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Business du mariage : Une fatalité ?

Publié le 08/07/2017, par dans Non classé.

Convoler en justes noces, un rêve pour tous ou presque, est aujourd’hui un véritable casse-tête pour ces millions d’Algériennes et d’algériens voués à un célibat souvent mal vu par la société.
L’enfouissement d’une union dite « sacrée» dans un tourbillon de contradictions, de traditions dépourvues de raison, mais perpétuées de crainte des qu’en dira-t-on, d’égoïsme, de conditions et exigences, n’aboutit souvent à la fin qu’à un mariage raté. Sans vouloir aller dans l’exagération ou sombrer dans les jugements hâtifs, la réalité du terrain impose ce constat : devoir dépenser plus d’un million et demi de dinars pour quelques une fête de heures seulement, où seuls les invités en profitent est juste insensé. ça l’est encore plus lorsque l’on sait que dans la tradition algérienne, il faut une cérémonie pour les fiançailles, une autre organisée par la famille de la jeune future mariée, et une autre par et pour la famille du futur mari.

Cela, sans compter les dépenses liées à l’ameublement de la maison qui souvent est acquise sous forme de location ou qui n’est autre qu’une chambre étroite dans la maison de la famille. A comptabiliser les dépenses de ces trois fêtes, en plus de la somme de la dot, des bijoux achetés pour et parfois par la mariée, les prix faramineux des tenues du fashion show nommé Tessdira et les faux frais de la limousine et autres, les futurs époux pourraient commencer leur vie avec un minimum de 5 millions de dinars dans la poche.

L’argent ne fait pas le bonheur. Tout le monde connaît ce proverbe par cœur, le répète à tort et à raison, mais refuse de l’appliquer lorsqu’il s’agit de lui-même et de son image sociale. Le plus aberrant dans les fêtes de mariage, c’est que tout le monde, qu’il s’agisse des invités ou des organisateurs, sait que ces dépenses ne sont autre que de l’argent jeté par les fenêtres, mais personne n’arrive à arrêter ces enchères et ces pratiques purement commerciales dans une période où tout le monde crie à la crise.

Les quelques courageux qui osent dire « stop» à ces pratiques farfelues est tout de suite taxé par la société d’être contre les traditions et de vouloir enlever le charme d’une fête sacrée qu’est la célébration d’une union entre deux personnes et deux familles.

Ces mêmes personnes soi-disant protectrices des us et coutumes matrimoniales avouent secrètement qu’éviter tout ce gaspillage d’argent est juste une grande marque de sagesse et que l’essentiel est le bonheur qui règnera dans le nouveau foyer. Célébrer un mariage n’est pas automatiquement lié à une grande fête avec un luxe pour lequel il est demandé de contracter des crédits bancaires pour l’avoir.

Le grand bonheur du mariage est après la grande fête. Le vrai bonheur est celui de deux âmes qui s’unissent pour le meilleur et surtout pour le pire. La crise financière qui frappe de plein fouet notre société va-t-elle nous apprendre à remettre en cause l’ordre de nos priorités ? A bon entendeur.
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