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Nouveaux défis, nouvelle stratégie…

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Les assises nationales de l’agriculture s’ouvriront aujourd’hui, au Centre international des conférences d’Alger, avec la participation de l’ensemble des intervenants du monde agricole, qui devront valider et adopter une série de recommandations qui permettront « de mieux orienter les plans d’action sectoriels».
Hier, lors d’une séance de clôture des ateliers ouverts pour la circonstance en mars dernier à travers plusieurs régions du pays, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a indiqué que les recommandations qui seront présentées aujourd’hui aux assises sont issues des travaux tenus durant plus d’un mois par des ateliers ayant porté sur plusieurs thématiques liées au « foncier agricole, la ressource hydrique, la valorisation des produits agricoles et agroalimentaires, l’exportation des produits agricoles, le financement et les investissements agricoles et agroalimentaires, le développement rural et la promotion du patrimoine forestier, au développement de la pêche et l’aquaculture, la formation et l’innovation, ainsi que l’organisation professionnelle et interprofessionnelle». Selon le ministre, l’objectif principal recherché à travers cette rencontre est de « dégager les orientations devant servir à développer l’agriculture, la moderniser, la rendre concurrentielle et l’ériger comme moyen de garantir la sécurité alimentaire du pays».

Il sera également question de revenir sur les principales préoccupations du secteur, notamment celles liées au foncier. Selon Abdelhamid Hamdani, directeur de l’organisation foncière et du patrimoine auprès du ministère de l’Agriculture et président de l’atelier consacré à la question foncière, les propositions retenues pour ce volet se rapportent à la question de la cession du droit de concession, à la propriété des terres agricoles et à la problématique des facilitations souhaitées par les opérateurs du secteur en matière d’accès au foncier agricole, dans le cadre des projets d’investissement exprimés par les détenteurs de capitaux.

La rencontre d’aujourd’hui devra également déboucher sur un projet de dispositions législatives et réglementaires à même de protéger les terres agricoles « contre toutes les formes d’agression qu’elles subissent». Des mesures seront également proposées afin de venir à bout du phénomène de l’inexploitation de certaines terres agricoles, et ce, à travers la mise en application des dispositions de la loi qui considèrent que « la non-exploitation des terres est un abus de droit».

« Notre SAU, qui est de 8,5 millions d’hectares, n’est pas optimisée convenablement. Nous devons impérativement régler les problèmes de l’abandon de certaines terres, de la rentabilité partielle observée, ainsi que celui des terres laissées en jachère et dont la surface globale est estimée à plus de 3 millions d’hectares», conclut M. Hamdani.

Rappelons à ce propos que pas moins de 300 000 hectares non exploités ou carrément détournés de leur vocation ont été déjà récupérés par les services concernés, alors que des statistiques révèlent que sur les 830 600 hectares octroyés aux agriculteurs ou à des investisseurs, seulement 30 000 hectares ont été réhabilités.
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On vous le dit

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Don de la guillotine utilisée dans le film Arezki l’indigène

Faire de la Maison de la culture « un musée d’histoire» est le vœu du réalisateur Djamel Bendeddouche, qui a fait don, hier, de la guillotine utilisée dans le tournage du film Arezki l’indigène, sorti en 2007 à la direction de la culture de la wilaya. Lors d’une cérémonie à la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de représentants de la famille révolutionnaire et des autorités locales, le réalisateur a procédé à la remise de l’instrument à la directrice de la culture, Nabila Goumeziane. Soulignant que son geste tend à « maintenir vives les mémoires», M. Bendeddouche a assuré que l’instrument « est une réplique fidèle de la Faucheuse ayant servi à l’exécution du célèbre rebelle Arezki L’bachir le 14 mai 1895». Elle a été réalisée par un ébéniste de la région, qui a tenu à en faire « une réplique fidèle dans les moindres détails», a-t-il ajouté. Rappelant, à l’occasion, que « cette forme d’exécution a été pratiquée en Algérie depuis 1895 et a duré jusqu’à 1959», Djamel Bendeddouche a rendu hommage au chahid Arezki L’bachir et à « tous ceux qui ont payé de leur vie pour l’indépendance de notre pays».

Saisie de plus de 3 kilos d’or à Oran

Une quantité de 3,443 kg d’or a été saisie au niveau de l’aéroport international Ahmed Ben Bella par les éléments de l’inspection divisionnaire des Douanes Oran-extérieur, selon un communiqué rendu public hier par le service de la communication de la direction régionale des Douanes. La saisie a été opérée, samedi, lors du traitement du vol international en provenance d’Istanbul (Turquie). Le métal précieux était minutieusement dissimulé à l’intérieur des bagages d’un voyageur de nationalité algérienne, a-t-on précisé. La valeur marchande de cet or est de l’ordre de 13 772 840 DA. La quantité d’or a été saisie et une amende représentant deux fois la contre-valeur de la saisie a été infligée au contrevenant, a indiqué la même source.

Une lettre antisémite de Wagner sera vendue aux enchères à Jérusalem

Une lettre de Richard Wagner à un intellectuel français mettant en garde contre « l’influence» juive dans le domaine culturel sera vendue aux enchères demain en Israël, où les représentations publiques des œuvres du compositeur antisémite sont boycottées. Wagner (1813-1883), dont les œuvres imprégnées de nationalisme ont été adoptées au XXe siècle par le IIIe Reich, était le compositeur favori d’Hitler. Datée du 25 avril 1869, sa lettre au philosophe, poète et critique, Edouard Schuré, traite de la réception de son pamphlet « Judaïsme dans la musique», initialement publié en 1850 sous un pseudonyme. « Le Français connaît très peu de choses sur les juifs», écrit Wagner à son ami, habitant dans la ville suisse de Lucerne, affirmant que l’assimilation juive dans la société française empêche de voir « l’influence corrosive de l’esprit juif sur la culture moderne». L’héritage musical et artistique de Wagner est imprégné d’antisémitisme, de misogynie et d’idées pré-nazies de pureté raciale, même si le compositeur est décédé en 1883, bien avant l’avènement du nazisme.

La Banque centrale allemande lève le voile sur son or

Une exposition à la Banque fédérale allemande lève le voile sur ses colossales réserves d’or et entend montrer aux sceptiques que les lingots allemands, fraîchement rapatriés de l’étranger, sont une réalité. Première économie européenne, championne des exportations, l’Allemagne possède également les plus grandes réserves d’or au monde derrière les Etats-Unis : 3400 tonnes de métal jaune, l’équivalent de 117 milliards d’euros. Pourtant, pendant des décennies, la majeure partie des précieux lingots ne se trouvait pas sur le sol allemand, mais dans des banques à New York, Londres ou Paris. La raison ? La crainte, en pleine guerre froide, que l’Union soviétique n’envahisse ce qui était alors l’Allemagne de l’Ouest et ne mette la main sur l’or allemand. Mais la pression grandissante du public a incité la Bundesbank, ou « BuBa», basée à Francfort, à rapatrier l’an passé la moitié de son or placé à la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre et la Banque de France. Désormais, les lingots sont au sous-sol de l’institution francfortoise, dans un endroit secret. Seuls huit lingots sont exhibés dans son Musée de l’argent, dans le cadre de l’exposition « Or. Des trésors dans la Banque centrale allemande», présentée du 11 avril au 30 septembre 2018. Lire la suite

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Retour sur l’histoire de l’Odyssée du Dina

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Ce récit est dédié à ceux qui ont risqué, en toute connaissance de cause, leur vie plus d’une fois, sans échappatoire possible, au cours du périple du Dina.
Ils ont poursuivi la lutte, par la suite, pour que le Maghreb vive libre et digne. Je dis bien Maghreb, car cette action a profité autant au Maroc qu’à l’Algérie. Il faut insister sur ce fait : sept Algériens, un Yougoslave, un Soudanais et moi-même, sommes associés dans ce drame et ces périls avec la perspective de 10% de chance de succès, pour que le Maroc reçoive ses premières armes et que plusieurs régions algériennes créent ou développent leurs unités de l’Armée de libération nationale», rapporte feu Nadir Bouzar, responsable de l’opération « Dina» dans son livre-mémoire de cette première expédition d’armes d’Egypte vers l’Algérie via le port de Nador, au Maroc.

C’est dans l’esprit de commémorer la bravoure de cet équipage, qui a beaucoup donné à l’aurore de la Guerre de Libération, et à l’occasion du 43e anniversaire de la disparition de Nadir Bouzar, que l’Association des amis de Miliana art et culture a organisé, la semaine dernière, un hommage à ce moudjahid du Maghreb en présence des membres de sa grande famille, dont son épouse et ses enfants, ainsi qu’un panel d’historiens, dont Hassan Remaoun et Ahmed Ben Daoud.

Récit d’une histoire peu connue

« Nadir Bouzar, né au Maroc, a laissé derrière lui beaucoup d’exploits et surtout des témoignages saillants du fonctionnement de l’administration coloniale, à travers son livre J’ai cru en la France et de cette grande traversée de la Méditerranée avec cette lourde cargaison d’armes pour la libération du Maghreb», souligne Hassan Remaoun, sociologue et historien, présent à cette cérémonie. Dans son intervention, M. Remaoun s’est attardé sur le parcours de ce moudjahid qui a élu, en 1953, pour terre de refuge Le Caire. Cette ville était à cette époque-là une plaque tournante des mouvements de libération du Maghreb.

Plusieurs figures historiques s’y sont réfugiées, on citera Habib Bourguiba, Salah Ben Youcef, Abdelkrim El Khatibi, Modamed Khider, Brahim Toubal, Said Ait Ahmed et une délégation du FLN, dont essentiellement Ahmed Ben Bella et Mohamed Boudiaf. Pour lui, il est important de recoller les morceaux de la grande histoire de libération et de rapporter tous ces événements, qui sont souvent très émouvants et très difficiles.

Pour revenir à cette expédition d’armes, le voyage du Dina – un yacht qui appartenait à la reine Dina de Jordanie – commence le 28 février 1955 à partir du port d’Alexandrie en Egypte. Les 21 tonnes d’armes automatiques et individuelles, de grenades et de munitions, qui étaient à bord, devaient arriver au port de Nador dans un délai de 3 jours. Ce voyage a duré 30 jours. Une tempête a fait que cette noble aventure dura plus que prévu et que le bateau ait été obligé d’échouer en Libye avant de reprendre sa route vers Nador.

La pièce manquante

Si l’histoire du bateau Dina et de cette traversée de la Méditerranée est bien détaillée dans le livre de feu Nadir Bouzar, la pièce manquante est l’acheminement de cette cargaison du port de Nador jusqu’à la ville de Ghazaouet, à l’ouest de l’Algérie. Ahmed Ben Daoud, chercheur et professeur d’histoire à la faculté des sciences humaines et sociales à l’université Abou Bekr Belkaid (Tlemcen), a fait la lumière sur cette zone d’ombre de l’histoire de la Guerre de Libération, en rencontrant et recueillant le témoignage d’un des 17 moudjahidine algériens qui ont assuré cette mission.

Il s’agit de feu Sayah Mohamed, dit « Si Slimane», officier supérieur de l’ANP en retraite. M. Ben Daoud, présent lors de cette journée de commémoration de feu Nadir Bouzar, a suscité l’émotion de tous les présents en narrant dans les moindres détails l’histoire de ces 17 personnes dans leur virée de Ghazaouet jusqu’à Nador en aller et retour.

« Cette mission était commanditée par Larbi Ben M’hidi en personne. Ces braves enfants de l’Algérie ont marché à pieds, sans grande nourriture, sauf les fèves qu’ils cueillaient des champs par lesquels ils passaient, et sans argent pendant 3 jours. Ils ont dû traverser l’Oued Kiss, frontière naturelle entre l’Algérie et le Maroc.

De peur d’être aperçus par les espions, ils ne pouvaient marcher que la nuit. Arrivés à Ouled Bouarfa, patelin à une poignée de kilomètres de Nador, ils ont attendu 10 jours avant de retrouver la première caisse d’armes, un signal de l’arrivée du Dina. Entre Marocains et Algériens, ils constituèrent une file indienne de 75 personnes, du bateau qui s’était échoué à quelques mètres de la plage jusqu’à la rive», raconte Ahmed Ben Daoud.

Selon cet historien, l’opération d’acheminement des armes a duré toute la nuit et ces hommes qui ont défié tous les dangers, allant de la menace des espions jusqu’aux eaux glaciales de la mer déchaînée, méritent toutes les éloges et la légion d’honneur.

Une fois la cargaison d’armes déchargée du Dina, elle a été planquée dans une maison et les héros se sont cachés dans une grange en attendant de reprendre, dans la soirée, la route avec les armes vers Ghazaouet. « Sur le chemin du retour, ces braves hommes ont dû affronter encore un nouveau défi : Oued Melouya, qui faisait 60 m de large, en forte crue. L’eau qui leur arrivait jusqu’au cou pouvait détériorer la qualité des armes et des munitions.

Décision prise : couvrir le tout dans leurs habits et porter les armes par-dessus leur tête. L’eau était glaciale et la crue était forte. Le courant également. Reliés par une corde, ils ont réussi tant bien que mal à traverser l’oued. Leur mission était finie, lorsqu’ils arriveront enfin sur le sol algérien, où Larbi Ben M’hidi les attendait. Ils pouvaient enfin laisser derrière eux la faim, la peur, le froid et commencer une nouvelle étape de la Guerre de Libération déjà entamée», ajoute-t-il.

Et de souligner un fait important dans l’histoire du bateau Dina et cette cargaison d’armes : la présence de Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediène. « Présent sur le bateau Dina, Houari Boumediène n’avait aucun rôle dans cette mission que gérait depuis son début Nadir Bouzar. Mohamed Lire la suite

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«Il faut optimiser le travail de fond des éléments militaires»

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Le vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a appelé hier à optimiser le travail de fond des éléments militaires afin d’atteindre les objectifs assignés aux missions de l’ANP.
Reprenant hier la visite qu’il a interrompue suite au crash de l’avion militaire à Boufarik, dans la wilaya de Blida, le chef de l’état-major de l’armée a insisté sur « l’intérêt capital accordé par le haut commandement de l’Armée nationale populaire, pour optimiser le travail de fond des éléments militaires et concorder leurs missions avec les nobles objectifs de notre pays».

Ces nobles missions, a-t-il poursuivi, « exigent, sans aucun doute, de consentir tous les efforts avec loyauté et dévouement, et nécessitent de tous les éléments militaires de se munir de vigilance et de précaution et de respecter les mesures de sécurité et de prévention recommandées, en tant que qualités».

Le vice-ministre de la Défense estime que ce sont ces efforts qui « distinguent tous ceux qui portent l’amour de leur pays, qui savent le servir et le défendre, qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour préserver sa souveraineté nationale et sa stabilité, et pour asseoir la sécurité dans ses quatre coins».

« Telle est la marque du travail laborieux et fructueux et l’empreinte de l’éthique professionnelle qui caractérisent les éléments de l’Armée nationale populaire, à l’image de leurs vaillants aïeux de l’Armée de libération nationale», a enchaîné Ahmed Gaïd Salah, insistant sur la préparation des troupes à faire face à toutes les situations.

C’est lors d’une visite dans cette même région militaire en novembre que le vice-ministre de la Défense nationale avait mis en avant les qualités et le professionnalisme des éléments de l’ANP. « L’un des multiples éléments porteurs de puissance, dans tous les sens de ce terme, sur lesquels se base l’Armée nationale populaire, est, comme souligné précédemment, le facteur du travail de préparation et d’instruction qui s’articule, à son tour, autour de l’effort de formation.

Ceux sont là deux facteurs clés ayant permis à nos forces armées d’atteindre les échelons où nous nous trouvons aujourd’hui, à des niveaux de haut rang, qui nous apportent une fierté méritée, et qui ont donné à notre armée, de manière factuelle et sur le terrain, l’opportunité d’arriver à un niveau optimal de compétence, de talent et de qualification, et l’ont, réellement et sans rhétorique, placée au rang des grandes et puissantes armées», avait-il assuré.

Ahmed Gaïd Salah, qui est très actif sur le terrain, en faisant des interminables tournées à travers les différentes régions militaires, a inauguré hier un nouveau siège du complexe de justice de la 2e Région militaire, qui comprend le tribunal militaire et l’établissement militaire de prévention et de rééducation à Oran, ainsi que des logements de fonction, où il a visité les différents pavillons du groupement et s’est enquis des conditions de travail des cadres et des éléments de ce secteur. La visite du chef de l’état-major se poursuivra aujourd’hui avec la tenue d’une réunion d’orientation avec les cadres et les personnels des unités de cette région de l’extrême ouest du pays. Lire la suite

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«Le secteur agricole est mal connu parce qu’aucune

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

– A la veille de la tenue des assises nationales sur l’agriculture, peut-on parler de modèle agricole algérien ?

Sur le plan institutionnel, on peut parler d’un modèle agricole algérien dans la mesure où l’agriculture algérienne comprend des types d’exploitations agricoles qui – à ma connaissance – n’existent pas dans d’autres pays.

C’est le cas des exploitations agricoles collectives (EAC) et des exploitations agricoles individuelles (EAI), dont le foncier reste propriété privée de l’Etat mais est donné en concession à des agriculteurs pour une durée de 40 ans. Pour leur permettre de se développer, le statut de concessionnaires de ces derniers leur permet désormais de s’associer à des capitaux privés. Sur le plan technique et agronomique, il n’y a pas à proprement parler de modèle spécifique à l’agriculture algérienne.

– De la révolution agraire à nos jours, le secteur agricole peine à sortir du cadre purement expérimental, nous passons d’une formule à une autre sans arriver à adopter un modèle agricole pérenne et efficace. Pourquoi à votre avis ?

Il est vrai que le secteur agricole a connu beaucoup de changements, en particulier le secteur agricole d’Etat. La « révolution agraire» n’a duré que quelques années, puis les terres ont été rendues à leurs propriétaires.

Quant au secteur agricole d’Etat, depuis sa constitution en 1963, il a connu moult péripéties : coopératives d’anciens moudjahidine dans les années 1960, gestion centralisée des anciennes fermes coloniales par l’Office national de la réforme agraire (ONRA), libéralisation de la commercialisation au début des années 1980, restructuration en 1987 avec la constitution des EAC et EAI, la dissolution des coopératives de services et la fin de la garantie de l’Etat sur les crédits accordés par la BADR, tolérance du partage de facto entre les attributaires de nombreuses EAC, puis remise en cause de la loi de 1987 pour ramener le droit de jouissance à 40 ans et permettre aux EAC d’avoir des partenaires privés sans toutefois légaliser le partage des EAC…

Tous ces changements ont amené les agriculteurs du secteur agricole d’Etat à se sentir peu sécurisés dans leur statut, donc enclins à peu investir ou même à désinvestir, comme au moment de la création des EAC et EAI en 1987 (vente du cheptel et de matériels).

Les changements s’expliquent par la contradiction entre deux objectifs du pouvoir politique dominant depuis l’indépendance : d’une part garder le contrôle du secteur agricole étatique, d’autre part essayer d’augmenter les productions de ce secteur. D’où ces tâtonnements – se traduisant par les changements décrits précédemment – pour essayer de résoudre cette contradiction.

– Nous partageons des conditions climatiques similaires avec des pays qui ont réussi le défi de la sécurité alimentaire. Où en est-on et où se situe notre échec ?

Il ne faut pas confondre autosuffisance alimentaire et sécurité alimentaire. L’autosuffisance alimentaire signifie qu’un pays produit toute l’alimentation de sa population. A notre époque, aucun pays n’est autosuffisant sur ce plan. Quant à la sécurité alimentaire, un consensus a été trouvé sur sa définition au sommet mondial de l’alimentation, organisé par la FAO en 1996.

Elle « est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine». Autrement dit, la sécurité alimentaire implique donc :

– la disponibilité d’aliments « en quantité suffisante et d’une qualité appropriée», cette disponibilité provenant indifféremment de la production nationale et/ou des importations ;

– l’accès à la nourriture de tous les habitants d’un pays, cet accès pouvant être obtenu par différents moyens (achat, autoproduction, aide alimentaire) ;

– l’utilisation de la nourriture « dans le cadre d’une diète adéquate, d’eau potable, d’assainissement et des soins de santé de façon à obtenir un état de bien-être nutritionnel qui permette de satisfaire tous les besoins physiologiques». Tous ces éléments soulignent le rôle des facteurs non alimentaires dans la sécurité alimentaire ;

– la stabilité de l’accès à la nourriture, c’est-à-dire la permanence de cet accès (absence de rupture dans l’approvisionnement, quelle que soit la cause de la rupture éventuelle).

Selon cette définition, la sécurité alimentaire est assurée en Algérie, le pays ayant les ressources financières – grâce à la rente pétrolière – pour importer suffisamment de nourriture en complément de ses productions (en termes de calories, environ 68% de la nourriture de la population sont importés en année quinquennale moyenne 2009-2013).

– Avec la chute des prix du pétrole, beaucoup ont parié sur un renouveau agricole. Pourquoi ce renouveau tarde-t-il à venir ?

Je suppose que par « renouveau agricole» vous voulez dire que l’agriculture doit faire de grands progrès en termes de rendements et de productions pour compenser un tant soit peu la baisse des recettes pétrolières par la diminution des dépenses en devises pour les importations alimentaires ? A mon avis, dans ce sens, le renouveau a commencé il y a plusieurs années et est toujours en cours, surtout grâce à des investisseurs privés dont certains ont introduit de nouvelles techniques agricoles et d’élevage.

Mais, ce renouveau est fortement freiné par la diminution des dépenses de l’Etat en direction du secteur agricole, du fait de la chute des recettes pétrolières : la chute des dépenses a concerné les infrastructures (électrification rurale pour l’irrigation, ouvrages de mobilisation des eaux, infrastructures de stockage) et aussi les aides à l’investissement à la ferme (machines, forages, équipements d’irrigation…), et aux intrants (engrais, semences performantes, produits de traitement…).

– Le foncier agricole demeure l’otage d’une gestion qui manque de transparence. Quelle est, à votre avis, la meilleure façon de gérer ce foncier ?

Pour le foncier qui est juridiquement propriété privée de l’Etat (donc aliénable) (les ex-terres coloniales et la plupart des terres steppiques), la règle générale est qu’il ne doit pas être privatisé, cela parce qu’il est souhaitable que la rente foncière (revenu de la propriété du sol) soit perçue par l’Etat afin que celui-ci l’utilise pour le développement, en particulier pour le développement agricole et rural.

Le statut de la concession paraît approprié de ce point de vue. Encore faut-il que l’Etat mette en place les Lire la suite

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Ouargla: finalisation de l’inventaire des acquisitions et objets archéologiques du musée saharien

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.
Ouargla: finalisation de l'inventaire des acquisitions et objets archéologiques du musée saharien

OUARGLA – L’opération d’inventaire des acquisitions archéologiques et objets entreposés au musée saharien à Ouargla a été finalisée, avec leur classification selon leur nature et leur valeur historique, en prévision de la réouverture  »toute prochaine » du musée, a-t-on appris lundi de sa directrice.

Cette opération scientifique précise, qui a pris du temps (lancée en 2016) et qui a été confiée à deux archéologues de l’Office local de gestion et d’exploitation des biens sauvegardé, permet de réhabiliter et d’évaluer toutes les acquisitions du musée saharien (fondé en 1938), y compris celles datant de l’ère préhistorique, aux fins de leur classement selon la réglementation en vigueur, a expliqué à l’APS Mme Oum El-Kheir Benzahi.

« Elle est actuellement au stade du choix des articles » que les archéologues ont pu clairement identifier et connaitre leur véritable origine et pouvant être exposés au musée, en prévision de « sa toute prochaine » ouverture au public, en coordination avec la direction générale de l’Office précité, a-t-elle ajouté.


Lire aussi: Ouargla: large opération d’inventaire des objets archéologiques au musée Saharien


Ces objets concernent notamment des pierres, des fléchettes, des ustensiles en poterie et d’autres en cuivre, datant de diverses époques (de la préhistoire à l’ère moderne), découvertes dans les régions d’Oued-Mya, Oued Righ et jusque dans le Tassili, en plus d’armements datant de la glorieuse Guerre de libération nationale et d’objets divers façonnés par l’homme ancien au début de la découverte des métaux, a fait savoir Mme Benzahi.

A ces objets, s’ajoutent diverses acquisitions mises au jour lors de fouilles archéologiques menées par la suisse Marguerite Van Berchem sur le site de l’antique Cité de Sedrata (7 km Sud d’Ouargla) fondée vers le 10ème siècle par les Rostémides.

Tous ces articles rares, plus de mille (1.000) pièces remontant à des ères diverses et anciennes, soigneusement conservés dans des boites spéciales pour les préserver des facteurs de dégradation, au vu de leur valeur historique, seront mis à la disposition des universitaires et chercheurs pour les besoins d’études scientifiques et de recherches, et ce comme matière scientifique authentique, en coordination avec l’administration du musée, selon la même responsable.

Le musée compte aussi une aile dédiée à l’ethnographie, reflétant le mode de vie des habitants de la région, leurs traditions et coutumes, leur artisanat traditionnel lié à la confection de leurs habits et la fabrication de leurs ustensiles (poterie et cuivre), ainsi que des photographies immortalisant l’ancien mode vie dans la région d’Ouargla.

Réouverture imminente du musée saharien

La réouverture du musée saharien, dont l’édifice avait été déjà inauguré auparavant après avoir subi un large lifting, est imminente au public. Elle permettra aux citoyens de s’informer sur le patrimoine culturel populaire ancien de la région d’Ouargla et ses environs, a annoncé Mme Benzahi.

L’aménagement de cette structure muséale a pris un temps relativement « long », du fait de l’opération d’inventaire et de classement des pièces archéologiques qu’il renferme, des procédés de leur conservation, leur mode d’exposition, le type d’éclairage à adopter, le classement des salles et autres, a-t-elle expliqué.

Le lifting qu’il a subi, tout en veillant au respect du cachet architectural local saharien, est passé par plusieurs étapes englobant les façades extérieurs et intérieures et leur revêtement en gypse local, le colmatage des fissurations, la réfection des toitures et des sols, la réalisation de l’éclairage (intérieur et extérieur), l’entretien et la réfection des réseaux divers, la peinture, l’installation des armoires d’exposition et autres.

Le musée saharien, dans son nouvel habillage, contribuera à la dynamisation de l’activité touristique dans la région, en plus de l’ouverture d’un site d’étude aux universitaires, chercheurs et archéologiques, permettant des recherches sur l’histoire de la région d’Ouargla en particulier, et du sud-est du pays en général.

Le site du musée saharien constituait dans le passé une halte de caravanes culturelles en provenance de la Saoura, du Gourara et du Touat, à destination des régions d’Oued Mya (Grand Ouargla), Oued-Righ (Grand Touggourt), selon des versions historiques.

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