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Les autorités veulent criminaliser l’acte politique !

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Non. A chaque fois que le pays traverse une régression économique et sociale, nous constatons des dérives en série.
Pour qu’on en arrive à interdire aux députés de se réunir à l’intérieur même de l’Assemblée, c’est que les autorités paniquent ! C’est un virage dictatorial.

Elles veulent criminaliser l’acte politique. Il y a, dans le projet de loi de finances 2016, des injustices, des disparités entre les régions et parfois même entre les communes de la même wilaya. Les mesures d’austérité touchent la population laborieuse et la jeunesse livrée à elle-même. Les autorités ont déployé un important dispositif de répression autour d’une institution de la République, l’APN, occupée par des parlementaires élus par le peuple. Les syndicalistes et travailleurs de la SNVI et des syndicalistes du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) ont été empêchés de tenir une réunion dans un local syndical.

Au lieu de se remettre en cause, d’arrêter le pillage de la dignité publique, de stopper l’évasion fiscale et les dérives du commerce extérieur qui saignent le Trésor public, le gouvernement aggrave sa situation avec l’adoption, avec les mêmes méthodes d’un coup d’Etat, en usant de procédés de gangsters.
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Le pouvoir surfe sur l’absence d’alternative solide et organisée

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

En dépit de la répression exercée par le pouvoir, on peut encore parler et chacun le fait à sa manière.
Il faut savoir que le pouvoir et ses démembrements, notamment dans les wilayas les plus reculées, s’en prennent systématiquement à ceux qui osent exprimer un point de vue différent du leur et à ceux qui ont le courage de rendre publiques toutes sortes de revendications. Malheureusement, se sentant remis en cause et de plus en plus contesté, ce pouvoir autoritaire, répressif et policier, qui joue sa survie, n’a trouvé pour se « défendre» que des moyens violents et illégaux.

La seule façon de le faire reculer est que les Algériens se transforment en acteurs du changement. Visiblement, ce pouvoir ne veut pas ouvrir les portes du dialogue, bien que sachant pertinemment qu’en face de lui, il n’y a pas encore d’alternative solide et organisée. C’est pour cela que le pouvoir surfe sur ce vide.

C’est pour cela qu’il faut que les forces politiques, sociales et économiques, celles qui sont organisées notamment, se mettent d’accord, au delà de leurs différences et divergences, sur une sorte de « dénominateur commun», voire un consensus pour amener le pouvoir en place à dialoguer pour opérer un changement pacifique. Lire la suite

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La presse espagnole dénonce un scandale de corruption à Tlemcen

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Dans son numéro d’hier, le quotidien espagnol El Mundo révèle un scandale de corruption lié à la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de Souk Tleta, dans la wilaya de Tlemcen.
Ce contrat de 250 millions d’euros, attribué par l’Algérienne des eaux à une entreprise espagnole, a fait l’objet de pots-de-vin et de rétrocommissions. Selon le journal, un intermédiaire espagnol, Cristobal Tomé, dont la carte de visite signale qu’il est installé dans le quartier de Kouba, à Alger, « reconnaît dans une lettre de mars 2012 avoir soudoyé des proches des dirigeants de l’entreprise publique algérienne qui a fourni le contrat pour la canalisation d’eau» à l’entreprise espagnole. L’homme aurait d’abord payé avec son propre argent avant de réclamer à son entreprise 575 000 euros pour compléter les versements. Il a admis auprès des journalistes espagnols avoir payé « pour faciliter le succès de l’opération».

Ces sommes auraient été versées à des Algériens par virement Western Union. Parmi ces Algériens, le neveu d’un responsable de l’Algérienne des eaux qui avait des problèmes de santé, selon le récit de Cristobal Tomé. Dans une lettre remise à la justice espagnole, Cristobal Tomé fait à nouveau allusion aux paiements et explique qu’il est « dans une position délicate pour avoir promis des paiements qui ne sont pas venus. Il dit que le neveu d’un responsable algérien, qui a des problèmes médicaux, attend de ses nouvelles à Paris. Tomé demande un paiement de 10 000 euros», écrivent les journalistes.

A la question d’un journaliste sur les raisons de ces paiements, Cristobal Tomé répond : « Il y a beaucoup de gens impliqués dans cette affaire.» « Et il faut graisser la patte ici et là, c’est ça ?» « Exactement.» L’intermédiaire dit ne pas se souvenir d’avoir écrit ces lettres. Il dénonce un chantage d’un ancien collaborateur. Un député du PP, impliqué, dénonce lui aussi un chantage du même ancien collaborateur. Les deux hommes annoncent qu’ils vont l’attaquer en justice.
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La loi sur les violences faites aux femmes enfin adoptée par le Sénat

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Le Conseil de la nation a adopté, hier matin, le projet de loi sur les violences faites aux femmes, adopté le 5 mars dernier par l’APN.

Le président du Conseil, Abdelkader Bensalah, qui a repris ses fonctions la semaine dernière après une longue absence, a précisé que « les sénateurs vont voter tout le projet de loi et non article par article» suite à l’accord entre les chefs des groupes parlementaires. La grande majorité des sénateurs a voté oui pour ce projet de loi. Les partis islamistes n’ont pas protesté contre l’adoption de ce projet, contrairement à leur démarche de mars.

Le président de la commission, Mokhtar Zerouali, se dit « très heureux, car ce texte de loi va protéger encore plus la femme algérienne qui souffre de violences quotidiennement». Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, juge que « les articles de loi condamnent les violences faites aux femmes sous toutes leurs formes. Ce projet comble les vides juridiques dans le but de protéger la femme en particulier et la famille en général, dans le respect de nos coutumes et les principes de la société algérienne». Interrogé par les médias, le ministre n’a répondu à aucune question, ce qui a provoqué la colère de certains qui refusent  » d’être des chargés de communication du ministre ; il doit répondre à nos questions», insiste un journaliste.

« Il veut éviter la question sur la lettre adressée par le général Toufik», ajoute un autre journaliste. L’ONG Amnesty International a rendu public un communiqué et alerte sur des « amendements qui contiennent cependant des clauses problématiques qui accroissent la vulnérabilité des victimes de viol ou de violences conjugales. Ceci dit, « plusieurs dispositions permettent au conjoint responsable de viol, de contraintes, d’intimidation ou de violences (sauf pour des violences ayant causé une infirmité permanente ou la mort) d’échapper aux poursuites judiciaires si la victime lui pardonne, exposant ainsi les victimes à des risques accrus de pressions ou de violences pour qu’elles retirent leur plainte». Lire la suite

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Interdit de critiquer ! (sinon attention à vous)

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Députés, militants, travailleurs… Au prétexte que l’Algérie traverse une crise économique et sécuritaire, plus personne n’a le droit de critiquer le gouvernement. Les ONG et les militants qui dénoncent les agissements du pouvoir aimeraient que l’élite se réveille.
Le pouvoir algérien a fêté à sa manière –toute la semaine – le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme. Mardi, alors qu’ils s’apprêtaient à animer une conférence de presse au sein de l’APN, des députés du Parti des travailleurs (PT) et de l’Alliance de l’Algérie Verte (AVV) se sont vu priés de quitter les lieux, interdits aux journalistes.

Même si une autorisation préalable leur avait été accordée, ces députés, qui s’opposent à la nouvelle loi de finances, n’ont finalement pas pu tenir leur conférence de presse.

Mercredi, c’est l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) qui a été, pour la sixième année consécutive, interdite de célébrer publiquement la Journée internationale de lutte contre la corruption. Dans son communiqué, l’AACC estime que cette interdiction « est aggravée par les représailles systématiques que subissent les courageux dénonciateurs de la corruption, dont le nombre ne cesse d’augmenter».

Le communiqué souligne par ailleurs que l’AACC compte bien poursuivre son combat contre la corruption et ce, malgré les interdits et ses marges de manœuvre de plus en plus restreintes.

Hier, une dizaine de militants de la nouvelle Association algérienne des droits de l’homme (AADH) ont été interpellés lors d’un sit-in organisé devant l’APN par SOS Disparus – empêchés de se rassembler. « L’avenir appartient aux associations et aux actions solidaires en Algérie», a déclaré Mohamed Saïdi, son président, avant d’être embarqué par la police.

« Il n’y a aucun respect de la liberté d’expression en Algérie. La preuve, c’est que l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC) que je préside n’a jamais reçu d’autorisation dans le but de nous empêcher de nous exprimer sur la corruption qui gangrène toutes les institutions de l’Etat», a confié à El Watan Week-end Mustapaha Atoui, membre de l’AADH avant d’être à son tour interpellé.

Soumission

Pour les ONG, il y a quelque chose qui ne passe plus. Mardi, Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme et dénoncé « l’intensification de la répression contre la liberté d’expression non violente, qu’elle soit en ligne ou hors ligne».

Par ailleurs, et dans le cadre de la célébration du 67e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a présenté un rapport sur l’état des droits de l’homme en Algérie en 2015. Ce rapport accablant établit que le système algérien « a voulu entretenir l’illusion d’un changement là où la réalité est marquée par la continuité dans la répression, les violations des libertés publiques et des droits de l’homme».

Assiste-t-on à un nouveau verrouillage des libertés ? « Oui, affirme l’avocat Naït Salah Belkacem. On ne peut plus s’exprimer, nous sommes dans la soumission.» Pour maître Salah Dabouz aussi, « l’espace de liberté d’expression ne cesse de se restreindre.

Malheureusement, même ceux qui croient et défendent la liberté d’expression commencent à s’autocensurer». Selon lui, les arrestations pour opinion sont de plus en plus nombreuses, et ce, depuis le 8 juillet dernier, date à laquelle se sont réunis le président Abdelaziz Bouteflika, son chef de cabinet Ahmed Ouyahia, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’armée.

Lors de cette réunion, il a été décidé de « tenir pour responsable toute personne ayant critiqué les décisions du pouvoir dans l’affaire de Ghardaïa», rappelle maître Dabouz. « Quelque part, le ton a été officiellement donné ce jour-là, d’où la répression massive ces derniers mois».

Menaces

Ramdane Youcef Taazibt, vice-président du groupe parlementaire du PT les rejoint : « Aujourd’hui, on sent bien un climat politique de délinquance institutionnalisée. Pour preuve, le premier responsable du FLN a fait des fetwas de ‘tekfir’ (déclarer quelqu’un apostat, ndlr) à l’encontre d’un responsable politique, ce qui est grave.» Autre dérapage : « Le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a appelé l’expert économiste Abderrahmane Mebtoul et lui a ordonné de se taire.

Si nous étions vraiment dans un Etat civil comme le claironnent certains responsables politiques des partis du pouvoir, ce ministre serait normalement emprisonné. Malheureusement, ce n’est pas le cas.» De son côté, le député du parti El Adala, Lakhdar Benkhellaf, estime : « La répression se fait ressentir chaque jour un peu plus. Interdire une conférence de presse de députés, c’est grave ! Il n’y a pas de libertés individuelles et collectives.» Il se désole : « Finalement, le pluralisme dont on est fiers est juste un slogan…»

Cet avis est largement partagé par Halim Feddal, secrétaire général de l’Association nationale de lutte contre la corruption : « Ce qui se passe ces derniers temps est juste incroyable.

Quand on voit que Hassan Bouras a été incarcéré pour une publication sur facebook, c’est grave.» Plus grave encore, le ministre de la Communication, Hamid Grine, que Louisa Hanoune a surnommé « ministre de la propagande», a clairement menacé les internautes quant à ce qu’ils publient sur facebook. Invoquant « la situation actuelle», le ministre a directement visé les journalistes leur demandant de « ne pas pourrir le métier» et menacé : « Que les journalistes prennent leurs responsabilités quant à leurs publications sur facebook.»

Élite coupable

Cette pression n’est pourtant pas nouvelle. La semaine dernière, ce sont les travailleurs de l’Entreprise nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba qui se sont retrouvész confrontés aux forces de l’ordre quand ils ont investi la rue pour réclamer le paiement de leur salaires et pour la relance effective de la production de leur usine.

En octobre, une association culturelle de Aïn Sefra a eu la surprise d’apprendre que le wali avait ordonné une enquête sur la tenue d’un colloque sur… Isabelle Eberhardt ! Maître Belkacem se désole : « 53 ans après l’Indépendance, nous n’avons pas construit un Etat de droit.» Selon l’avocat, « un sentiment de méfiance s’est installé car le lien entre le gouvernant et le gouverné est rompu». Cela est dû, selon lui, « à la phase de transition difficile par laquelle passe le pouvoir en ce moment». Lakhdar Benkhellaf nuance : « Cette phase est certes Lire la suite

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Du LPP en vente sur le net !

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Particulier propose à la vente appartement F3, 75 m² de 3 pièces, au 3e étage dans une nouvelle cite à Réghaïa.
Fini, acquis dans cadre de la promotion LPP et très bien situé. Le prix sera négocié après visite». L’annonce est publiée cette semaine sur le site ouedkniss ! Des logements proposés à la vente alors que les affectations des souscripteurs n’ont pas été encore établies. « Une enquête a été immédiatement ouverte par les responsables de l’ENPI pour faire toute la lumière sur les logements LPP proposés à la vente par les sites internet spécialisés dans l’immobilier», a affirmé lundi le directeur général adjoint de l’Entreprise nationale de promotion immobilière, Mohamed Laïd Cherifi, qui était l’invité de la radio nationale.

« Inadmissible !», s’est-il emporté. Visiblement peu inquiet, le vendeur a même mis à la disposition des internautes intéressés un mail pour le contacter. Depuis le jour de la publication de l’annonce, nous avons tenté d’entrer en contact avec lui par mail. Il n’y a pas eu de réponse. Ce n’est pas la première fois que des appartements du LPP sont mis en vente. Plusieurs personnes qui se sont présentées à la rédaction affirment avoir eu des propositions de vente à des prix concurrentiels, à Bordj Bou Arréridj notamment. Des tractations pas très claires dans la mesure où ces logements ne sont toujours pas livrés. Le premier chantier devrait l’être au cours du premier trimestre 2016 à Bou Ismaïl. Un dossier qui mérite une enquête avant que des victimes ne soient enregistrées. Lire la suite

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