formats

Blida: La peau de mouton, un patrimoine en perdition

Publié le 12/08/2019, par dans Non classé.
Blida: La peau de mouton, un patrimoine en perdition

BLIDA- La peau de mouton « Hidoura » qui constituait autrefois une pièce maitresse du décor dans les foyers blidéens et algériens en général et un patrimoine culturel lié à l’Aid El Adha, n’a, aujourd’hui, plus la cote chez les femmes algériennes qui s’en débarrassent pour une raison ou une autre.

La génération actuelle des mamans trouvent une difficulté à nettoyer la peau de mouton contrairement à nos aïeules qui l’ont transformé en une pièce de décor garnissant, à l’époque, les salles de séjour des foyers algériens.

Première chose à constater dans les rues après l’égorgement des moutons, est le nombre considérable de peaux de mouton abandonnées au bord des trottoirs ou souvent jetées dans les poubelles, ce qui signifie que peu de gens pratiquent encore ce rite ancestral.

En dépit de leur amour à cette pièce de décor qui leur rappelle l’enfance et la grande maison de famille, la majorité des femmes approchées à ce sujet affirment qu’elles y ont renoncé en raison du temps et d’effort que nécessitent le nettoyage et le séchage des toisons.

Le nettoyage des tripes « Douara » et de la tête de mouton « Bouzelouf » est déjà épuisant, a dit une femme au foyer, ajoutant qu’elle ne comptait pas utiliser la Haidora vu la difficulté du processus.

Certaines familles se débarrassent de la peau de mouton par crainte de développer une allergie à cause de la laine, pendant que d’autres préfèrent un décor moderne avec des couleurs et des modèles de leur choix.

En revanche, plusieurs familles de Blida s’attachent à préserver cette tradition ancestrale. Mohamed un père de famille de Douérat (Blida) s’est dit fier de transmettre ce patrimoine culturel à ces enfants.

Après le séchage de la peau de mouton salinée qui prend entre 15 à 20 jours, nous la lavons avec le savon et l’eau de javel et la séchons une dernière fois, a ajouté Mohamed.

Malgré les appels lancés chaque année pour consacrer des endroits à la collecte des peaux des cheptels, les habitants de la ville affirment qu’ils se trouvaient dans l’obligation de les jeter aux poubelles.

Lire la suite

formats

Clôture du Festival international de Djemila : plateau musical algérien varié

Publié le 09/08/2019, par dans Non classé.
Hasna El Becharia, chante en clôture du festival international de Djemila / 08-08-2019 / Photo : Facebook/@DjemilaFestival

SETIF- La 15ème édition du festival international de Djemila (60 km à l’Est de Sétif) a pris fin dans la nuit de jeudi à vendredi sur des aires variées de la musique algérienne, après une semaine de soirées artistiques, en présence d’un public nombreux.

La scène de l’antique Cuicul s’est ouverte par la conteuse Sihem Kennouche et son spectacle « Sérénade des prénoms », mêlant histoire et patrimoine avec en arrière-fond musical la voix de la talentueuse chanteuse du genre andalou Lamia Ait Amara. Une voix suave qui a fait voyager le public à travers une randonnée onirique au fin fond des origines de prénoms algériens.

L’artiste Bekakchi El Kheir prend le relais et régale l’assistante à l’antique Cuicul avec un cocktail de ses meilleures chansons.

Bekakchi a chanté « Koul l’ha, Asou ya assassa », « Koult andi lahbab », « S’bert s’bert » et puis « Nachek fi zine » et tant d’autres tubes enflammant la scène et suscitant de stridents youyous.

Cheb Yacine Tiger enchaine et gratifie le public par une panoplie de chansons sentimentales, connues et entonnées en chœur par un public conquis.

Hassna El Becharia fait monter l’atmosphère d’un cran et charme le public par sa voix, son aisance sur scène, la spontanéité de ses musiciens et sa manière de perpétuer la musique authentique.

Dès que les premières notes de  »Choubik loubik » de Cheb Nasro retentissent annonçant l’entrée sur scène de l’artiste tant attendu, le public était en extase. Les admirateurs très nombreux de Nasro, ont repris spontanément et en chœur la chanson.

Emu par un accueil des plus chaleureux du public composé notamment de jeunes, Nasro de son vrai nom Nassreddine Souidi, a chanté avec ses fans  »Achekek albi », « Ma bkaach lamane » et enchaîne  »Antia ma vie » et  »Atta’k rabi plaça fi Galbi » dans une ambiance enflammée à laquelle beaucoup de présents n’ont pu résister et n’ont cessé de se déhancher au rythme des mélodies entraînantes.

La 15ème édition du Festival international de Djemila a été ouverte dimanche par un spectacle captivant sur les rythmes de la musique sraoui, relatant l’histoire de cette musique authentique caractérisant les régions des Hauts plateaux.

Lors des soirées du Festival, se sont produits su scène plusieurs artistes à l’instar de Kader « Japonais », Bilal Seghir, Samir Leulmi, Radia Manel, Mok Saib, Amine Babylon, Hocine Staifi, Salim Chaoui et le chanteur libanais Iwane.

Lire la suite

formats

La poésie de Mahmoud Darwich dans deux ouvrages chez Barzakh

Publié le 09/08/2019, par dans Non classé.
La poésie de Mahmoud Darwich dans deux ouvrages chez Barzakh

ALGER- Pour marquer la commémoration du 11ème anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich, l’éditeur algérien Bazakh a réédité deux recueils tirés de l’oeuvre du grand poète palestinien mort le 9 août 2008.

Les deux ouvrages, l’un en français, l’autre en arabe et français, constituent un florilège de poèmes proposé par deux grands poètes et traducteurs- le Palestinien Elias Sanbar et le Marocain Abdellatif Laâbi- parmi les textes les plus marquants de la poésie arabe contemporaine et dont Darwich est une des figures de proue.

Le premier volume, une anthologie intitulée « Rien qu’une autre année », titre d’un ses poèmes et qui donne un aperçu de l’itinéraire de Darwich sur près de 20ans (1966-1982) avec neuf recueils, que Abdellatif Laâbi a choisi de rendre en Français.

L’anthologie s’ouvre sur les poèmes tirés du recueil « Un amoureux de Palestine », publié en 1966. C’est par ces poèmes chantés, que les lecteurs arabes découvrent « A ma mère », et « Poèmes sur un amour ancien ». Avec d’autres textes, ces deux poèmes constituent, s’il en est, l’acte de naissance d’un grand poète qui allait vite confirmer son envergure internationale.

Du deuxième recueil de Dawich, « Fin de la nuit, 1967 », Laâbi a choisi six poèmes dont l’emblématique « Rita et le fusil », texte à la charge poétique intense où le chagrin, le questionnement, la colère et l’amour se mêlent au sentiment d’échec et d’impuissance.

« Les oiseaux meurent en Galilée, 1970 », un troisième recueil composé de neuf poèmes marque une évolution dans l’expression poétique de Darwich. Les textes qui le composent trouvent, par la profondeur et la puissance du verbe, une résonance particulière chez le lecteur de Darwich: « Pluie douce et un automne lointain « , « Rita, aime-moi », « Chute de la lune »‘, autant de poèmes qui célèbrent l’amour et l’humain, sans cesser de pourfendre l’injustice et la tyrannie.

De « Ma bien-aimée se réveille, 1970 », Laâbi a choisi de traduire trois poèmes dont « Passeport » -interprété par le chanteur engagé libanais Marcel Khalifé- « Chronique de la douleur palestinienne’‘, sur la débacle des armées arabes en 1967, ou encore « Ecriture à la lueur d’un fusil », un poème narratif par excellence où Darwich convoque l’histoire et ses héros tragiques.

Du recueil « T’aimer ou ne pas t’aimer » (1972), Laâbi propose « Cantiques », « Le guitariste ambulant », « Le passager » et surtout l’incomparable « Sirhan boit le café à la cafétéria », un poème où le personnage de Sirhan se donne une destinée, possible pour chaque Palestinien.

« D’essai numéro 7 « (1975), le traducteur a sélectionné « ‘Comme si je t’aimais », « La sortie du littoral méditerranéen », « Le fleuve est étranger et tu es mon amour » et « Gloire à cette chose qui n’est pas arrivée ».


Lire aussi : Le long métrage « 143, rue du désert » au Festival de Locarno


Par le choix du titre donné à ce recueil, Mahmoud Darwich a voulu, symboliquement, signifié les changements opérés dans sa précédente expérience et souligné la transition vers une autre expression poétique dont « Noces », un recueil publié en 1977, porte déjà les prémices.

Ce recueil dont l’anthologie rassemble sept poèmes parmi lesquels le poème-titre, regroupe entre autres « Il était ce qu’il adviendra », « Ainsi parla l’arbre délaissé », et « Le poème de la terre », un des textes les plus aboutis de Dawich. Dans « Ahmad Azzatâr » ou Tel Aza?tar -du nom d’un camp des réfugiés au Liban rendu tristement célèbre après le massacre de milliers de Palestiniens en 1976- la tragédie est cette fois déclamée en vers par la voix du poète.

Pour clore l’anthologie, Abdellatif Laâbi propose en Français « ‘Souterrains », « Rien qu’un autre année » e surtout l’éternel « Beyrouth », le long poème écrit rn 1981 et gravé à jamais dans la mémoire de milliers d’admirateurs de Darwich pour qui « Beyrouth (reste) notre unique tente, Beyrouth notre unique étoile ».

Dans un deuxième ouvrage réédité concomitamment par Bazakh, Elias Sanbar, traducteur et ami intime de Dawich, propose sept recueils et longs poèmes représentant l’itinéraire du grand poète palestinien entre de 1992 à 2005.

Cette anthologie bilingue, en Aabe et Français, a été choisie et présentée par l’homme de culture et éditeur franco-syrien, Farouk Mardam-Bey, comme « une ouevre majeure, un important jalon dans l’histoire de la poésie arabe contemporaine ».

Cette compilation d’extraits de l’œuvre de Darwich, traduits par les soins de Sanbar, comporte entre autres « Onze asres », « Discours de l’homme rouge », six poèmes tirés du recueil « Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude », outre « Murale », « Etat de siège » ainsi que des poèmes extraits de « Ne t’excuse pas » et « Comme des fleurs d’oranger et plus loin ».

Mahmoud Darwich est décédé en 2008 à l’âge de 67 ans. Considéré comme une des voix majeures de la poésie au XXè siècle dans le monde, il laisse une œuvre monumentale traduite dans une vingtaine de langues.

« En mêlant l’individuel au collectif , le quotidien à l’éternité, (…) le poète y réussit le pari de toute une vie: opposer la fragilité humaine à la violence du monde et élever la tragédie de son peuple au rang de métaphore universelle », dira Mardam-Bey à propos du legs poétique de Darwich.

Lire la suite

formats

Le long métrage « 143, rue du désert » de Hassen Ferhani au Festival de Locarno

Publié le 06/08/2019, par dans Non classé.
Le long métrage

ALGER- Le long métrage de fiction « 143, rue du désert » du réalisateur algérien Hassen Ferhani a été programmé hors compétition au 72e Festival international du film de Locarno (sud-est de la Suisse) prévu du 7 au 17 août, annoncent les organisateurs.

Premier long métrage de Hassen Ferhani, « 143, rue du désert » figure sur la liste « Cinéastes du présent », deuxième plus importante section du festival qui compte 5 autres productions dont « Baamum Nafi » du Sénégalais Mamadou Dia, « Ham on Rye » de l’Américain Tyler Taormina et « La paloma y el Lobo » du Mexicain Carlos Lenin, entre autres.

D’une durée de 100mn, le film de Ferhani, une production algéro-franco-qatarie, raconte l’histoire de « Malika », gérante d’un modeste restaurant sur la route du désert, au fin fond du Sahara algérien, où viennent se ravitailler routiers, aventuriers et autres voyageurs.

Hassen Ferhani avait réalisé en 2016, « Fi rassi rond point », un documentaire primé en Algérie et dans les festivals internationaux où il reçu de nombreux prix.

17 films de différents pays, sont compétition officielle du festival de Locarno dont l’édition 2019 a choisi de mettre à l’honneur le cinéma de l’Asie du sud-est (Indonésie, Philippines et le Laos) dans un programme qui s’étale jusqu’à 2021.

Fondé en 1946, le Festival international du film de Locarno, considéré comme un des plus anciens festivals européens aux côtes de la Mostra de Venise et Cannes. Il vise à propulser les jeunes talents et faire découvrir les nouveaux courants du cinéma mondial.

Lire la suite

formats

La RASD participe au 13e Festival international de musique de Moscou

Publié le 05/08/2019, par dans Non classé.

MOSCOU – La République arabe sahraouie démocratique (RASD) participe au 13e festival international « Rassembler des amis » organisé dans la capitale russe, Moscou, à l’invitation du Conservatoire d’Etat de Moscou « Peter Tchaïkovski ».

Le festival a ouvert dimanche ses portes aux visiteurs en présence de la direction du conservatoire et de la presse, ainsi que de plusieurs délégations d’Espagne, d’Argentine, de Colombie, de Chine, d’Iran, de Turquie, d’Italie des Etats-Unis.

La RASD est représenté par une délégation du ministère de la Culture, qui participe à cet événement jusqu’au 29 août prochain. L’exposition du Sahara occidental a présenté des produits artisanaux authentiques de la culture saharienne, des planches photographiques, qui représentent des aspects essentiels du développement de la société au Sahara occidental, ainsi que la tente traditionnelle avec ses accessoires.

Depuis l’ouverture du festival, beaucoup de personnes ont visité l’exposition du Sahara occidental.

Lire la suite

formats

Ouverture de la 15ème édition du Festival international de Djemila

Publié le 05/08/2019, par dans Non classé.

Djemila (SETIF)- La 15ème édition du Festival international de Djemila (60 km 60 km à l’Est de Sétif), s’est ouverte dimanche soir à l’antique Cuicul un spectacle captivant sur les rythmes de la musique sraoui, en présence de la ministre de la Culture Meriem Merdaci.

Conception de Youcef Zehouani et El Kheir Acheche, le spectacle a remonté le temps pour revenir sur l’histoire de la musique sraoui, celle caractérisant les régions des Hauts plateaux et son évolution à travers le temps pour arriver à la chanson sétifienne moderne.

Sur scène, les voix fortes et puissantes des chanteurs Tchier Adelghani, Fares Staifi et Manel se sont entremêlées pour chanter la joie, les réjouissances, la tristesse et le déchirement, tels les chants sraoui puissants qui emplissaient autrefois les campagnes des Hauts Plateaux, suscitant de stridents youyous et des salves d’applaudissements d’une assistance conquise.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, la ministre de la Culture a salué les efforts déployés pour réussir cette nouvelle édition du Festival international de Djemila et la présence d’un grand public, soucieux a-t-elle soutenu d ‘’entretenir et préserver un patrimoine ancestral ».

Mme Merdaci, évoquant ‘’un militantisme culturel » a ajouté que son département œuvre à encourager toutes les initiatives visant à promouvoir l’Algérie et sa culture dans toute sa diversité.

Pour cette première soirée de la 15ème édition du Festival international de Djemila, le chanteur libanais Awane a ouvert le bal gratifiant les présents d’un cocktail de chansons et de rythmes.

Le très attendu Kader Japoni devra se produire au cours de cette même soirée tout comme les chanteurs Massi, Kenza Morsli et Fares Staifi, à l’affiche de la première soirée de l’édition 2019 de cet événement culturel.

Devant se poursuivre jusqu’au 8 août courant, cinq soirées durant, le public de Djemila devra apprécier entre autres artistes, Nasro, Bilal Seghir, Samir Leulmi, Radia Manel, Mok Saib, Amine Babylon, Hocine Staifi et Salim Chaoui.

Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 4)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair