussent l’opinion à bout. On appréciera le silence criminel de cet coquille vide, héritage des gloires de Grine, l’ARAV, et de son président fantoche, Zouaoui Benhamadi, plus prompt à tenir des discours creux, moralisateurs qu’à réagir face à des agissements télévisuels (Ennahar avec Boudjedra, ou Lire la suite

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