formats

Comment les Emiratis veulent accaparer l’industrie du tabac

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre. Les raisons de ce blocage ne sont pas connues.
Prise de participation, création de joint-ventures et importations tous azimuts. Le fonds d’investissement émirati Arab Investors poursuit sa stratégie de monopole sur le marché des tabacs en Algérie. Et la prise de participation majoritaire dans la société algéro-émiratie (Staem), créée en 2002 avec la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) ne semble pas satisfaire les Emiratis.

Ils veulent pousser les autorités algériennes à créer une nouvelle société mixte qui sera chargée de commercialiser les produits des deux entreprises, à savoir Staem – qui produit des cigarettes de marques étrangères – et la SNTA. Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre.

Les raisons de ce blocage ne sont pas connues. Mais à la SNTA, des cadres pensent que le Premier ministre n’est pas convaincu de la proposition du ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Surtout que, selon toujours les mêmes sources, ce dernier aurait demandé aux responsables de la SNTA de parapher le contrat sans passer par le conseil d’administration.

Pourquoi ? Nos sources ne donnent pas ce réponse, mais soupçonnent la volonté des autorités de ne pas ébruiter l’affaire.Avant de parvenir à cet accord, les Emiratis voulaient créer une autre joint-venture qui devait « absorber» la SNTA. Le projet d’accord prévoit la création d’une société mixte dans laquelle la SNTA serait majoritaire. Mais pour des raisons inconnues, il n’a jamais vu le jour.

Marché de dupes ?

La mainmise des Emiratis sur l’industrie du tabac en Algérie a commencé en 2002. Sous prétexte de faire barrage à la contrebande qui fait rage dans le pays, le gouvernement crée une société mixte entre des fonds émiratis et la SNTA. Lorsque la Staem entre en production en 2005, la société publique avait 60% des parts de marché. Aujourd’hui, elle n’en a que 24%, le reste du marché est donc pris par la Staem. Cette dernière produit plus d’un milliard de paquets de cigarettes alors que la SNTA, qui produisait 700 millions d’unités il y a dix ans, n’en a fabriqué que 500 millions en 2014 et finit l’année en cours avec moins de 400 millions de paquets.

L’écart entre les deux entités se situe sur le plan social. La Staem, qui n’emploie que 1000 personnes dans son usine de Bou Ismaïl, réalise un chiffre d’affaires de 45 milliards de dinars en 2014. Par contre, la SNTA, comptant 15 unités réparties sur l’ensemble du territoire national et réalisant un chiffre d’affaires de 22 milliards de dinars, verse des salaires à 4500 employés. Car, en plus des unités de production des différentes marques de cigarettes et de tabac à priser (chemma), la SNTA dispose d’unités de distribution à travers toutes les wilayas du pays.

Un service dont se passe la Staem qui s’appuie sur un réseau de grossistes privés pour écouler sa marchandise. Ce qui fait peur aux cadres et travailleurs de la SNTA est ce que certains dans l’entreprise qualifient de « concurrence déloyale». Ainsi, pendant que la SNTA achète sa matière première auprès de petits agriculteurs algériens, sa « concurrente» s’approvisionne en produits semi-finis auprès de fournisseurs européens et américains.

Son principal pourvoyeur étant l’américain Philip Morris qui a racheté, en 2014, 25% des parts émiraties de la Staem. Cette dernière fabrique d’ailleurs une partie de ses produits sous licence du cigarettier américain.Toutes ces transformations se sont produites en l’absence d’un syndicat qui n’exerce plus depuis au moins 2 ans. Ce qui fait craindre une privatisation de la société qui compte pourtant parmi les plus solides du pays. A noter que nos tentatives de joindre le président-directeur général de la SNTA, Charaf-Eddine Amara, ont été vaines.

Lire la suite

formats

Affaire du général Benhadid : Plus de 70 jours de détention sans acte de procédure

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Alors que le procès en appel de son fils s’ouvrira demain devant la cour d’Alger, le sort du général à la retraite Hocine Benhadid, incarcéré depuis plus de deux mois, n’est toujours pas connu. Ses deux avocats font part de leur inquiétude.
Condamné le 26 octobre dernier, par le tribunal de Bir Mourad Raïs, à une peine d’un an de prison avec sursis assortie d’une amende de
50 000 DA, pour détention d’arme à feu sans autorisation, le fils du général à la retraite Hocine Benhadid sera rejugé en appel demain au niveau de la cour d’Alger. Il avait été placé sous mandat de dépôt le 30 septembre dernier, au moment où son père faisait l’objet d’une arrestation musclée, opérée par de nombreux gendarmes qui l’attendaient sur l’autoroute.

Une arrestation qualifiée par ses avocats, Khaled Bourayou et Bachir Mechri, de « kidnapping», en raison des circonstances dans lesquelles elle a eu lieu. Déféré devant le parquet de Bir Mourad Raïs, l’ex-officier supérieur a été placé sous mandat de dépôt pour « participation à entreprise de démoralisation des troupes», en vertu de l’article 75 du code pénal, qui stipule : « Est puni de la réclusion à temps, de 5 à 10 ans, quiconque qui, en temps de paix, a participé en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée, ayant pour objet de nuire à la défense nationale.»

En clair, les propos tenus par l’ancien général sur les ondes d’une radio, qui émet sur le web, ont été jugés comme étant des faits qui relèvent du tribunal criminel. Toutes les demandes de mise en liberté provisoire, introduites par ses deux avocats et appuyées par un dossier médical, n’ont pas abouti. Elles ont toutes essuyé un rejet de la part de la chambre d’accusation.

Depuis le 30 septembre dernier, l’ancien commandant de la 8e Division blindée se trouve à l’infirmerie de l’établissement pénitentiaire. « Plus de deux mois après le début de l’instruction, aucun acte de procédure n’a été entrepris», déclare Me Khaled Bourayou. Il s’interroge sur la qualification des faits, « participation à entreprise de démoralisation de l’armée», en disant : « Une participation à une entreprise suppose qu’il y a d’autres personnes qui constituent celle-ci. Or, dans le dossier, il n’y a que Benhadid et les propos qu’il a tenus à travers un micro…»

Pour sa part, Me Bachir Mechri est formel : « Il n’y a rien dans le dossier. L’inculpation ne repose sur aucun argument puisqu’il est le seul à avoir fait des déclarations. Cela veut dire que l’affaire a un aspect politique et de ce fait, nous ne pouvons intervenir en nous basant sur le droit ou la loi.» Me Mechri n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Plus de deux mois sans aucune décision, cela veut dire qu’il y a anguille sous roche. Il faudra peut-être espérer que celui qui est à l’origine de cette mise en action de la justice décide de faire marche arrière. Or, pour l’instant, c’est la détention qui est privilégiée.

Comment une affaire où il y a un seul inculpé et une seule inculpation, des déclarations à une radio, peut-elle rester en instruction durant plus de deux mois, sans qu’aucun acte de procédure ne soit décidé ?» Les deux avocats du général à la retraite expriment par ailleurs leur crainte d’une éventuelle dégradation de l’état de santé de leur client, pour lequel ils réclament un procès dans les meilleurs délais. Lire la suite

formats

6e FICA: le documentaire « L’homme qui répare les femmes » projeté en compétition à Alger

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.
6e FICA: le documentaire
ALGER – Le film documentaire « L’homme qui répare les femmes: la colère d’Hippocrate » à travers lequel le réalisateur belge Thierry Michel donne la parole aux femmes victimes de viols à l’Est du Congo ravagé par des conflits, a été projeté lundi soir à Alger. En compétition dans la section documentaire…

Lire la suite

formats

6e FICA: le film « Court » fait le procès du système judiciaire indien

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.
6e FICA: le film
ALGER- Le jeune réalisateur indien Chaitanya Tamhane dévoile le système juridique de son pays à travers le procès d’un chanteur raconté dans son film « Court » projeté lundi soir à Alger. En compétition au 6e Festival international du cinéma d’Alger (FICA) dédié au film engagé, cette fiction dramatique de 116 mn…

Lire la suite

formats

Belaïd Abane: « La période « Abane » est la seule où le politique avait primé sur le militaire »

Publié le 14/12/2015, par dans Non classé.

Nuages sur la Révolution, Abane au cœur de la tempête est le dernier livre de Belaïd Abane paru aux éditions Koukou. Étant neveu de Abane, Belaïd nous parle de cet effort de distanciation pour écrire un livre sur son oncle et tente de nous éclairer sur ces nuages porteurs de la tempête…
Dans quel état d’esprit avez-vous réalisé ce livre ?

Etat d’esprit dites-vous ? Bonne question car vous l’avez deviné le fil conducteur de mes livres, ABANE, ne m’est pas étranger. C’est effectivement un pari difficile et périlleux, d’autant plus que, même en situation impersonnelle et anodine, il n’est ni simple ni aisé de prendre la bonne distance du sujet. Effort de distanciation ou pas, c’est aux lecteurs d’en juger. Toujours est-il que c’est pour cela que j’ai élargi le champ de mes recherches en replaçant ABANE, sa vision, sa démarche dans le contexte de ces trente premiers mois de l’insurrection algérienne dont il fut alors, tous les historiens s’accorderont pour le reconnaître, le personnage central.

D’évidence il était pour moi plus aisé de traiter de l’homme, d’évoquer son action, son apport et le sens de son engagement, en le restituant dans cette tumultueuse lame de fond que fut le soulèvement algérien, face au gigantesque rouleau compresseur de  » la pacification ». Cela a donné lieu à plusieurs livres. Celui dont vous venez d’achever la lecture et dont vous n’êtes pas sortie indemne m’aviez vous dit (un beau compliment pour un auteur) est le 3e d’une quadrilogie dont le 4e volume déjà achevé, consacré exclusivement à l’assassinat d’ABANE, paraîtra en fin d’année prochaine ou courant 2017.

Le premier, L’Algérie en guerre publié chez l’Harmattan en 2008 (réédité chez Casbah en 2011 sous le titre de Résistances algériennes, ABANE Ramdane et les fusils de la Rébellion) était consacré à la guerre de conquête et de compression subie par le peuple algérien et à sa résistance opiniâtre face à l’épreuve coloniale subie durant près de 80 ans. Il y est également question dès les débuts du XXe siècle de sa résistance silencieuse mais jamais résignée, et de la lutte des Algériens organisés en associations et en partis politiques dans le cadre de la légalité coloniale. Les massacres du 8 mai 1945 rendront vaines et illusoires les aspirations nationales algériennes revendiquées par la voie politique et pacifique. La dernière partie du livre, la plus importante, bien évidemment, est consacrée à la préparation de la lutte armée puis à la guerre de libération nationale déclenchée en 1954.

ABANE en est le fil conducteur à partir de mars 1955, puisqu’il fut au centre de l’organisation et de la politisation de la  » rébellion » qui allait alors se transformer en véritable résistance nationale, en Révolution. Le second volume chronologique (Ben Bella Kafi Bennabi contre ABANE. Les raisons occultes de haine, Koukou 2012) est ce qu’on peut appeler un pamphlet. Il répond aux attaques ad hominem des contempteurs d’ABANE. Ce livre qui devait clôturer la quadrilogie a été sciemment publié plus tôt pour permettre éventuellement à MM Ben Bella et Kafi qui étaient alors en vie de répliquer.

Je ne voulais pas tomber dans la même facilité indigne d’attaquer quelqu’un qui n’est plus en mesure de se défendre. J’ai bien entendu renvoyé à ses propres turpitudes un Malek Bennabi dont le rôle a été insignifiant dans la Révolution. Je n’ai pas eu mauvaise conscience, le concernant, même s’il n’est plus de ce monde, étant donné que lui-même s’était attaqué gratuitement, perfidement, sans arguments et sans raisons apparentes à un homme, ABANE, qui n’était pas en possibilité de se défendre et qui a subi de surcroît l’atroce supplice d’un assassinat mafieux.

Pourquoi avez-vous écrit  » Abane au cœur de la tempête »?

Il me plaît que vous ayez été interpellée par le titre qui a été mûrement réfléchi. Avec mon éditeur nous avons échangé pendant plusieurs jours pour arrêter un titre définitif. Finalement la métaphore météorologique a fini par s’imposer et emporter notre adhésion à tous les deux. D’abord les nuages sur la Révolution. Pourquoi ? Et bien tout simplement que la prise en mains de la Révolution par Abane et l’émergence de ce dernier comme le numéro 1 de fait a commencé à susciter des résistances et à contrarier des ambitions. Les différends vont commencer à se cristalliser notamment entre Krim et Abane et entre ce dernier et Ben Bella.

L’ascension d’Abane va également contrarier les calculs égyptiens qui lui préfèrent Ben Bella. Il y a le vent de révolte qui soufflera des Aurès opposés à la Soummam. Il y a également la confrontation avec les messalistes et la question des berbéristes liquidés au cours de la Révolution. Il y a enfin ce que j’ai appelé la traversée houleuse du système Boussouf. C’est cela les nuages qui vont assombrir le ciel de la Révolution et qui vont annoncer la tempête.

Pourquoi  » Abane au cœur de la tempête » et non pas  » Abane dans la tempête », tout simplement parce qu’il était partie prenante et même au centre des différends qui vont l’opposer à d’autres dirigeants et opposer le FLN à d’autres prétendants à la légitimité du combat national. De par sa ligne politique, son charisme et son caractère, il a été partie prenante à la tempête, en quelque sorte.

Lire la suite

formats

Sénatoriales : le collège électoral convoqué pour le 29 décembre

Publié le 14/12/2015, par dans Non classé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a convoqué le collège électoral pour le mardi 29 décembre 2015 en vue de l’élection pour le renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation.
Ainsi, le décret présidentiel n°15-301 du 16 safar 1437 correspondant au 28 novembre 2015 portant convocation du collège électoral des membres élus du Conseil de la nation, explique que « le collège électoral est composé de l’ensemble des membres de l’assemblée populaire de wilaya et des membres des assemblées populaires communales de la wilaya ».

Le Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement algérien, a été créé lors de la révision de la Constitution en 1996. Elle est composée de 144 membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (2 tiers) et 48 désignés par le président de la République dans le cadre du tiers présidentiel.

Pour être éligible, il faut être membre de l’Assemblée populaire communale (APC) ou de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) et avoir l’âge d’au moins 40 ans. La durée du mandat est de six ans, et la chambre est renouvelable pour la moitié tous les trois ans.
Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 2768)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair