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Théâtre du sud: « Djafef », une mise en garde contre les travers des sociétés proies aux conservatismes

Publié le 01/08/2019, par dans Non classé.

ALGER – La pièce de théâtre « Djafef », un drame qui met à nu les travers des sociétés archaïques, régies par le conservatisme et les tabous, a été présentée mercredi à Alger, devant un public peu nombreux.

Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), dans le cadre des 9e Journées du Théâtre du sud ouvertes le 29 juillet dernier, le spectacle, écrit et mis en scène par le jeune Mebarek Reggani, pose le problème des différents blocages qui freinent l’évolution de toute société proie à l’instabilité et encore régie par le conservatisme.

Produite par la coopérative « El Amel » pour la culture et les arts de la ville d’Adrar, « Djafef », raconte, près de 80 mn durant, l’histoire d’un amour impossible entre un serviteur appartenant à la classe modeste et sa maîtresse issue de la noblesse.

Contrainte de fuir le domicile familial, après que son père, catégoriquement opposé à cette relation « insensé », ait renvoyé son bien aimé et ordonné son éloignement, la jeune maîtresse se retrouve désemparée.

Vivant dans l’errance, la jeune femme se retrouve dans un lieu morbide, au milieu d’une communauté de gens persécutés par l’échec et le désespoir, où chaque individu vit dans le souvenir d’un passé lourd de drames et de concessions, refusant de s’accepter et encore moins, d’aller vers les autres.

Après plusieurs rebondissements, l’incomprise qui venait de retrouver son bien aimé, se voit confrontée au regard de son père qui l’a rattrapée et qui, pour « laver son honneur », décide de les exécuter tous les deux, pour finir dans la tragédie avec la mort du serviteur et du père assassiné par une autre femme, intervenue pour sauver la malheureuse.

Misant sur la puissance du texte et le jeu des acteurs, Mebarek Reggani s’est lancé un défi qu’il a réussi en laissant les comédiens évoluer sur une scène nue, leur apportant le soutien judicieux de la bande son et de l’éclairage qui ont été d’un apport concluant au spectacle, créant les atmosphères et les ambiances adéquates aux différentes situations.

Dans des échanges au rythme soutenu, les comédiens, Mustapha Boubekeur, Tennou Kheïlouli, Abdelmadjid Bouziane, Souhila Mimouni et Mebarek Reggani, ont su porter la densité du texte, occupant tous les espaces de la scène, au plaisir d’un public qui a longtemps applaudi les prestataires à l’issue de la représentation.

Huit troupes de théâtre animent les 9e Journées du Théâtre du sud qui se poursuivent jusqu’au 3 août prochain, avec, en marge des représentations, des conférences, des débats, des Masters-Class, des expositions et des rencontres littéraires.

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Sila 2019: Lancement d’un concours national pour la meilleure affiche

Publié le 31/07/2019, par dans Non classé.
Sila 2019: Lancement d'un concours national pour la meilleure affiche

ALGER – Le commissariat du Salon international du livre d’Alger (Sila) a lancé un concours national pour la conception de la « meilleure affiche » de sa 24ème édition de prévue du 30 octobre au 9 novembre prochains, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Ouvert aux designers algériens résidant en Algérie et aux étudiants des écoles des Beaux-arts à travers le pays, le concours -une des nouveautés du Sila 2019-concerne la conception d’une affiche en rapport avec le livre, la littérature et l’histoire.

Les candidatures doivent être envoyées avant le 31 août 2019 par voie postale ou à l’adresse électronique info@sila.dz. Les candidats peuvent s’informer sur les conditions de participation à ce concours sur www.sila.dz


Lire aussi : Phase finale du Prix national « Aqlam Biladi 2019 » avec la participation de 33 élèves


Le lauréat du concours, qui recevra une somme de 150.000 DA, devra être connu le 15 septembre après délibération du jury, ajoute-t-on.

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Festival d’arts plastiques de Tissemsilt: des artistes excellent en une fresque géante

Publié le 31/07/2019, par dans Non classé.
Festival d'arts plastiques de Tissemsilt: des artistes excellent en une fresque géante

TISSEMSILT- Un groupe d’artistes participant au premier festival régional d’arts plastiques, qui se poursuit mercredi pour la deuxième journée à Boukaid (Tissemsilt), ont réalisé une fresque géante mettant en exergue la beauté d’Algérie.

Cette oeuvre réalisée avec brio au centre-ville de Boukaid met en exergue la diversité des sites touristiques et les belles régions que recèle le pays dont le Sahara et l’Ouarsenis qui suscitent l’attention du public.

L’artiste plasticienne Samra Benkissa de la wilaya de M’sila, qui a reproduit la région de Boussaada en compagnie d’artistes participants, trouve que « l’œuvre artistique est une expression que notre pays recèle des sites touristiques pittoresques à promouvoir sachant que l’artiste est porteur d’un message ».

Le 1er festival régional d’arts plastiques se poursuit à Boukaid à l’initiative de l’association de wilaya « Mechaal El Wancharis » en collaboration avec les services communaux et l’Office des établissements de jeunes (ODEJ) dans le cadre de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance, avec la tenue d’expositions de photos et de tableaux d’arts mettant en exergue les sites naturels de l’Ouarsenis, des martyrs de la région et des produits artisanaux locaux.

Cette manifestation sera clôturée jeudi par une soirée et une représentation théâtrales interprétée par une troupe culturelle locale et des lectures poétiques animées par des poètes de la wilaya, selon les organisateurs.

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Théâtre du Sud: « El Belaout », une satire sur les rapports difficiles de la plèbe avec ses gouverneurs

Publié le 31/07/2019, par dans Non classé.

ALGER – La pièce de théâtre, « El Belaout » (le baratineur), une satire sur les rapports difficiles qui lient la plèbe avec ses gouverneurs, a été présentée mardi à Alger dans le cadre des 9e Journées du Théâtre du sud.

Inscrit au programme du Théâtre de rue, le spectacle, produit par l’association « Boudergua » pour le théâtre de la ville d’El Bayedh, a été présenté sur la place Mohamed-Touri, attenante au Théâtre national Mahieddine- Bachtarzi (TNA), devant un public nombreux qui s’est mis autour des huit comédiens, créant ainsi l’atmosphère conviviale de la « halqa », registre théâtral, entre autres genres caractérisant la pratique du 4e Art en Algérie.

Ecrite et mise en scène par Ahmed Hichem Guendi, la pièce « El Belaout », est l’histoire d’un personnage, rendu par son auteur, qui arrive à survivre grâce à son intelligence, dans un royaume de tyrans, où la reine, campée par Fatiha Tahri, impose sa volonté et sa loi sur un peuple réduit au rang de simples « sujets ».

Vivant dans la précarité et l’incertitude au jour le jour avec sa famille, El Belaout, est contraint de trouver à chaque fois, un subterfuge pour s’assurer un nouveau sursis, jusqu’au jour où il décide de prendre les choses en main, envisageant une série de stratagèmes au péril de sa vie.

Attirant l’attention de « Son Altesse royale » à travers des annonces malintentionnées et démesurées, faites à la criée sur les places publiques, El Belaout vend tout et n’importe quoi à la reine à des prix exorbitants qu’elle accepte volontiers de lui verser, pour vu qu’elle soit la seule à jouir des « vertus surnaturelles » des produits achetés.

Du bélier cracheur de pièces d’or, à la flûte au pouvoir magique de ressusciter les morts, au pauvre berger exécuté à la place de la « fripouille » d’El Belaout, puis à la sirène qui habite les hautes mers et qui exauce toutes sortes de vœux, le génie populaire à trouver les voies de sa survie et de la liberté est poussé à son paroxysme.

Grâce à son intelligence, El Belaout finira par se défaire de toutes les sentences qu’il encourait, après avoir réussi à faire disparaitre à jamais la reine et sa cour, emportées par les eaux des hautes mers.

Dans le rire et la dérision, les comédiens, Benamer Benhamidi dans le rôle du premier ministre, Ahmed Amrani, interprétant le frère d’El Belaout, Azzouz Moured, jouant la garde de la reine, Ali Kerboune, incarnant le trésorier, ainsi que le gouwal (poète) Nacer Belfrah et le luthiste Salim Benyesser, ont su porter le texte, interagissant avec le public qui a totalement adhéré au spectacle.

Dans des échanges ascendants et soutenus, les artistes ont, dans leurs accoutrements improvisés renvoyant à l’époque des rois, usé d’un jeu comique et grotesque, occupant tout l’espace circulaire de la halqa, bordée de pots en argile dans lesquels brûlaient quelques plantes aromatiques, laissant échapper des senteurs exotiques.

A l’issue de la représentation, le public a longtemps applaudi les comédiens, après avoir savouré tous les moments de la représentation dans la délectation.

Le spectacle « El Belaout » a été présenté en collaboration avec des comédiens de Laghouat, El Oued et Tamanrasset.

Huit troupes de Tamanrasset, Adrar, Tindouf, El Bayedh, El Oued, Bechar, Ghardaïa et la ville de Djanet, accueillie en invitée d’honneur, animent les 9e Journées du Théâtre du sud, qui se poursuivent jusqu’au 3 août prochains au TNA.

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Théâtre du Sud: « Y’en a marre », un récit sur le mal-vivre présenté à Alger

Publié le 31/07/2019, par dans Non classé.

ALGER – La pièce « Y’en a marre », un récit sur le mal-vivre et l’émigration clandestine de la troupe Etoiles du M’zab de Ghardaïa, a été présentée mardi soir à Alger dans le cadre de la 9e édition des Journées du théâtre du Sud, ouverte la veille au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi.

Mis en scène par Ali Nedjari sur un texte de Hamou Abdellah Aissa, ce spectacle de 55 minutes relate les péripéties d’un citoyen à l’âge de partir en retraite, qui mène une vie « insipide », noircie par le chômage et la crise du logement.

Délesté d’eau et d’électricité en raison du non paiement des factures, Lhadj était poussé à tenter une aventure (harga) pour rejoindre l’autre côté de la Méditerranée dans l’espoir de refaire sa vie, gâchée en partie dans un pays gangréné par la bureaucratie et les passe-droits.

Son fils qui tente en vain de le convaincre de renoncer à son projet de mariage envisagé avec une étrangère, finit par donner raison à son père, prêt à abandonner son foyer pour espérer, ailleurs, une vie meilleure.

Délivré dans un langage (arabe) dialectal à l’accent mozabite, le spectacle a puisé dans le dictionnaire local à travers l’usage de locutions populaires, déclinées dans cette variante du Tamazight parlée dans la vallée du Mzab.

Dans une mise en scène minimaliste, « Y en a marre » s’inscrit dans le registre du théâtre populaire comique, illustré à travers un décor « simpliste » fait de quelques objets comme le banc public.

Créée en 1985, la troupe Etoiles du M’zab se produit la première fois sur les planches du TNA dans le cadre des Journées du théâtre du Sud 2019.

Une dizaine de troupes de théâtre de différentes villes du sud algérien prennent part à cette édition qui accueille la ville de Djanet (Illizi) en invitée d’honneur.

En marge des représentations théâtrales, des ateliers de formation et des conférences sur le 4e art sont au programme de ces journées qui se poursuivront jusqu’au 3 août prochain.

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Théâtre du Sud: présentation de la pièce « Chkoun yesmaa chkoon » de Béchar

Publié le 31/07/2019, par dans Non classé.
Théâtre du Sud: présentation de la pièce

ALGER – La pièce théâtrale « Chkoon yesmaa chkoon » de l’Association « Raouafed » pour l’art et le théâtre de Béchar a été présentée, mardi à Alger, dans le cadre de la 9e édition des Journées du Théâtre du Sud.

Mise en scène par Medjaheri Habib en 2018, la pièce aborde la question de l’absence de la culture de dialogue entre le responsable et le citoyen lambda.

Ecrite à partir d’un texte de Arrouche Abdelkader (1992), cette pièce raconte l’histoire d’une fille, pauvre et orpheline, qui hérite d’une chèvre saisie par la suite par un gardien en l’accusant de paître sur un terrain appartenant au sultan. La fille se retrouve dans l’obligation de solliciter les notables pour récupérer sa chèvre.

Le rôle de la fille a été interprétée par Nawel Denia, tandis que le metteur en scène a joué plusieurs rôle dont « le sage du douar » et le « sultan ».

Intervenant au terme de la présentation, le metteur en scène a indiqué que son œuvre traite principalement de l’absence de communication entre gouverneurs et gouvernés, ajoutant que les acteurs de cette pièce sont issues de plusieurs wilayas du pays et ont contribué à la création de l’association « Raouafed » en 2017.

Les 9e Journées du Théâtre du Sud se poursuivent jusqu’au 3 août prochain avec au programme plusieurs pièces théâtrales, dont  » El Belaout » d’El Bayedh (théâtre de rue) et « Y’en a marre » de Gherdaïa.

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