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Les travailleurs dénoncent une volonté de casser l’Etusa

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Les travailleurs de l’Etusa ont observé un débrayage à travers les unités de la capitale.
Les travailleurs de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa) sont depuis hier en grève illimitée pour dénoncer « l’opacité» dans la gestion de l’entreprise après le limogeage, il y a plus d’un mois, de son directeur général, Yacine Krim. Pour les travailleurs rencontrés au niveau de la direction générale de cette entreprise, « L’Etusa va vers une destination inconnue». Selon le syndicat UGTA, la directrice par intérim ayant succédé à M. Krim a démissionné il y a une semaine. Impossible d’obtenir des informations officielles sur cette démission et les conditions de mise à l’écart de M. Krim, le ministère des Transports étant injoignable. La direction de l’Etusa a également refusé de nous recevoir.

Les travailleurs de cette entreprise ont observé un débrayage à travers les unités de la capitale. Les bus étaient à l’arrêt aux quais des différentes gares d’Alger. « Seul le service de sous-traitance fourni aux partenaires de l’Etusa (entreprises) pour le transport du personnel et des étudiants a été assuré comme service minimum», explique Nazim Aouiche, délégué syndical, rencontré hier au siège de la direction où des dizaines de travailleurs observaient un piquet de grève.

L’Etusa vit visiblement un malaise engendré par plusieurs facteurs, révèlent les travailleurs et syndicalistes interrogés hier. L’absence d’une direction à la tête de l’entreprise et les informations liées à la possible promotion du responsable du transport des étudiants à la tête de cette entreprise a enflammé la situation. « Nous connaissons le parcours de ce monsieur.

Il a imposé son fils ici, à la direction générale, qui permet plusieurs avantages», accusent des syndicalistes, excédés par « le manque de sérieux» que constitue cette décision si elle venait à se confirmer. Les syndicalistes et les travailleurs dénoncent également « une volonté de casser l’Etusa» au profit d’autres parties. M. Aouiche estime que la déstructuration de l’Etusa profitera certainement aux privés qui convoitent le créneau, rappelant la décision du wali de donner son accord à l’entreprise Tahkout de déployer 1000 bus dans la capitale.

Merimi Nacereddine, syndicaliste, a également fustigé les responsables du secteur concernant le retard accusé dans la nomination d’un directeur à la tête de cette entreprise « qui représente tout pour les travailleurs, dont beaucoup y ont passé plus de 20 ans». Le syndicat s’interroge également sur la motivation du ministère des Transports de dépouiller l’Etusa de ses actions dans la société de gestion du tramway d’Alger et de la gestion des téléphériques. L’Etusa a été dépouillé des 36% et 41% des actions détenues dans ces deux entreprises. Les travailleurs accusent « des parties travaillant au profit d’opérateurs français qui rêvent d’accaparer également du transport urbain dans la capitale».

La grève a été aussi motivée par la suspension de neuf travailleurs, dont quatre syndicalistes, suite au mouvement de protestation observé en octobre dernier en soutien à l’ancien directeur général de l’Etusa. Les travailleurs sont unanimes quant à la poursuite de ce débrayage « jusqu’à la réintégration de nos collègues et l’installation d’un directeur pour sauver notre entreprise». L’Etusa compte une flotte de 750 bus et emploie plus de 2800 agents à travers la capitale. L’entreprise projetait de se doter de 400 bus supplémentaires pour renforcer sa flotte. Lire la suite

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Les justifications de Benkhalfa

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre des Finances a tenu, mardi soir, à répondre aux accusations lancées par l’opposition tout lors des débats ayant émaillé l’examen
puis l’adoption de la loi de finances 2016.
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision privée Echorouk News, Abderrahmane Benkhalfa a tenté d’expliquer et de justifier les mesures les plus contestées contenues dans la loi de finances 2016, en reprenant les grandes lignes d’un discours qui devient quelque peu répétitif et parfois même contradictoire.

C’est ainsi que le ministre se targuera en premier lieu de la « libre expression» existant dans notre pays, ayant permis un débat contradictoire sur la loi de finances, mettant ainsi les incidents ayant émaillé le vote de la loi et l’action de l’opposition au sein du Parlement sur le compte de cette belle « démocratie existant dans notre pays».

Abordant par la suite les articles de « la discorde», M. Benkhalfa tentera un exercice pédagogique pour expliquer les objectifs des articles 66 et 71 de la loi de finances 2016. Rappelons dans ce sens que l’article 66 relatif à l’ouverture du capital des entreprises publiques au privé national résidant avait été abrogé par la commission des finances et du budget de l’APN, avant d’être réintroduit par le truchement d’un amendement oral du gouvernement voté en dernière instance par la plénière.

Vivement contesté, l’article en question renforce, selon le propos de M. Benkhalfa, « la protection des entreprises publiques économiques». Il ajoutera que la LF 2016 « renforce aussi bien la règle des 51/49% que la protection des entreprises publiques». Se faisant plus précis, le premier argentier du pays explique que par cette disposition, « personne ne peut entrer dans le capital d’une entreprise publique au-delà de 34%.

Ce n’est qu’après 5 ans, lorsqu’il (le repreneur privé, ndlr) a rempli les conditions du cahier des charges, à savoir le maintien des effectifs, l’augmentation des recrutements, permettre à l’entreprise de gagner de l’argent, d’exporter, celui-ci peut reprendre les parts sociales restantes, mais d’abord après passage au Conseil des participations de l’Etat». Pour M. Benkhalfa, « plusieurs verrous sont instaurés par la loi : la minorité agissante de 34%, les 5 ans, le cahier des charges à remplir et le passage par le gouvernement. Nous sommes le seul pays qui a pris autant de mesures de protection».

Le ministre, qui présente cette mesure comme étant « novatrice», n’explique pourtant pas pourquoi le gouvernement s’évertue à sortir de son ancrage juridique cette disposition existant dans le code des investissements depuis 2009 pour en faire une disposition financière. De même, il évitera de répondre aux accusations quant à la volonté du gouvernement d’opérer une nouvelle opération de privatisation au bénéfice d’une minorité d’investisseurs.Il réussira même à replacer le débat dans sa zone de confort.

En effet, le premier argentier du pays insistera, tout au long de son intervention, sur la nécessité d’impliquer le secteur privé dans la création de valeur ajoutée. Il a, dans ce sens, expliqué que l’Algérie dispose de « 2 à 3 ans d’épargne, mais qui ne l’épargnera pas» de la crise. D’où la nécessité de « traiter» la conjoncture et d’aborder les politiques économiques « avec de nouveaux outils». Et pour cela, le ministre a insisté sur « l’efficience, le travail et la productivité», en affirmant qu’aucun pays au monde ne compte sur un secteur économique public. Des questions qui rassemblent d’ailleurs le consensus.

Maintien des subventions, mais…

C’est de la même manière que le ministre des Finances abordera la question de l’article 71 de la LF 2016, qui permet au gouvernement de prendre des décrets d’ajustement pour l’annulation de crédits préalablement votés dans le cadre d’une loi de finances lorsque les équilibres budgétaires sont compromis. Il expliquera, dans ce sens, que les plafonds votés par le Parlement seront respectés et qu’ils s’agit, au final, de faire en sorte de collecter les ressources au profit de projets prioritaires et nécessaires.

Le ministre expliquera aussi que le gouvernement a rendu compte de l’exécution du budget chaque année dans le cadre de la loi de règlement budgétaire. Il faut cependant préciser que celle-ci présentée en n-3, soit trois après la clôture de l’exercice concerné. Le ministre s’empressera de dire aussi que le gouvernement a déjà eu recours au gel de certains projets non prioritaires. Une affirmation qui jette d’ailleurs le discrédit sur l’opportunité de l’article 71…

Abordant enfin le sujet des subventions, le ministre a insisté sur leur maintien. Il explique une nouvelle fois que les subventions seront maintenues et qu' »il n’y aura aucune baisse des subventions». M. Benkhalfa a affirmé que dans le cadre de la loi de finances 2016, près de 19 milliards de dollars seront consacrés aux subventions.

Il en profitera pour dire que par l’enveloppe consacrée aux transferts sociaux, l’Etat ne prend donc pas de virage libéral. Le ministre estime, cependant, que les subventions devront être mieux ciblées. Dans ce sens, M. Benkhalfa a affirmé que dans le cadre de la LF 2016, les subventions aux produits alimentaires de base, à la santé, à l’éducation et à l’eau entre autres profiteront aux couches sociales les plus défavorisées.

Reste le cas de l’énergie et des carburants, qui connaîtront des augmentations graduelles des prix, justifiées, selon le ministre, par la nécessité de mettre fin au gaspillage et à la contrebande. Il ne s’attardera toutefois pas sur les compensations financières à accorder aux ménages défavorisés et aux secteurs de l’agriculture et des transports, comme préalablement annoncé au Parlement.
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Le deuxième congrès de l’opposition se tiendra le 18 février 2016

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le second conclave de l’opposition devrait se tenir le 18 février 2016. La décision a été prise, hier, par les membres de l’Instance de suivi et de coordination de l’opposition (ISCO), réunis au siège du mouvement El Bina El Watani à Alger.
Annoncé il y a plusieurs semaines, ce congrès devrait réunir, comme la conférence du Mazafran du 10 juin 2014, tous les acteurs qui épousent l’idée du changement politique concerté. « La date du 18 février coïncide avec la Journée du chahid. A l’occasion de cette réunion, nous évaluerons d’abord l’action de l’opposition depuis l’adoption de la plateforme du Mazafran, qui reste pour tous les membres de l’ISCO la base de référence», nous explique Ouamar Saoudi, membre de la direction du RCD qui a représenté, en compagnie d’Ahmed Benneguaouche, le président du parti, Mohcine Belabbas, lors de ce rendez-vous.

« A l’occasion de ce conclave, pour lequel un appel à participation est lancé à toutes les forces du changement, l’opposition doit aussi définir la marche à suivre pour l’avenir», explique de son côté Me Salah Dabouz, président d’une des ailes de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).

Pour préparer ce congrès, que certains membres de l’ISCO préfèrent appeler « Mazafran II», les participants à la réunion d’hier ont décidé d’installer une commission politique préparatoire. « Cette commission doit évaluer toutes les actions de l’opposition depuis le 10 juin dernier et rédiger un rapport qui sera présenté à l’occasion de la prochaine réunion de l’ISCO, prévue pour le 16 janvier prochain», nous explique Ouamar Saoudi.

Dans son communiqué final, l’ISCO invite « les partis et les personnalités nationales à la rejoindre pour concrétiser la transition démocratique devant réaliser les aspirations des citoyens et éviter au pays les dérives de la mentalité du parti unique». Outre la préparation de ce second congrès de l’opposition, les participants, dont l’ancien candidat à la candidature à la dernière présidentielle d’avril 2014, Ali Benouari, qui participe pour la première fois à une réunion de l’ISCO, ont longuement abordé le contenu du projet de loi de finances.

« Nous refusons cette démarche qui tend à faire assumer la responsabilité de la crise économique actuelle au peuple algérien, comme nous dénonçons les atteintes répétitives aux droits constitutionnels des citoyens, notamment celui portant création de syndicats et de partis politiques», lit-on dans un communiqué de l’ISCO. L’instance, lit-on dans le même communiqué, salue l’attitude de l’opposition au sein de l’Assemblée populaire nationale qui « a choisi d’être du côté du peuple pour dénoncer le projet de loi de finances 2016». Lire la suite

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Groupe SNVI de Rouiba : Les travailleurs réclament le départ du PDG et de son staff

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Les travailleurs se disent décidés à ne pas reprendre le travail jusqu’au départ des dirigeants de l’entreprise.
La tension est toujours de mise au niveau de groupe industriel SNVI de Rouiba, à 20 km à l’est d’Alger. Malgré le versement de leur salaire et la libération de leurs camarades, les travailleurs ont abandonné leurs postes, hier dès le début de matinée. « Nous réclamons le départ du PDG et de son staff. Ce sont eux et leurs prédécesseurs qui ont mené l’entreprise à la dérive», clament des grévistes rencontrés devant l’entrée de l’usine.

Vers 10h, des centaines d’ouvriers se sont regroupés devant la division carrosserie pour l’entame des travaux de l’assemblée générale prévue après les émeutes de la veille. Mais aucun responsable de l’entreprise n’est venu y participer pour donner des explications à la situation critique que traverse le groupe.

« Il n’y a que la directrice générale de division véhicule industriel, la filiale mère, qui est venue assister, mais nous, nous voulons entendre le PDG, Malek Saleh, afin qu’il nous dise pourquoi il n’a pas tenu ses engagements», déclarent des employés, qui dénoncent la mauvaise gestion et l’arrêt de la production. « Le compte bancaire de l’entreprise est à sec. On n’a pas de quoi acheter une pièce. D’ailleurs, je me demande où ils ont trouvé l’argent hier pour nous payer.

On a l’équivalent de 10 milliards de dinars de marchandise bloquée au niveau du port parce qu’on n’a pas de quoi payer les taxes de dédouanement», révèle un technicien exerçant à la filiale fonderie. Selon lui, la décision des pouvoirs publics d’exonérer la SNVI des droits de douane n’est qu’un « leurre». Malgré notre insistance, aucun responsable du groupe n’a voulu nous recevoir afin d’éclairer l’opinion publique sur les raisons réelles du blocage de la production et la non-exécution des plans d’investissement.

Les travailleurs se disent décidés à ne plus reprendre le travail jusqu’au départ des dirigeants de l’entreprise. « L’assemblée générale a été reportée à dimanche. On nous a dit qu’il est possible que le PDG vienne, mais nous, nous demandons son départ. C’est lui qui a fait couler l’entreprise publique Ferrovial, devenue une filiale de la SNVI en février dernier. Maintenant, il a été appelé par Bouchouareb pour faire la même chose ici», lancent-il.

« Notre syndicat est vendu»

Pour les grévistes, la crise structurelle que traverse le groupe ne sera pas résolue de sitôt. « La semaine dernière, le PDG nous avait assuré que la SNVI avait bénéficié d’un crédit de 40 milliards de dinars pour sa modernisation. Or, on n’a pas défini nos besoins et aucune stratégie n’a été établie pour ce faire», déplore un ingénieur qui cumule plus de 12 ans d’expérience au sein du groupe. « On a acheté des tonnes de pièces qu’on risque de ne pas utiliser. Nous avons pour 13 milliards de stocks et une commande de plus de 2 ans qui n’est pas satisfaite. Est-ce logique pour une entreprise qui, il y a 30 ans, produisait jusqu’à 7000 véhicules/an», regrette-t-il.

Notre interlocuteur affirme que plus d’une centaine de bus presque finis ne sont pas livrés à cause du manque de petites pièces. « Nous avons une centaine d’autobus qui ne sont pas vendus en raison des retards mis pour les doter de plafonds et autres pièces que la SNVI peine à acquérir faute d’argent», se désole-t-il.

Un autre travailleur parle de près de 2 milliards de dinars de dettes de l’entreprise envers des petits fournisseurs, en soulignant que même leurs représentants syndicaux n’ont rien fait pour défendre la SNVI. « La plupart de nos syndicalistes sont des vendus. Comment expliquer que cela fait plus d’un an qu’ils n’ont rendu aucun communiqué pour dénoncer l’arrêt de la production. Ils ont tous bénéficié de promotions.

Et à chaque fois que nous venons protester et demander des comptes aux dirigeants, ils nous appellent au calme», déplore notre interlocuteur. Il est à rappeler que la SNVI regroupe cinq partenaires, dont trois ont été créés en juillet 2012, avec un capital de 103 millions d’euros détenu à 51% par la partie algérienne à travers la SNVI (34%) et le MDN (17%), et à 49% par le groupe émirati Aabar, tandis que l’allemand Daimler/Mercedes-Benz en est le partenaire technologique. Lire la suite

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Graves dérapages et délire de Amar Saadani

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le secrétaire général du FLN connaît par cœur sa tâche et l’accomplit froidement. Il agit comme le paravent d’un régime qui a échoué en tout, panique et sort de la bienséance qu’exige la morale politique.
Par ce qu’il a débité comme insultes contre la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qu’il l’a traitée « de poule qui ne pond pas et d’agent des Services», comme attaques hallucinantes contre l’ex-patron du DRS, Mohamed Mediène dit Toufik qu’il voit derrière toutes les initiatives de l’opposition et du groupe dit des 19+5, et comme contrevérités sur la gestion de Chakib Khelil qu’il a innocenté dans plusieurs de ses déclarations ces dernières semaines, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, est incontestablement le visage le plus hideux de la misère politique algérienne.

C’est l’expression la plus vulgaire de la délinquance politique qui a fini par s’installer au pouvoir. Mais peut-on l’imaginer autrement que ce qu’il est en réalité : misogyne, léger, violent et aussi prédisposé à l’invective qu’à l’argument ? Peut-on attendre autre chose d’un personnage qui a vécu sa déperdition scolaire comme un complexe au point d’arracher par la force son diplôme en sciences politiques ? C’est l’ancien responsable de l’institut, Mohamed Hennad lui-même, qui l’avait dénoncé dans une tribune publiée par le journal El Watan en novembre 2013.

Amar Saadani était président de l’Assemblée populaire nationale (APN). « A cette époque-là, non seulement il s’est permis une inscription à la faculté des sciences politiques d’Alger, mais a aussi tenté de réussir ses modules à sa manière, c’est-à-dire avec des ‘examens VIP’ conçus spécialement pour lui. Evidemment, j’ai assumé mes responsabilités en tant que professeur à ladite faculté et envoyé des lettres de dénonciation au président de la République ainsi qu’à trois chefs de groupe parlementaire», avait raconté le professeur.

Les déclarations incongrues, déplacées et insultantes de Amar Saadani qui a eu, comme d’habitude, un temps d’antenne considérable au JT de 20 heures, avant-hier, se seraient passées de tout commentaire s’il n’était pas à la tête d’un parti qui dicte sa loi au pays et s’il n’avait pas commis cette lourde méprise à l’égard d’une femme politique et des citoyens algériens qu’il prend pour des ignares. Faut-il lui rappeler certaines vérités, lui qui excelle dans la bêtise et le mensonge ? Pour l’histoire. Qu’a fait ou dit Amar Saadani pour défendre la cause des cadres du secteur public — quelque 3000 et non pas 6000 comme il l’a déclaré — jetés en prison par l’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia ? Rien.

Car celui qui allait devenir, fin 2004, par la grâce du président Abdelaziz Bouteflika, président de l’APN, n’était pas encore sorti du néant politique avant que le président Bouteflika ne lui trouve un rôle qui lui sied bien. D’ailleurs, ceux qui essaient de dissocier l’ascension politique de l’un (Amar Saadani) de la volonté de l’autre (Abdelaziz Bouteflika) d’abaisser l’institution parlementaire en nommant à sa tête un piètre élu de l’ex-parti unique, se trompent lourdement ou se moquent de l’intelligence des Algériens. Sans la généreuse promotion accordée par le chef de l’Etat, il n’aurait jamais été ce qu’il est devenu aujourd’hui : une monstrueuse excroissance de la dégoûtante pratique politique en vigueur depuis plus d’une décade. Amar Saadani est indéniablement au centre du pouvoir et n’hésite point a en jouir.

Il en abuse même et s’autorise tout. Il est impensable que de telles dérives n’aient pas la caution des tenants du pouvoir. Le secrétaire général du FLN connaît par cœur la tâche pour laquelle il est destiné et l’accomplit froidement. Il agit comme un paravent d’un régime qui a échoué en tout, panique et sort de la bienséance qu’exige la morale politique. Le responsable du FLN voit des complots partout. Il pense que c’est l’ancien patron du DRS qui se cache derrière les initiatives politiques de l’opposition et la démarche des personnalités qui ont demandé audience au locataire du palais d’El Mouradia.

Il considère aussi que réhabiliter l’ancien ministre de l’Energie des Mines, Chakib Khelil — recherché par la justice algérienne avant que le mandat d’arrêt lancé contre lui ne soit annulé en raison d’un prétendu vice de forme — équivaudrait du coup la réhabilitation du régime dans sa globalité. Pour ce faire, Saadani est visiblement prêt à assumer tous les mensonges et les contradictions qu’il sert à l’opinion publique. En effet, on ne sait pas comment « Louisa Hanoune a fait perdre à Sonatrach 50% en s’attaquant à Temmar (ancien ministre de l’Industrie) et à Khelil».

L’ancien président de l’APN qui, selon des témoins, a été plusieurs fois la risée des diplomates étrangers, est capable de dire des énormités. Il nous apprend ainsi que Chakib Khelil, « le plus intègre et le meilleur ministre que l’Algérie ait connu depuis l’indépendance», a fait gagner au pays 1500 milliards de dollars. Si c’est vrai, où est passé tout cet argent ? Le secrétaire général de l’ex-parti unique, arrivé aux postes de responsabilité qu’il occupe et qu’il a eus à exercer grâce à l’intrigue et à la faveur du coup de force pour imposer le quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika, devrait forcément le savoir.

Mais comme il pense que le pouvoir le dispense de la nécessité de donner des arguments à ses assertions, le patron du FLN ajoute une de violence à son discours. D’aucuns savent aujourd’hui que n’était le soutien dont il bénéficie au sommet de l’Etat, celui du Président lui-même ou de ses proches collaborateurs, Saïd Bouteflika entre autres, Amar Saadani n’aurait jamais tenu des propos aussi graves et dangereux ni à l’égard de la responsable du PT qu’il livre à la vindicte populaire en laissant comprendre qu’elle n’est pas musulmane ni à l’encontre de l’ancien patron du DRS qu’il accuse, entre autres, d’avoir trafiqué des élections.
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EHS de Tixeraïne

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Des dizaines de nouveaux-nés prématurés ou victimes d’accident lors de la naissance (asphyxie périnatale, infection et autres complications) errent dans les centres de rééducation privés et publics.
Ils sont nombreux à être hospitalisés à l’EHS de Tixeraïne pour des semaines, mais en vain. Nombre d’entre eux auront d’énormes difficultés à avoir une vie normale comme les autres enfants. Ils seront, malgré tout, des futurs handicapés privés de toute autonomie. Pour le Dr Lamia Aouichet de l’unité du service de rééducation fonctionnelle à l’EHS de Tixeraïne, dirigé par le Pr Amara, qui s’investit dans la prise en charge de ces bébés, il est important de mettre l’accent sur le dépistage précoce afin de proposer des soins adaptés au patient et ne pas laisser les parents dans l’errance. « A cet âge-là, ces bébés sont en plein développement et ont des capacités de compensation, de récupération, de plasticité cérébrale sur lesquelles la rééducation précoce peut s’appuyer», a indiqué le Dr Aouichet.

Et d’insister sur la définition de la paralysie cérébrale et cérébral plasy qui est, a-t-elle indiqué, toute atteinte motrice en rapport avec une lésion cérébrale non évolutive sur un cerveau en développement ou immature pouvant s’accompagner d’une atteinte sensorielle (surdité ou cécité) et d’atteinte partielle des fonctions supérieures (trouble de l’équilibre) avec de bonnes capacités intellectuelles (infirmité motrice cérébrale : IMC) ou de moins bonnes performances intellectuelles (infimité motrice d’origine cérébrale : IMOC).

Le Dr Aouichet affirme que 55 nouveaux cas ont été pris en charge au niveau de l’unité ces quatre derniers mois. La structure, a-t-elle expliqué, accueille tous les enfants la première fois pour une guidance parentale : « Après un bilan clinique et paraclinique on apprécie les dimensions du problème et on en définit les objectifs.

Deux cas de figures se présentent. Il y a les patients sans grandes possibilités fonctionnelles qui seront soumis à l’adaptation au fauteuil roulant et corset si nécessaire en plus des séances de rééducation d’entretien en ambulatoire et les autres patients avec possibilités fonctionnelles dont le but est d’exploiter les possibilités restantes pour un maximum d’ autonomie et une marche avec ou sans appareillage.» Et de préciser que le traitement en rééducation doit être mis en œuvre dans un but fonctionnelle et de réinsertion scolaire.

Comme il est aussi assuré un suivi régulier de ces patients pour limiter les complications secondaires et tertiaires qui apparaissent inéluctablement au cours de la croissance. Le Dr Aouichet insiste sur l’intérêt d’un réseau pluridisciplinaire (médecin rééducateur, chirurgien infantile, neurochirurgien, pédiatre) pour structurer un parcours de soins. Et d’ajouter : « La spasticité a souvent un retentissement péjoratif sur la motricité et l’ appareil locomoteur son traitement doit être mis en œuvre après une analyse clinique rigoureuse, actuellement la toxine botulique est d’ un apport certain.» Lire la suite

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