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La générale de « Kiyass ou Labes » présentée à Alger

Publié le 09/02/2019, par dans Non classé.
La générale de

ALGER – La générale de « Kiyass ou Labes », une comédie noire à une seule voix, sur la condition sociale des petites gens aux revenus modestes et leur droit au bonheur, a été présentée vendredi à Alger, devant un public relativement nombreux.

Présenté au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, ce monodrame de 65 mn, produit par la Coopérative « Le Théâtre Rocher noir » de Boumerdès et brillamment interprété par Fouzi Bayet, a été mis en scène par Abdelghani Chentouf sur un texte de Ahmed Rezzak.

Répétant les mêmes gestes quotidiens dans une étuve, « El Ayachi », masseur dans un bain maure blasé par les déceptions de la vie, étale ses tourments causés par « Romana », personnage suggéré, au regard « bavard et pétillant » qu’il avait vu dans un bus, puis suivi jusqu’au domicile parental, sans pour autant pouvoir lui souffler un mot.

Hypothèse transformée en idée fixe, Romana, amour imaginaire et utopique, hante la vie d’El Ayachi, qui, chaque fois qu’il se résout à lui envoyer une missive pour lui révéler sa flamme et son métier, finit par se rétracter, de peur de la perdre.

Rongé par le désespoir et l’incertitude, El Ayachi se raconte, étalant quelques moments de sa vie, avec son père notamment qui lui avait appris à voir une femme comme une « bouteille de gaz » qu’il faut « bien fermer » au risque qu’elle n’explose.

Déclamant un texte dense aux contours métaphoriques et allusifs, El Ayachi, va passer en revue différents secteurs de la vie, pour pointer du doigt ce qui ne va pas et établir les responsabilités, sans pour autant, approfondir son propos.

« Comment allez-vous faire pour répondre de vos actes devant le Tout Puissant le jour du jugement dernier ? », a-t-il demandé, avant d’ajouter, « El Ayachi ne peut s’occuper du gommage et du décrassage de vos consciences et vos forfaits ».


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Présenté au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, ce monodrame de 65 mn, produit par la Coopérative « Le Théâtre Rocher noir » de Boumerdès et brillamment interprété par Fouzi Bayet, a été mis en scène par Abdelghani Chentouf sur un texte de Ahmed Rezzak.

Répétant les mêmes gestes quotidiens dans une étuve, « El Ayachi », masseur dans un bain maure blasé par les déceptions de la vie, étale ses tourments causés par « Romana », personnage suggéré, au regard « bavard et pétillant » qu’il avait vu dans un bus, puis suivi jusqu’au domicile parental, sans pour autant pouvoir lui souffler un mot.

Hypothèse transformée en idée fixe, Romana, amour imaginaire et utopique, hante la vie d’El Ayachi, qui, chaque fois qu’il se résout à lui envoyer une missive pour lui révéler sa flamme et son métier, finit par se rétracter, de peur de la perdre.

Rongé par le désespoir et l’incertitude, El Ayachi se raconte, étalant quelques moments de sa vie, avec son père notamment qui lui avait appris à voir une femme comme une « bouteille de gaz » qu’il faut « bien fermer » au risque qu’elle n’explose.

Déclamant un texte dense aux contours métaphoriques et allusifs, El Ayachi, va passer en revue différents secteurs de la vie, pour pointer du doigt ce qui ne va pas et établir les responsabilités, sans pour autant, approfondir son propos.

« Comment allez-vous faire pour répondre de vos actes devant le Tout Puissant le jour du jugement dernier ? », a-t-il demandé, avant d’ajouter, « El Ayachi ne peut s’occuper du gommage et du décrassage de vos consciences et vos forfaits ».


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Dans une prestation au rythme soutenu, Fouzi Bayet s’est surpassé dans l’interprétation des différents personnages qu’il a intelligemment intégrés dans des situations comiques très appréciées par le public qui a longtemps applaudi l’artiste.

La scénographie, minimaliste, est également l’œuvre de Abdelghani Chentouf, qui a judicieusement opté pour quelques accessoires du hammam, (seaux d’eau, douchettes, robinets, petits récipients, gant de crin, sabots et serviettes), accrochés à deux réseaux de tuyauterie séparées, sur un espace scénique délimité par un tas de papiers déchirés, suggérant le nombre de lettres jetées, qui témoignent de la détresse d’El Ayachi.

La bande son et les bruitages, de Karim Merabet et Rafik Boukercha respectivement, ainsi que l’éclairage, feutré, latéral, vertical ou d’ensemble, ont été d’un apport concluant à la trame de ce monologue qui a beaucoup puisé dans le registre du théâtre populaire.

« Le rire et la dérision, tout comme le Théâtre Populaire, demeurent parmi les seules alternatives pour espérer voir le public reprendre le chemin du Théâtre », a déclaré le metteur en scène à l’issue de la représentation.

Le public a ri aux larmes, appréciant l’interprétation époustouflante de Fouzi Bayet qui a exploité tous les accessoires, sur l’ensemble de l’espace scénique.

Applaudissant longtemps l’artiste, le public a regretté la « non programmation » de « Kiyass ou la bess » pour quelques autres représentations, afin de permettre au public de s’élargir davantage !…

Fondée en 2002, la Coopérative « Le Théâtre Rocher noir » de Boumerdès, présidée par le comédien, Fouzi Bayet, a d’abord voulu s’investir dans le Théâtre pour enfants, avant d’élargir son action sur le Théâtre dans la diversité de ses registres et son universalité.

Comptant à son actif plusieurs projets réalisés dans le 4e Art, la Coopérative a produits entre autres pièces de théâtre, « kafilet el mahabba » (2003), « Karakou for night »(one man show- 2004), « Nesmah ou ma nensach » (2007), « Malhamet ech’chahid » (2010) et en 2014, le spectacle pour enfants, « Nadafet el mohit ».

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Mihoubi visite nombre d’établissements culturels cubains à la Havane

Publié le 08/02/2019, par dans Non classé.
Mihoubi visite nombre d'établissements culturels cubains à la Havane

HAVANE – Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi a visité, jeudi à la Havane (Cuba), nombre d’établissements culturels activant dans le domaine du patrimoine et du cinéma, et s’est enquis de l’expérience cubaine « distinguée » en la matière.

Accompagné de la vice-présidente des musées cubains relevant du Conseil national du patrimoine culturel de la République de Cuba (CNPC), Sonia Virgen Perez Mojena, M. Mihoubi a effectué une visite « au musée des arts du décor », où il s’est enquis des différentes œuvres dont la plupart ramenée d’Europe et d’Asie et remontent aux 19è et 20è siècles.

Pour sa part, la responsable cubaine a présenté au ministre de la Culture un aperçu sur le conseil ainsi que le patrimoine matériel et immatériel de son pays, relevant, à ce propos, l’importance de la formation dans son pays en matière de conservation du patrimoine.

Les œuvres exposées consistent en des statues, des tableaux et des ustensiles antiques répartis sur les chambres d’un grand château qui appartenait, avant 1961, à Contessa, puis un musée en 1964.

Par ailleurs, le ministre de la Culture a visité « l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques (ICAIC) » qui dispose également d’une expérience pionnière » à Cuba et en Amérique latine, dans le domaine de la production de films d’animation.


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Il a estimé, également, que l’expérience cubaine en matière de cinéma « a reflété le développement historique de la société cubaine et ses grands symboles », ajoutant, par ailleurs, que Cuba « reste un pays ami entretenant de solides relations historiques avec l’Algérie et partageant les mêmes principes de liberté, de lutte et d’indépendance ».

Mihoubi a exprimé, en outre, la disponibilité de son département ministériel à organiser une Semaine du cinéma cubain en Algérie et d’accueillir les films cubains au Festival international du cinéma d’Alger,

dédié au film engagé, et ce pour « mettre l’accent sur l’expérience cubaine dans ce 7è art, son histoire et ses courants artistiques ainsi que sa nouvelle génération de jeunes réalisateurs ».

Le ministre de la Culture a appelé la responsable cubaine à « œuvrer à la production d’un film commun regroupant des jeunes réalisateurs » des deux pays, exprimant, à ce titre, « la disponibilité de son secteur pour accueillir des experts cubains en matière de films d’animation ».

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Le président cubain et Mihoubi président l’ouverture de la Foire internationale du livre de la Havane

Publié le 08/02/2019, par dans Non classé.
Le président cubain et Mihoubi président l'ouverture de la Foire internationale du livre de la Havane

LA HAVANE – Le président cubain, Miguel Diaz-Canel et le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, ont donné, jeudi soir, le coup d’envoi de la 28e édition de la Foire internationale du livre de la Havane (Cuba), à laquelle l’Algérie participe en tant qu’invitée d’honneur.

La cérémonie d’ouverture, rehaussée par la présence du ministre cubain de la Culture, Alpidio Alonso Grau, de l’ambassadeur d’Algérie à Cuba, M’hamed Achache ainsi que de plusieurs hauts responsables et intellectuels cubains, a vu la programmation d’une rubrique artistique animée par le chanteur algérien, Abdellah Menai accompagné d’un pianiste cubain.

Par la suite, le président cubain s’est rendu en compagnie du ministre de la Culture au stand algérien qui comprend « 200 titres » en arabe et en français, sur l’Algérie, sa culture et sa littérature.

A cette occasion, le ministre cubain de la Culture a indiqué que les relations entre son pays et l’Algérie « sont distinguées, fraternelles et placées au-dessus de tout intérêt économique, et sont empreintes de sentiments, d’amitié et d’engagement en faveur d’une cause commune, qu’est la justice ».

Ces relations sont « surtout reflétées par l’amitié liant M. Abdelaziz Bouteflika à Raul et à feu Fidel Castro….. », a déclaré M. Alpidio Alonso Grau qui sa salué dans ce cadre,  » la défense par l’Algérie de la cause cubaine dans les fora internationaux et sa lutte contre l’embargo imposée sur Cuba ».


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De son côté, le président de l’Institut cubain du livre et du Comité organisateur de la foire, Juan Rodriguez Cabrera, a estimé que la présence de l’Algérie en tant qu’invitée d’honneur à la Foire internationale du livre de la Havane,  » témoigne des fortes et historiques relations de coopération » existantes entre les deux pays et qui  » englobent différents domaines, y compris culturel ».

Pour sa part, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi a affirmé que l’Algérie et le Cuba « sont liées par des relations historiques qui remontent aux luttes menées par leurs deux peuples respectifs pour la liberté et la dignité et sont également liées par une amitié (…) inaltérable au fil des ans », ajoutant que ces relations « apportent un jalon particulier empreint d’une touche culturelle, avec l’organisation de la Foire internationale du livre de la Havane et la présence de l’Algérie en tant qu’invitée d’honneur, d’autant que la culture se veut  » le ciment qui conforte les relations et un pont pour promouvoir la coopération culturelle », a-t-il dit.

L’Algérien prend part à la Foire internationale du livre de la Havane en tant qu’invitée d’honneur, pour la première fois dans une foire internationale du livre en Amérique latine. Cette foire verra la participation d’écrivains algériens, à l’image de l’académicien, Abdellah Hammadi et la romancière Maissa Bey qui animeront deux conférences sur l’histoire et le présent de la littérature algérienne et sur la littérature féminine ».

Le Directeur de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA), Sami Bencheikh El Hocine animera également une conférence, tandis que le Directeur du livre et de la lecture publique auprès du ministère de la Culture, Djamel Foughali donnera une allocution sur la réalité de l’édition.

En marge de la manifestation littéraire, une exposition de photographies sur le patrimoine, l’histoire, l’architecture et la nature en Algérie sera organisée, en sus de la projection de quatre films algériens, en l’occurrence « Yema » de Djamila Sahraoui, « Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh, « Parfum d’Alger » de Rachid Belhadj et « Zabana » de Saïd Ould Khelifa, sous-titrés en espagnol aux frais du ministère de la Culture cubain.


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Le ministère de la Culture cubain s’était engagé également à traduire 21 titres d’écrivains algériens de renom, à l’instar de Merzak Bektache et Djilali Khellas qui seront présentés au public à l’occasion.

Placé sous le thème « soirée algérienne », un concert musical de l’Orchestre symphonique de Cuba, sous la direction de Amine Kouider, chef de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, sera aussi au programme de ce rendez-vous culturel.

Dans le cadre de la participation de l’Algérie à cette foire, M. Mihoubi signera avec son homologue cubain un programme d’échange culturel pour une durée de trois ans (2019-2021), portant essentiellement sur les activités de coopération culturelle entre les deux pays dans les domaines de l’art, de la littérature, de la musique, du cinéma et du patrimoine.

Outre l’Algérie, cette manifestation verra la participation de 120 exposants et plus de 350 écrivains et professionnels du livre représentant 42 autres pays, à l’instar du Mexique, de l’Argentine, du Chili et des Etats unis, selon la presse cubaine.

Lors de cette 28e édition de la FIL Cuba qui mettra à l’honneur la littérature algérienne, un hommage sera rendu au romancier, critique et journaliste cubain, Eduardo Heras Leon, Prix national de littérature cubaine en 2014, en sus de la célébration du 60e anniversaire de la révolution cubaine et du 500e anniversaire de la Havane.

Organisée pour la première fois en 1982, la Foire internationale du livre de la Havane, devenue annuelle depuis 2000, se déroule dans plusieurs sites culturels à la Havane, avec un site principal à la forteresse San Carlos de la Cabana.

Evènement annuel phare à Cuba, l’édition 2017 de cette manifestation avait drainé « 2 millions de visiteurs ».

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Une caravane culturelle algérienne dans plusieurs villes de France

Publié le 08/02/2019, par dans Non classé.
Une caravane culturelle algérienne dans plusieurs villes de France

PARIS – Une caravane culturelle algérienne s’ébranlera dans les prochains jours pour aller à la rencontre des membres de la communauté algérienne dans plusieurs villes de France, a-t-on appris vendredi de l’ambassade d’Algérie en France.

Cette caravane, a-t-on indiqué, s’inscrit dans « le cadre de la sollicitude constante et personnelle du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la communauté nationale à l’étranger, au maintien d’un contact régulier et entretenu et en faveur de la prise en charge de ses préoccupations ».

Initiée en partenariat avec le ministère de la Culture et l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA), cette caravane a été annoncée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, lors de la 3ème réunion d’orientation et de coordination, tenue le 30 octobre 2018 à l’ambassade d’Algérie en France, avec les chefs de postes consulaires d’Algérie en France.


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Le 14 janvier dernier, une rencontre de coordination a regroupé, au siège de l’ambassade d’Algérie en France, l’ambassadeur Abdelkader Mesdoua, les consuls généraux d’Algérie en France, le DG de l’ONDA, Sami Bencheikh El Hocine, et le représentant du ministère de la Culture.

Dans un premier temps, des concerts, expositions, conférences-débats, spectacles et danses seront organisés par les consulats généraux algériens au niveau des villes de Paris, Lille, Strasbourg, Marseille et Lyon avant de s’étendre sur l’ensemble du territoire français où la communauté algérienne est présente. « Le programme de cette caravane est annuel et se veut être pérenne », a-t-on précisé.

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« Une Tempête », pièce de théâtre d’Aimé Césaire, présentée à Alger

Publié le 07/02/2019, par dans Non classé.

ALGER – La générale de la pièce de théâtre, « Une tempête », une réflexion sur le concept de race, sur le pouvoir, et la décolonisation, du célèbre écrivain Aimé Césaire a été présentée, mercredi à Alger, par « La troupe du Festin », devant un public très peu nombreux.

Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), le spectacle a été mis en scène par Afifa Bererhi et Lionel Longubardo sur un texte tiré de « La tempête », œuvre originale de William Shakespeare, réécrite et réadaptée en 1969 à la période « post-coloniale et anticolonialiste » par Aimé Césaire (1913-2008), « fondateur et représentant majeur », dès les années 1930, du mouvement littéraire et politique de la « Négritude » avec Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor, entre autres.

Servie par une dizaine de comédiens amateurs, la trame a été focalisée dans sa réécriture sur les personnages de, « Prospéro », maître blanc incarnant le colonisateur et ses pratiques de déculturation et de déshumanisation, ainsi que ses deux serviteurs opprimés et soumis, « Ariel » la mulâtre, et « Caliban » l’esclave, qui, tous deux, vont proposer deux visions différentes du combat pour la liberté.

Ainsi, si Caliban, jadis propriétaire de l’île envahie par Prospéro et ses hommes, s’est résolu à mener une révolte avec ses compatriotes, rejetant sa condition d’esclave, Ariel, elle, espiègle, prône la non-violence, préférant la ruse et la sagesse à toute autre forme d’affrontement, car elle sait que son peuple est démuni de la puissance nécessaire à sa libération.

Sur un espace doté uniquement de quelques accessoires, les metteurs en scène ont choisi de miser sur la densité du texte et la direction d’acteur, faisant valoir le jeu des comédiens, qui se sont donné la réplique, 90 mn durant, dans des échanges soutenus, occupant l’ensemble de la scène.


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Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), le spectacle a été mis en scène par Afifa Bererhi et Lionel Longubardo sur un texte tiré de « La tempête », œuvre originale de William Shakespeare, réécrite et réadaptée en 1969 à la période « post-coloniale et anticolonialiste » par Aimé Césaire (1913-2008), « fondateur et représentant majeur », dès les années 1930, du mouvement littéraire et politique de la « Négritude » avec Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor, entre autres.

Servie par une dizaine de comédiens amateurs, la trame a été focalisée dans sa réécriture sur les personnages de, « Prospéro », maître blanc incarnant le colonisateur et ses pratiques de déculturation et de déshumanisation, ainsi que ses deux serviteurs opprimés et soumis, « Ariel » la mulâtre, et « Caliban » l’esclave, qui, tous deux, vont proposer deux visions différentes du combat pour la liberté.

Ainsi, si Caliban, jadis propriétaire de l’île envahie par Prospéro et ses hommes, s’est résolu à mener une révolte avec ses compatriotes, rejetant sa condition d’esclave, Ariel, elle, espiègle, prône la non-violence, préférant la ruse et la sagesse à toute autre forme d’affrontement, car elle sait que son peuple est démuni de la puissance nécessaire à sa libération.

Sur un espace doté uniquement de quelques accessoires, les metteurs en scène ont choisi de miser sur la densité du texte et la direction d’acteur, faisant valoir le jeu des comédiens, qui se sont donné la réplique, 90 mn durant, dans des échanges soutenus, occupant l’ensemble de la scène.


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« Nous n’avons bénéficié d’aucune subvention, d’où la difficulté de monter un décor et habiller les comédiens », a tenu à préciser Afifa Bererhi.

Foulant la scène pour la première fois pour bon nombre d’entre eux, les comédiens, Adem Ayach, Linda Bensid, Yaniss Boudjelouah, Anès Boumaaza, Merouene Ghalloussi, Sarah Guessab, Fawzi Kara, Réda Messaoud-Nacer et Zine El Abidine Mezaoui, tous universitaires et amateurs de théâtre, ont su porter le texte, soutenus par des projections vidéos, pour illustrer des flashs back reconstituant la genèse de l’histoire.

La bande son, faite de reprises choisies par l’ensemble des éléments de la troupe du Festin, et l’éclairage sombre, vertical ou latéral, ont été concluants, assurant au spectacle les atmosphères adéquates à chacune de ses scènes.

« La troupe du Festin » a déjà monté durant son année de création, en 2018 par Afifa Bererhi, « Don Juan » pièce de Molière présentée au Tna avec quelques uns des comédiens qui récidivent cette année avec « Une tempête », un spectacle intellectuellement contenu, et qui demande, cependant, plus de travail dans son volet biomécanique notamment.

Organisé par La troupe du Festin, en collaboration avec le TNA, la pièce de théâtre « Une tempête » est reconduite jeudi au Tna, aux mêmes horaires.

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La question de la transcription de Tamazight sera tranchée par l’AALA

Publié le 06/02/2019, par dans Non classé.
La question de la transcription de Tamazight sera tranchée par l'AALA

TIZI-OUZOU – La question de la graphie à adopter dans la transcription de Tamazight sera tranchée par l’Académie algérienne de la langue amazighe (AALA), a indiqué mercredi à Tizi-Ouzou le professeur Mohamed Djellaoui, président de cette instance récemment créée.

« La question de la graphie sera tranchée par l’AALA qui est la seule habilitée à le faire », a-t-il souligné, un travail qui, a-t-il assuré, sera « purement scientifique et académique sans aucune interférence politique ni idéologique » et qui ne peut intervenir « sans qu’il y ait des commissions qui vont faire les recherches nécessaires ».

S’exprimant lors d’une table ronde ayant pour thème « Culture et langue amazighe : renforcement identitaire et linguistique algérien », organisée à l’occasion du troisième anniversaire de l’officialisation de Tamazight, le Pr Djellaoui a précisé que la première priorité pour l’AALA est « l’élaboration d’un dictionnaire référentiel de Tamazight ».

« L’objectif premier de nôtre académie est l’élaboration d’un dictionnaire référentiel de la langue Tamazight avant d’aborder les autres questions qui sont toutes aussi importantes pour son développement », a-t-il soutenu, ajoutant que cette « lourde tâche » sera menée par des spécialistes en linguistique.


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Traitant de « la collecte du terrain et de la sauvegarde du patrimoine immatériel amazigh (parcours et perspectives) », il a précisé que cette entreprise s’appuiera sur « l’ensemble des travaux déjà existant qui en constitueront le socle ».

Cet avis est partagé par Guerchouh Lydia, membre de l’AALA, qui a estimé qu’il existait une terminologie « abondante » que ce soit de langue courante ou dans des domaines spécialisés qu’on gagnerait, selon elle, à exploiter et à développer dans ce travail.

Un programme varié a été élaborée à l’occasion de la célébration du 3eme anniversaire de l’officialisation de Tamazight, par la direction de la culture dont des expositions de livres et d’arts plastiques, un salon de livres ayant trait à la culture et à la langue amazighe ainsi qu’une table ronde autour du « passage de la littérature berbère de l’oralité à l’écrit ».

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