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Des appels au retrait du texte

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Si certains députés comptent proposer des amendements de fond de certains articles, d’autres appellent simplement au retrait du texte.
Le contenu du projet de loi relatif à la santé, présenté hier en plénière à l’APN, a déçu plus d’un. Les différents intervenants des formations politiques, qu’elles soient de l’opposition ou autre, ont été surpris de voir le texte présenté par le gouvernement « prendre une orientation dangereuse pour le système national de santé publique» et sont unanimes à relever les députés parmi les 194 inscrits pour intervenir lors de ces deux journées de débat.

Si certains comptent proposer des amendements de fond de certains articles importants dans la politique nationale de santé, d’autres appellent simplement au retrait de ce texte, notamment tous les partis de l’opposition.

Le parti de Louisa Hanoune, le PT, en tête, a affiché sa position dès l’ouverture des travaux. Munis de pancartes où il est mentionné, entre autres, « Le droit à la santé, un droit fondamental», « L’argent public pour le secteur public», les députés du PT appellent au retrait de ce projet de loi. « Il s’agit d’un texte qui remet en cause la gratuité des soins et il est anticonstitutionnel.

A travers ce texte, on comprend bien que l’Etat se désengage complètement du financement du système de santé publique au profit du secteur privé qu’il encourage. Il s’appuie sur la CNAS qui est aujourd’hui déficitaire», déplore le député Ramdane Taâzibt. « 80% de la population algérienne consacrent leurs revenus pour subvenir aux besoins alimentaires, que leur restera-t-il pour se soigner ?

Ainsi, on pousse les citoyens à recourir à la médecine alternative et au charlatanisme», a-t-il ajouté. Et de lancer : « Ce projet de loi n’est même pas amendable.» Pour les députés RCD, ce projet de loi, qui est d’une extrême importance, « ne répond pas à nos attentes, à celles des citoyens, notamment la mise en place des mécanismes pour que ce droit à la santé soit reconnu».

Pour Fetta Sadat, en dehors du discours et des déclarations de principe, il y a « une manière insidieuse d’une remise en cause du droit à la santé assuré par l’Etat. A l’analyse de l’ensemble des articles, on constate qu’il y a un désengagement total de l’Etat, qui est censé être garant des droits. Une remise en cause des acquis au profit du secteur privé.

Comme il est aussi scandaleux de constater une remise en cause de la protection de la santé de la mère et de l’enfant à travers la suppression des articles portant le droit à la promotion de l’allaitement maternel et à l’interruption thérapeutique de grossesse, lorsque le fœtus est atteint d’une maladie grave. C’est une fumisterie et une hypocrisie qui ne disent pas leur nom».

Son collègue Saoudi Ouamar estime que pour prétendre à une gratuité des soins, il faut procéder à la révision de la nomenclature des actes médicaux pour que les Algériens puissent avoir accès aux soins. « Les ménages contribuent à près de 40% pour se soigner. Ce texte de loi est dangereux. En plus de son orientation en faveur du secteur privé, il y a un total recul sur de nombreuses questions liées à la santé des citoyens. Ce texte obéit à l’influence des lobbies.

Au RCD nous appelons à son retrait.» Houria Oulebsir, députée RND et membre de la commission santé, regrette la suppression de certains articles portant sur la santé de la mère et de l’enfant. Elle fait référence aussi à l’article 75 concernant la prévention et le dépistage des handicaps évitables à la naissance.

L’Etat met en place les moyens appropriés pour assurer le dépistage et la prévention des handicaps évitables. Lakhdar Benkhellaf de l’alliance Ennahda-El Adala-Bina a estimé que ce texte de loi ne favorise aucunement la gratuité des soins : « Nous demandons son retrait et à engager une réflexion avec toutes les parties concernées.»

Au FLN, on parle plutôt de l’enrichissement du texte avec les amendements qui seront introduits. De son côté, le ministre, le Pr Mokhtar Hasbelloui, a indiqué que les réformes du système national de santé, consacrées par le nouveau texte, portaient sur nombre de principes essentiels, dont la gratuité des soins qui constitue « un acquis important pour le citoyen, consacrée clairement dans deux articles».

Outre la consécration du principe de complémentarité effective entre les deux secteurs, privé et public, dans le cadre d’un « système sanitaire global», le ministre a souligné que ces réformes garantissent, aussi, les droits du patient, sur tous les plans, tout en réduisant le fossé entre les régions en matière d’accès aux soins. Lire la suite

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Deux morts au complexe Sider El Hadjar

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Un jeune homme – Ounissi Nadir, 33 ans – a trouvé la mort hier au complexe sidérurgique d’El Hadjar, avons-nous appris de ses collègues.
Graisseur de son état, il a été mortellement intoxiqué par le monoxyde de carbone (CO1) au niveau de la zone chaude du haut fourneau. Ses deux collègues qui étaient en sa compagnie ont également inhalé le CO1. Cependant, l’arrivée des secours a pu les sauver.

Ce qui n’est pas le cas pour le premier qui, malgré son transfert à hôpital Ibn Sina, a rendu l’âme, laissant derrière lui une veuve et un enfant. Dramatique, cet incident l’est à plus d’un titre, puisqu’il intervient, faut-il le souligner, 48 heures après le décès d’un autre sidérurgiste au laminoir à chaud (LAC) du même complexe. Il s’agit de Chelbi Abdelmadjid, père de cinq enfants.

Ancien employé du complexe sidérurgique Sider El Hadjar, il travaillait pour le compte de l’entreprise Metal Mind, une des filiales du groupe public d’Imetal. Le défunt a trouvé la mort sur les lieux de la PMA à la suite d’une chute mortelle. Force est de relever que la dégradation des conditions sécuritaires professionnelles, au niveau de l’usine de Sider El Hadjar, incombe au premier responsable, chargé de ce volet.

Recruté sur injonction du sulfureux député Bahaedine Tliba, le chargé de la sécurité, un ancien retraité militaire, semble ignorer les dernières recommandations relevant de l’Hygiène, sécurité, environnement (HSE).

Ce dernier est un domaine d’expertise technique contrôlant les aspects liés aux risques professionnels au sein de l’entreprise, afin de conduire à un système de management intégré. Cette dégradation des conditions sécuritaires au niveau de l’usine d’El Hadjar et autres aspect liés à la qualité des équipements et des vêtements professionnels des travailleurs, surfacturés, ne seront certainement pas omis par les enquêteurs de la gendarmerie qui ont été instruits hier par le parquet d’El Hadjar d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités.
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En quête d’un modèle de développement

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

S’il est indéniable que la production agricole enregistre des bonds significatifs ces dernières années, les experts continuent à déplorer l’absence d’un modèle global de développement à la hauteur des sommes colossales allouées au secteur.
Environ 3000 milliards de dinars ont été investis dans l’agriculture depuis le début des années 2000. Le secteur s’est enrichi de cet investissement public, sa contribution au PIB (produit intérieur brut) s’est envolée, durant la dernière décennie notamment, et sa croissance progressait d’environ 10% en moyenne l’an.

L’ère du pétrole cher était ainsi pour le moins une période dorée pour l’agriculture et jamais les investissements publics n’ont été aussi conséquents. C’était aussi une période de performances où le PIB agricole caracolait à plus de 10% pendant de longues années, finissant l’exercice dernier à 12,3%.

La croissance de l’agriculture est forte et même nettement supérieure à la moyenne des secteurs hydrocarbures sous le double impact des subventions et des dotations budgétaires acheminées vers les filières. Quant au chômage, il est quasiment nul dans les filières de production, mais celles-ci souffrent cependant d’une fuite de la main-d’œuvre, éprouvant aujourd’hui un besoin pressant de 600 000 employés.

Le secteur représente aujourd’hui un véritable gisement d’emplois et pèse pour un quart dans la population active. Cependant, dans une économie faiblement, voire pas du tout diversifiée, l’agriculture peine à être le moteur de croissance que l’on souhaitait. L’impact de ce coup de fouet aux subventions et aux dotations budgétaires dont a bénéficié l’agriculture a été limité par des importations sauvages et régressives. Les défis à venir sont non moins importants.

Ils n’ont jamais été aussi tenaces, à l’heure où la diversification de l’économie semble une urgence pressante. L’industrie agroalimentaire n’a pas encore tiré son épingle du jeu, exception faite de certaines filières de transformation, tandis que l’essentiel de ces industries continuent à dépendre des importations pour leur fonctionnement.

La filière des intrants n’est pas en forme, ce qui aggrave davantage la dépendance de l’agro-industrie des matières premières importées. La valorisation des excédents de certaines filières et le développement de la filière des intrants contribueront à accroître le rendement de l’industrie agroalimentaire, estime Cherif Omari, directeur central au ministère de l’Agriculture, chargé de la régulation et du développement des productions agricoles.

Selon lui, au-delà des performances réalisées ces dernières années, tant au plan des rendements qu’au niveau de l’organisation des filières, il y a un besoin de rechercher l’efficacité, et ce, par l’équipement et la mécanisation, par la logistique et les infrastructures de stockage, par la technologie et l’innovation, par la facilitation de l’investissement ainsi que par l’amélioration des scores en matière d’irrigation et des disponibilités en foncier agricole. Tels sont en somme les défis auxquels est confrontée l’agriculture.

A la recherche d’efficacité

Il faut croire que cette recherche d’efficacité doit impérativement prendre en compte les impératifs de la conjoncture financière, laquelle plaide pour l’amélioration de la couverture des besoins en produits agricoles, l’exploitation des marges de productivité existantes, le soutien à l’investissement privé et dégager des excédents à l’exportation.

Le rendement de certaines filières est encourageant, les cultures maraîchères flirtent avec l’autosuffisance, idem pour les légumineuses puisque l’on s’achemine vers l’autosuffisance en lentilles et pois chiches en particulier. Le rendement des cultures maraîchères est passé de 33 millions de quintaux en 2000 à 130 millions aujourd’hui, la pomme de terre (de 12 millions de quintaux à 47 millions), la tomate industrielle (de 4,7 millions de quintaux à 12,3 millions), les viandes blanches (de 1,9 million de quintaux à 5,1 millions).

Deux « ombres» au tableau, la céréaliculture et le lait cru, dont les rendements, bien qu’en amélioration nette, peinent à répondre aux besoins tout aussi croissants des populations. Pour Cherif Omari, rencontré dans les locaux du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, il y a indiscutablement des marges de progrès dans la céréaliculture et le lait, pour peu qu’un effort supplémentaire soit consenti dans l’amélioration des scores et des techniques d’irrigation et dans le traitement de la semence.

Fait encourageant : le pays n’importe plus la semence des céréales depuis maintenant plus de 20 années et compte arrêter l’importation du blé dur à court terme eu égard aux résultats obtenus ces dernières années. Quant à la filière lait, le ministère dit investir davantage dans le soutien à la production de génisses, à la collecte de lait cru et la production de l’aliment de bétail, dont des dispositifs sont déjà en cours et qui devrait bénéficier d’un coup de fouet dès cette année.

Pour ainsi dire, à rebours des précédentes politiques qui se concentrent sur l’investissement budgétaire pour l’amélioration des rendements, la relance de l’agriculture par l’investissement dans l’ensemble de la chaîne de valeur, par l’amélioration des rendements des filières à haute valeur ajoutée et par l’intégration de l’industrie et de l’exportation comme un axe central de développement se pose en défi, et de taille.

Au plan du commerce extérieur, le pays a exporté l’année dernière pour 348 millions de dollars en produits agricoles en plus des exportations traditionnelles de dattes, produits de terroirs et aromatiques et plantes médicinales. Les perspectives s’annoncent prometteuses puisque des points de fret aérien sont aménagés dans les aéroports d’El Oued et de Biskra, tandis qu’un autre point frontalier est ouvert avec la Tunisie. Lire la suite

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Grève d’une journée des adjoints et superviseurs de l’éducation

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

L’Intersyndicale des adjoints et superviseurs de l’éducation, issue de l’alliance entre la commission des adjoints et des conseillers de l’éducation de l’Unpef avec la coordination nationale des adjoints et conseillers de l’éducation du SNTE, prévoit aujourd’hui une journée de grève pour contester la nouvelle grille du régime indemnitaire, annoncée il y a quelques jours par le ministère de l’Education nationale.
Une autre journée de grève est prévue le 2 mai par la même alliance syndicale qui compte en outre organiser des rassemblements au niveau des directions de l’éducation du pays. Le préavis de grève lancé par cette Intersyndicale indique également le boycott de toutes les tâches administratives liées à la préparation des examens et à celle de la rentrée scolaire prochaine, lit-on dans un communiqué diffusé par cette Intersyndicale qui dénonce « les dispositions discriminatoires à l’égard de cette corporation» contenues dans la nouvelle grille du régime indemnitaire.

L’Intersyndicale revendique la révision du décret 12-240, avec la classification des conseillers en éducation en service dans la catégorie 15, ainsi que l’ouverture du dossier des indemnités pour la création de la prime d’encadrement au profit des conseillers d’éducation.
A souligner que les conseillers d’orientation organiseront demain une journée de grève pour dénoncer les « dysfonctionnements» de la même grille. La commission des conseillers d’orientation scolaire affiliée également à l’Unpef dénonce le système d’orientation suivi par la tutelle. Lire la suite

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Histoire : Un dernier recensement fait ressortir 536 crânes de résistants algériens

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Le nombre de crânes de résistants algériens conservés au Muséum national d’histoire naturelle de Paris (MNHN), selon un dernier recensement, s’élève à 536 venant de toutes les régions d’Algérie, a indiqué, samedi à Paris, le chercheur algérien en histoire et anthropologie Ali Farid Belkadi.
« Le dernier recensement, au 18 avril 2018, s’élève à 536 crânes. Ils viennent de toutes les régions d’Algérie, de Khenchela, d’Oran, de Batna, de Skikda, d’El Kala, d’Alger. Parmi ces 536 crânes et ossements, figurent ceux d’hommes préhistoriques, très peu nombreux. Tous n’ont rien à faire en France», a affirmé, dans un entretien à l’APS, ce chercheur qui avait découvert, dans le cadre d’un travail de recherche en mars 2011, les crânes d’Algériens qui avaient combattu à Zaâtcha (Biskra) l’armée française en 1849.

« Il y a un an, j’ai fait un nouvel inventaire à la demande du ministère des Moudjahidine, en vue de la demande officielle de rapatriement de ces restes», a-t-il expliqué. Il a évoqué par ailleurs sa requête pour la prise en charge, par les autorités algériennes, d’autres recherches à mener, concernant cette fois des restes de déportés algériens morts en Nouvelle-Calédonie, « non inhumés, dont les Français avaient gardé les ossements».

A la faveur de l’entretien qu’avait eu le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le 6 décembre dernier, avec son homologue français, Emmanuel Macron, qui effectuait une visite de travail et d’amitié en Algérie, la France s’est engagée à restituer les crânes de résistants algériens conservés au MNHN, rappelle-t-on. A cet effet, l’Algérie a demandé, en janvier dernier, officiellement à la France la restitution de ces crânes.

Le chercheur Belkadi a indiqué qu’il a repris ce dossier « tout dernièrement» en s’intéressant cette fois-ci aux travaux du Dr Sanrey, un médecin militaire qui vivait dans les années 1840 et qui avait présenté au laboratoire de la Société d’anthropologie de Paris 52 crânes d’Algériens de Biskra et 6 autres de la région des Aurès, rappelant qu’un de ses confrères, le Dr Paul Topinard, médecin et anthropologue, a publié des travaux sur ces crânes de « la population indigène de Biskra», ainsi que le général Faidherbe. Lire la suite

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Les députés dénoncent le «Coup de force» de la commission santé

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

L’ amendement de 14 articles et la suppression de 35 du projet de loi présenté par le gouvernement en 2016 sont qualifiés par les députés de « coup de force» de la part des membres de la commission de la santé, des affaires sociales et de la formation professionnelle, qui ont « obéi à l’influence des lobbies».
L’orientation politique donnée à ce texte répond à une logique qui écarte complètement le droit fondamental qui est la santé, sont unanimes à souligner les députés. Le chapitre relatif à la protection de la santé de la mère et de l’enfant est vidé de toute sa substance. Les articles (72,73, 74 et 75) liés à la promotion de l’allaitement maternel, prévention et dépistage des handicaps évitables, l’interruption thérapeutique de grossesse lorsque le fœtus est atteint d’une maladie grave (80, 81,82) ont été amendés ou simplement supprimés.

« C’est une remise en cause de la protection de la santé de la femme et de l’enfant. Au RCD, on ne se fait pas d’illusion, le texte sera adopté, vu la composante de l’Assemblée nationale. Mais on regrette ce passage en force alors que le secteur est en ébullition et vit d’énormes problèmes», note Fetta Sadat, députée RCD.

La députée RND, Saliha Mekharef, membre de la commission santé, affirme n’avoir jamais vu autant d’amendements et de suppressions d’articles par une commission à l’APN. « Mais nous allons introduire des amendements et demander la réintroduction notamment de l’article 75 qui stipule : ‘‘L’Etat met en place les moyens appropriés pour assurer le dépistage et la prévention des handicaps évitables. »»

La députée du PT, Nadia Chouiten,membre de la commission santé, déplore l’amendement de l’article 343 qui consacre le financement des dépenses seulement à la prévention, la formation, la recherche en excluant les soins de base et les urgences, comme cela a été proposé par le ministère de la Santé. L’article 291 pose également problème, a-t-elle signalé. « Il n’a jamais été question d’ouvrir au secteur privé la formation de tous les corps de la santé. C’est un coup de force de la commission en apportant des modifications à cet article», a-t-elle rappelé. Lire la suite

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