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Fausses promesses et renoncements

Publié le 27/12/2015, par dans Non classé.

L’agriculture, que ce soit à Annaba ou ailleurs en Algérie, va mal. Elle peine à sortir de sa torpeur. Les stratégies, plans ou mécanismes mis en place pour faire de ce secteur le moteur de développement économique se sont, à chaque fois, heurtés à l’inertie des pouvoirs publics.
Les pouvoirs publics semblent se complaire dans des discours où se mêlent tergiversations, atermoiements, fausses promesses et vrais renoncements. En témoignent, pour ne citer que ceux-là, deux projets déterminants pour le secteur agricole que Annaba, forte d’un foncier s’étalant sur 58 000 ha, attend depuis une vingtaine d’années. Lesquels ? Une dizaine de retenues collinaires d’une capacité de 30 000 à 500 000 m3/unité et trois barrages moyens pouvant fournir jusqu’à un million de mètres cubes d’eau.

Ce ne sont pas les potentialités hydriques qui font défaut dans cette wilaya où, paradoxalement, la problématique, fort contraignante, des ouvrages hydrauliques s’est traduite par la contraction des périmètres irrigués. « On est en train de tuer petit à petit le travail de la terre, et personne ne semble s’en soucier», déplore Yazid Mohamedi, secrétaire général de la Chambre d’agriculture de Annaba (CAA).

Avec seulement 83 retenues collinaires — pour la plupart en état de dégradation — les quelques 5300 agriculteurs, affiliés à la CCA, se retrouvent enlisés dans de sérieuses difficultés à satisfaire les besoins en eau des 45 177 hectares de superficie agricole utile (SAU) qu’ils exploitent. Résultat : sur plus de 45 000 ha, les terres cultivées en irrigué sont de moins de 5000 ha. C’est pourquoi « nous attendons des pouvoirs publics des mesures concrètes et des orientations politiques fortes pour redonner des perspectives d’avenir à long terme», espère M. Mohamedi.

D’autant que, renchérit-il non sans une pointe de scepticisme quant à l’atteinte d’un tel objectif, « dévissement continu des cours du baril oblige dans la stratégie gouvernementale version 2015, l’on ambitionne de faire de l’agriculture un levier majeur de la croissance économique». Et pour cause, « dans notre pays, les déclarations politiques se font au gré de la conjoncture. A chaque visite d’un ministre de l’Agriculture à Annaba, on jure par tous les dieux que le problème de l’irrigation sera pris en charge de manière définitive. Puis, plus rien. Notre wilaya demeure l’une des plus pauvres en matière de cultures en irrigué», se désole-t-il.

Pour étayer ses dires, il se réfère à l’exemple de l’immense plaine d’El Karma qui, avec ses centaines d’hectares, devait changer de vocation pour se spécialiser, dès 2008, dans les cultures en irrigué avec comme source d’alimentation en eau les barrages Bounamoussa ou de Bouhamdane. Bien des années ont passé et « rien n’a été fait», regrette-t-il. Idem pour les petites et moyennes exploitations que les travailleurs de la terre n’arrivent pas à rentabiliser faute de moyens d’irrigation, poussant nombre d’entre eux à jeter leur dévolu sur les cultures en sec comme le tabac, les céréales et le melon.

Un autre projet non moins important n’aurait lui aussi jamais vu le jour, relèvent, pour leur part, des gérants d’exploitation agricole collective (EAC) rencontrés à la CAA : pour aboutir à une plus grande variété de cultures, il était également question de renforcer de près de 4000 ha les surfaces irriguées de quatre autres zones : la Grande Plaine non loin du lac Fetzara (18600 ha) ; les plaines d’El Hadjar (7000 ha) ; celles de oued El Aneb, 2000 ha de riches terres limoneuses ; enfin de la petite plaine de Kharraza, qui s’étire entre le piémont de l’Edough et le massif de Boukhadra, énumèrent-ils.

Les richesses hydriques naturelles, estimées à plus de 14 millions de mètres cubes, étaient en mesure de propulser les terres de la wilaya de Annaba dans la catégorie des zones à haute valeur agricole. Malheureusement, la situation est restée telle quelle, les surfaces irriguées n’ayant pas évolué d’un iota. Elles n’arrivent pas à franchir le seuil des 5000 ha, essentiellement approvisionnées par le barrage Bounamoussa, les 83 vieilles retenues collinaires et les 9 oueds/filets d’eau, totalisant respectivement 5, 2,5 et 3,5 millions de mètres cubes.

Aussi, se remémorent ces adhérents de la CAA, il y a une dizaine d’années, les fellahs avaient vu en le projet Sirma une lueur d’espoir d’un inversement de la tendance : avec le Maroc et la Tunisie, l’Algérie s’était engagée dans ce projet fédérateur initié en 2005, avec pour finalité d’appuyer les trois pays dans la mise au point de nouveaux systèmes d’irrigation modernes, susceptibles de garantir une utilisation rationnelle des ressources hydriques destinées au secteur agricole. Où en est-on une décennie après de ce projet, financé à hauteur de 2 millions d’euros par la France dans le cadre du Fonds de solidarité prioritaire ?

L’on n’en saura rien puisque le président de la CAA et le DSA étaient, dit-on, en déplacement à Guelma pour assister à la rencontre sur la filière de la tomate industrielle organisée par le groupe Benamor. Mais à en croire les mêmes représentants d’EAC, rien de positif n’a filtré à ce sujet. « On a beaucoup attendu de ce projet car les trois pays s’étaient engagés à développer la recherche dans la production de méthodologies et d’outils de gestion de l’eau pour accompagner les mutations dans les systèmes d’irrigation», déplorent-ils.

En revanche, ont-ils souligné, « nos voisins de l’est et de l’ouest en ont profité. De nouveaux systèmes d’irrigation, dont le goutte-à-goutte, y sont en plein essor. Ce qui n’est malheureusement pas le cas dans notre pays. Rares, très rares sont les grands projets agricoles structurants qui ont été menés à leur terme». La course à l’autosuffisance pour dépêtrer le pays du statut d’éternel assisté alimentaire ne serait-elle donc pas perdue d’avance ? Lire la suite

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EN Olympique : De Moscou 1980… à Rio 2016

Publié le 27/12/2015, par dans Non classé.

Un retour inespéré du football algérien aux JO, après l’unique participation qui remonte à l’été 1980 à Moscou.
La sélection nationale olympique de football, après 36 ans de disette et d’absence au plus grand événement sportif de la planète, retrouvera les Jeux olympiques l’été prochain, à l’occasion des JO de Rio de Janeiro au Brésil. Le mérite à une jeune sélection formée de jeunes et prometteurs talents du cru qui, sous la houlette d’un technicien helvétique, Pierre-André Shurmann, dont la touche est indéniable, a réussi à décrocher l’un des trois billets aux prochains JO, suite à cette 2e place acquise lors de la 2e édition de la CAN U-23, disputée du 28 novembre au 12 décembre dernier à Dakar (Sénégal).

Un retour salutaire et inespéré du football algérien aux Jeux olympiques après une seule et unique participation qui remonte à l’été 1980 à Moscou, capitale de l’Union soviétique à l’époque. La sélection nationale, avec de jeunes talentueux joueurs que sont les Ferhat, Chenine,
Ferhani et autres Meziani et Benguit, a réussi à déjouer tous les pronostics en se hissant d’abord au second tour de cette CAN-2015 aux dépens de favoris comme l’Egypte, le Mali et le Nigeria, avant de retrouver face à ces mêmes Nigérians en finale de cette CAN, perdue sur le fil, mais avec tous les honneurs.

Il faut dire qu’avant le début de ce tournoi qualificatif aux JO, les Verts, sous la conduite de Schurmann, étaient loin d’être favoris pour décrocher l’une des 3 places représentatives de l’Afrique aux Jeux olympiques de Rio. Une équipe montée dans la précipitation une année seulement avant le tournoi africain, après avoir été mise en veilleuse en décembre 2011, suite à l’élimination de la sélection de l’époque sous la conduite de Azzedine Aït Djoudi dès le premier tour, alors qu’elle avait tous les atouts pour aller aux JO-2012 de Londres.

Une équipe de conjoncture, à laquelle Pierre-André Schurmann a réussi à donner une âme après une année et demie de travail malgré les critiques et autres contraintes. Le billet des JO désormais en poche, le sélectionneur suisse a désormais sept mois devant lui pour se préparer au tournoi planétaire en renforçant son effectif par quelques nouveaux joueurs, notamment par trois internationaux de la sélection A, comme l’autorisent les règlements du Comité olympique international (CIO), et définir un objectif pour ces JO, qui sera en premier lieu d’honorer le football algérien à Rio de Janeiro, et pourquoi pas faire mieux que la génération de Moscou 1980, où les Madjer et Belloumi ont réussi à atteindre les quarts de finale du tournoi olympique.
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Dopage : Le phénomène qui a ébranlé le sport national en 2015

Publié le 27/12/2015, par dans Non classé.

Le sport national n’a pas connu que des exploits et des performances en cette année 2015. Celle-ci a été ternie par le phénomène du dopage qui touche désormais plusieurs disciplines.
Le premier cas enregistré cette année a été celui du lutteur Abdelkrim Ouakali, contrôlé positif lors du championnat national, en février. L’athlète algérien a été contrôlé positif à une substance interdite (le furosémide), mais son cas n’a pas été médiatisé. Un mois plus tard, le scandale est tombé tel un couperet : le cycliste Hicham Chaâbane est contrôlé positif à deux substances interdites, lors du Tour d’Algérie de cyclisme : l’érythropoïétine (EPO) et la méthylprédnisolone (glucocorticoïde) ; il a été dépossédé de son titre de vainqueur du Tour.

Ce fut la tache noire de ce Tour, réussi par les organisateurs. Telle une onde de choc, le phénomène s’est propagé à d’autres disciplines, notamment le football où plusieurs joueurs ont été signalés, notamment le meneur de jeu de l’USM Alger, Youcef Belaïli, contrôlé positif a une substance interdite lors du match de la Ligue des champions d’Afrique face au MC El Eulma, au mois d’août dernier. Le joueur a été doublement sanctionné par la CAF et la FAF et interdit de toute compétition pendant huit ans. Son équipe, l’USMA, se retrouvait orpheline de son prodige, mais a réussi à atteindre la finale qu’elle a perdue face au TP Mazembe.

Un autre sportif a été également contrôlé positif à une substance interdite. Il s’agit du joueur du RC Arbaâ, Rafik Boussaïd, lequel a été suspendu quatre ans selon les règlements de la FIFA. Le joueur a déclaré avoir pris cette substance sur autorisation du médecin pour soigner une angine aiguë. Pour sa part, Naoufel Ghassiri (JSM Skikda) a été signalé et risque la même suspension. Tout comme d’autres, attrapés récemment, évoluant dans les divisions inférieures. C’est dire que le phénomène du dopage n’est pas uniquement propre au football professionnel qui exige plus d’efforts physiques.

Le phénomène a pris de l’ampleur, ce qui a fait réagir les instances footballistiques et le MJS qui ont lancé une compagne de sensibilisation pour éradiquer ce fléau nuisible à la santé des athlètes et à l’image du sport national. A travers le dernier décret ministériel 13-05 sur le sport, des lois ont été promulguées pour combattre ce fléau et punir sévèrement les auteurs à l’origine du dopage dans le sport national. La FIFA et le CIO ont également publié récemment une note pour sensibiliser les sportifs sur les dangers du dopage. Lire la suite

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Abdenour Bekka nous a quittés

Publié le 27/12/2015, par dans Non classé.

Le 11 novembre 2015 décédait l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdenour Bekka à l’age de 80 ans des suites d’une longue maladie.
Né le 30 septembre 1935 à M’sila, le défunt Bekka avait rejoint les rangs du FLN à l’âge de 19 ans et participé à la libération du pays du colonialisme. Après l’indépendance, il a été promu au grade de colonel. Il a occupé plusieurs postes dans l’administration, notamment dans le sport. Il a d’abord assumé les responsabilités de directeur des sports militaires dans les années 1970. Sous sa houlette, le sport militaire s’est illustré régulièrement dans le concert des nations.

En 1975, il est devenu président de la FAF. Durant son mandat, l’Algérie a gagné le trophée des Jeux méditerranéens d’Alger. En 1979, il a été nommé ministre des Postes et Télécommunications, avant de prendre le portefeuille de la Jeunesse et des Sports en 1981. Il présida le Comité olympique algérien (COA) de décembre 1983 à mars 1984. Pour services rendus au pays et au sport, il a été récompensé de l’Ordre du mérite olympique ainsi que de l’Ordre du football national, il y a quelques mois. Lire la suite

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Répertoriage des manuscrits des wilayas de Mascara, Tiaret et Ghardaia en 2016

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.
Répertoriage des manuscrits des wilayas de Mascara, Tiaret et Ghardaia en 2016
ORAN – Le laboratoire de manuscrits de civilisation musulmane en Afrique du nord, dont le siège est à Oran, entreprendra en 2016 le répertoriage des manuscrits des wilayas de Mascara, Tiaret et Ghardaïa, a-t-on appris de son responsable. Dr. Bennaimia Abdelmadjid a indiqué, à l’APS, qu’en plus de cette oeuvre,…

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L’inflation et la LF 2016 vont davantage accabler le pouvoir d’achat des Algériens selon la LADDH

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

La LADDH met en cause la politique économique du gouvernement et pointe de doigt la loi de finances 2016 qui selon la ligue des droits de l’homme impactera davantage le pouvoir d’achat des Algériens.
La politique économique du gouvernement est quasi absente et si elle existe elle ne s’inscrit pas dans la durée. La LADDH constate qu’il y a  » dysfonctionnement en ce qui concerne l’inflation qui connaît des augmentations et des baisses vertigineuses.

Par ailleurs, les  » tendances monopolistiques » du marché font que les circuits entre le producteur et le consommateur (les grossistes informels)  » ont tendance à se rallonger, ce qui fait que la marge commerciale représente 2 à 3 fois le prix de production (surtout dans le domaine agricole) » déplore la LADDH.

La ligue met en cause l’encadrement des prix et considère qu’ils ne sont pas efficacement contrôlés. Même si on mobilise des milliers de contrôleurs les prix ne seront pas pour autant régulés selon la LADDH. Car au final c’est le détaillant qui décide des prix qui  » souvent ne fait que répercuter ses surcoûts de distribution ».

Dans son communiqué rendu public ce samedi, la LADDH constate que l’Algérie enregistre une hausse des prix de 15% malgré la baisse de 19 % des prix dans les marchés mondiaux des produits alimentaires que l’Algérie importe.

Pour la ligue, cette situation est aggravée par  » des lobbies de l’importation agroalimentaire et les hausses intempestives (spéculatives à souhait) des prix » qui mettent à rude épreuve le pouvoir d’achat des couches populaire et moyenne et augurent de lendemains plus qu’incertains s’alarme la LADDH dans son communiqué.

Pour sortir de cette impasse économique la lADDH propose dans son communiqué un certain nombre de solutions. Parmi elles : le lancement de projets d’investissement dans les industries agroalimentaires pour réduire la facture des importations, le relèvement d’un salaire minimum mieux adapté aux réalités locales, l’Etat de continuer à être acteur dans certains secteurs sensibles comme le transport, la santé et l’enseignement et à soutenir les entreprises productrices des produits de large consommation et d’imposer des taxes sur les marchandises importées afin de préserver l’économie nationale, un système fiscal transparent impartial, moderne et indépendant… Lire la suite

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