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Brexit : L’économie mondiale dans l’incertitude

Publié le 26/06/2016, par dans Non classé.

Pour ce qui est de l’Algérie, « partenaire stratégique pour la Grande-Bretagne», la coopération entre les deux pays pourrait probablement se renforcer et se diversifier étant maintenant détachée du cadre des accords avec l’UE.
Après que le camp du « Leave» (quitter) ait remporté, vendredi dernier, le référendum sur le Brexit avec près de 52% des voix, sortant ainsi le Royaume-Uni du bloc des 28 nations auquel il avait adhéré il y a 43 ans, un choc somme toute attendu a impacté tous les marchés, y compris celui du pétrole. A 8h45, le brent européen chutait de 4,75% à 48,7 dollars le baril. Le WTI américain perdait pour sa part 4,91% à 47,9 dollars/baril à la même heure.

Les Bourses mondiales étaient en chute libre. Sur le marché des changes qui cote en continu, la livre s’effondrait de 7,66% face au dollar vers 8h30 par rapport à son niveau de la veille, et de 5,77% face à l’euro. L’euro perdait 2,68% face au dollar à la même heure, la monnaie unique étant également impactée par le choc du Brexit, même si le Royaume-Uni n’était pas membre de la zone euro.

Face aux fortes turbulences sur les marchés financiers, les ministres des Finances et présidents des Banques centrales du G7 sont d’ailleurs montés au front pour mettre en garde contre les possibles « effets néfastes» sur la stabilité économique des mouvements de change « excessifs», dans la foulée de l’annonce de la victoire du « non» britannique à l’Union européenne.

L’agence Moody’s a abaissé, pour sa part, de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni après la victoire du Brexit, signifiant qu’elle pourrait dégrader cette note dans un avenir proche. Selon les économistes, l’économie européenne devrait pâtir de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Deuxième puissance économique de l’UE après l’Allemagne, le Royaume-Uni dispose d’un Produit intérieur brut (PIB) estimé à 2849 milliards de dollars en 2015, selon les estimations du FMI. C’est autant qui sera retranché des calculs du PIB de l’Union européenne.

Conséquence : la position de l’UE dans l’économie mondiale sera affaiblie. Alors qu’elle talonnait les Etats-Unis en 2015 avec 16 220 milliards d’euros de PIB, l’Union européenne se retrouve distancée, à 13 371 milliards d’euros, soit à moins de 2500 milliards d’euros du PIB chinois. Beaucoup d’observateurs n’écartent pas une « récession européenne» si les gouvernements européens ne parviennent pas à trouver un accord avec les Britanniques dans les prochains mois et pour maintenir l’activité. « Nous attendons du reste des pays de l’UE qu’ils s’engagent à rendre l’Europe plus efficace.

Mais vu les expériences précédentes, nous doutons que cela ait beaucoup de crédibilité sur les marchés», a prévenu la banque américaine Goldman Sachs. Enfin, la patronne du FMI, Christine Lagarde, avait aussi mis en garde contre les effets aux Etats-Unis, première économie mondiale, mentionnant « une appréciation probablement inévitable du dollar». Le président américain a indiqué, vendredi, que l’UE continuera d’être leur « indispensable partenaire».

Pour ce qui est de l’Algérie, « partenaire stratégique pour la Grande-Bretagne», la coopération entre les deux pays pourrait probablement se renforcer et se diversifier étant maintenant détachée du cadre des accords avec l’UE. Rappelons que dans le domaine de l’énergie, l’approvisionnement en gaz algérien couvre plus de 12% des besoins britanniques. Lire la suite

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