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Belkhadem appelle le FLN à se débarrasser de «la médiocrité»

Publié le 10/10/2016, par dans Non classé.

Attaqué par Amar Saadani, Abdelaziz Belkhadem se dit déçu par le fait que des ministres applaudissent « la médiocrité».
Comme il fallait s’y attendre, Abdelaziz Belkhadem a réagi, samedi soir, aux graves accusations de son ancien camarade de parti et successeur, par un coup de force, au poste de secrétaire général du FLN. Contacté par la chaîne de télévision El Bilad, il a tout d’abord rendu hommage aux « nombreux citoyens» qui ont manifesté dans sa région natale contre les déclarations de Amar Saadani, avant de faire remarquer : « Ce ne sont pas ses attaques contre ma personne qui font mal.

La grande catastrophe est de voir la direction du FLN tomber entre les mains d’abrutis qui utilisent l’argent public, les traîtres et les discours orduriers comme façade du parti. Ce qu’a dit ce personnage à mon égard importe peu, parce que la preuve du contraire de ce qu’il avance se trouve au ministère des Moudjahidine», note Belkhadem.

Et de préciser : « Ce qui m’a attristé le plus est de voir des ministres, des docteurs d’Etat, des universitaires et des cadres de l’Etat, rire à pleines dents et applaudir la médiocrité.» Abdelaziz Belkhadem n’a pas nié avoir reçu le soutien et la solidarité de la Présidence et du Premier ministre, qu’il a d’ailleurs « remercié» sans toutefois donner les détails, sous prétexte que « les postes de responsabilité ont leur réserve». A la fin de son intervention, l’ancien chef de gouvernement a lancé un appel aux « sincères» militants du FLN, les exhortant de « débarrasser» le parti « de cette médiocrité».

Pour bon nombre d’observateurs, en s’attaquant avec autant de violence à son prédécesseur, Saadani s’en prend également au président Bouteflika, qui a permis à Abdelaziz Belkhadem de revenir en force non seulement au sein du FLN, mais aussi sur la scène politique, en le nommant ministre des Affaires étrangères puis chef de gouvernement, avant d’être son représentant personnel, avec un rang de ministre d’Etat.

Si la famille de Belkhadem a été contre la Révolution, le premier à être comptable de sa nomination à des postes aussi importants au sein de l’Etat, c’est bel et bien le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et président d’honneur du FLN. L’erreur pourrait lui être fatale. Mais il n’en est pas à sa première attaque. N’a-t-il pas accusé les membres du « groupe des 14», des héros de la Révolution algérienne, dont ceux de la Bataille d’Alger, comme l’ex-colonel de la Wilaya IV Lakhdar Bouregaa, et Djillali Guerroudj, d’être à la solde des agents de la France ?

Chacune des sorties médiatiques du secrétaire général du FLN se transforme en un show d’invectives dont les victimes sont de plus en plus nombreuses. Pour certains, Saadani « a été chargé d’occuper la galerie pendant que des mesures extrêmement importantes et graves sont validées par un Parlement en fin de mandat». Pour d’autres, « il compte ses derniers jours, parce que lâché par ses soutiens au sein du sérail». Amar Saadani, en tant que premier responsable de la majorité, et du plus vieux parti, a poussé la critique jusqu’à l’extrême.

Lorsqu’un responsable d’un service de sécurité, dépendant du ministère de la Défense et de la présidence de la République, est accusé d’avoir fomenté les événements de Ghardaïa, de Ouargla, et surtout l’attaque sanglante de Tiguentourine, la justice devrait s’autosaisir pour faire toute la lumière. Lorsque des héros de la Guerre de libération, qui constituent les symboles de la Révolution, sont qualifiés d’agents de la France, la justice ne peut l’ignorer. Le fait de voir une dizaine de ministres de la République, et le troisième homme de l’Etat, président de l’Assemblée nationale, applaudir fortement les accusations de Saadani, doit interpeller.
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