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Place au silence et au suspense

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

Fin du temps réglementaire, place au suspense ! Les partis et les candidats engagés dans la course à l’APN ne disposent plus que de quelques heures pour prêcher encore leurs discours et tenter de convaincre les électeurs indécis.
Ils n’ont plus qu’une journée supplémentaire avant d’être contraints, dès ce soir à minuit, au silence pour attendre le verdict des urnes devant intervenir jeudi prochain, jour du vote. Pendant 20 jours, les responsables des différentes formations et les candidats indépendants ont sillonné les quatre coins du pays à la recherche de voix nécessaires pour les porter à l’APN. Meetings, rencontres de proximité, intervention dans les médias lourds et sur les réseaux sociaux… tous les moyens ont été utilisés pour atteindre l’objectif visé. Ont-ils réussi à convaincre les électeurs ?

Difficile de répondre à la question avant le jour J. Mais le spectre de l’abstention a pesé lourdement sur cette campagne. Craignant un remake du scénario des législatives de 2007 et 2012, où les taux de participation étaient très bas (35% en 2007 et 45% en 2012), les participants ont tout tenté pour convaincre de la nécessité de voter cette fois-ci. Mais les arguments diffèrent, selon la position des uns et des autres au sein ou en dehors du pouvoir.

Alors que les partis de l’opposition ont fait « de la nécessité du changement» leur cheval de bataille, les partis au pouvoir plaident « pour la continuité comme condition sine qua non pour la stabilité». Mais en face, les citoyens n’ont pas branché. Le discrédit de l’institution législative, qui s’est aggravé au fil des élections, complique davantage la tâche des candidats qui peinent à capter l’intérêt des électeurs. Ce n’est pas tout. L’absence de débats contradictoires autour des programmes a aussi donné une campagne électorale caractérisée par une tiédeur jamais égalée.

Des partis absents et des tableaux d’affichage abandonnés

En effet, en dehors des meetings qui drainent quelques foules de militants des partis, les observateurs ne perçoivent aucune ferveur électorale. Le scénario est le même dans la majorité des grandes villes, des villages et des quartiers où les discussions autour du scrutin ne durent que le temps du passage des candidats en campagne. Au-delà de ces moments, les citoyens vaquent à leurs occupations quotidiennes chargées de difficultés à joindre les deux bouts. L’autre fait marquant de cette campagne est l’absence énigmatique de nombreux partis engagés dans la course. Sur la soixantaine de partis engagés, seulement une dizaine a été visible. L’écrasante majorité des nouveaux partis, créés en 2012, n’ont pas donné signe de vie durant cette campagne. A l’exception des quelques passages sur les chaînes de télévision publiques où des minutes leur sont accordées, leurs candidats ont brillé par leur absence sur le terrain.

En plus des partis, le gouvernement et la Présidence ont aussi fait leur campagne… pour la participation. Afin d’inviter les électeurs à « faire entendre leurs voix», le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a multiplié ses visites dans les wilayas où il organise des rencontres avec la « société civile» pour réitérer son appel à la participation. Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, s’est également mobilisé pour tenter de réussir son premier test à la tête de l’administration chargée de l’organisation des élections. Mais le dernier mot devra revenir aux électeurs. Quelle sera leur décision ? Lire la suite

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Salima Ghezali, une candidate venue de loin

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

Une surprise ? C’en est vraiment une. Personne n’aurait parié un jour sur la participation de Salima Ghezali, tête de liste du Front des forces socialistes (FFS) à Alger, à une élection.
L’ancienne directrice du journal La Nation a bien changé. La décennie noire ne serait-elle plus qu’un mauvais souvenir ? Le régime qu’elle avait tant pourfendu est-il devenu fréquentable ? Vingt-quatre ans sont passés, depuis 1993. L’Algérie entamait, sans doute à cette époque-là, l’un des moments les plus difficiles de son histoire avec un cycle infernal de violences. L’entrée surprenante et inattendue dans la compétition électorale de l’égérie du « qui-tue-qui» durant la période sanglante qu’a vécue le pays mérite sans doute de revisiter ces années de braise.

Un devoir de mémoire pour rappeler le regard que celle-ci portait sur le drame national. Le cheminement du parcours de Salima Ghezali est des plus singuliers. Il a cette particularité d’être tracé durant les années 1990, quand le pays était à feu et à sang. Dans les villages les plus reculés, appelés du service national, militaires actifs ou à la retraite, anciens maquisards, journalistes, médecins, enseignants tombaient sous les balles assassines des groupes terroristes islamistes. La candidate du FFS n’était pas encore journaliste à La Nation puisqu’elle ne rejoindra la rédaction qu’en décembre 1993. Elle était plutôt partie pour faire carrière dans le secteur de l’éducation. Elle enseignera la langue française à Khemis El Khechna de 1983 à 1990, selon un portrait publié en 1995 et écrit par la correspondante du journal français L’Express Dalila Kherchouche.

Fin 1993, Sanhadri, cadre au ministère du Travail, Djillali Liabès, sociologue et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, M’hamed Boukhobza, sociologue, Dr El Hadi Flici, Mahfoudh Boucebci, figure emblématique de la psychiatrie algérienne, Tahar Djaout, journaliste écrivain et poète, étaient déjà assassinés. Cette année-là était une année maudite. Celles qui suivront le seront encore plus. Une hécatombe pour l’intelligentsia algérienne, victime d’une terrifiante purge. Les terroristes exécutaient tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec leur projet d’Etat théocratique et livraient une guerre totale contre le peuple algérien : femmes, enfants, vieux, jeunes et moins jeunes. Et Salima Ghezali était de ceux qui observaient avec une distance bien affichée la tragédie algérienne.

Elle avait cette capacité, ou ce choix faussement « lucide» de se complaire dans une sorte de coquetterie intellectuelle tintée d’angélisme à l’époque où les hordes sauvages ne choisissaient pas leurs victimes ? Promue directrice du journal La Nation où elle est restée jusqu’à sa fermeture en 1996, officiellement pour des raisons économiques, elle avait cette préférence tranchée de ne pas choisir son camp. « Choisir son camp c’est choisir ses victimes», confiait-elle à la journaliste qui s’étonnait d’ailleurs du fait que « Salima vit au cœur de ce drame algérien qui nourrit sa colère mais la tient éloignée des affrontements». Ayant acquis le statut de victime expiatoire de la censure, après l’interdiction du journal La Nation, elle disparaîtra du paysage médiatique algérien pendant de longues années. Elle emportera avec elle l’image d’une femme persécutée, censurée dans son pays.

« La Nation a cessé de paraître, je me suis intéressée à d’autres choses. J’ai beaucoup voyagé, j’ai publié des articles dans la presse internationale, fait des conférences et je tiens toujours ma chronique sur Radio Méditerranée internationale», répondait Salima Ghezali au site Algeria watch en 2001. Prise sous l’aile protectrice du défunt leader du FFS, Hocine Aït Ahmed, qu’elle accompagnait dans plusieurs manifestations internationales, en tant que conseillère diplomatique, elle deviendra l’icône du « qui-tue-qui». Salima Ghezali décrochera le prestigieux prix Sakharov en 1997.

« Où trouver la force d’écrire, quand des jeunes de 15 ans meurent dans les ratissages effectués par les services de sécurité dont disposent des despotes qui ne savent même pas, la veille, ce qu’ils vont faire le lendemain ?» écrivait-elle à l’époque. Dans un autre article publié dans le journal Libération en 1997, qui affectionnait les amalgames sur l’identité de ceux qui tuaient en Algérie, la candidate du FFS était cette voix à laquelle les colonnes du journal étaient généreusement ouvertes.

Relisons-la. A propos des têtes des terroristes mises à prix, elle livrait ce commentaire dans un reportage réalisé dans les rues d’Alger : « La mort de ces hommes peut rapporter gros. Entre un million et 4 millions de dinars (de 100 000 à 400 000 francs). La plupart des passants accélèrent le pas. Peut-être ont-ils peur, en les regardant, d’imaginer qu’il s’agit là des auteurs de ces assassinats ou de ces massacres qui font frissonner de terreur ? Ou alors ils ont peur de penser que ces hommes pourraient être innocents, ils redoutent d’imaginer ce qui leur est arrivé, ce qu’ils ont subi.» Salima Ghezali est la candidate du FFS aux législatives de jeudi prochain dans un pays qu’elle compare, dans l’une de ses dernières tribunes, à la série télévisée « Westworld dont les personnages sont des androïdes qu’un scénariste pervers soumet à sa guise dans un univers pourri de jeux de manipulations et de violences proches de ce que veut dire chez nous l’expression Bled Miki…» Lire la suite

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Sit-in des familles des détenus de Ghardaïa devant la Maison de la presse

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

Des familles des détenus de Ghardaïa, dont la femme de Kamel Eddine Fekhar, ont tenu, hier matin, un sit-in devant la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger, pour réclamer la libération de leurs proches.
Brandissant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des slogans exigeant la remise en liberté des 140 détenus d’opinion dans la vallée du M’zab, une vingtaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont bravé l’interdit pour rappeler à l’opinion que leurs pères et leurs proches subissent, depuis 21 mois, l’arbitraire dans différentes prisons du pays.

« Libérez mon père !», « La liberté pour Kamel Eddine Fekhar !»… sont entre autres slogans brandis par des enfants et les proches des détenus. « L’action a été organisée par cinq familles, dont l’épouse de Fekhar qui voulait m’accompagner dans la marche vers la prison de Laghouat. Je l’en avais dissuadée et elle avait décidé alors d’organiser ce sit-in», explique Salah Dabouz, avocat de Kamel Eddine Fekhar, qui a été sur les lieux.
Le sit-in s’est tenu, dans un premier temps, sans la présence de la police, arrivée sur les lieux en retard pour inviter les protestataires à se disperser. Par ailleurs, Salah Dabouz affirme que la Cour suprême devait examiner, jeudi dernier, le recours introduit par Kamel Eddine Fekhar qui conteste l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation. « Je ne sais pas encore quelle a été la décision de la Cour», explique l’avocat. Lire la suite

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Suite au rapt de Salim Mahdad : Grève générale à Ath Zmenzer

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

La famille Mahdad d’Ath Zmenzer (wilaya de Tizi Ouzou) est toujours sans nouvelles de son fils Salim, victime d’un enlèvement jeudi dernier.
La population du village Ath Anane, d’où est originaire l’enfant, se mobilise pour protester contre ce kidnapping, rechercher la victime et se solidariser avec la famille. Hier, une assemblée générale a été organisée au village et a mis sur pied une cellule de crise. Ainsi, un appel à une grève générale au niveau de la commune a été lancé à l’issue de l’assemblée. Les commerces et les services publics devraient être paralysés aujourd’hui. Si Amar Alim, porte-parole de cette cellule de crise, déclare : « Notre objectif est de retrouver Salim sain et sauf. Nos actions visent à faire pression sur les ravisseurs et leur demander de relâcher notre enfant. Nous ne désespérons pas et nous continuons à croire que ceux qui l’ont enlevé vont faire le geste attendu.

Nous les prions de rendre Salim à sa famille.» Outre cette action, une caravane populaire a sillonné les villages de la commune ainsi que les communes limitrophes, demandant la libération du jeune garçon. De leur côté, les services de sécurité poursuivent leur travail. Aux gendarmes qui se sont mobilisés dès l’annonce de la disparition de Salim jeudi, se sont ajoutés les Brigades de recherche et d’investigation (BRI) de la police. Sofiane, parent de la victime, a affirmé que la famille n’a pas été contactée par les auteurs du kidnapping. Lire la suite

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«En Algérie, c’est l’argent qui contrôle l’Etat»

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

Notre parti prend part aux élections législatives de ce jeudi pour soutenir la démarche d’un consensus national populaire et lutter contre la corruption», a déclaré Mohand Amokrane Cherifi, membre du présidium du Front des forces socialistes (FFS), lors d’un meeting animé, hier, dans le cadre de la campagne électorale, à la place M’barek Aït Menguellet de Tizi Ouzou.
Le même intervenant a ajouté que les candidats de son parti ont été choisis par les militants. « Ils seront en mesure de répondre aux aspirations des populations», a-t-il déclaré. Il a aussi mis l’accent sur l’importance du scrutin du 4 mai 2017. « Voter jeudi prochain, c’est honorer la mémoire du fondateur du FFS, Hocine Aït Ahmed, et discréditer le système qui a créé une oligarchie. D’ailleurs, en Algérie, l’Etat ne contrôle pas l’argent, c’est l’argent qui contrôle l’Etat», a-t-il lancé.

M. Cherifi a, dans son intervention, évoqué le programme de sa formation politique qui s’articule, a-t-il dit, autour de mécanismes susceptibles d’aboutir à une Algérie libre, démocratique et sociale, ouverte sur le monde. « Sans l’Etat de droit, sans la démocratie, on ne peut pas développer l’économie, le social, le culturel et l’environnement», a-t-il laissé entendre. Aziz Bahloul, également membre de l’instance présidentielle du parti et tête de liste FFS à Tizi Ouzou, a, pour sa part, souligné que l’objectif de la participation du plus vieux parti de l’opposition au scrutin du 4 mai 2017 est de porter le message du citoyen à l’intérieur des institutions qui sont actuellement « prises en otage par les tenants de l’argent sale». Pour M. Bahloul, « l’Algérie risque de retourner à la période de la dictature militaire en cas de vacance du pouvoir».
Lui succédant, Mohamed Klalèche, président de l’APW et candidat à la députation, a rappelé que « le FFS a toujours eu des projets importants pour le pays. En 1995, nous avons proposé le Contrat de Rome, en 2002, le Mémorandum aux généraux et aujourd’hui, le consensus national populaire», a-t-il souligné.

Par ailleurs, Farid Bouaziz, fédéral de Tizi Ouzou, a déclaré que le FFS « n’a jamais marché dans les pratiques du pouvoir qui gère le pays avec la violence. Aujourd’hui, notre parti reste toujours propre. D’ailleurs, il n’est pas responsable de la mort de 200 000 personnes durant la décennie noire provoquée par un coup d’Etat militaire en 1992. Il n’est pas responsable aussi de la mort des 126 jeunes durant les événements de Kabylie, ni de l’assassinant de Matoub Lounès. Le pouvoir gère toujours la situation avec la violence. Il a voulu même provoquer un Printemps arabe en Algérie», a-t-il martelé. Le sénateur Hocine Haroun, qui est aussi directeur de campagne du FFS dans la wilaya de Tizi Ouzou, a relevé que « ceux qui ont misé sur la dislocation du FFS après la mort de Hocine Aït Ahmed ont perdu leur pari». Il a, en outre, fait le bilan de la campagne de sa formation politique qui a, a-t-il dit, organisé plus de 80 meetings et 300 sorties de proximité à travers les différents quartiers et villages de la wilaya. Il a aussi exhorté l’assistance à se mobiliser pour voter en faveur des candidats du FFS, jeudi prochain.
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Éducation nationale : Nouria Benghabrit lance une consultation sur l’évaluation

Publié le 30/04/2017, par dans Non classé.

Les enseignants maîtrisent-ils tous les outils de l’évaluation des élèves et les objectifs attendus ?
Le ministère de l’Education nationale a lancé, entre février et mars derniers, une consultation nationale sur le système d’évaluation pédagogique appliquée dans l’enseignement primaire et moyen et à laquelle ont participé 95% des enseignants.

L’objectif de cette opération, effectuée à travers la plateforme numérique du ministère, est centré sur les pratiques de l’évaluation par les enseignants. Les résultats de cette consultation présentés hier par des cadres du ministère révèlent que deux tiers des enseignants utilisent la méthode de l’évaluation par contrôle avec des notes selon le barème et des observations telles que bon, très bon mauvais, faibles…, alors qu’un tiers seulement utilise une évaluation par grilles à travers une échelle d’appréciation de l’acquisition de la compétence enseignée : acquis, en voie d’acquisition… « La majorité des enseignants dans le primaire et le moyen se concentre donc sur la note, alors que le tiers seulement se base sur le parcours et diagnostique une nécessité d’accompagner l’élève pour le développement de la compétence visée», explique Farid Benremdane, directeur de la pédagogique au ministère de l’Education.

« L’évaluation répond dans la plupart des cas à une motivation plus administrative que pédagogique. Des enseignants ne savent pas encore ce qu’il faut évaluer», explique Mme Abad, ayant participé à l’élaboration de la consultation qui a interrogé une grande partie des enseignants ayant moins de 10 ans d’expérience. Le sondage a couvert également le volet relatif aux devoirs de maison et les objectifs attendus. L’opération réalisée auprès des enseignants a démasqué certaines insuffisances. Près du tiers des enseignants donnent des devoirs pour la préparation des leçons. « Cet élément nous renseigne sur la pression vécue par les apprenants et leurs familles qui subissent cette tâche qui revient principalement à l’enseignant», explique Nedjadi Messeguem, inspecteur général au ministère de l’Education.

Le même responsable plaide pour une réorganisation du calendrier des contrôles et évaluation. « Si en moyenne dans le primaire, l’évaluation est effectuée après 35 heures de cours et dans le moyen après 39 heures, il est recommandé aux enseignants d’avancer l’évaluation à après 10 heures dans le primaire et 5 heures dans le moyen.» « Cette consultation, qui est une banque de données, va constituer une base de travail pour corriger les défaillances et déséquilibres constatés dans la méthode d’évaluation basée essentiellement sur la restitution et la mémorisation, au détriment de la synthèse et l’analyse», soutient Mme Benghabrit, ministre de l’Education nationale. Lors d’un point de presse tenu en marge de la présentation des résultats de la consultation, la ministre a annoncé le lancement de campagnes de formation sur l’évaluation pédagogique au profit des enseignants. Pour mme Benghabrit, « l’engouement des enseignants pour ce débat révélateur d’un besoin d’exprimer une insatisfaction partagée avec les parents sur le système d’évaluation».

Par ailleurs, la ministre a annoncé une conférence le 9 mai prochain sur la préparation des examens de fin de cycle ainsi que sur les différentes étapes du concours de recrutement des enseignants. Lire la suite

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