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Les assurances de Tebboune et les doutes de l’opposition

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

L’exposé du plan d’action du gouvernement par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, devant les députés mardi dans la soirée aura duré une heure.
A 22h45, les députés ont pris place à l’intérieur de l’hémicycle qui a, d’ailleurs, affiché complet pour cette première plénière de la huitième législature. 452 députés étaient présents et seulement 10 élus étaient absents alors que l’équipe gouvernementale était présente dans toute sa composante. Dès l’entame de sa présentation, le chef de l’Exécutif a placé le plan d’action dans le contexte financier. A partir de la tribune, M. Tebboune s’est voulu rassurant. Il s’est montré même très optimiste. Pour lui, l’Algérie reste debout et résiste à la crise financière qui secoue le pays grâce, entre autres, à la stabilité politique et sécuritaire dont jouit l’Algérie. Une situation financière qu’il qualifie d’acceptable.

Le Premier ministre a cité un par un les chapitres de son plan d’action, sans aller vraiment dans le détail. En abordant les volets social et politique, le chef de l’Exécutif a évoqué l’épineuse question de l’intrusion de l’argent sale dans le monde de la politique et les conflits d’intérêts. Il a dénoncé l’emprise du monde des affaires sur le pouvoir. Un phénomène qui gangrène la plupart des institutions, y compris l’institution parlementaire. Il promet dans ce sens une séparation entre l’argent et le pouvoir. Les Algériens, dit-il, ont le droit d’entreprendre, de faire de la politique ou de faire les deux, mais pas en même temps.

Intrusion de l’argent sale

« L’Etat c’est l’Etat et l’argent c’est l’argent», avertit M. Tebboune qui plaide pour la réhabilitation du travail, unique alternative pour pallier la crise. Le Premier ministre est revenu sur les nouvelles mesures visant à renforcer les libertés, les droits et l’indépendance de la justice. Il s’engage à mettre d’abord de l’ordre dans le dispositif juridique qui fait défaut pour traduire dans la réalité ces principes. Le gouvernement envisage de proposer au Parlement des projets de loi relatifs aux conditions de saisine du Conseil constitutionnel, à la protection des données à caractère personnel, au droit à l’obtention des informations, aux réunions et manifestations publiques, à l’expropriation pour cause d’utilité publique, et même la loi régissant les associations et partis politiques. Le gouvernement Tebboune va encore une fois remettre sur le tapis la gestion des collectivités locales, qui n’arrivent pas à suivre le mouvement du développement local. Il annonce la création de nouvelles wilayas déléguées dans les régions des Hauts-Plateaux en 2017 et au niveau du nord du pays en 2018-2019, et dotera la capitale d’un statut particulier.

M. Tebboune a parlé des réformes politiques et comment décliner les acquis de la Constitution dans les lois. Pour ce qui est des médias, il est prévu dans la feuille de route du gouvernement la mise sur pied d’un Conseil de l’éthique et de la déontologie pour la presse écrite et la consécration du droit d’accès à l’information. Pour son premier test, le Premier ministre a voulu mettre en confiance les députés et s’est dit prêt à dialoguer avec eux, à accepter leurs critiques, à répondre à leurs préoccupations sans préjugés ni la moindre exclusion. Il les a rassurés quant à la préservation du caractère social de l’Etat algérien.

« L’Algérie était et restera une République démocratique et sociale. Nous sommes attachés au caractère social de l’Etat qui est le produit de la Révolution et de l’indépendance, et jamais nous ne toucherons à cet acquis», a-t-il précisé. Et d’ajouter que l’Algérie continuera à construire des logements, à créer des emplois et à réformer le système scolaire…

L’opposition peu confiante

Seulement, l’optimisme affiché par le Premier ministre n’est pas partagé par les députés, notamment ceux de l’opposition qui doutent de la capacité du gouvernement à pouvoir concrétiser cette feuille de route et ses promesses.

Les députés du FFS, qui ne vont pas intervenir lors des débats, se contentant de l’intervention du chef du groupe parlementaire, pensent que ce plan d’action est un ensemble de généralités qui n’apporte rien. « Aucun délai de réalisation des projets n’est fixé, Tebboune a fait la lecture de la feuille de route de son prédécesseur. Le développement économique est lié à l’instauration d’un Etat de droit qui met fin à la corruption et à la bureaucratie. Et pour nous, la lutte contre l’argent sale, c’est juste un slogan», explique Chafaa Bouaiche. Du même parti, Salima Ghezali voit dans cette intervention « une fuite en avant» ou une « surdité».

Pour Atmane Mazouze du RCD, « cette déclaration ne reflète pas la réalité du vécu des Algériens. Les projections du Premier ministre sont en contradiction avec ce qui est annoncé par les organisations internationales». Lakhdar Benkhalef, député de l’union formée par Ennahda, El Adala et El Bina, n’hésite pas à qualifier le plan d’action du gouvernement de « copier-coller des plans des derniers gouvernements de Abdelmalek Sellal».

« Ce sont les mêmes axes et les mêmes grandes lignes. Il n’y a pas de chiffres ni d’échéancier. Ce qui va compliquer le contrôle et le suivi», commente l’élu qui rappelle que les précédents gouvernements n’ont jamais présenté de bilans devant le Parlement. Pour lui, la situation du pays est « catastrophique» avec un Fonds de régulation des recettes (FRR) vide et des réserves de change à moins de 100 milliards de dollars. « Ce sont là les chiffres révélés par le gouverneur de la Banque d’Algérie», précise Benkhalef, convaincu que le plan présenté par Abdelmadjid Tebboune ne peut « en aucun cas être exécuté en l’absence de moyens financiers». « Tout sera clair avec la loi de finances 2018», conclut-il.

De leur côté, les députés du PT vont prendre au mot le Premier ministre en posant des questions sur les sujets d’actualité et attendent des réponses. « Le gouvernement ne peut pas ignorer le cri du 4 mai relatif à l’abstention, il est attendu de l’Exécutif des décisions audacieuses pour corriger les politiques qui sont à l’origine de la situation sociale et économique que nous vivons aujourd’hui», note Taazibt, qui attend du gouvernement des actes concrets et des lois concrétisables et revendique un bilan économique.
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On vous le dit

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Le site web de l’ONEC inaccessible

Il y a quelques jours, le ministère de l’Education nationale indiquait par la voie d’un communiqué que le retrait des convocations pour le concours de recrutement des enseignants pouvait se faire à partir du 19 juin. Il avait, pour cela, fait savoir qu’il suffisait pour chaque candidat d’aller sur le site web concours.onec.dz, pour télécharger sa convocation puis l’imprimer. Mais il y a un très gros problème. En effet, de nombreux candidats n’ont pas pu accéder à ce site et se trouvent dans une grande inquiétude, sachant que la date de l’examen approche à grands pas. Ils ont tenté à plusieurs reprises d’ouvrir la page du site en question, en vain. Le ministère de l’Education nationale est interpellé pour réparer ce désagrément préjudiciable aux candidats.

Alger adhère à l’Observatoire international des maires pour le vivre-ensemble

Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a procédé hier à Montréal à la signature de l’adhésion d’Alger à l’Observatoire international des maires pour le vivre-ensemble, en présence de Denis Coderre, le maire de Montréal. Il était accompagné du maire d’Alger, Abdelhakim Bettache. Une dizaine d’autres maires ont signé au nom de leurs villes (Chicago, Tunis, Toulouse, Ouagadougou et Madrid, entre autres). L’Observatoire a été lancé il y a une année par le maire de Montréal. Il constitue « une plate-forme d’échanges d’expériences, d’initiatives et de connaissances en matière de cohésion, d’inclusion et de sécurité urbaine». Le wali et le maire d’Alger participent également au 12e congrès Metropolis, l’organisation mondiale des métropoles et des grandes villes.

Arrestation d’un cambrioleur dans la capitale

Les services de la sûreté de la wilaya d’Alger ont arrêté récemment un suspect qui s’introduisait dans des habitations pour y voler bijoux, argent, téléphones portables et autres objets précieux et dont l’une des victimes est un conseiller dans un ministère sensible, a indiqué un communiqué des mêmes services. Selon les investigations menées par la sûreté de la circonscription de Hussein Dey, le suspect s’est introduit dans l’habitation d’un conseiller ministériel par une fenêtre et a volé une somme d’argent en devises et deux ordinateurs. Le même communiqué fait état d’une deuxième victime, un immigré, dont l’appartement a fait l’objet d’un vol par effraction pour lui subtiliser une importante somme d’argent, une quantité d’or et deux téléphones portables.

En dépit du recours au port de gants dans ses forfaits, la police a pu obtenir dans le quartier un signalement correspondant au suspect qui, de son véhicule, se postait à chaque fois pour guetter les maisons de ses victimes. Arrêté dans son véhicule en opération de repérage, le suspect était en possession de gants en cuir utilisés dans ses vols, ajoute la même source, qui indique que la brigade d’identification a établi son implication dans deux affaires, la première relative au vol d’accessoires d’un véhicule touristique et la deuxième concerne un vol aggravé par les circonstances d’escalade et d’effraction. Lire la suite

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Recrutement dans l’éducation : Priorité pour les mathématiques et la physique

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Il n’y aura pas de crise d’enseignants à la rentrée, assure Rabah Chichiou, directeur d’études chargé des dossiers administratifs au ministère de l’Education nationale, qui révèle que malgré la crise que traverse le pays, l’Etat continuera à recruter les effectifs nécessaires pour assurer la scolarité sans interruption vu la saignée qu’est en train de connaître le secteur avec les départs massifs à la retraite des fonctionnaires du secteur, notamment les enseignants. Le retrait des convocations pour le concours de recrutement qui se déroulera jeudi prochain a commencé lundi pour les 700 000 candidats inscrits aux épreuves écrites pour le recrutement de 14 627 fonctionnaires pour sept grades, dont 10 009 enseignants du moyen et du secondaire, souligne le même responsable qui était hier l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Le reste, ceux de conseillers d’orientation et de guidances scolaire et professionnelle, de superviseurs de l’éducation, d’attachés principaux de laboratoires et d’intendants et de sous-intendants. M. Chichiou souligne que le concours qui sera organisé par l’office national des examens et concours (Onec) sera soumis aux mêmes conditions que les autres examens nationaux, « avec un protocole rigoureux de sécurisation, copies anonymes, et ce, afin d’assurer l’égalité des chances entre les candidats».

Le concours concerne toutes les matières enseignées, même si la part du lion revient aux mathématiques et à la physique matières pour lesquelles le ministère a des difficultés à trouver des enseignants. « Le déficit connu dans les profils d’enseignants de ces deux matières s’explique par l’insuffisance en nombre des effectifs orientés vers la formation universitaire dans les filières pouvant fournir ce profil.» L’invité de l’émission a annoncé que le nombre des départs en retraite avoisinera les 41 000 pour l’exercice de 2017. Au total, ce sont quelque 93 260 enseignants qui ont été recrutés ces deux dernières années, en plus des 10 009 postes à pourvoir dans les cycles moyen et secondaire pour le prochain concours de recrutement, 66 869 enseignants ont été recrutés durant l’année 2016, dont 28 867 sur la base du concours sur épreuve d’avril 2016, et 38 002 autres à travers l’exploitation des listes d’attente découlant du même concours. 35 480 ont été recrutés dans le cadre des listes de wilaya et 2522 à travers les listes nationales. Selon le même directeur, l’exploitation des listes s’est poursuivie en 2017, avec le recrutement jusqu’au mois d’avril de 23 799 enseignants à travers les listes de wilaya et 3384 par les listes nationales, donnant un total de 27 183 recrutements durant la même année. Le secteur aura recours à la nouvelle liste d’attente qui sera issue du prochain concours pour faire face aux besoins qui pourraient être exprimés. Pour le cycle primaire, les besoins en enseignants seront satisfaits à travers la liste d’attente de 2016, explique le même responsable.
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Vers l’abandon des politiques sociales

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Le déficit budgétaire se creuse chaque année un peu plus. Si les déficits publics se maintiennent au même niveau au cours des prochaines années, affirme Rachid Sekak,
expert financier et ancien directeur de la dette à la Banque d’Algérie, « il faudra trouver chaque année l’équivalent de 20 à 25 milliards de dollars en monnaie locale pour assurer leur financement». Mais où aller chercher cet argent ? La situation pourrait même s’aggraver si la courbe des prix du pétrole sur les marchés internationaux continuait à décliner.

Maintenant que le Fonds des régulations des recettes (FRR) est totalement siphonné, on doit réfléchir à d’autres alternatives. Le gouvernement algérien qui a échoué à sortir – malgré l’incroyable manne financière dont il a disposée dans les années 2000 – de la dépendance vis-à-vis des revenus des hydrocarbures, semble résigné à faire l’inévitable choix de revoir ses politiques sociales.

Et c’est ce à quoi semblent s’atteler le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et son équipe. Lors de la présentation de son plan d’action à l’Assemblée populaire nationale (APN), le Premier ministre a parlé de « nouveaux mécanismes permettant le ciblage efficace des catégories éligibles aux aides de l’Etat». Autrement dit, les subventions ne devraient bénéficier qu’aux citoyens qui les méritent : aux catégories les plus vulnérables de la société. Les transferts avoisinent les 28 milliards de dollars, dont plus de la moitié couvrent les différentiels des prix du gaz, de l’électricité et des carburants. L’Exécutif aura non seulement des difficultés à mettre techniquement en place les outils qui permettraient le ciblage des catégories sociales qui sont dans le besoin, mais surtout à convaincre les Algériens de la nécessité d’abandonner les politiques sociales dont ils ont depuis toujours bénéficiées. L’année 2018 s’annonce d’ores et déjà pénible pour les ménages, l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’avait qualifiée de « difficile», son successeur s’affaire à préparer une loi de finances plus austère que la précédente et plus coûteuse pour les Algériens.

Pour se prémunir des éventuelles secousses sociales que pourrait produire l’abandon des subventions ou leurs réformes, le gouvernement a déjà pris les devants en cherchant une décision consensuelle qui impliquerait les partis siégeant au sein de l’Assemblée nationale et peut-être même au-delà. Il s’apprête à « lancer une large concertation en vue de l’adoption progressive de la politique des transferts sociaux». L’exercice, bien évidemment, sera rude.

Mais a-t-il un autre choix que de passer à l’austérité après avoir incroyablement dépensé des dizaines de milliards de dollars dans des politiques sociales d’une extrême générosité ? Rien qu’en 2013, le total des subventions directes et indirectes que le gouvernement avait accordées était de plus de 60 milliards de dollars. Les années d’avant, l’Exécutif avait également fait montre d’un altruisme financier sans limite en achetant la paix sociale contre le silence sur ses déconvenues économiques et politiques. Combien de voix se sont élevées à cette époque-là pour appeler à l’adoption de véritables réformes économiques pendant que les revenus du pays pouvaient permettre à supporter leur coût social ?

Personne n’a voulu les entendre. Aujourd’hui, l’opération de diversifier l’économie nationale en soutenant en même temps les mêmes politiques sociales semble du domaine de l’impossible. Sauf si les tenants du pouvoir comptent recourir aux réserves de change en tablant encore sur l’hypothétique remontée des prix du pétrole les années à venir. Lire la suite

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«La crise est dans notre incapacité à travailler ensemble»

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Alors que tous les indicateurs économiques virent au rouge, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, s’est voulu rassurant en affirmant que la crise est dans « notre incapacité à travailler ensemble» !
Une bien maigre assurance en ces temps d’austérité, un mot d’ailleurs qui n’a pas figuré dans le discours de présentation du plan d’action du gouvernement alors qu’il trouve bien sa traduction dans la vie des citoyens. Abdelmadjid Tebboune se dit confiant, d’autant que le niveau de nos réserves de change demeure au-dessus de 100 milliards de dollars. La situation, dit-il, est « acceptable» et bien loin du « tableau noir qu’on présente». « Notre économie est forte et nous place en tête des pays en développement», souligne M. Tebboune en affirmant que nous sommes dans une période de transition.

Comment sortir de cette situation ? Le plan d’action du gouvernement mise sur les entreprises. « Nous avons la certitude que la richesse ne viendra que des entreprises et du monde des affaires, mais nous ne permettrons pas qu’il y ait une immixtion du monde des affaires dans l’Etat. L’Etat c’est l’Etat et l’argent c’est l’argent.

Chacun est libre de faire de la politique, mais il faut séparer entre l’argent et la politique», dit-il face à une assistance qui compte bien des hommes d’affaires. M. Tebboune assure en outre que le gouvernement accordera des facilités à la création d’entreprises, notamment celles de petite et moyenne dimensions et surtout les start-up engagées dans l’économie numérique. « Nous ne renoncerons pas non plus aux grandes entreprises et aux grands investissements à condition qu’ils apportent rapidement les fruits de leurs investissements dans des créneaux réellement porteurs et créateurs de richesse», souligne le Premier ministre en précisant que le plan d’action qu’il prône promet la création de 400 000 emplois dans le cadre du dispositif ANEM et de continuer à soutenir les dispositifs Ansej et CNAC.

Ceci, et de noter que de nouvelles wilayas déléguées verront le jour dans la région des Hauts-Plateaux ainsi que la création de pôles économiques dans de nombreuses wilayas. Evoquant la sécurité énergétique, M. Tebboune indique que l’Algérie veillera à préserver sa place sur le marché international des hydrocarbures en renforçant le programme d’exploration et de recherche de nouvelles réserves, et augmenter le niveau de production annuel de 3,7% pour arriver à une production de 1 milliard de tonnes équivalent pétrole dans la période 2017-2021. Ceci, en sus de la création de deux nouvelles raffineries pour augmenter la production nationale de pétrole raffiné permettant de réduire l’importation de 35% et augmenter l’exportation de ces produits. Le gouvernement tablera aussi sur l’augmentation de la capacité de production d’électricité en passant de 19 000 MW à 31 000 MW en 2021.

Un soutien particulier sera accordé aux opérateurs investissant dans le domaine des énergies renouvelables pour arriver à une production de 22 000 MW d’électricité à partir des énergies propres. Sur le plan financier, M. Tebboune a juste survolé la question des réformes fiscales et bancaires et soutient, sans donner plus de détails, que le gouvernement veillera à combattre l’informel et à l’amélioration du climat des affaires, notamment la règle 51/49 « afin de rassurer nos partenaires étrangers et arriver à asseoir un partenariat gagnant-gagnant». Arriver à un produit national brut de 6,5% par an et augmenter de 3,2% le niveau des revenus par habitant, tels sont les objectifs du plan d’action d’ici l’horizon 2030, indique M. Tebboune.

Dire une chose et son contraire dans le même discours est une prouesse dont seuls les tenants du pouvoir ont le secret. Après avoir détaillé le programme du gouvernement, le Premier ministre affirme que nous ne disposons pas de système de statistiques fiable ni précis. Sur quelle base a-t-on donc élaboré ce plan d’action ? « Nos statistiques oscillent toujours entre 30 et 50%, ce qui fausse nos calculs, il est impératif d’arriver à constituer un bon système de statistiques», note le Premier ministre. Un constat du responsable de l’Exécutif qui sème bien le doute sur l’insubmersibilité du bateau Algérie. Des radeaux de survie sont à prévoir.

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Amel Zen, Raina Rai, El Dey célèbrent la « Fête de la Musique » à Alger

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.
Amel Zen, Raina Rai, El Dey célèbrent la

ALGER- Une brochette d’artistes de la musique algérienne à l’image de Lotfi Attar, leader du groupe Raina Raï et Amel Zen ont animé mercredi un show à Alger à l’occasion de la Fête de la musique, un événement marqué également par la participation de jeunes artistes amateurs.

Organisé dans le cadre cette manifestation musicale, célébrée à travers le monde chaque 21 juin, l’événement a vu succéder sur la scène du Théâtre de verdure Laadi-Flici plusieurs formations musicales devant un public enchanté.

En ouverture de cette manifestation baptisée cette année « La fête de la musique made in bladi », la chanteuse et interprète de musique ethno-pop, Amel Zen, a gratifié ses fans, pour la plupart des jeunes, de chansons puisées de son répertoire, exécutées sur des airs festifs envoutants.

Séduit par la voix suave de l’artiste et ses pas de danse, le public a ovationné l’auteur de « El Warda », son dernier vidéoclip en chantant en Tamazight « Yeliss Iyourayen (La fille de Gouraya , une chanson dédiée à la féminité.

Lui succédant, le groupe El Dey qui fusionne plusieurs styles musicaux dont le diwane, le flamenco et le chaâbi a servi une palette de chansons adaptées au goût d’un jeune public « enthousiaste ».

Fondée en 2009, la troupe qui s’est illustrée sur la scène algéroise par son premier album « Ana djazairi » duquel les membres ont puisé des chansons, notamment « Marie » (Meriouma).

Lotfi Attar, pionnier du célèbre groupe Raïna Raï qui avait brillé durant les années 80 et 90, était également au rendez-vous. Le guitariste Lotfi Attar, célèbre pour ses riffs exquis a gratifié le public qui l’a attendu tard dans la soirée.

Fondé en 1980 par quatre musiciens de Sidi Bel-Abbès, le groupe alliant raï, rock et gnawa s’identifie surtout à son premier album culte « Zina », sorti en 1983.

Freeklane, autre groupe de jeunes musiciens prometteurs, a enchanté ses fans avec une palette de chansons tirées notamment de son dernier album « Nomad », sorti en janvier dernier.

D’autres jeunes artistes amateurs, plutôt connus sur la scène algéroise, ont fait partie de cette soirée musicale prolongée jusqu’à l’aube.

Célébrée depuis 1982, la Fête de la Musique célébrée dans une centaine de pays a pour vocation de promouvoir la musique dans tous ses genres à travers des spectacles gratuits et concerts amateurs.

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