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Grossesses hors mariage : le recul de l’âge du mariage est un indicateur fort

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

D’après vos recherches, quel est le profil de ces mères célibataires qui gardent leur enfant ?

Il y en a deux. Les mères socialisées dans les années 1970, qui ont assumé leur maternité parce qu’elles étaient plus à l’aise et pouvaient prendre en charge leur enfant. Elles ont un niveau scolaire, une autonomie économique et bénéficie de la solidarité et du soutien de la famille. La plupart d’entre elles ont fait le deuil du mariage et ont cherché à élever leur enfant et faire en sorte de réussir pour se réhabiliter socialement, car ayant été rejetées.

Deuxième catégorie : celle de la jeune génération des années 1980-90 et 2000, qui ont gardé leur enfant et dont les familles tolèrent la situation. On remarque que la notion de la paternité a évolué. Le père aujourd’hui protège sa fille et son enfant. Si sa fille a transgressé, il ne va pas la chasser de la maison, au contraire. Par ailleurs, il est important de dire que la majorité des mères célibataires sont des femmes qui ont aimé leur partenaire mais se retrouvent à assumer la grossesse seule. En cause : l’éducation qui consacre l’inégalité des sexes.

Cette éducation inégalitaire est renforcée par l’absence d’un soutien institutionnel qui doit accompagner ces mutations sociales entre aujourd’hui et il y a quelques années.

Selon une étude menée au Maghreb, il y a de plus en plus de femmes célibataires et d’enfants nés hors mariage. Pourquoi ?

Le recul de l’âge du mariage est un indicateur fort de l’émergence du phénomène des grossesses hors mariage. La moyenne d’âge du mariage est aujourd’hui de 30 ans chez les femmes et 33 ans chez les hommes. Ce célibat affecte aussi la vie sexuelle des sujets.

Selon vous, l’interruption de grossesse devrait-elle être dépénalisée pour les cas des grossesses hors mariage ?

L’avortement se pratique depuis la nuit des temps en Algérie. C’est un marché clandestin très juteux. Cet acte est nécessaire pour soulager une détresse dans tout cas de grossesse non désirée (inceste, viol ou tout simplement fruit d’une relation amoureuse non prévu ni programmé).

Par ailleurs, si les Algériens ont recours à la culture de la ruse, c’est parce qu’ils font face à des blocages et essaient de s’en sortir. Les pouvoirs publics doivent agir pour réglementer conformément l’intérêt général de la collectivité, pour l’équilibre et le bien-être de la société. De leur côté, les intellectuels et les médecins sont appelés à œuvrer pour la dépénalisation de l’avortement. Lire la suite

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En Tunisie, des crèches associatives pour aider à la réinsertion

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Le placement provisoire d’un enfant est l’une des solutions proposées aux mères célibataires tunisiennes par le délégué à la Protection de l’enfance.
Il existe pour cela 14 pouponnières associatives qui se sont développées dans différents governorats à partie des années 1990. « Ce placement, dont la durée peut varier d’un à trois mois, est renouvelable en pratique jusqu’à un an et demi. Il est facilement accordé, même si la mère semble sûre de sa décision d’abandonner son enfant», explique le rapport de Santé Sud, sur l’action associative pour les mères célibataires au Maghreb. La mère peut rendre visite régulièrement à son enfant et bénéficie, en fonction des associations, d’un accompagnement pour sa formation et sa recherche d’emploi. L’association Beity, à Gafsa, fournit prise en charge d’urgence, assistance juridique, médiation familiale, information et soutien par exemple. « Sur le terrain, cependant, les professionnels tunisiens restent sceptiques et critiquent ce qu’ils considèrent être un véritable gaspillage de l’outil du placement provisoire. Ils considèrent que peu d’efforts sont faits pour accompagner les mères et les inciter à venir voir leur bébé. Ce constat est aussi le reflet du manque d’appui que ces structures trouvent auprès de l’Etat», conclut le rapport. Lire la suite

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Désormais, les écoliers n’ont qu’un seul devoir

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

La ministre de l’Education Nouria Benghebrit vient d’annoncer une nouvelle mesure qui concerne les écoliers.
Pas plus d’un devoir maison par matière par jour. Si cette nouvelle directive réjouit les parents, elle ne semble pas au goût de Bachir Hakem, enseignant et membre du CLA. Selon lui, « réduire les devoirs ne va pas diminuer la charge de travail de l’élève. Il serait plus logique de redistribuer le programme enseigné sur ces cinq années à six comme c’était le cas avant». Par ailleurs, l’enseignant ajoute : « Il est temps de rendre la pédagogie à l’enseignant.

Chaque professeur est dans des circonstances bien définies suivant sa classe, il est donc le mieux placé pour savoir ce dont a besoin son élève.» Ainsi, Bachir Hakem reproche à la ministre : « Elle veut administrer une politique éducative qui dépasse ses moyens. Avant de décider quoi que ce soit, il faut d’abord l’expérimenter sur une région ou une ville et non pas sur toute une génération.

Ce n’est pas rendre service à ces enfants que de les prendre pour des cobayes. Malheureusement, on remarque de plus en plus que chaque ministre qui arrive expérimente une réforme ou une méthode sur toute une génération pour s’apercevoir au final que c’était une erreur et cela est grave.» De son côté, Ahmed Khaled, porte-parole de l’association des parents d’élèves confie : « Cette mesure est magnifique, car il y a des professeurs qui ne pensent pas aux enfants. Leur donner qu’un seul exercice par jour ne peut être que bénéfique pour eux, cela les ménagera un peu et diminuera la pression.» « De plus, quand on donne beaucoup d’exercices, on est dans l’obligation de les corriger en classe, ce qui prendrait beaucoup de temps. Au final, l’enseignant aura consacré son heure de cours à la correction des devoirs, ce qui n’est pas normal. C’est pour cela qu’on encourage cette mesure», conclut-il. Lire la suite

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De tout l’argent versé par l’Etat à l’agriculture, nous n’en avons vu que 40% !

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Alors qu’en début de mois se sont tenues les Assises nationales sur l’aménagement du territoire, Mohamed Allioui revient sur les freins au développement de l’agriculture. Au cœur du problème : encore et toujours le foncier
Le gouvernement promet des mesures importantes pour que l’agriculture joue son rôle dans le développement économique. Pensez-vous que la situation économique lui permettra de tenir ses engagements ?

Le Premier ministre a tenu un discours plutôt rassurant à Aïn Defla. Il s’est engagé à respecter et surtout à accompagner nos propositions et semble compter sur nous. Dans les prochains jours, nous allons nous rencontrer pour enfin discuter d’un dossier en suspens depuis des années, celui d’un million d’hectares de terres, et ce, pour attribuer des modalités de distribution pour les agriculteurs et les investisseurs dans plusieurs wilayas du pays. La conjoncture dictant de nouvelles mesures, il faut encourager la réhabilitation des terres agricoles. Au Sud par exemple, il est extrêmement difficile de travailler la terre et de produire sans être accompagné par des entreprises.

Il faut, à mon avis, adopter le modèle de la Californie. L’Algérie avait déjà opté pour cette démarche à Gassi Touil avec Sonatrach, mais cette opération est restée trop timide. Aujourd’hui, nous produisons de la pomme de terre de manière excédentaire, mais comme nous n’avons pas d’industrie pour accompagner la filière, nous perdons sur le plan commercial.

Si des investisseurs pensaient à mettre à la disposition des agriculteurs des usines de transformation pour produire des chips ou de la purée, nous pourrions gagner plus d’argent. Le Premier ministre a d’ailleurs donné des instructions fermes à Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de l’Agriculture, pour que toutes les questions liées au secteur de l’agriculture, en suspens depuis des années, soient obligatoirement résolues avant la fin de l’année. Toutes les dispositions réglementaires nécessaires seront prêtes en 2016.

Pensez-vous donc que le secteur de l’agriculture sera épargné par les mesures d’austérité ?

L’austérité est appliquée à l’agriculture depuis très longtemps. La part du budget de l’Etat octroyé depuis des années au secteur n’a jamais dépassé les 4,5%. C’est le budget le plus faible au monde ! La France lui attribue 47%, et les Etats-Unis 56%. D’autres pays arabes investissent plus que nous. Il faut revenir à l’agriculture. Les fellahs n’ont pas peur de la crise financière. Contrairement aux autres catégories professionnelles, ils en ont l’habitude et sont à même d’aider le pays dans cette crise. Le gouvernement nous a délaissés depuis des années et voilà qu’aujourd’hui, il est obligé d’investir pour nous, pour qu’on puisse produire plus. Il paie sa politique de ségrégation.

D’ailleurs, l’Algérie est encore dans une agriculture traditionnelle, les fellahs attendent la pluie pour leurs terres qui ne sont malheureusement pas irriguées par les barrages. Si les autorités acceptait d’irriguer les terres avec l’eau des barrages seulement 2 millions d’hectares dans tout le pays, nous pourrions définitivement régler la situation de la production en Algérie.

Comment faire pour lever les contraintes liées au développement des filières stratégiques, telles que les céréales et le lait ?

Le Premier ministre s’est engagé à appliquer nos propositions. Prenons la filière lait : les listes des éleveurs bovins de Tizi Ouzou, Béjaïa, Boumerdès et Bouira sont prêtes pour bénéficier des aides de l’Etat en matière de terres dans leur région ou ailleurs dans le pays.

Avec cette démarche, je pense que nous pourrons revoir à la baisse la facture d’importation de la poudre de lait qui s’élève actuellement à 1,4 milliard de dollars. Tout est prêt. Aujourd’hui, à cause de toutes les difficultés que nous rencontrons dans la production, nous n’arrivons à produire qu’un tiers seulement de la demande nationale.

36 000 affaires liées à des différends et à des violations de terrains agricoles traînent depuis plus de dix ans devant les tribunaux du pays. Ce qui retarde l’application de la loi sur les concessions agricoles. Comment est-on arrivé à une telle situation ?

Cette situation remonte à 1987 dans le cadre de loi 87-19. Les dossiers se sont ensuite accumulés jusqu’en 2010. Il y avait 36 000 affaires dans tout le pays. Aujourd’hui, nous ne disposons pas de données exactes des affaires résolues, même si de nombreux dossiers ont été régularisés. J’ai rencontré le directeur des Domaines pour tenter de faciliter le traitement de dossiers des agriculteurs, pour qu’ils puissent enfin avoir leur acte de propriété. Car sans acte, ils ne peuvent rien faire de leurs terres, ne pouvant pas contracter de crédit ni produire, par conséquent ils ne peuvent pas gagner d’argent.

Qui remboursera ces agriculteurs ? Nous avons d’ailleurs conclu avec le Premier ministre un accord selon lequel seul l’acte de propriété et une copie de la pièce d’identité seront désormais demandés aux fellahs par les banques pour un crédit, au lieu des 16 documents actuels. Mais c’est une décision qui attend encore les décrets d’application.

30% des fermes agricoles à Alger n’ont pas d’acte de propriété et leurs propriétaires sont bloqués à cause de ces obstacles bureaucratiques. Ce qui influence évidemment sur la production. Nous attendons aussi les décrets d’application pour la création du haut-conseil de l’agriculture, décidée en 2010. Il sera constitué de représentants des ministères et nous discuterons des questions régulièrement.

Lesquelles par exemple ?

De la protection des terres agricoles en général, qui pose encore problème. Les statistiques que nous avons établies depuis des années révèlent que, chaque jour, 7 hectares sont avalés par le béton dans toutes les wilayas. Nous faisons encore de la résistance mais contre certains lobbies, en particulier des hommes d’affaires, nous ne pouvons rien. Le président Bouteflika nous a tout de même aidés, il y a deux ans, à récupérer 1200 hectares à Boumerdès.

C’étaient des fermes agricoles fertiles destinées à la construction. Les fellahs ont eu même droit aux excuses du ministre Bouchouareb au nom du gouvernement. Nous demandons au président Bouteflika de protéger les terres agricoles.

Votre secteur a englouti d’importantes sommes d’argent, mais les résultats restent en deçà des attentes. D’ailleurs, le taux de croissance du secteur a baissé en 2014.

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Ali Benhadj empêché d’accomplir sa prière du vendredi à la mosquée

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

La Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH, aile Nour-Eddine Benissad) a été saisie par la famille de l’ex-membre du FIS, Ali Benhadj, pour dénoncer les pressions sur ce dernier.
Dans le communiqué rendu public lundi dernier, la ligue dénonce le fait qu’Ali Benhadj soit « empêché par les forces de sécurité d’effectuer sa prière du vendredi à la mosquée, dans le but de l’empêcher de tenir des ‘‘halakate” répétitives» et d’ajouter que « ces restrictions portent atteinte à la liberté de circulation et de culte du citoyen Benhadj».

Juste après l’apparition de ce communiqué largement repris par la presse, les avis des militants et des activistes de la scène politique et associative ont rapidement enflammé les réseaux sociaux.

Des internautes n’ont pas apprécié le fait « qu’une ligue des droits de l’homme dénonce et protège un ex-terroriste qui normalement doit être en prison», lancent certains internautes.

« Dire déjà de ce membre du FIS qu’il un citoyen est déjà une insulte pour les Algériens ! Comment les rédacteurs de ce communiqué ont-ils osé nous mettre, nous citoyens algériens qui sommes privés de nos parents assassinés par ces terroristes, dans le même panier qu’eux ?» se demande un internaute membre du collectif des familles victimes du terrorisme.

Mais d’autres estiment que « les services de sécurité doivent constamment surveiller cet activiste. Il incite les gens à rejoindre les filiales du terrorisme quand il prêche dans les mosquées». Mais pour les militants de la même ligue qui a rendu public le communiqué, « c’est la justice qui considère Ali Benhadj comme citoyen algérien, et nous ne sommes pas habilités à faire la distinction entre les citoyens», justifient-ils. Les membres de l’ancien FIS sont interdits de faire de la politique en vertu des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale adoptée par référendum en 2005. Lire la suite

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Alger refuse de s’y engager : les dessous de la coalition saoudienne

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Annoncée par l’agence officielle saoudienne SPA, la création d’une coalition militaire de lutte antiterroriste, basée et dirigée par Riyad, a fait l’objet de plusieurs commentaires tant au niveau des pays musulmans qu’auprès de la communauté internationale.
Sans vouloir revenir sur ce qui a été détaillé par les médias cette semaine, attardons-nous sur les coulisses de cet événement important dans cette phase inédite de la « Global War on Terror» à un moment où ses principaux initiateurs américains semblent sur la pente glissante du désengagement. D’abord, qui a été sollicité et qui a été exclu de cette coalition ? Il ne faut surtout pas regarder ce groupe de 34 pays épars, membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) comme étant un bloc homogène. Il faut plutôt se tourner vers le passé récent pour appréhender cette structure qui est en pelure d’oignons.

L’Arabie Saoudite et le GCC étant le noyau dur et les faiseurs de décision de la coalition, avec comme seconde couche le GCC élargi aux royaumes plus modestes comme la Jordanie et le Maroc, voire à la Turquie, qui fournissent une certaine idée d’ouverture vers l’ensemble du monde arabe et islamique. Les fournisseurs de piétaille que sont l’Egypte, le Pakistan et le Soudan, le Maroc faisant aussi partie de cette catégorie. Enfin, le reste des pays africains vaguement musulmans et des pays asiatiques pour finir d’enraciner l’appartenance de cette coalition à l’OCI. Ne faisant pas partie de la liste, l’Algérie, la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan, pourtant principales nations victimes du terrorisme.

Piste

A leurs côtés, l’Iran, le Sultanat d’Oman comme principaux pays non-sunnites. Le premier groupe de pays qui ne participent pas sont ceux qui ont accumulé le plus d’expérience dans la lutte contre le terrorisme et qui, pour certains, ont réussi à le défaire ; le second groupe est voué à une annihilation totale en cas de réelle montée en puissance de l’Etat islamique. Pourquoi une liste aussi pléthorique et restrictive à la fois ? Me Abderrahmane Salah, avocat et analyste en défense et affaires internationales, nous livre une piste intéressante à étudier.

Selon lui, « cette coalition n’a aucune valeur et est appelée à disparaître très vite, car son but est de répondre à une guerre politique interne en Arabie Saoudite. L’arrivée au pouvoir du roi Salmane et son conflit ouvert avec l’ex-héritier du trône Mohammed Ben Nayef a tendu la situation entre le royaume et les Etats-Unis. Privilégiant Nayef pour la gestion du dossier du terrorisme, l’initiative du roi Salmane vient forcer la main aux Américains pour lui laisser les commandes totales au royaume. Des pays comme l’Algérie, l’Iran ne sont pas dupes du jeu dangereux auquel se livrent les Saoudiens.»

Moscou

D’ailleurs, la veille de l’annonce, Ramtane Lamamra, notre ministre des Affaires étrangères avait annoncé que l’Algérie n’allait faire partie d’aucune coalition militaire où que ce soit, en accord avec la doctrine de non-intervention de l’Algérie. Cette annonce vient renouveler celle faite lors du sommet de Charm El Cheikh présidé par l’Egypte et qui visait à créer une force militaire arabe chargée de la gestion des conflits et de la lutte contre le terrorisme.

Seconde hypothèse : la volonté de l’Arabie Saoudite de faire oublier son rôle dans le conflit en Syrie et en Irak et de cristalliser plus de forces autour de son action qui piétine au Yémen. L’offensive russe en Syrie et la guerre froide entre cette dernière et la Turquie en Syrie et en Irak a décomplexé Moscou qui n’hésite plus à détricoter les réseaux de soutien de l’Etat islamique. Troisième hypothèse : la volonté de Riyad de s’allier le maximum de pays pour sa guerre ouverte contre l’Iran et le chiisme. Qui seront les principaux gagnants de cette coalition ?

Turquie

En dehors de l’Arabie Saoudite qui s’érige en leader du monde sunnite, l’Egypte sera le principal bénéficiaire dans cette histoire avec, à la clé, 30 milliards de riyals en matériel militaire (soit 10 milliards de dollars) en provenance de Riyad et un approvisionnement gratuit en énergie pour les cinq prochaines années, le Caire rappelle plus que jamais à quel point elle est devenue un gouffre sans fond pour les finances saoudiennes.

Le Maroc aussi bénéficiera probablement d’aides militaires et financières. Idem pour les pays africains qui ont été cités dans la liste. Ils bénéficieront de formations et d’équipements militaires payés sur les deniers de la famille royale saoudienne. Pourtant, plusieurs pays semblent déjà se désolidariser de l’initiative ; le Pakistan se dit étonné de se retrouver impliqué sans avoir été consulté avant de revoir sa position, hier.

De son côté, la Turquie veut opter pour une participation civile, à l’instar du Liban qui a annoncé la même chose. Quels risques pour l’Algérie ? La décision algérienne de ne pas rejoindre la coalition saoudienne n’est pas venue du néant, elle a été moult fois répétée et est conforme à des principes constitutionnels connus. Riyad devait s’attendre à une telle décision qui ne risque pas trop d’affecter ses relations diplomatiques avec Alger.

Sur le plan de la lutte contre le terrorisme, l’Algérie œuvre à la sanctuarisation de son territoire et appelle à l’assèchement des sources de financement des organisations armées, mais surtout à la non-ingérence dans la souveraineté des pays. En dehors du risque terroriste classique, la non-participation de l’Algérie à cette coalition, ne risque pas de changer grand-chose, Alger étant déjà bien isolée dans la région. Lire la suite

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