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El Goual Saïd Garbaâ de Teleghma, une banque du patrimoine oral séculaire

Publié le 13/05/2019, par dans Non classé.
El Goual Saïd Garbaâ de Teleghma, une banque du patrimoine oral séculaire

MILA – Saïd Garbaâ, de son vrai nom Abdelwahab Garbaâ, est un Goual depuis plus de 40 ans bien célèbre à Teleghema (Sud de Mila) où il perpétue une tradition orale séculaire inspirée d’un patrimoine de proverbes et de maximes indissociables des traditions chevaleresques des habitants de cette campagne du pays profond.

Père de neuf (9) enfants (5 garçons et 4 filles), ami Saïd âgé aujourd’hui de 70 ans demeure attaché à la terre et à son travail qu’il n’a cessé d’exercer. Cavalier émérite, Saïd monte peu aujourd’hui en raison de l’âge même si sa passion pour les chevaux demeure intacte et assure l’avoir hérité de son père qui fut un cavalier de renom dans toute la région du Teleghema.

Se reconnaissant analphabète, il confie n’avoir jamais eu la chance d’avoir une instruction à l’exception des quelques mois passés au « koutab » de sa mechta natale Dekhlet Beloum puisqu’il devient berger très tôt.

Durant les années 1970, son père lui offre l’opportunité de briser son étriqué univers routinier du petit berger, en l’amenant avec lui vers des lieux d’infinies rencontres que sont les assemblées communautaires des zaouïas, les places publiques de marchés et les fêtes.

C’est dans ces espaces publics que Saïd a commencé à constituer son recueil de proverbes, de maximes, d’aphorismes et de contes auprès des grands Goualine (pluriel de Goual, conteur), de l’époque à l’instar de hadj Djemouï de Doucène (Biskra) et hadj Salah d’El Eulma (Sétif).

« Etant analphabète, je mémorisais les paroles des goualine dès la première fois que je les entends », assure Saïd.

Durant les années 1980, il s’essaie à ses premières productions en public au début à Teleghema puis dans tout autre endroit ailleurs.


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Encouragé par son père, il parvient rapidement à capter l’attention des auditeurs. Sa confiance en soi grandissant, Saïd prête davantage de soin à l’enrichissement de son répertoire de proverbes, maximes, sentences et autres traditions orales reflétant l’authenticité de la société et ses valeurs d’entraide, de fraternité, d’honneur et d’abnégation.

Toujours enturbanné et vêtu de sa large gandoura blanche, Saïd confie que la sentence du chèche (turban) est sa préférée et est consacré à vanter les bienfaits de cette coiffure ancestrale et les diverses manières de l’utiliser.

Il répète souvent la sentence de Lehya ouaâr (la décence est dure) qu’il entame à la manière d’un prêche par « Ecoutes mon fils », suivi d’une série de conseils et orientations.

Dans toute la région de Teleghema, il ne se passe aucune occasion communautaire sans qu’ami Saïd ne soit invité et là où il se trouve, il se fait vite entouré, telles les grandes stars, d’auditeurs tout ouïe pour ses maximes et proverbes précieux hérités d’un autre temps et déclamer d’une voix distincte avec une fluidité de la parole plutôt rapide.

La réputation d’ami Saïd Garbaâ dépasse bien les limites de la wilaya de Mila notamment après la large diffusion de ses vidéos par l’association Nass El Baroud sur les réseaux sociaux.

Un travail est actuellement mené pour recueillir dans un ouvrage les maximes mémorisées par Garbaâ pour transmettre ce patrimoine populaire plusieurs fois séculaire aux générations futures, a indiqué H’mida Talbi, président de l’association Nass El Baroud dont cheikh Garbaâ est membre depuis plusieurs années.

Pour Dr Abdelhamid Bouchoucha de la faculté des sciences de l’information et de la communication de l’université de Constantine, El Goual jouait par le passé un rôle important dans la préservation de la culture populaire authentique et consolidait les rapports sociaux en diffusant les valeurs nobles et vertus caractéristiques de la morale sociale.

Derrière sa simplicité apparente, El Goual représente un véritable gardien du patrimoine culturel ancestral dont il assure la transmission, a relevé l’universitaire qui a insisté sur l’impérative protection de ce pan de la culture populaire orale.

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20e Festival culturel européen: bonne prestation du trio suédois « HOF »

Publié le 13/05/2019, par dans Non classé.
20e Festival culturel européen: bonne prestation du trio suédois

ALGER – Le trio suédois « HOF », soutenu par le percussionniste algérien Youcef Grim a enchanté, dimanche soir le public algérois, peu nombreux, avec une série de compositions, conçues dans un brassage culturel qui prône l’échange et le rapprochement entre les peuples.

Accueilli à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (Oref), le trio « HOF », programmé dans le cadre du 20e Festival culturel européen ouvert vendredi dernier, répond à l’acronyme formé par les initiales des noms de musiciens qui le composent: Anders Von Hofsten au clavier, Oile Linder à la guitare et à la percussion et Fredrik Gille à la percussion.

Les musiciens, issus de la capitale Stockholm, ravis du soutien de Youcef Grim qui s’est entouré d’une variété de percussions, ont interprété une dizaine de pièces, tirées de l’album « Cosmic Lullabies  » (2016) d’Anders Von Hofsten et des inédits de Oile Linder qu’il a l’intention de sortir en 2019 dans un album qui s’intitule « Kasta loss ».

Rendues dans l’Anglais ou le Suédois, les pièces entonnés ont été montées sur des mélodies conçues dans le registre de la Soul Music, avec des arrangements jazz et des rythmes binaires ou ternaires, regroupant ainsi, plusieurs cultures allant de l’Oriental, au Flamenco, passant par les cadences sud-américaines, à l’instar de la samba, la bossa nova, le boléro ou encore la rumba.

Durant près de 75 mn, le trio devenu quatuor a enchanté l’assistance avec les pièces, « Nini », « Se fram?t », « One », « I balans », « Pearl », « Percussion deluxe », « Night of desespero », « Kom tillbaks », « Flyg flyg », « My stride » et « The drums ».


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Accueilli à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (Oref), le trio « HOF », programmé dans le cadre du 20e Festival culturel européen ouvert vendredi dernier, répond à l’acronyme formé par les initiales des noms de musiciens qui le composent: Anders Von Hofsten au clavier, Oile Linder à la guitare et à la percussion et Fredrik Gille à la percussion.

Les musiciens, issus de la capitale Stockholm, ravis du soutien de Youcef Grim qui s’est entouré d’une variété de percussions, ont interprété une dizaine de pièces, tirées de l’album « Cosmic Lullabies  » (2016) d’Anders Von Hofsten et des inédits de Oile Linder qu’il a l’intention de sortir en 2019 dans un album qui s’intitule « Kasta loss ».

Rendues dans l’Anglais ou le Suédois, les pièces entonnés ont été montées sur des mélodies conçues dans le registre de la Soul Music, avec des arrangements jazz et des rythmes binaires ou ternaires, regroupant ainsi, plusieurs cultures allant de l’Oriental, au Flamenco, passant par les cadences sud-américaines, à l’instar de la samba, la bossa nova, le boléro ou encore la rumba.

Durant près de 75 mn, le trio devenu quatuor a enchanté l’assistance avec les pièces, « Nini », « Se fram?t », « One », « I balans », « Pearl », « Percussion deluxe », « Night of desespero », « Kom tillbaks », « Flyg flyg », « My stride » et « The drums ».


Lire aussi: Soirées de Ramadhan à Annaba: la pièce « Galoufa » chaleureusement accueillie


En présence des ambassadeurs, de Suède en Algérie, Marie Claire Sw?rd Kapra, et John O’Rourke, également chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, le public, bien que peu nombreux a savouré tous les moments du concert dans la délectation.

Dans une complicité qui dénote d’une expérience de plusieurs années passées ensemble, les musiciens se sont surpassés, se donnant du plaisir et faisant montre de toute l’étendue de leur talents, à travers un échange d’improvisations aux exigences techniques aigües, auquel le public, qui battait la mesure avec les mains, a été associé.

Par moments, Anders Von Hofsten faisait répéter des phrases mélodiques ou rythmiques à l’assistance qui a cédé au relâchement, lorsqu’il s’est agi de reconnaitre « Chilet Laâyani », brillement interprétée avec uniquement les sonorités de trois percussions qui s’apparentent au tambourin.

La « Canjira », de Fredrik Gille, qui a parfaitement réussi la mélodie de ce chef d’œuvre issu du patrimoine de la chanson algérienne, soutenu par le « Pandeiro » de Oile Linder et le « Tar » de Youcef Grim, ont donné, de l’avis d’un spectateur, la « parfaite illustration » du « vivre ensemble » et du « dialogue entre les cultures ».


Lire aussi: La pièce « Tidak n Nna Fa » présentée à Alger


Le trio « HOF » qui connait bien la musique algérienne pour avoir travaillé avec la chanteuse Karima Nayt et s’être produit plusieurs fois avec elle en Algérie, a créé de belles atmosphères qui lui ont valu d’être longtemps applaudi par le public -youyous à l’appui-, et rappelé sur scène, alors qu’il l’avait quittée, à l’issue de la prestation.

Différents programmes alliant plusieurs styles de musique: traditionnelle, comme le fado, classique et moderne comme le jazz, le folk-rock ou encore la musique du monde, animeront cette 20e édition, durant laquelle l’Italie, la Pologne et la Tchéquie ont choisi de présenter des films et des spectacles de danse.

Musique, danse et cinéma sont au programme du 20e Festival culturel européen qui se poursuit jusqu’au 27 mai prochain à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth à Alger, ainsi qu’à Bejaia, Oran et Tizi Ouzou.

Seize pays européens dont la Bulgarie, la Croatie, la France, La Roumanie et l’Espagne, animent le 20e Festival Culturel européen en Algérie, qui se poursuit jusqu’au 27 mai à la salle Ibn Zeydoun de l’Oref.

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20e Festival culturel européen : Bonne prestation du trio suédois « HOF »

Publié le 13/05/2019, par dans Non classé.

ALGER – Le trio suédois « HOF », soutenu par le percussionniste algérien Youcef Grim a enchanté, dimanche soir le public algérois, peu nombreux, avec une série de compositions, conçues dans un brassage culturel qui prône l’échange et le rapprochement entre les peuples.

Accueilli à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (Oref), le trio « HOF », programmé dans le cadre du 20e Festival culturel européen ouvert vendredi dernier, répond à l’acronyme formé par les initiales des noms de musiciens qui le composent: Anders Von Hofsten au clavier, Oile Linder à la guitare et à la percussion et Fredrik Gille à la percussion.

Les musiciens, issus de la capitale Stockholm, ravis du soutien de Youcef Grim qui s’est entouré d’une variété de percussions, ont interprété une dizaine de pièces, tirées de l’album « Cosmic Lullabies  » (2016) d’Anders Von Hofsten et des inédits de Oile Linder qu’il a l’intention de sortir en 2019 dans un album qui s’intitule « Kasta loss ».

Rendues dans l’Anglais ou le Suédois, les pièces entonnés ont été montées sur des mélodies conçues dans le registre de la Soul Music, avec des arrangements jazz et des rythmes binaires ou ternaires, regroupant ainsi, plusieurs cultures allant de l’Oriental, au Flamenco, passant par les cadences sud-américaines, à l’instar de la samba, la bossa nova, le boléro ou encore la rumba.

Durant près de 75 mn, le trio devenu quatuor a enchanté l’assistance avec les pièces, « Nini », « Se fram?t », « One », « I balans », « Pearl », « Percussion deluxe », « Night of desespero », « Kom tillbaks », « Flyg flyg », « My stride » et « The drums ».


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En présence des ambassadeurs, de Suède en Algérie, Marie Claire Sw?rd Kapra, et John O’Rourke, également chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, le public, bien que peu nombreux a savouré tous les moments du concert dans la délectation.

Dans une complicité qui dénote d’une expérience de plusieurs années passées ensemble, les musiciens se sont surpassés, se donnant du plaisir et faisant montre de toute l’étendue de leur talents, à travers un échange d’improvisations aux exigences techniques aigües, auquel le public, qui battait la mesure avec les mains, a été associé.

Par moments, Anders Von Hofsten faisait répéter des phrases mélodiques ou rythmiques à l’assistance qui a cédé au relâchement, lorsqu’il s’est agi de reconnaitre « Chilet Laâyani », brillement interprétée avec uniquement les sonorités de trois percussions qui s’apparentent au tambourin.

La « Canjira », de Fredrik Gille, qui a parfaitement réussi la mélodie de ce chef d’œuvre issu du patrimoine de la chanson algérienne, soutenu par le « Pandeiro » de Oile Linder et le « Tar » de Youcef Grim, ont donné, de l’avis d’un spectateur, la « parfaite illustration » du « vivre ensemble » et du « dialogue entre les cultures ».


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Le trio « HOF » qui connait bien la musique algérienne pour avoir travaillé avec la chanteuse Karima Nayt et s’être produit plusieurs fois avec elle en Algérie, a créé de belles atmosphères qui lui ont valu d’être longtemps applaudi par le public -youyous à l’appui-, et rappelé sur scène, alors qu’il l’avait quittée, à l’issue de la prestation.

Différents programmes alliant plusieurs styles de musique: traditionnelle, comme le fado, classique et moderne comme le jazz, le folk-rock ou encore la musique du monde, animeront cette 20e édition, durant laquelle l’Italie, la Pologne et la Tchéquie ont choisi de présenter des films et des spectacles de danse.

Musique, danse et cinéma sont au programme du 20e Festival culturel européen qui se poursuit jusqu’au 27 mai prochain à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth à Alger, ainsi qu’à Bejaia, Oran et Tizi Ouzou.

Seize pays européens dont la Bulgarie, la Croatie, la France, La Roumanie et l’Espagne, animent le 20e Festival Culturel européen en Algérie, qui se poursuit jusqu’au 27 mai à la salle Ibn Zeydoun de l’Oref.

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La pièce « Tidak n Nna Fa » présentée à Alger

Publié le 13/05/2019, par dans Non classé.
La pièce

ALGER – La pièce « Tidak n Nna Fa », une comédie époustouflante qui lève le voile sur les travers de la société et le mépris de la femme, a été présentée dimanche soir à Alger devant un public de férus du 4e art d’expression amazigh.

Ecrite et mise en scène par Arab Sekhi, « Tidak n Nna Fa » (Les vérités de Fadhma ), porte un regard critique sur la place de la femme dans la société kabyle à travers une dialectique médecin-patient.

Accueilli pour la première fois sur les planches du Théâtre national algérien, Mahiéddine-Bachtarzi (TNA), le spectacle- produit par la troupe le Théâtre du renouveau amazigh (TRA)-, met en scène les péripéties d’une vieille patiente (Brahim Sekhi) qui, se plaignant de maux, se rend chez son médecin dans l’espoir de trouver une oreille attentive à ses épreuves.

En confident, le médecin (incarné par Brahim Benammar) se met à l’écoute de cette patiente indiscrète qui lui assène toutes ses vérités: des douleurs du corps aux maux de la société qu’elle a tous énumérés et décortiqués dans le cabinet médical.

Délivré dans un langage (kabyle) riche en métaphore, le spectacle repose essentiellement sur un dialogue (horizontal) direct entre le médecin et son patient. Truffé de métaphores puisées du terroir kabyle, le langage est riche en vocabulaire en rapport avec la thématique de la pièce.


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Ecrite et mise en scène par Arab Sekhi, « Tidak n Nna Fa » (Les vérités de Fadhma ), porte un regard critique sur la place de la femme dans la société kabyle à travers une dialectique médecin-patient.

Accueilli pour la première fois sur les planches du Théâtre national algérien, Mahiéddine-Bachtarzi (TNA), le spectacle- produit par la troupe le Théâtre du renouveau amazigh (TRA)-, met en scène les péripéties d’une vieille patiente (Brahim Sekhi) qui, se plaignant de maux, se rend chez son médecin dans l’espoir de trouver une oreille attentive à ses épreuves.

En confident, le médecin (incarné par Brahim Benammar) se met à l’écoute de cette patiente indiscrète qui lui assène toutes ses vérités: des douleurs du corps aux maux de la société qu’elle a tous énumérés et décortiqués dans le cabinet médical.

Délivré dans un langage (kabyle) riche en métaphore, le spectacle repose essentiellement sur un dialogue (horizontal) direct entre le médecin et son patient. Truffé de métaphores puisées du terroir kabyle, le langage est riche en vocabulaire en rapport avec la thématique de la pièce.


Lire aussi: Chlef: la pièce « Naim Achayatine » très applaudie par le public


Alliant parfaitement comique et satirique, le metteur en scène a réussi à mettre à nu la pensée réductrice pour la femme qui revendique sa place (qui lui sied) dans une société décrite comme « misogyne ».

Optant pour un décor minimaliste suggérant un cabinet médical illustré par des chaises, une table et un divan, le metteur en scène a justifié son choix qui se rapproche du théâtre à nu, par le souci d’ « éviter le surjeu » pour ne pas distraire le spectateur avec des décors « pompeux.

Avec une gestuelle « mesurée », les comédiens ont réussi à capter, deux heures et demi durant, l’attention du public qui a longuement applaudi leurs performances.

Fondée en 2009 au Canada, la troupe TRA œuvre pour la promotion du 4e art d’expression amazighe en Amérique du Nord.

Elle compte à son actif deux autres pièces jouées en public « Ass n unejmaa » (le jour du rassemblement) et « Abbuh.com » Saluée par le public au Canada, aux Etats-Unis et en Europe, »Tidak n Nna Fa », sera présentée à partir de mardi à Oran, Batna et Tizi Ouzou.

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Un plan technique pour protéger le site archéologique ‘Mers Eddadjadj’ de Zemmouri El Bahri

Publié le 12/05/2019, par dans Non classé.
Un plan technique pour protéger le site archéologique 'Mers Eddadjadj' de Zemmouri El Bahri

BOUMERDES – Un plan technique est prévue « prochainement » pour la protection et la sauvegarde des vestiges du site archéologique ‘Mers Eddadjadj’ (Port-aux-poules), mis à jour en 2006 à Zemmouri El Bahri (Est de Boumerdes) suite à une opération de prospection lancée par la direction locale de la culture en coordination avec l’association locale ‘Souagui’, a-t-on appris dimanche du directeur de la culture de la wilaya.

Un bureau d’études a été sélectionné par la commission de wilaya de protection des biens culturels pour la réalisation de ce plan suite, a indiqué Koudid Abdelâali, « au classement du site comme patrimoine national culturel en 2016, outre les résultats positifs des fouilles réalisées en 2017 par des experts de l’Institut national d’archéologie ».

Le site de sept hectares, inscrit sur la liste supplémentaire des biens culturels de la wilaya de Boumerdes, va également bénéficier d’une opération de clôture, en collaboration avec la commune de Zemmouri, « en vue de le préserver du pillage », a souligné le même responsable.

Une équipe d’universitaires, élargie à quelque 35 étudiants de l’université d’Alger 2 conduite par Aïcha Hanafi, a effectué, sur site, des travaux de prospection et de nettoyage. Selon les premiers résultats de cette mission, il s’agirait de vestiges remontant à la préhistoire, jusqu’à l’ère islamique, vers le IVe et VIe siècle hégirien (entre le 10e et 12e siècle de l’ère chrétienne).

Cette opération avait été précédée, en mars 2007, par un sondage archéologique ayant donné lieu à d’importantes découvertes à l’origine du classement du site au patrimoine culturel national le 28 avril 2016, a expliqué M. Koudid.

La mission, d’une durée de 15 jours, dirigée par Aïcha Hanafi a mis à jour « des vestiges de murs attestant de l’existence d’une ville, dans laquelle on a découvert des fragments de poteries, des pierres calcaires et des pièces de monnaie de l’époque numide, et autres débris divers ».

Toujours selon les informations fournies par le directeur de la culture de Boumerdes, citées sur la base de sources historiques, « ce site s’appelait Rusubikari à l’époque romaine et fut un important comptoir de négoce à l’époque des phéniciens en raison de sa prospérité ».

Durant l’époque islamique il portait le nom de Mers Eddadjadj (Port-aux-Poules).

En 1225, ce pôle économique d’importance fut l’objet d’une attaque militaire de la part de Yahia Ben Abi Ghania El Miourki, qui avait conduit une importante révolte contre les Almohades, en détruisant leurs villes et forts, dont cette cité, qui fut dès lors ensevelie sous le sable pour des siècles, avant sa mise à jour en 2006.

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Chlef: la pièce « Naim Achayatine » très applaudie par le public

Publié le 12/05/2019, par dans Non classé.

CHLEF – La pièce théâtrale « Naim Achayatine », présentée dans la soirée de samedi à la maison de la culture de Chlef dans le cadre du programme culturel spécial Ramadhan, a été très applaudie par le public, constitué en grande partie de familles.

Adaptée d’une œuvre du dramaturge français Molière, cette pièce réalisée par Abdelhamid Khoudja, raconte le vécu d’une famille Chelfie, dont les membres sont en bute à des conflits dus à une histoire d’héritage. Suite à quoi ils décident de demander l’aide d’un homme de culte pour régler leurs problèmes et évacuer les démons (chayatine).

Deux heures durant, les spectateurs ont suivi de bout en bout les périphéries de « Cheikh Lemdahni » et de « Lhadja Khadra », les deux personnages principaux de cette comédie à humeur noire, dont le jeu, tantôt sérieux tantôt drôle, a été très apprécié par le public.

Le message véhiculé par la pièce étant que tout bien à pour origine la confiance, la loyauté et la sincérité.

Dans une déclaration à l’APS, le réalisateur de cette œuvre théâtrale, dont c’est la première représentation à la maison de la culture de Chlef, a indiqué que la pièce, relevant de l’association du théâtre de Chlef, a été portée par de jeunes comédiens amateurs de la wilaya, et qu’elle va l’objet de représentations dans nombre de wilayas du pays.

Les familles présentes sur place n’ont pas manqué d’exprimer leur enthousiasme à l’égard du programme d’animation de ce Ramadhan 2019, ayant intégré de nombreuses représentations théâtrales, au grand bonheur des fans du 4eme art, qui estiment, que l’initiative « va instaurer de nouvelles traditions en faveur de la culture théâtrale dans la famille Chelfie », comme exprimé par M.D. Lhouari.

Selon le programme fixé pour ce mois sacré, les familles de Chlef seront en rendez-vous dimanche à partir de 23H00 avec la pièce « Sarab Fi Kharab » de la troupe du théâtre du Oursenis, écrite et réalisée par Tebache Abdelkader.

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