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A Tamanrasset, les migrants se sentent en sursis

Publié le 12/12/2015, par dans Non classé.

Je n’oublierai jamais ce terrible drame. J’ai tout perdu et je n’aurai malheureusement rien à offrir à mes enfants Zaytoun, Abdelmadjid, Adnane et Mustapha qui m’attendent depuis 15 longs mois.» Hassane Boubakeur Haoua a miraculeusement survécu à l’incendie ravageur survenu le 24 novembre dernier dans un camp de migrants à Ouargla.
Il est revenu de l’enfer pour rentrer chez lui bredouille. Ses espoirs se sont tous envolés dans le brasier où ont péri 18 de ses compatriotes. « J’ai perdu toutes mes économies ainsi que les vêtements que j’avais achetés pour ma femme et mes quatre enfants. Les flammes ont tout dévoré», relate-t-il d’une voix hésitante et empreinte d’amertume.

Dix jours après cette catastrophe, les stigmates du choc sont toujours visibles sur le visage de ce Nigérien de 38 ans qui refuse de retrouver les siens les mains vides ou encore retourner dans sa ville natale, Tahoua, avec les mêmes tourments qui l’avaient motivé à quitter le pays un certain septembre 2014. « J’ai tout dépensé pour venir en Algérie avec pour but de bosser, rembourser mes dettes et ramasser l’argent nécessaire à l’ouverture d’un petit commerce au Niger. Le projet qui m’a coûté les yeux de la tête s’est avéré chimérique», ajoute Hassane avec une note de tristesse.

Les mêmes inquiétudes rongent Soulaymane qui a dû abandonner sa femme et ses deux enfants pour les retrouver finalement sans cette baguette magique qu’il leur avait promise pour changer le cours de leur vie. Rencontré devant son chalet d’hébergement à l’intérieur du centre d’accueil de Tamanrasset (CAT), notre interlocuteur dit être devenu « une loque» après l’incident de Ouargla et l’explosion traumatisante des bonbonnes de gaz qui résonne encore dans sa tête.

« Je reviendrai»

Il pense d’ores et déjà à monter un plan pour revenir en Algérie. « Je sais pertinemment qu’une fois arrivé au Niger, on va mourir de faim. Il n’y a plus rien là-bas. Je me demande pourquoi on insiste pour que tous les ressortissants nigériens soient rapatriés, alors qu’une prise en charge alternative nous aurait évité tous ces déboires. Cette décision nous replonge à nouveau dans le chaos et la misère», peste-t-il. Avis partagé avec Lahssane Moussa (21 ans) qui accepte de retourner chez lui après 2 ans d’exil uniquement pour profiter de la gratuité du voyage. « On nous donnera quoi une fois au Niger ? Rien», tonne-t-il.

C’est l’une des préoccupations à laquelle nous voulions avoir une réponse des services consulaires du Niger à Tamanrasset. Une réponse en mesure de rassurer ces milliers de migrants qui songent à un avenir meilleur sans s’aventurer avec le diable du désert ou parcourir encore des kilomètres vers un destin inconnu. Cependant, notre tentative s’est avérée vaine, car les représentants du consulat chargés des formalités de rapatriement au niveau du CAT refusent de communiquer. « Vous nous excuserez, les responsables ne sont pas là», nous dit le chargé de la cellule qui refuse toute déclaration à la presse.

Cet agissement a suscité la réaction de Moulay Cheikh, président de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA), qui nous a invité à faire le tour des chalets, non pas pour montrer les moyens déployés, mais plutôt pour constater l’ampleur des dégâts occasionnés par les migrants et, du coup, comprendre le black-out des services consulaires nigériens qui usent de l’alibi humanitaire pour justifier le saccage et les pertes matérielles essuyées par le CAT.

De toute façon, les missionnaires de Ouargla qui se sont tapés, récemment, 1500 km de route pour passer la nuit dans leurs ambulances en raison de la dégradation des chambres d’accueil sont conscients de la gravité de la donne. « Il nous faut plus d’effectif pour mieux gérer ce centre qui fonctionne depuis sa mise en service avec des bénévoles du CRA et des employés du service de la voirie de l’APC.

Le CAT doit être renforcé par un personnel permanent pour parer à certains dépassements qui nuisent au déroulement des opérations de rapatriement, notamment sur le plan organisationnel», nous confie M. Moulay. Notons que la cellule administrative du centre, dont la capacité d’accueil s’élève à 1140 places à raison de 12 lits dans 96 chalets, est composée de 6 cadres travaillant en étroite collaboration avec les services du consulat nigérien à Tamanrasset et les services de sécurité de la wilaya. « L’infrastructure est dotée de toutes les commodités nécessaires, dont une cuisine et un réfectoire bien équipés», assure le responsable du CAT, Bendali Arezki, en insistant sur l’aspect humanitaire de la mission dévolue à cette structure.

Plus de 6000 nigériens rapatriés

M. Bendali a fait savoir que depuis le lancement de cette opération qui en est à son 22e contingent, 6066 Nigériens ont été rapatriés, dont 3246 hommes, 914 femmes et 1906 enfants. Du 9 décembre 2014 au 27 novembre 2015, 5840 migrants ont été transférés vers leur pays. Durant cette période, 116 personnes issues de nationalité autres que nigérienne, ont été accueillies puis libérées sur notification de la brigade de recherches de migrants clandestins à Tamanrasset ainsi que sur celle des services consulaires qui refusent de les prendre en charge pour des raisons évidentes.

La 23e vague de migrants, composée de 294 personnes, a été rapatriée jeudi dernier, indique-t-on au CAT en faisant remarquer que des kits alimentaires contenant, entre autres, 25 kg de semoule, 5 litres d’huile de table, 5 kg de concentré de tomate et des pâtes alimentaires, ont été distribués pour chaque famille ayant également bénéficié d’un lot de vêtements (survêtement, souliers, robes et sacs de toilette). Toutefois, ces avantages ne font que persuader Hassane Boubakeur Haoua de revenir en renouvelant le sang de cet aventurier qui a déjà perdu la bataille, mais croit toujours à gagner la guerre contre la précarité et la misère. Lire la suite

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Makri à Saadani : « Si vous êtes fehal, venez nous affronter …»

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

La scène politique algérienne vit au rythme des déclarations virulentes.
 » Si vous êtes fehal (homme intègre), si vous avez de la confiance en vous-même, venez nous affronter dans des élections libres (…). M. Saadani, si c’est vrai, comme vous dites, le peuple est avec vous ; si c’est vrai vous avez du poids dans la prise de décision, venez nous affronter dans des élections transparentes », a déclaré le président du MSP, Abderrazak Makri, aujourd’hui vendredi, devant les jeunes militants de son parti, réunis dans une salle du Palais des expositions à Alger.

 » Dans tous les pays qui se respectent, plus de 40 pays démocratiques, les élections sont organisées par une commission indépendante. Nous serons présents dans la cellule informatique des wilayas qui coordonnent avec le ministère de l’Intérieur… », a ajouté Makri.

Outre le général Touflik, le SG du FLN est entré en conflit avec plusieurs acteurs politiques, y compris les anciennes fidèles de Bouteflika, Louisa Hanoune et Khalida Toumi. Ces dernières, réunies dans le cadre du groupe des 15, n’ont pas échapées aux foudres des membres de la CLTD, notamment le RCD et le MSP.

Le paysage politique algérien s’agite et devient de plus en plus flou, sur fonds de la guerre de succession au président Bouteflika.
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Une bande spécialisée dans le vol de véhicules démantelée à Tipasa

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Les services de la gendarmerie nationale de la wilaya de Tipasa ont réussi à démanteler un réseau criminel spécialisé dans le vol de véhicules et à récupérer 13 véhicules touristiques, a-t-on appris vendredi auprès du Groupement territorial de la gendarmerie nationale.
Il s’agit d’un réseau « dangereux » composé de cinq individus, âgés entre 30 et 40 ans, activant au niveau de sept wilayas et poursuivis pour les chefs d’inculpation suivants: « faux et usage de faux de cartes grises et de numéros de série de véhicules », a précisé la cellule de communication du groupement.

Le procureur de la République près la cour de Tipasa a ordonné la mise des membres de ce réseau en détention provisoire.

Pour faire diversion, les malfaiteurs dissimulaient leurs activités illicites dans des garages situés à Chouaiba (Tipasa) et aux Issers (Boumerdes), a précisé la même source. Les services de gendarmerie ont ouvert une enquête après avoir reçu des informations, pour s’assurer de l’inexistence de fichiers de base sur les véhicules volés au niveau des services administratifs des wilayas d’Alger, de Tipasa et de Batna.

Le réseau sévissait dans les wilayas de Tipasa, Alger, Blida, Chlef, Tizi Ouzou et Batna, où 13 véhicules volés ont été récupérés, outre la saisie de 13 clés de véhicules, 31 cartes grises, des récépissés de dépôts de dossiers administratifs, de fausses polices d’assurances et des plaques d’immatriculation.

Le réseau achetait des cartes grises de véhicules accidentés et interdits à la circulation puis remplacer les numéros de série des véhicules volés par ceux des véhicules accidentés et interdits de circulation.
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Ouverture du 7e Festival de l’art contemporain

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.
Ouverture du 7e Festival de l'art contemporain
ALGER – La matérialisation de la souffrance et de la mémoire à travers la peinture ou la sculpture était au cœur de l’exposition intitulée « Parenthèse » constituant le 7e Festival international de l’art contemporain (FIAC) inauguré jeudi à Alger. Ce festival qui sera ouvert vendredi au public du Musée d’ Art…

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SNVI : un plan pour relancer la production

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Les actions de protestation enclenchées ces derniers jours par les travailleurs de la SNVI de Rouiba commencent à apporter leurs fruits.
Le PDG du groupe, Salem Salah, vient de proposer un plan d’urgence au ministère de l’Energie et des Mines afin de relancer la production et concrétiser les investissements projetés depuis des années. Le premier responsable du groupe aurait, selon des syndicalistes de l’entreprise, demandé un crédit de 6,5 milliards de dinars pour acquérir la pièce qui manque pour livrer les centaines de bus se trouvant au niveau des ateliers et du parc de l’usine.

Cette somme, qui servira de budget de fonctionnement, permettrait également le payement des taxes douanières afin de récupérer la marchandise bloquée au niveau du port, a-t-on ajouté. L’entreprise accuse, pour rappel, un retard de deux ans pour satisfaire sa commande, évaluée à 6000 véhicules entre camions et bus et 2500 tracteurs. Le PDG a établi, selon la même source, un plan d’action de 10 milliards de dinars qui s’étalera sur une durée de trois ans. Autre conséquence de la crise qui secoue le groupe, on a appris que pas moins de 1100 travailleurs qui cumulent plus de 32 ans de service vont partir en retraite, dont 450 ont déjà déposé leurs dossiers à la CNR.

Il est à rappeler enfin que la SNVI a bénéficié d’un crédit de 92 milliards de dinars en février dernier pour sa modernisation. Les travailleurs estiment que cet argent ne servira à rien sans la désignation de vrais managers à la tête de cette entreprise qui subit les contrecoups des politiques économiques mal pensées des gouvernements successifs. Lire la suite

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Quatre scénarios d’attaques terroristes en Algérie

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

« Nous redoutons à n’importe quel moment une attaque terroriste ciblant l’Algérie», a confié un haut responsable sécuritaire à El Watan Week-end en soulignant que le niveau d’alerte est en ce moment maximal.
La crainte des services de sécurité : que les « loups solitaires» (les djihadistes n’appartenant à aucun groupe organisé) et les cellules dormantes appartenant à la « wilayat Al-Djazaïr» de l’organisation Etat islamique ne soient en train de se préparer à mener un attentat ou un attaque. Au DRS et à la DCSA, quatre scénarios ont été élaborés.

Le premier est celui d’une attaque de base pétrolière dans le Sud par une ou deux voitures piégées. Depuis plusieurs mois, des remblais ont été construits autour des bases et des casernes à proximité. La surveillance autour de ces remblais a récemment été renforcée.

Une attaque à la voiture piégée contre des convois, toujours dans le même contexte, n’est pas exclue. Le second est celui d’une attaque à la roquette contre les bases pétrolières, comme ce fut le cas en 2008 à l’aéroport de Djanet.

Dans ce cas, l’accent a été mis sur la surveillance aérienne. Le troisième : des kidnappings d’étrangers. Policiers, gendarmes et services de renseignement ont d’ailleurs accentué la protection des étrangers et des enquêtes sont menées sur les guides et les agences de tourisme. Dernier scénario : plusieurs attaques synchronisées.

SITE, le site américain de veille des réseaux djihadistes, aurait informé les autorités algériennes de l’existence de plusieurs sympathisants de l’EI à Alger et dans sa banlieue. Mais personne ne peut dire s’il s’agit de personnes isolées ou si un véritable lien organique existe entre ces éléments. L’un d’eux au moins a pu regagner la Syrie où il a posté sa photo sur son profil facebook. On le voit tenir une kalachnikov et se promener sur une plage.

Les services de sécurité et le renseignement militaire qui enquêtent sur les cellules dormantes pensent avoir affaire à deux cellules cachées quelque part à Alger et qui attendraient le moment opportun pour passer à l’action. Des spécialistes de la cybercriminalité sont en tout cas mobilisés. Lire la suite

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