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Bataille pour le repositionnement entre le FLN et le RND

Publié le 23/12/2015, par dans Non classé.

Cette joute sénatoriale revêt, pour l’ex-parti unique, une importance capitale. D’ailleurs, c’est même l’unique enjeu qui la caractérise puisque Abdelkader Bensalah sera maintenu au poste de président du Sénat.
Les élections partielles pour le renouvellement des élus du Conseil de la nation sont prévues pour le 29 décembre. Sept jours avant cette date, le FLN aiguise ses armes et mobilise tous ses moyens pour arracher la majorité au sein de cette deuxième Chambre parlementaire. Cette joute sénatoriale revêt effectivement, pour l’ex-parti unique, une importance capitale.

D’ailleurs, c’est même l’unique enjeu qui caractérise ces élections puisque, selon nos sources, Abdelkader Bensalah sera maintenu au poste de président du Sénat, détenu par le RND, son allié au sein du pouvoir. Le FLN dirigé par Amar Saadani veut, à tout prix, récupérer sa place de parti majoritaire au sein de la Chambre haute du Parlement. Pour sortir gagnant de cette bataille, le secrétaire général du FLN joue toutes ses cartes, allant de la pression sur les walis en passant par les promesses aux présidents d’APC et les menaces proférées à l’encontre des élus du FLN qui osent se présenter en tant que candidats libres.

A ce sujet, Hocine Khaldoune, membre du bureau politique, chargé de la communication, a confirmé la dissidence d’une dizaine d’élus qui n’ont pas respecté le cadre légal ni les règles de la démocratie en se présentant aux sénatoriales en tant que candidats libres. M. Khaldoune a expliqué que « le parti a organisé des primaires dans les 48 wilayas, au terme desquelles une liste des 48 candidats a été arrêtée et transmise aux instances concernées. Ceux qui se présentent en dehors de cette liste seront exclus du parti, avait menacé Saadani».

Dans sa lutte pour décrocher la majorité au Sénat, le FLN n’a noué aucune alliance avec d’autres partis politiques ; il a, selon son chargé de communication, laissé le choix aux élus locaux de conclure des alliances avec des sympathisants souhaitant soutenir le FLN. Saadani est persuadé de remporter la majorité car, selon ses dires, il aurait « instauré une démocratie dans le système de vote», ce qui n’était pas le cas par le passé. « Amar Saadani a donné l’ordre de respecter le verdict de l’urne. Et cette méthode a réduit les mécontentements», a expliqué Khaldoune. Pour rappel, lors des dernières élections, le parti majoritaire n’avait glané que 17 sièges, tandis que le RND en avait obtenu 25, le FFS deux, le MPA, le FNA et les indépendants un seul siège chacun.

De ce fait, le FLN ne compte actuellement que 39 sièges au Conseil de la nation. En revanche, le RND est majoritaire à la Chambre haute avec 44 sièges. Au RND, l’on reste optimiste. Chihab Seddik, chargé de la communication, est convaincu, lui aussi, que son parti sortira vainqueur de ce scrutin. Il a assuré que sa formation a toujours favorisé la voie des urnes, ce qui donne du crédit à ses candidats, pour la plupart des cadres de l’Etat.

M. Chihab affirme que les élections se sont déroulées dans la transparence la plus totale, loin des « manœuvres malsaines».
Du côté des islamistes, le MSP a donné des instructions aux élus locaux afin qu’ils assument leurs responsabilités concernant le choix des candidats : « Nous n’avons pas engagé la bataille à l’échelle nationale, mais dans 17 wilayas. Pour le reste, la direction a donné le feu vert à ses élus pour nouer des alliances locales. Les élections ont été organisées dans le calme et sans aucun recours à l’argent sale.» Mais le MSP, qui a refusé de nouer des alliances avec le RND et le MPA, voit ses chances très réduites, il mise sur quatre sièges au maximum.

Le PT, quant à lui, ne compte pas prendre part à ces élections. Il faut savoir qu’il sera question, lors de ces joutes, de procéder au renouvellement de 48 des 144 membres du Sénat. En plus du tiers présidentiel (44 sénateurs désignés par le président de la République) ,le Conseil de la nation est composé de 96 autres membres, à raison de deux sénateurs par wilaya. Tous les trois ans, un tiers est renouvelé. Les électeurs sont des élus des APC et des APW.

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