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«Avec cette Constitution, on a juste l’odeur de la démocratie»

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le régime n’a pas tenu parole, il l’accuse d’avoir décidé l’officialisation de tamazight comme langue nationale, pour « détourner les regards des vrais problèmes qui guettent le pays au moment où nous traversons une crise majeure».
Cette Constitution ne va rien apporter au pays», juge Ali Fawzi Rebaïne, président de Ahd 54, lors de la conférence de presse tenue hier au siège du parti. L’ancien candidat à la présidentielle ne décolère pas contre l’absence des propositions du parti dans le document final. Depuis de nombreuses années, M. Rebaïne milite pour la mise en place d’un « nouveau contrat social» et la nomination d’un « gouvernement d’union nationale», comme préalables à une « sortie de crise», mais également par la mise en place d’un régime présidentiel avec un mandat unique de 5 ans et la nécessité pour les magistrats membres du Conseil constitutionnel d’être désignés à vie « afin de leur éviter les pressions émanant de l’administration ou des politiques». Toutes ses propositions n’ont pas été retenues dans l’avant-projet de la Constitution.

Pourtant M. Rebaïne avait accepté de rencontrer Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de Bouteflika, chargé de mener au nom du Président les consultations avec les formations politiques. Le pouvoir avait tenté à l’époque de rassurer les partis sceptiques quant à la démarche présidentielle en les assurant de la sincérité de ses intentions. « C’est une démarche participative sincère afin de parvenir à l’élaboration d’un projet consensuel qui sera soumis à la procédure de révision constitutionnelle appropriée», s’était engagé Ahmed Ouyahia.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le régime n’a pas tenu parole, il l’accuse d’avoir décidé l’officialisation de tamazight comme langue nationale, pour « détourner les regards des vrais problèmes qui guettent le pays au moment où nous traversons une crise majeure».
Ali Fawzi Rebaïne qualifie la démarche du pouvoir d' »opération populiste». « Avec cette Constitution, on a juste l’odeur de la démocratie», a affirmé le leader de Ahd 54 qui se dit convaincu que le pouvoir ne prendra pas le risque d’organiser un référendum pour l’adoption sa Constitution, « car le régime a peur du peuple».

Par ailleurs, M. Rebaïne est revenu sur la maladie du Président. Celui qui, par le passé, avait jugé que Bouteflika malade « ne pouvait assumer ses responsabilités» et demandé « une présidentielle anticipée», a ironisé à nouveau sur l’état de santé du Président. « Puisqu’on nous dit qu’il va bien, qu’il travaille normalement, c’était à lui de venir présenter l’avant-projet aux Algériens et non pas son directeur de cabinet.» Au sujet des propos tenus par l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, qui réfute avoir proposé le poste de président de la République à Aït Ahmed, M. Rebaïne estime qu' »un ancien militaire de l’armée française ne peut pas parler d’un héros de la Révolution».

« S’il n’y avait pas eu de gens comme Aït Ahmed, on serait encore sous domination française.» Pour celui qui se réclame des idéaux du Congrès de la Soummam, les autorités ont entrepris la restitution des biens détenus par les anciens colons aux fils des bachaghas et aux pieds-noirs. « Ils le font car ils ont peur que la France leur suppriment leur cartes de séjour ou leur double nationalité», s’est écrié Ali Fawzi Rebaïne.
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