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Le pouvoir surfe sur l’absence d’alternative solide et organisée

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

En dépit de la répression exercée par le pouvoir, on peut encore parler et chacun le fait à sa manière.
Il faut savoir que le pouvoir et ses démembrements, notamment dans les wilayas les plus reculées, s’en prennent systématiquement à ceux qui osent exprimer un point de vue différent du leur et à ceux qui ont le courage de rendre publiques toutes sortes de revendications. Malheureusement, se sentant remis en cause et de plus en plus contesté, ce pouvoir autoritaire, répressif et policier, qui joue sa survie, n’a trouvé pour se « défendre» que des moyens violents et illégaux.

La seule façon de le faire reculer est que les Algériens se transforment en acteurs du changement. Visiblement, ce pouvoir ne veut pas ouvrir les portes du dialogue, bien que sachant pertinemment qu’en face de lui, il n’y a pas encore d’alternative solide et organisée. C’est pour cela que le pouvoir surfe sur ce vide.

C’est pour cela qu’il faut que les forces politiques, sociales et économiques, celles qui sont organisées notamment, se mettent d’accord, au delà de leurs différences et divergences, sur une sorte de « dénominateur commun», voire un consensus pour amener le pouvoir en place à dialoguer pour opérer un changement pacifique. Lire la suite

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La presse espagnole dénonce un scandale de corruption à Tlemcen

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Dans son numéro d’hier, le quotidien espagnol El Mundo révèle un scandale de corruption lié à la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de Souk Tleta, dans la wilaya de Tlemcen.
Ce contrat de 250 millions d’euros, attribué par l’Algérienne des eaux à une entreprise espagnole, a fait l’objet de pots-de-vin et de rétrocommissions. Selon le journal, un intermédiaire espagnol, Cristobal Tomé, dont la carte de visite signale qu’il est installé dans le quartier de Kouba, à Alger, « reconnaît dans une lettre de mars 2012 avoir soudoyé des proches des dirigeants de l’entreprise publique algérienne qui a fourni le contrat pour la canalisation d’eau» à l’entreprise espagnole. L’homme aurait d’abord payé avec son propre argent avant de réclamer à son entreprise 575 000 euros pour compléter les versements. Il a admis auprès des journalistes espagnols avoir payé « pour faciliter le succès de l’opération».

Ces sommes auraient été versées à des Algériens par virement Western Union. Parmi ces Algériens, le neveu d’un responsable de l’Algérienne des eaux qui avait des problèmes de santé, selon le récit de Cristobal Tomé. Dans une lettre remise à la justice espagnole, Cristobal Tomé fait à nouveau allusion aux paiements et explique qu’il est « dans une position délicate pour avoir promis des paiements qui ne sont pas venus. Il dit que le neveu d’un responsable algérien, qui a des problèmes médicaux, attend de ses nouvelles à Paris. Tomé demande un paiement de 10 000 euros», écrivent les journalistes.

A la question d’un journaliste sur les raisons de ces paiements, Cristobal Tomé répond : « Il y a beaucoup de gens impliqués dans cette affaire.» « Et il faut graisser la patte ici et là, c’est ça ?» « Exactement.» L’intermédiaire dit ne pas se souvenir d’avoir écrit ces lettres. Il dénonce un chantage d’un ancien collaborateur. Un député du PP, impliqué, dénonce lui aussi un chantage du même ancien collaborateur. Les deux hommes annoncent qu’ils vont l’attaquer en justice.
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La loi sur les violences faites aux femmes enfin adoptée par le Sénat

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Le Conseil de la nation a adopté, hier matin, le projet de loi sur les violences faites aux femmes, adopté le 5 mars dernier par l’APN.

Le président du Conseil, Abdelkader Bensalah, qui a repris ses fonctions la semaine dernière après une longue absence, a précisé que « les sénateurs vont voter tout le projet de loi et non article par article» suite à l’accord entre les chefs des groupes parlementaires. La grande majorité des sénateurs a voté oui pour ce projet de loi. Les partis islamistes n’ont pas protesté contre l’adoption de ce projet, contrairement à leur démarche de mars.

Le président de la commission, Mokhtar Zerouali, se dit « très heureux, car ce texte de loi va protéger encore plus la femme algérienne qui souffre de violences quotidiennement». Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, juge que « les articles de loi condamnent les violences faites aux femmes sous toutes leurs formes. Ce projet comble les vides juridiques dans le but de protéger la femme en particulier et la famille en général, dans le respect de nos coutumes et les principes de la société algérienne». Interrogé par les médias, le ministre n’a répondu à aucune question, ce qui a provoqué la colère de certains qui refusent  » d’être des chargés de communication du ministre ; il doit répondre à nos questions», insiste un journaliste.

« Il veut éviter la question sur la lettre adressée par le général Toufik», ajoute un autre journaliste. L’ONG Amnesty International a rendu public un communiqué et alerte sur des « amendements qui contiennent cependant des clauses problématiques qui accroissent la vulnérabilité des victimes de viol ou de violences conjugales. Ceci dit, « plusieurs dispositions permettent au conjoint responsable de viol, de contraintes, d’intimidation ou de violences (sauf pour des violences ayant causé une infirmité permanente ou la mort) d’échapper aux poursuites judiciaires si la victime lui pardonne, exposant ainsi les victimes à des risques accrus de pressions ou de violences pour qu’elles retirent leur plainte». Lire la suite

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Interdit de critiquer ! (sinon attention à vous)

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Députés, militants, travailleurs… Au prétexte que l’Algérie traverse une crise économique et sécuritaire, plus personne n’a le droit de critiquer le gouvernement. Les ONG et les militants qui dénoncent les agissements du pouvoir aimeraient que l’élite se réveille.
Le pouvoir algérien a fêté à sa manière –toute la semaine – le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme. Mardi, alors qu’ils s’apprêtaient à animer une conférence de presse au sein de l’APN, des députés du Parti des travailleurs (PT) et de l’Alliance de l’Algérie Verte (AVV) se sont vu priés de quitter les lieux, interdits aux journalistes.

Même si une autorisation préalable leur avait été accordée, ces députés, qui s’opposent à la nouvelle loi de finances, n’ont finalement pas pu tenir leur conférence de presse.

Mercredi, c’est l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) qui a été, pour la sixième année consécutive, interdite de célébrer publiquement la Journée internationale de lutte contre la corruption. Dans son communiqué, l’AACC estime que cette interdiction « est aggravée par les représailles systématiques que subissent les courageux dénonciateurs de la corruption, dont le nombre ne cesse d’augmenter».

Le communiqué souligne par ailleurs que l’AACC compte bien poursuivre son combat contre la corruption et ce, malgré les interdits et ses marges de manœuvre de plus en plus restreintes.

Hier, une dizaine de militants de la nouvelle Association algérienne des droits de l’homme (AADH) ont été interpellés lors d’un sit-in organisé devant l’APN par SOS Disparus – empêchés de se rassembler. « L’avenir appartient aux associations et aux actions solidaires en Algérie», a déclaré Mohamed Saïdi, son président, avant d’être embarqué par la police.

« Il n’y a aucun respect de la liberté d’expression en Algérie. La preuve, c’est que l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC) que je préside n’a jamais reçu d’autorisation dans le but de nous empêcher de nous exprimer sur la corruption qui gangrène toutes les institutions de l’Etat», a confié à El Watan Week-end Mustapaha Atoui, membre de l’AADH avant d’être à son tour interpellé.

Soumission

Pour les ONG, il y a quelque chose qui ne passe plus. Mardi, Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme et dénoncé « l’intensification de la répression contre la liberté d’expression non violente, qu’elle soit en ligne ou hors ligne».

Par ailleurs, et dans le cadre de la célébration du 67e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a présenté un rapport sur l’état des droits de l’homme en Algérie en 2015. Ce rapport accablant établit que le système algérien « a voulu entretenir l’illusion d’un changement là où la réalité est marquée par la continuité dans la répression, les violations des libertés publiques et des droits de l’homme».

Assiste-t-on à un nouveau verrouillage des libertés ? « Oui, affirme l’avocat Naït Salah Belkacem. On ne peut plus s’exprimer, nous sommes dans la soumission.» Pour maître Salah Dabouz aussi, « l’espace de liberté d’expression ne cesse de se restreindre.

Malheureusement, même ceux qui croient et défendent la liberté d’expression commencent à s’autocensurer». Selon lui, les arrestations pour opinion sont de plus en plus nombreuses, et ce, depuis le 8 juillet dernier, date à laquelle se sont réunis le président Abdelaziz Bouteflika, son chef de cabinet Ahmed Ouyahia, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’armée.

Lors de cette réunion, il a été décidé de « tenir pour responsable toute personne ayant critiqué les décisions du pouvoir dans l’affaire de Ghardaïa», rappelle maître Dabouz. « Quelque part, le ton a été officiellement donné ce jour-là, d’où la répression massive ces derniers mois».

Menaces

Ramdane Youcef Taazibt, vice-président du groupe parlementaire du PT les rejoint : « Aujourd’hui, on sent bien un climat politique de délinquance institutionnalisée. Pour preuve, le premier responsable du FLN a fait des fetwas de ‘tekfir’ (déclarer quelqu’un apostat, ndlr) à l’encontre d’un responsable politique, ce qui est grave.» Autre dérapage : « Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a appelé l’expert économiste Abderrahmane Mebtoul et lui a ordonné de se taire.

Si nous étions vraiment dans un Etat civil comme le claironnent certains responsables politiques des partis du pouvoir, ce ministre serait normalement emprisonné. Malheureusement, ce n’est pas le cas.» De son côté, le député du parti El Adala, Lakhdar Benkhellaf, estime : « La répression se fait ressentir chaque jour un peu plus. Interdire une conférence de presse de députés, c’est grave ! Il n’y a pas de libertés individuelles et collectives.» Il se désole : « Finalement, le pluralisme dont on est fiers est juste un slogan…»

Cet avis est largement partagé par Halim Feddal, secrétaire général de l’Association nationale de lutte contre la corruption : « Ce qui se passe ces derniers temps est juste incroyable.

Quand on voit que Hassan Bouras a été incarcéré pour une publication sur facebook, c’est grave.» Plus grave encore, le ministre de la Communication, Hamid Grine, que Louisa Hanoune a surnommé « ministre de la propagande», a clairement menacé les internautes quant à ce qu’ils publient sur facebook. Invoquant « la situation actuelle», le ministre a directement visé les journalistes leur demandant de « ne pas pourrir le métier» et menacé : « Que les journalistes prennent leurs responsabilités quant à leurs publications sur facebook.»

Élite coupable

Cette pression n’est pourtant pas nouvelle. La semaine dernière, ce sont les travailleurs de l’Entreprise nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba qui se sont retrouvész confrontés aux forces de l’ordre quand ils ont investi la rue pour réclamer le paiement de leur salaires et pour la relance effective de la production de leur usine.

En octobre, une association culturelle de Aïn Sefra a eu la surprise d’apprendre que le wali avait ordonné une enquête sur la tenue d’un colloque sur… Isabelle Eberhardt ! Maître Belkacem se désole : « 53 ans après l’Indépendance, nous n’avons pas construit un Etat de droit.» Selon l’avocat, « un sentiment de méfiance s’est installé car le lien entre le gouvernant et le gouverné est rompu». Cela est dû, selon lui, « à la phase de transition difficile par laquelle passe le pouvoir en ce moment». Lakhdar Benkhellaf nuance : « Cette phase est certes Lire la suite

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Du LPP en vente sur le net !

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Particulier propose à la vente appartement F3, 75 m² de 3 pièces, au 3e étage dans une nouvelle cite à Réghaïa.
Fini, acquis dans cadre de la promotion LPP et très bien situé. Le prix sera négocié après visite». L’annonce est publiée cette semaine sur le site ouedkniss ! Des logements proposés à la vente alors que les affectations des souscripteurs n’ont pas été encore établies. « Une enquête a été immédiatement ouverte par les responsables de l’ENPI pour faire toute la lumière sur les logements LPP proposés à la vente par les sites internet spécialisés dans l’immobilier», a affirmé lundi le directeur général adjoint de l’Entreprise nationale de promotion immobilière, Mohamed Laïd Cherifi, qui était l’invité de la radio nationale.

« Inadmissible !», s’est-il emporté. Visiblement peu inquiet, le vendeur a même mis à la disposition des internautes intéressés un mail pour le contacter. Depuis le jour de la publication de l’annonce, nous avons tenté d’entrer en contact avec lui par mail. Il n’y a pas eu de réponse. Ce n’est pas la première fois que des appartements du LPP sont mis en vente. Plusieurs personnes qui se sont présentées à la rédaction affirment avoir eu des propositions de vente à des prix concurrentiels, à Bordj Bou Arréridj notamment. Des tractations pas très claires dans la mesure où ces logements ne sont toujours pas livrés. Le premier chantier devrait l’être au cours du premier trimestre 2016 à Bou Ismaïl. Un dossier qui mérite une enquête avant que des victimes ne soient enregistrées. Lire la suite

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Dergana sous le feu de la colère

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

« Je suis sorti afin d’apaiser les esprits. J’entendais des grossièretés de chez moi, comme si les forces de l’ordre étaient à l’intérieur de mon appartement.
Une fois dehors, l’un des agents, qui a l’âge de mon fils, m’a fait un croche-pied et m’a interpellé sans aucun respect pour mon âge.» Lahlou, 70 ans, barbe blanche soigneusement tracée, tarbouche rouge ave8c un burnous marron fièrement dressé, raconte la matinée du mercredi 2 décembre.

« Ce n’était pas l’opération de démolition qui nous a fait du mal, mais l’humiliation dont nous avons été victimes. Ils nous ont manqué de respect et nous ont insulté devant nos familles. Nous n’avons réagi que par honneur.» Il est 6h du matin dans le quartier diplomatique de Dergana, dans la commune de Bordj El Kiffan.

Surpris, les résidents se réveillent au bruit des rétrochargeurs dépêchés par la commune pour démolir toutes les baraques illicites construites autour des bâtiments et au bord des jardins attenants aux bâtisses de fortune. Ici, les appartements sont occupés depuis 30 ans. Mais depuis, ces familles se sont toutes multipliées. « Mes enfants ont tous grandi. Certains d’entre eux se sont même mariés.

Où est-ce que vous voulez que je les mette, bon sang ?» s’interroge encore Lahlou dont les deux enfants ont été interpellés eux aussi quand ils ont tenté de se soustraire à la police.

Facebook

L’opération n’a duré au final qu’une heure et demie. Environ 20 baraques qui servaient d’abri pour certaines familles et huit magasins construits illicitement ont été détruits. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les résidents ont duré jusqu’à 15h30. Bilan : plusieurs blessés du côté des résidents dont Mohamed Hathouti, 25 ans, qui a failli perdre l’œil gauche.

Du côté des policiers, deux agents ont été hospitalisés le même jour, selon un officier de la sûreté d’Alger, joint par téléphone. Rencontré dans son bureau au siège de la wilaya d’Alger, le chef de cabinet de la wilaya, Mohamed Amrani, insiste sur le fait que l’Etat doit se montrer « ferme et juste dans ses décisions».

« Nous avons agi sur la base de plaintes parvenues à la wilaya. Le rapport de la cellule d’écoute que nous avons installée et les demandes répétitives des internautes qui réagissent sur notre page facebook, explique le chef de cabinet. Nous avons envoyé une équipe technique qui a constaté des dépassements graves en matière de constructions illicites. Nous avons pris la décision de nettoyer le quartier, mais nous leur avons réservé des projets qui vont beaucoup améliorer, dans un avenir proche, le quotidien de ces résidents ainsi que celui de leurs enfants.»

Caoutchouc

Ce que Mohamed Hathouti, tourneur à la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), regrette avant tout, c’est la violence avec laquelle l’opération a été menée. « Un agent se trouvait tout près de moi quand je suis sorti de la maison pour chercher ma nièce asthmatique. Il était à moins de 10 mètres de moi, il ne m’a pas raté avec sa balle en caoutchouc», raconte-t-il avec amertume. La balle a rebondi, son œil gauche a été atteint, affectant sa vision et son nez a été fracassé. « Elle est aujourd’hui à 4/10, avoue Mohamed démoralisé. Le médecin légiste refuse d’inscrire dans mon certificat médical que j’ai été victime d’une attaque par balle en caoutchouc tirée par un agent des services de l’ordre.

Il a exigé une justification que je ne peux récupérer, selon lui, que de la DGSN. Cette dernière a refusé de me la délivrer.» Mohamed est aujourd’hui sans travail. La nature de son métier, tourneur, ne lui permet pas d’assurer le service avec un œil aussi sensible. Il ne sait plus quoi faire ni a qui s’adresser car, selon lui, « toutes les portes lui ont été fermées». « Comment faire quand vous n’êtes pas reconnu comme victime ?» s’interroge-t-il.

Sa famille compte déposer plainte, dimanche prochain, contre la DGSN et son « agresseur» pour « atteinte à l’intégrité physique d’une personne».

Contacté par téléphone, un cadre de la sûreté de la wilaya dément toutes les accusations et souligne, de son côté, le « professionnalisme» dont ont fait preuve ses agents pendant ladite opération. « Nos agents ont accompli efficacement leur mission en respectant la loi et la déontologie de la profession. Ils ne sont intervenus qu’après avoir constaté la violence des résidents qui ont non seulement entravé les travaux de démolition, mais s’en sont pris aux démolisseurs et aux représentants des autorités locales présents sur les lieux», souligne-t-il.

DGSN

45 personnes ont été interpellées et poursuivies en justices, selon les résidents (voir encadré). Les jeunes rencontrés dans le quartier insistent sur un autre cas qui, selon eux, a été accusé « à tort» par la police d’avoir cassé le fusil à pompe d’un des agents. Keddache Larbi, 38 ans, est marié. Sa femme enceinte attend leur premier bébé. « Nous avons été témoins. Nous avons vu l’arme en question se casser devant nos yeux et c’est notre voisin qui a été accusé dans l’histoire.

Une fois au commissariat, ils ont découvert que c’était un repris de justice, une cible facile pour eux afin de lui faire porter le chapeau et couvrir leur collègue.

De plus, Larbi nous a affirmé qu’on l’a obligé à signer un PV sous la torture où il reconnaissait les faits. Nous voulons que la DGSN sache qu’il n’a rien fait et qu’il n’a rien à voir dans cette histoire», insistent-ils. Le même cadre de la DGSN, qui invite les résidents à fournir des preuves aux accusations, révèle que plusieurs émeutiers étaient ce jour-là en possession d’armes blanches, ce qui a motivé, selon lui, leur intervention « musclée».

« Il n’y a pas que ça, ajoute-t-il. Parmi les interpellés, nous avons intercepté des gens recherchés par la justice et même des insoumis vis-à-vis du service militaire, avoue-t-il. Nous avons fait notre travail et nous l’avons accompli avec succès et efficacité sans entraver personne.»

Aires de jeux

Sur un ton presque menaçant, les résidents, qui prennent à témoin les autorités, invitent les agents de services de l’ordre à être plus souples avec eux la prochaine fois. « Nous ne voulons pas de problèmes pour notre pays. Mais s’ils continuent à agir de la sorte avec Lire la suite

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