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Plus de 1330 bouteilles de gaz toxiques menacent d’exploser

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le risque de fuite et d’accident lié au stockage à ciel ouvert est fort probable, d’où l’urgence d’une évacuation et d’une destruction sécurisée.
Un risque d’explosion de gaz toxiques menace sérieusement les habitants de la wilaya de Annaba. En effet, plus de 1330 de bouteilles de gaz industriels rebutées, contenant des gaz toxiques, sont en souffrance depuis plusieurs années dans la zone industrielle (ZI) Pont Bouchet de Annaba, au niveau de la filiale locale de la société Linde Gaz Algérie, avons-nous constaté sur place.

Spécialisée dans la production, la distribution et la commercialisation des gaz industriels et médicaux, Linde Gaz Algérie, société germano-algérienne, veut se débarrasser de cette véritable bombe à retardement dont l’état de dégradation avancé de ces bouteilles en dit long sur le risque de catastrophe encouru par les riverains. Contacté, le directeur de Linde Gaz Annaba a refusé de s’exprimer sur la question.

Ce qui n’est pas le cas pour le président-directeur général (PDG) de la société, un expatrié, installé à Alger. Selon Pierre Chevallier qui confirme l’information au téléphone : « Les autorités algériennes sont au courant de cette affaire. Il s’agit de 1334 bouteilles de gaz issues des différents sites relevant de notre société, dont on ignore parfois la nature de leur contenu.

Par mesure préventive, nous avons fait appel à un bureau d’études spécialisé dans le domaine à Annaba pour nous assister avec les autorités algériennes à l’effet de procéder à leur destruction dans un milieu sécurisé.» Pour ce faire, la société a saisi le wali de Biskra, puis la direction des mines de Annaba à l’effet d’une évacuation et destruction dans un périmètre militaire sécurisé. « Ce lot de bouteilles à détruire est actuellement stocké sur le site de Linde Gaz Algérie de Annaba, à la zone industrielle Pont Bouchet, à moins de 500 mètres de la ville d’El Hadjar, et mitoyenne avec des dizaines d’entreprises publiques et privées.

Le risque de fuite et d’accident lié à ce stockage à ciel ouvert est fort probable, d’où l’urgence d’une évacuation et destruction sécurisée», alerte Fayçal Loudjani, un expert désigné par la société Linde Gaz pour l’accompagner dans cette délicate opération. « En cas d’explosion d’une bouteille de gaz, une réaction en chaîne entraînerait la déflagration des autres bouteilles et ferait pleuvoir une pluie de projectiles incendiaires dans un périmètre indéfini autour du site de Linde Gaz dans la zone industrielle Pont Bouchet», prévient encore et fermement ce spécialiste auprès du Centre national des technologies de production plus propres (CNTPP), qui dirige le bureau d’études Général Environnement à Annaba.

Auteur de plusieurs ouvrages spécialisés, cet universitaire, qui a réalisé 58 schémas directeurs de gestion des déchets solides urbains, confirme également que le dossier de cette bombe à retardement sera très bientôt sur le bureau du wali de Annaba. Elément incontournable dans la gestion de cet épineux dossier, la Protection civile de la wilaya de Annaba a affiché sa disponibilité à assister et sécuriser cette opération sensible. « Linde Gaz Annaba a pris attache avec la direction locale de l’industrie et des mines pour l’informer sur la situation de ces bouteilles de gaz toxiques rebutées, à l’effet de procéder à leur destruction.

Nous dépendons de l’avis de cette dernière pour intervenir, en ce qui nous concerne», a expliqué le jeune directeur de la Protection civile de la wilaya de Annaba. Faut-il rappeler que ce lot de bouteilles déclassées contient des gaz toxiques et inflammables au contact de l’atmosphère, tels que le méthane, l’ammoniac, l’acétylène, l’argon, le gaz carbonique… Une bonne autre partie contient des gaz inconnus.

Cette importante quantité de bouteilles a été constituée, selon nos informations, à partir de bouteilles préexistantes sur les différents sites de Linde Gaz Algérie, en plus de celles saisies par les services de sécurité et confiées à la société Linde Gaz Algérie durant les années 1990-2010. « D’autres wilayas connaissent la même situation et n’arrivent pas à les détruire. Des lots de bouteilles de gaz toxiques, parfois de combat, tel le chlore dont l’odeur est suffocante, très désagréable et extrêmement toxique», avertit, pour un souci environnemental, le même spécialiste.
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Sensibilisation dans les écoles primaires au Sud

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Au moment où le PDG de Sonatrach annonçait à partir de Londres son intention de développer les vastes ressources en gaz de schiste du pays, la thématique de la préservation des nappes aquifères du Sahara refait surface à travers les établissements scolaires de 17 wilayas sahariennes et présahariennes couvertes par l’agence du bassin hydrographique du Sahara, sise à Ouargla.
Jeudi, au Technicum Mouloud Kacem Naït Belkacem de Ouargla, des élèves des branches techniques du secondaire découvraient pour la première fois qu’ils vivaient sur une mer souterraine que l’Algérie partage avec ses voisins : 700 000 km2 d’eaux souterraines pour notre pays, alors que la Tunisie compte 250 000 km² et la Libye 80 000 km².

Les élèves buvaient les paroles de Seif Assal, chargé de communication de l’Agence du bassin hydrographique du sahara (ABHS) qui venait leur raconter l’histoire d’une eau venue des fins fonds du désert et dont les réserves nécessitaient des siècles pour se reconstituer sous les dunes.

Un réservoir qui risque de disparaître si chacun ne mettait pas un peu du sien pour le préserver et qui fournit entre 70 et 90% de la demande dans les régions sahariennes et semi-arides en Afrique du Nord avec une prépondérance accrue pour les besoins de l’irrigation agricole.

Depuis une vingtaine d’années, les constatations du plan directeur général des régions sahariennes ont en effet démontré que les prélèvements actuels dans ces nappes induisent un déstockage énorme qui a dramatiquement réduit le niveau de ces réservoirs et le débit des foggaras. Les potentialités en eau de ces aquifères sont de l’ordre de 156 m3/s, soit environ 5 milliards de m3 par an jusqu’à l’horizon 2040, selon le modèle ERESS 1985.

Précieuse goutte

Après la pause estivale, c’est donc la rentrée des classes du désert et une relance en force du programme des journées d’information sur la préservation de l’eau à travers les établissements scolaires des wilayas du sud à partir de Ouargla. Un juste retour au rôle sociétal et civique franchement exprimé sur les ondes de la radio locale par Farès Charafeddine, chef du département communication de l’ABHS qui souligne que son agence est au cœur de la politique de rationalisation des ressources naturelles et d’éducation civique des jeunes générations.

« Notre message est porteur d’une vision de fierté territoriale et d’écocitoyenneté active sur notre région pour expliquer aux enfants que la vie moderne et le boom technologique actuel n’a en rien changé à la fragilité de l’environnement saharien et à la culture ancestrale d’économie de l’énergie et de l’eau fondatrice de la vie dans cet écosystème», ajoute Charafeddine à la tête d’une équipe rodée de communicants qui sillonnent les écoles selon un calendrier annuel aligné sur la saison scolaire. « En tant qu’habitants du Sahara où les précipitations sont minimes et le climat sec et chaud, nous sommes plus que jamais tributaires d’une bonne gestion des eaux souterraines», explique Seif Assal aux élèves.

Menacées de disparition et de pollution à cause du gaspillage qui les soumet à de nombreuses variables tout à fait alarmantes, les eaux souterraines du Sahara septentrional accusent une chute drastique des niveaux qui menacent la vie dans ces régions et peuvent conduire à une catastrophe écologique certaine si une politique d’utilisation rationnelle et réfléchie n’est pas mise en œuvre dans l’immédiat, une réalité que les enfants en tant que futurs adultes et acteurs sociaux ont très bien saisi.

Lamine (16 ans) et ses camarades n’étaient pas très motivés par ce cours supplémentaire s’ajoutant à une journée d’étude chargée, mais ils ne regrettent pas d’y avoir assisté. « J’ai écouté avec intérêt et je suis content de lire ce livret qui conte une histoire et interpelle mon imaginaire», nous dira Lamine. A la récréation, les élèves ont en effet pu acquérir des prospectus et des opuscules parlant d’une thématique qui les accompagnera tout au long de leur vie désormais.

Les yeux rivés sur les images de dunes ocres où des puisatiers et des caravaniers recherchent désespérément une goutte d’eau, ces élèves ont pu découvrir les principaux aquifères du Sahara algérien. « Il s’agit d’une agréable surprise que de parler d’un sujet aussi sensible que la préservation de l’eau avec des spécialistes en la matière qui ne sont pas venus nous abreuver en leçons de morale, mais nous parler d’une ressource précieuse et rare dans le désert», nous explique Nadia.

Pour rappel, l’ABHS a mis en place un programme de sensibilisation visant le grand public via les radios locales, mais aussi des journées d’information dédiées aux usagers de l’eau notamment les agriculteurs et les industriels des wilayas sahariennes. Un effort particulier est orienté vers les enfants scolarisés considérés comme étant les meilleurs récepteurs du message d’économie d’eau dans le bassin du Sahara.

Une action étalée sur plusieurs années scolaires et qui a permis de prodiguer plus des centaines d’heures de cours et leçons pédagogiques sur la préservation de l’eau et la distribution de milliers d’opuscules et brochures de sensibilisation. La rationalisation de l’usage de l’eau, un enjeu majeur pour l’Algérie au même titre que ses voisins. En 2012, un rapport de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) tirait la sonnette d’alarme signalant que les aquifères devront pourvoir aux besoins croissants d’une population qui devrait atteindre 8 millions d’habitants d’ici à 2030.

L’OSS constate que les pays de l’Afrique du Nord sont plus confrontés à la gestion de l’eau par l’économie de cette ressource vitale. Ils tendent vers une croissance zéro de l’utilisation des ressources naturelles et des programmes d’utilisation des ressources non conventionnelles (réutilisation des eaux usées épurées et dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres)
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Silence décevant de Macron sur le 17 Octobre 1961 !

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le Collectif du 17 Octobre 1961 a exprimé sa déception par rapport au « silence persistant» du président français, Emmanuel Macron, lors de la célébration du 56e anniversaire de ce massacre en France.
Le locataire de l’Elysée n’a pas daigné répondre à la lettre du collectif et à l’appel d’une quarantaine d’organisations (associations françaises et franco-algériennes, syndicats et partis politiques) qui lui réclamaient de « confirmer, au nom de la France, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’Etat».

Contacté par El Watan, Olivier Le Cour Grandmaison, historien et l’un des porte-parole du collectif, dénonce « la pusillanimité» de M. Macron, qui aurait succédé à son « courage un moment affiché à Alger». En effet, le 15 février 2017, il affirma à nos confrères d’Echorouk News que « la colonisation est un crime contre l’humanité», ce qui a suscité un tollé dans les milieux de la droite et de l’extrême droite françaises.

Cette position « courageuse» lui permettra de gagner la sympathie des autorités algériennes et surtout celle d’une bonne partie de l’électorat franco-algérien. Le 5 mai, face à la rédaction de Mediapart, il avait même promis de faire « des actes forts sur cette période de notre histoire».

Or, selon Le Cour Grandmaison, il s’agit là d’une « très classique involution qu’Emmanuel Macron partage avec beaucoup de ses prédécesseurs à l’Elysée, à commencer par François Hollande qui avait lui aussi promis de faire des “gestes forts” en faveur de la reconnaissance des massacres du 17 Octobre et qui s’est contenté d’un communiqué laconique et sibyllin».

Effectivement, le prédécesseur de Macron a déclaré, le 17 octobre 2012, que « la République reconnaît avec lucidité ces faits». Le choix des mots était ainsi très vigilant, remplaçant le terme « crime» par « faits» et ne reconnaissant pas clairement la responsabilité de l’Etat français.

Apparemment, le tout nouveau et jeune président français n’est pas encore prêt à assumer une telle responsabilité historique ! « Nul doute que dans le contexte actuel, marqué par de nombreuses réformes impopulaires, M. Macron est soucieux de ménager une partie de son électorat, nombre de ses ministres venus des Républicains et très certainement hostiles à une telle reconnaissance, de même pour la majorité parlementaire qui le soutient», explique Le Cour Grandmaison.

« Nous n’avons eu ni réponse ni même un accusé de réception de notre courrier (lettre du 3 octobre 2017, ndlr), ce qui témoigne d’un mépris certain, alors que nul ne pouvait ignorer que de nombreuses initiatives allaient avoir lieu à Paris, dans la région parisienne et en région», regrette-t-il. Il est vrai que la journée de mardi, 17 octobre, a été marquée par de nombreux rassemblements de commémoration : Paris, La Courneuve, Bobigny, Rennes, Grenoble, Strasbourg, Besançon, Givors, etc. Le sentiment de déception est constatable également chez Henri Pouillot, un autre membre influent du collectif.

Ce militant anticolonialiste, grand ami de l’Algérie, estime néanmoins que le silence de Macron n’est pas vraiment surprenant vu son « rapprochement de plus en plus visible de la droite française, particulièrement depuis son élection». M. Pouillot espère que cette désillusion ne découragera pas les militants de « la justice et la vérité» à aller de l’avant.

« Nous n’allons pas baisser les bras et nous continuerons à soutenir toutes les actions qui revendiquent la reconnaissance de ce crime d’Etat», a-t-il réaffirmé, soulignant qu’il n’y a eu aucun représentant officiel du gouvernement français qui a réagi à leurs sollicitations ou participé aux célébrations.

Cependant, Anne Hidalgo, maire de Paris, et de nombreux parlementaires et élus locaux de gauche étaient présents aux festivités qui ont eu lieu durant toute la journée de mardi sur le pont Saint-Michel, particulièrement à la cérémonie d’hommage à laquelle a participé Abdelkader Mesdoua, nouvel ambassadeur d’Algérie en France. Lire la suite

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Un vecteur redoutable sous la loupe des spécialistes

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le moustique tigre ou Aedes alopictus a bel et bien élu domicile en Algérie depuis 2010, où le premier spécimen a été observé de manière fortuite à Larbaâ Nath Irathen, dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Depuis, et entre 2015-2017, pas moins de neuf communes des différentes villes du pays entre Alger (Kouba, Aïn Naâdja, Khraïcia, Birkhadem, Hussein Dey), Oran ( Aïn Turk), et Jijel ville ont été infestées jusqu’à cet été où de nombreux gîtes ont été détruits dans ces communes.

Ce moustique tigre, qui est le vecteur des virus de la Dengue, du Zika et du Chikungunya, est un moustique redouté car « il s’agit d’un agent important de nuisance», a noté le Pr Zoubir Harat, directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), spécialiste des maladies tropicales et expert des maladies tropicales négligées auprès de l’OMS, lors d’une journée d’information, de sensibilisation et de prévention contre le moustique tigre, organisée hier à l’Institut national de santé publique (INSP).

Cette journée s’inscrit, a souligné le Pr Harrat, justement dans la poursuite des actions initiées par le Comité national de surveillance d’experts et de surveillance des maladies liées aux moustiques. Le Pr Harat est revenu d’abord sur la capacité de nuisance de ce moustique, qui aime s’installer dans des zones humides, eaux stagnantes et lieux à forte végétation, sur la santé des personnes.

Des réactions allergiques importantes suite aux piqûres, qui interviennent généralement au lever du jour, aux pieds, notamment les chevilles qui sont leurs cibles privilégiées, avec apparition d’œdèmes sont observées jusqu’à l’apparition de fièvre et un syndrome grippal. Il a également précisé que le moustique tigre est un vecteur des virus des trois maladies Zika, Dengue et Chikungunya.

Suite à l’identification de ce moustique, la réponse a été très rapide sur les zones de forte densité. « Des campagnes de démoustication ont été menées dans les différentes communes, là où il y a une présence avérée de ce moustique, en collaboration avec la société Herbal et les bureaux communaux de l’hygiène», a indiqué le Pr Harat et de préciser que des mesures ont été également mises en place avec des méthodes de surveillance adéquates pour limiter la propagation aux wilayas limitrophes.

« Des pièges à moustiques ont été placés dans les endroits touchés. Il y a eu destruction des œufs et des traitements à l’aide de produits adaptés ont été effectués dans les zones infectées et à l’intérieur des maisons. Il s’agit d’une menace réelle, et c’est pourquoi nous demandons la collaboration étroite des citoyens afin de limiter la propagation et de prévenir le risque d’introduction des virus des maladies citées plus haut», a-t-il ajouté et de rappeler que les endroits de prolifération, ainsi que les zones portuaires feront l’objet de surveillance au courant de cette année.

« Ce moustique est aussi transporté dans des conteneurs avec présence de résidus d’œufs», a-t-il indiqué. Le Pr Harat n’écarte pas le risque d’apparition de virus, vu les variations climatiques et la dispersion de ce vecteur qui peut s’adapter à des climats tempérés : « D’où l’intérêt de la surveillance et la réduction de la densité et arriver à la baisse de l’activité.»

Le Dr Djamal Fourar, directeur de la prévention au ministère de la Santé, a, quant à lui, insisté sur la collaboration des citoyens dans l’action de prévention et annoncé qu’une campagne de sensibilisation à travers les médias sera prochainement lancée et de rassurer qu' »en Algérie il n’y a pas de foyer de ces maladies, mais le vecteur est là»,. Ce qui explique que la menace pèse toujours et que le risque d’apparition des virus liés au moustique tigre existe.
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Une grande station de dessalement pour Annaba et El Tarf en 2018

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Une station de dessalement sera programmée dans la loi de finances 2018. Elle sera d’une capacité de traitement de 100 000 m3/jour dont 70% de son produit seront destinés à la population de Annaba et le reste à celle d’El Tarf.
La crise de l’eau qui a frappé de plein fouet plusieurs wilayas du pays a poussé le ministère des Ressources en eau (MRE) à mettre en œuvre une stratégie urgente à l’effet de juguler ce grave phénomène. Outre la construction de trois dragues pour procéder au dévasement de 11 barrages et libérer un important volume pour les eaux pluviales, le MRE envisage de doter les wilayas les plus touchées d’une station de dessalement d’eau de mer.

Il en est ainsi pour les wilayas de Annaba et El Tarf, dont les populations souffrent sérieusement du problème d’approvisionnement en eau potable. Selon une source proche du MRE, ces deux wilayas vont être dotées d’une grande station de dessalement d’eau de mer. « C’est une station qui sera programmée dans la loi de finances 2018. Elle sera d’une capacité de traitement de 100 000 m3/jour dont 70% de son produit seront destinés à la population de Annaba et le reste à celle d’El Tarf.

Ce projet a été annoncé en grande pompe en 2008 dont la capacité de production à l’époque était de 50 000 m3/jour. Prévu dans la commune côtière de Chatt, ce projet a été reculé pour 2011 avant d’être définitivement abandonné», explique notre source. Pour l’instant, on ignore le nom de l’entreprise réalisatrice de ce grand projet.

Et si les dragues seront construites par une entreprise algérienne, en l’occurrence Alieco, il n’en demeure pas moins que pour les stations de dessalement, l’Algérie, un pays semi-aride, a une mauvaise expérience dans ce domaine. En effet, le groupe gazier allemand Linde Gas avait, récemment, envisagé de poursuivre l’Algérienne des eaux (ADE) en justice.

Selon des sources proches de cette dernière, le représentant du groupe allemand en Algérie avait informé officiellement en mai 2016 le gouvernement algérien et le directeur général de l’ADE, Zidane Merah, de son intention de saisir le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi).

« Le groupe Linde Gas, actionnaire majoritaire à 66% de l’ex-Entreprise publique économique du gaz industriel (EPE GI) et 34% pour Sonatrach en remplacement de la SGP GEPHAC, réclame plusieurs centaines de millions d’euros représentant un contentieux relatif à la construction, depuis l’année 2002 jusqu’à 2006, de plusieurs stations de dessalement au profit de l’Algérienne des eaux (ADE)», révèlent les mêmes sources.

Ces dernières affirment, par ailleurs, que « le groupe Linde Gas affiche, néanmoins, sa préférence pour un règlement à l’amiable à travers une notification de conciliation préalable à l’arbitrage.» C’est ce qui a été fait après l’intervention de Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre. « Sellal est intervenu pour régler ce problème à l’amiable puisqu’il dirigeait à cette période le ministère des Ressources en eau et était partie prenante de ces projets», a expliqué la même source. Rappelons que l’Algérie dispose de onze stations de dessalement d’eau de mer, dont huit à l’Ouest, deux à Alger et une à l’Est (Skikda). Lire la suite

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«Le manque de pluviométrie, un phénomène cyclique»

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

– La pluie tarde à faire son apparition. Une situation qui commence à inquiéter sérieusement les citoyens et les fellahs. Faut-il craindre le pire ?

C’est une réalité, mais il faut dédramatiser. Selon les prévisions, les pluies sont attendues. D’ailleurs, depuis hier matin, il y a eu une perturbation au Nord, particulièrement à l’Ouest, qui gagne graduellement les régions du Centre avec des pluies localement assez importantes sur les régions intérieures, ouest et centre. Il y aura des pluies assez marquées sur les régions côtières.Les températures vont subir une baisse sensible : entre 20 et 21 degrés à Alger et Oran et 14 et 15 degrés à Tiaret et Djelfa. La mer sera agitée.

– Mais comment expliquer cette situation ?

J’estime que la pluie, qui se fait désirer ces dernières semaines, est un phénomène cyclique qui revient tous les 10 à 15 ans avec un stress hydrique. D’autres expliquent cette situation par le changement et le réchauffement climatiques.

Même si les réponses de la communauté scientifique sont le plus souvent fort prudentes quant à la responsabilité directe du réchauffement de l’atmosphère dans la survenue des phénomènes climatiques actuels extrêmes. En revanche, leur position est très claire quant au fait que le changement climatique entraînera une plus grande fréquence d’événements climatiques extrêmes.

– Donc, le manque de pluviométrie est un problème mondial ?

En effet, ce phénomène ne concerne pas seulement l’Algérie, mais touche tout le bassin occidental de la Méditerranée. Outre l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, ainsi que les îles ibériques, l’Espagne, l’Italie et le sud de la France sont également affectés par le déficit pluviométrique. Les pluies annoncées même légères vont combler le déficit, remplir les barrages et on entre dans le cycle automnal.

La chose positive dans la situation que nous traversons est le fait que de plus en plus d’Algériens s’intéressent au climat et apprennent à faire avec la nature. La prise de conscience se fait à partir d’événements extrêmes. Indéniablement, la sensibilité environnementale va crescendo dans l’opinion publique, et ce qui est nouveau, c’est le rythme de progression de cette sensibilité. Lire la suite

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