formats

«La patience des notables touareg a des limites»

Publié le 25/02/2018, par dans Non classé.

Très en colère, inquiet et désabusé, l’Aménokal du Hoggar, Ahmed Edabir, est sorti de sa réserve. Dans l’entretien qu’il nous a accordé hier, il dénonce « l’exclusion, la marginalisation et surtout la  »hogra »» que subissent, dit-il, les notables touareg de Tamanrasset. Il menace de jeter le tablier si, dans une semaine, les autorités ne prennent pas en compte les préoccupations des tribus touaregues…
Vous avez lancé un appel en direction des autorités du pays les mettant en garde contre ce que vous avez qualifié d’exclusion et de « hogra». Qu’en est-il au juste ?

Nous vivons une situation des plus difficiles à Tamarasset. Les notables de la communauté touaregue sont totalement exclus de la gestion de la cité, alors qu’ils subissent quotidiennement les conséquences de tous les fléaux auxquels sont confrontés les habitants du Tassili, comme l’immigration clandestine, la contrebande, la criminalité, le chômage, la bureaucratie, etc.

Nos enfants vivent dans des conditions difficiles en raison de la rareté de l’emploi, des activités de loisir, des conditions de vie difficiles, etc. Les étrangers sont plus privilégiés par rapport à nos jeunes et trouvent même des facilités à se faire délivrer des papiers algériens, à trouver un travail grâce à la complicité de certains commis de l’Etat. Nous ne pouvons plus tolérer une telle situation. Cela fait plus de deux ans que je calme la colère des chefs de tribu qui viennent me solliciter. Mais la patience a des limites…

Effectivement, il y a quelques années, vous avez lancé le même appel aux autorités. Peut-on comprendre que rien n’a été fait depuis ?

Je peux vous dire que nous sommes confrontés à un véritable mur. Les autorités locales ne prennent pas en compte nos préoccupations. Tous les problèmes de la région sont traités en dehors des notables.

Est-ce une manière de se comporter avec la population locale qui est garante de la stabilité et de la sécurité de la région ? Je ne le pense pas. Nous n’accusons personne, mais nous avons le droit de nous interroger sur les raisons d’une telle exclusion.

A-t-on instruit les autorités locales de nous exclure de toutes les discussions autour des problèmes de la communauté ? Nous ne le savons pas. Raison pour laquelle nous tirons la sonnette d’alarme. Nous disons aux plus hautes autorités qu’il y a urgence dans la cité…

Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour tirer cette sonnette d’alarme alors que les problèmes datent de plusieurs années ?

En fait, les chefs des tribus n’ont jamais décoléré. Ils viennent régulièrement me faire part de leurs préoccupations de plus en plus importantes. Ma maison ne désemplit jamais. Je fais en sorte de les calmer en faisant appel à leur sagesse et surtout en mettant en avant la sécurité des frontières, la stabilité du pays, etc.

Mais la situation ne fait qu’empirer, et parfois je ne sais même pas quelle réponse je dois donner aux chefs des tribus qui viennent en colère. Mais, jeudi dernier, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les notables étaient très contrariés par le fait qu’ils aient été exclus des cérémonies de commémoration de la Journée du martyr.

Comment peut-on oublier les notables des tribus du Hoggar qui ont donné de nombreux martyrs à la Révolution dans une manifestation aussi importante ? Est-ce fait que cela a été sciemment ? Peut-on croire qu’il s’agit de directives de la haute autorité du pays ?

Mais il y a de nombreux députés de la région qui représentent les Touareg du Hoggar ; ne peuvent-ils pas servir de relais pour faire entendre la communauté ?

Cela fait longtemps que la confiance entre les politiques et la population locale a été rompue. Je l’ai peut-être compris un peu tard, mais j’en suis conscient aujourd’hui. J’ai fait trois mandats de député, et j’ai pris la décision de ne pas me présenter lors des dernières législatives.

De toute façon, les problèmes auxquels sont confrontés les Touareg ne peuvent pas être une affaire de partis politiques, mais des autorités.

Aujourd’hui, il reste encore ce respect que l’on doit à l’Aménokal qui les représente. Mais, nous remarquons que de plus en plus, la communauté se sent marginalisée. Les conséquences d’un tel sentiment peuvent être très graves pour la stabilité de cette région…

Pourquoi, selon vous, les notables ont-ils été exclus de cette manifestation ?

J’aimerais bien avoir la réponse de nos responsables politiques. Non seulement ils nous marginalisent et ne prennent pas en compte nos préoccupations, mais en plus ils font tout pour nous pousser à l’extrême. Les notables se sont sentis tellement blessés qu’ils sont venus me voir en me disant que c’est trop et qu’il faut maintenant passer à une autre étape. Ils n’ont pas tort. A ce rythme, nous risquons un jour de nous voir expulsés du Hoggar. Je ne sais pas ce qu’il va advenir de notre communauté.

Si jusque-là les notables ont pu juguler la colère, c’est parce qu’ils sont conscients de la vulnérabilité de la région et de tous les dangers qui l’entourent. Mais leur voix ne sera pas éternellement écoutée. Des jeunes peuvent se détourner de cette organisation sociale qui entoure l’Aménokal.

Jusqu’à présent, j’ai pu maîtriser la situation, mais demain je ne sais pas comment elle va évoluer. Raison pour laquelle j’ai décidé de tirer la sonnette d’alarme. Le climat est intolérable. Il faut le comprendre. Les autorités ont une semaine pour répondre à mon appel…

Faute de quoi ?

Si notre appel n’est pas entendu, je serai dans l’obligation de réunir tous les chefs de tribus pour leur remettre ma démission. Je ne pourrai plus assumer la responsabilité d’une telle dégradation de la situation. Ceux qui ont décidé d’exclure les Touareg du Hoggar de leur cité doivent prendre conscience de la gravité de la situation et c’est à eux qu’il faudra demander des comptes en cas de dérapage… Lire la suite

formats

« Metalgeria », une journée pour faire revivre la musique métal 

Publié le 25/02/2018, par dans Non classé.

ALGER – Une journée portes ouvertes dédiée à la musique Metal, réunissant trois générations de musiciens et de fans pour faire revivre ce genre musical, et intitulée « Metalgeria » a été animée samedi à Alger.

Cette journée qui a vu la tenue d’une rencontre débat, d’une projection, d’une exposition et d’un concert, a été organisée par un collectif de musiciens au Centre des arts du Palais des rais- Bastion 23.

En début de journée le documentaire télévisuel « Le métal expliqué à ma mère » (2011), réalisé par le Français Thomas Vandenberghe, qui va à la rencontre de festivaliers et d’artistes pendant le festival « Hellfest » en France, pour expliquer et vulgariser ce mouvement musical et faire tomber les idées reçues que nourrissent les profanes.

Une rencontre débat a été également animée, entre autres, par Redouane Aouamer, un des pionniers du métal en Algérie, fondateur du groupe « Litham » et organisateur de plusieurs événements dédiés à cette musique, afin de discuter de l’avenir de ce genre de moins en moins visible sur la scène musicale algérienne malgré un succès appréciable à la fin des années 1990 et 2000.

Dans les allées du Bastion, les organisateurs ont planté un « marché ouvert de métal rock » proposant des instruments de musiques, des disque, des accessoires et des T-shirt.

Un grand concert réunissant plusieurs genres dont le « Jazz Metal », le « Heavy Metal » ou encore le « Thrash Metal » a été animé, devant quelques centaines de spectateurs, par « Danny Kross et le groupe Synopsie », le groupe « Dusk » ou encore les « Jugulator ».

Cette manifestation qui a attiré un public très nombreux a été conçue pour « revivifier » ce genre musical qui a donné de grands noms de la scène actuelle algérienne et qui « compte un très grand nombre de fans et de musiciens » malgré les très rares scènes qui lui sont réservées, indiquent les organisateurs.

Lire la suite

formats

Cinéma d’expression Amazighe: encourager la production pour aller vers le professionnalisme

Publié le 25/02/2018, par dans Non classé.
Cinéma d'expression Amazighe: encourager la production pour aller vers le professionnalisme

TIZI-OUZOU – Le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi, a souligné samedi à Tizi-Ouzou, l’engagement de son département dans sa démarche à encourager la production cinématographique d’expression amazighe pour aller vers le professionnalisme.

Donnant le coup d’envoi de la 16ème édition du festival culturel annuel du film amazigh (FCAFA), lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au théâtre régional Kateb Yacine, M. Mihoubi a expliqué que cette démarche, qui rentre dans le cadre de la stratégie de l’Etat pour la promotion et le développement de Tamazight (langue, culture et patrimoine), est une première étape avant d’aller vers la professionnalisation.

C’est dans cette optique qu’il a demandé au comité de sélection des films qui seront en compétition pour l’Olivier d’or, la plus haute distinction de ce festival, « d’être plus souple sur les critères de choix des films sélectionnés afin d’encourager les réalisateurs à produire », observant que « tout film produit mérite d’être diffusé ».

Sur 43 films déposés seulement 17 ont été retenus pour participer à la compétition du FCNAFA 2018, rappelle-t-on.


Lire aussi: Festival national de théâtre amazigh : ouverture de la 9e édition à Batna


Le ministre a rappelé que son département soutient financièrement tous les projets cinématographiques (long et court métrages ou documentaires) des jeunes réalisateurs qui présentent des films bien ficelés et porteurs d’idées, ainsi que la traduction (doublage et sous-titrage) des films afin de leur assurer une large diffusion nationale et internationale.

D’ailleurs, le film qui sera primé durant ce festival sera diffusé durant les autres festivals organisés à travers le territoire national, pour encourager le réalisateur à se perfectionner, a-t-il dit.

Le soutien s’exprime aussi par la formation puisqu’il a annoncé que les meilleurs cinéastes (deux ou trois) qui émergeront durant ce festival, bénéficieront de formations en Algérie et à l’étranger. En outre une session de formation qui sera encadrée par des belges est prévu à Tizi-Ouzou dans le cadre d’une convention signé par ces derniers avec le commissariat du Festival d’Annaba du film méditerranéen.

Cette 16eme édition du FCNAFA, a observé le ministre intervient dans une conjoncture spécifique marquée par le parachèvement de constitutionnalisation de Tamazight par sa reconnaissance langue nationale et officielle et de la fête de Yennayer qui célèbre l’avènement du nouvel an amazigh, journée nationale chômée et payée.

Ce festival, qui sera organisé chaque année pour encourager la production, a-t-il affirmé, « offre pour Tamazight, qui bénéficie d’un intérêt particulier pour sa promotion et son développement dans tous ses aspect et au plan culturel et en tant que culture, art et création, un espace de promotion et de développement. Et le cinéma est l’un des plus importants outils pour sa promotion », a-t-il ajouté.

Abordant la démarche de son département pour la promotion du cinéma algérien, M. Mihoubi a annoncé une réunion, demain dimanche, avec un groupe de travail pour la création de la société algérienne de distribution cinématographique pour la prise en charge du volet commercial du film.

Il a aussi rappelé, dans le même sillage, la démarche du ministère de la Culture pour la récupération des recettes (droits d’auteurs) générées par les films algériens diffusés à l’étranger. Il est également projeté la création d’un festival du film réalisé avec un téléphone portable pour inclure toute la diversité existante dans le cinéma au niveau mondial, a-t-il précisé.

Lire la suite

formats

Des acteurs dans le domaine de la promotion de la lecture honorés

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

ALGER- Le forum des Pionniers de la lecture a rendu hommage, samedi à la bibliothèque nationale d’El Hamma, à plusieurs acteurs de la promotion de la lecture, dans le cadre de sa deuxième édition.

Dans son allocution, le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi a salué la performance de l’école algérienne ainsi que les initiatives visant à promouvoir la lecture.

M. Mihoubi, qui a relevé « un engouement pour la lecture en Algérie », a rappelé que son département veille à commercialiser « le livre algérien sur le marché arabe ».

Le forum que préside Habiballah Salmi a honoré le président du Haut conseil de la langue arabe, Salah Belaïd, le Secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, la directrice de la bibliothèque nationale, Mouni Hayet ainsi que le moudjahid Lakhdar Bouregaa.

Les professeurs Abdelmadjid Keddi, Saïd Bouizri et Younes Kerrar ont été également honorés ainsi que les journalistes Djamel Chaalal, Mohamed Yaakoubi.

La première édition du forum des pionniers de la lecture a été organisée l’année dernière.

Lire la suite

formats

Annulation de la visite de la mission du BIT en Algérie

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Prévue pour demain, la visite d’une délégation du Bureau international du travail (BIT) en Algérie serait annulée.
Selon le bureau national de la CGATA (Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie), « les autorités ont annulé la virée de la mission de haut rang du BIT après l’avoir autorisée par le passé». « Les autorités algériennes viennent encore une fois de déshonorer l’Algérie en acceptant puis en refusant, à la dernière minute, cette mission qui avait été recommandée lors de la Conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève en 2017», déplore la CGATA dans son communiqué.

Selon la même source, la mission du BIT devrait rencontrer, en Algérie, « les responsables des organisations syndicales qui avaient déposé plainte contre le gouvernement algérien du fait des différentes entraves au libre exercice du droit syndical, en l’occurrence la CGATA et ses affiliés (Snapap, Snategs, SESS et SAAVA)». « Cette annulation confirme que les autorités algériennes ne veulent pas de contact entre les membres du BIT et les représentants des syndicats autonomes», lit-on dans le communiqué du CGATA.
Lire la suite

formats

Fusils confisqués : L’opération de restitution relancée

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a estimé le nombre des armes déclarées à 1185 unités, dont 592 ont été régularisées à travers la délivrance de permis de possession, alors que 161 armes ne portent pas de numéro de série.
Les fusils de chasse confisqués aux citoyens, pour des raisons de sécurité, durant la décennie noire, leur seront restitués, mais après des enquêtes obligatoires pour s’assurer de la moralité et de la crédibilité des concernés.» Il s’agit là des assurances données jeudi par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, aux propriétaires de ces armes qui ne cessent de réclamer leurs biens.

Devant les députés, le ministre, en réponse à une interrogation d’un élu, a rappelé la genèse de ce dossier. En 1992 et 1993, les citoyens étaient invités à déposer leurs armes auprès des services de sécurité afin d’éviter qu’elles ne tombent entre les mains des groupes terroristes.
Aujourd’hui, leur restitution a été décidée, selon le ministre, compte tenu du rétablissement de la sécurité et de la stabilité, mettant en avant la poursuite de la lutte contre toute menace à la sécurité des citoyens et des biens.

M. Bedoui a estimé le nombre des armes déclarées à 1185 unités, dont 592 ont été régularisées à travers la délivrance de permis de possession, alors que 161 armes ne portent pas de numéro de série. Ces armes feront l’objet d’un traitement de régularisation à travers l’activation des mesures d’expertise balistique, conformément aux dispositions du décret 98-96 définissant les modalités d’application de l’ordonnance 97-06, relative au matériel de guerre, aux armes et munition.

Dans ce sens, le ministre a soutenu que plusieurs de ces armes ne comportaient pas de numéro de série à la date de dépôt, et en application des dispositifs en vigueur et dans le but, selon lui, de « relancer» l’opération de restitution, des instructions ont été données aux walis pour la restitution des armes ne comportant pas de numéro de série à leurs propriétaires identifiés, et ce, après leur enregistrement auprès des services de sécurité.

Pour le ministre, l’opération d’identification des autres armes se poursuit toujours et de manière intense à travers l’exploitation des fichiers d’armes élaborés par les wilayas et les informations contenues dans les requêtes introduites par les citoyens, ainsi que toutes les données disponibles.

En outre, une commission interministérielle a été mise sur pied au niveau du département de l’Intérieur et d’autres au niveau des wilayas pour procéder à un examen au cas par cas et pour assurer la coordination entre les différents intervenants dans la mise en œuvre des mesures de restitution de ces fusils.

A ce sujet, le ministre a soutenu que l’opération de restitution est organisée « dans le cadre de l’application des dispositions du décret 98-96 du 18 mars 1998, fixant les modalités d’application de l’ordonnance 97-06 relative au matériel de guerre, armes et munition», ajoutant que la première étape de cette opération concerne « la restitution des armes en bon état à leurs propriétaires identifiés, et ce, après l’enquête obligatoire des services de sécurité pour s’assurer de l’intégrité des concernés, l’arme, selon le ministre, est restituée à son propriétaire ou à ses ayants droit, en vertu des décisions de restitution établies par les walis après approbation de la commission de sécurité de la wilaya, précisant que la restitution n’est pas tributaire de la présentation du permis de possession étant donné que les services de wilaya se chargent de la régularisation ultérieure».

Le fusil est restitué à son propriétaire ou à ses ayants droit, si aucun problème n’est signalé, dans le cas contraire, ces derniers « sont indemnisés». Les autorités recourent aussi à l’indemnisation, si l’arme a été utilisée par les services de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 3)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair