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Les graves révélations de Louisa Hanoune

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Il y a une fusion entre l’Exécutif et une partie de l’Assemblée au profit d’une minorité d’hommes d’affaires. Lorsque j’ai réagi aux attaques du secrétaire générale du FLN contre le DRS, le lendemain même, le Président avait demandé à me voir. Je sais ce qu’il pense de chacun.
Elle parle de coup d’Etat, de coup de force, de ministres au service d’intérêts étrangers et d’une oligarchie prédatrice, d’alerter l’opinion publique sur les graves menaces qui pèsent sur le pays. Elle, c’est Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), cette dame surprend, étonne et intrigue aussi bien ses détracteurs que ses fans. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur tous les événements qui ont marqué la semaine.

D’abord, le « coup de force». Que s’est-il passé lors de l’examen et l’adoption de la loi de finances 2016 ? De jeudi à dimanche, il y a eu un véritable coup d’Etat contre le Parlement et le président de la République. Est-il possible de croire que le Président ne puisse pas être au courant, sachant qu’il avait dirigé le Conseil des ministres qui a débattu la loi de finances ? Mme Hanoune est catégorique. « On peut lui présenter un texte que l’on discute et après on en présente un autre à l’APN.

Rappelez-vous les déclarations du Président en début d’année. Le président de l’Assemblée avait refusé le comptage des voix lors du vote en plénière, parce qu’une majorité des députés avait voté l’abrogation de l’article 59 (qui autorise l’endettement extérieur des privés). Lui aussi fait partie de la machine qui a réalisé le coup d’Etat. Bouteflika ne peut pas se suicider.

Il paraît que le ministre de l’Industrie et des Mines est le véritable chef d’orchestre du coup d’Etat qu’il dirigeait à partir des Etats-Unis. D’ailleurs, il s’était vanté devant les membres de la commission des finances d’être l’auteur de tous les articles qui portent l’empreinte de l’oligarchie. Il est connu que le président de la République n’a jamais voulu céder sur un millimètre de ses prérogatives. Il concentre tous les pouvoirs entre ses mains. C’est sa personnalité.

Le ministre des Finances a osé dire que le Président lui a délégué ses prérogatives. Quel mensonge. Dans d’autres pays, ce ministre aurait été démis. Cela veut dire que lui et ceux qu’il sert ont mis le Président en incapacité, et qu’ils se sont érigés en tuteurs. C’est le message qu’ils nous transmettent en parlant en son nom. La Constitution ne permet pas au Président de déléguer ses prérogatives», lance la secrétaire générale du PT. Elle va plus loin. La loi de finances 2016 est anticonstitutionnelle.

Louisa Hanoune poursuit son réquisitoire contre le ministre des Finances qui, d’après elle, a menti en disant que l’Algérie consent 1800 milliards de dinars, le montant le plus élevé dans le monde, en matière de transferts sociaux destinés aux subventions. « Nous savons que ces montants concernent aussi les pensions des anciens moudjahidine et veuves de chouhada et la quote-part de l’Etat en matière de santé.

A moins qu’il nous dise que l’Etat se désengage de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de la santé. Il a encore menti en affirmant l’inexistence d’impôt nouveau pour les citoyens. Or, il y a bel et bien de nouvelles taxes qui détruisent leur pouvoir d’achat. Il faut savoir que le privé traditionnel national est menacé dans son existence.

Donc, il est demandé à la majorité du peuple de compenser les trous provoqués dans le Trésor public par les nouveaux cadeaux aux oligarques et aux étrangers. Dans la loi de finances 2015, il y a eu une amnistie fiscale de l’ordre de 800 milliards de dinars au moins, si ce n’est plus. Cette mesure a légalisé l’évasion fiscale. Par contre, la taxe d’habitation a été généralisée et celle de quatre wilayas — Alger, Annaba, Oran, Constantine — doublée. Ce qui est anticonstitutionnel, parce que les citoyens sont censés être égaux devant les droits et taxes.»

Des ministres au service de l’oligarchie

D’une voix coléreuse, Mme Hanoune accuse le ministre des Finances d’avoir réduit les impôts au profit des multimilliardaires, et au même moment d’avoir accablé la majorité des citoyens. Pour elle, « il y a une fusion entre l’Exécutif et une partie de l’Assemblée au profit d’une minorité d’hommes d’affaires. Je tiens à préciser que je ne vise pas le privé algérien, qui représente les vraies PME-PMI, menacées par la loi de finances. Le patron des oligarques a fait la tournée des ministres, du Parlement et du Sénat. Il s’immisce dans toutes les affaires institutionnelles. Il fait partie de ceux qui confisquent les prérogatives du Président. Il y a aussi des ministres qui font partie de cette oligarchie prédatrice ou sont à son service».

Mais est-il possible que le Président soit dans un isolement total ? La réponse de Mme Hanoune est cinglante : « Lorsqu’on est diminué par la maladie et qu’on ne peut pas se déplacer, on devient tributaire des autres. On peut lui présenter une revue de presse tronquée pour lui faire lire ce qu’on veut. Je suis convaincue que la loi de finances 2016 n’est pas son œuvre.

C’est l’oligarchie et ceux qui servent les intérêts étrangers, notamment français, qui l’ont rédigée. Lorsque j’ai vu le Président en 2014, j’ai remarqué qu’il n’était pas au courant de beaucoup de choses. Comment la situation a-t-elle évolué ? Je ne le sais pas. Le Président était totalement contre l’endettement extérieur et, aujourd’hui, la loi de finances le met en avant.

Des entreprises de droit algérien, Peugeot, Renault, Alstom, Lind, vont emprunter de l’argent chez les pays du Golfe, à la Société financière internationale (SFI) ou à la Banque mondiale et si elles ne remboursent pas, c’est le Trésor public qui le fera à leur place, car il sera le garant. Nous avons déjà payé un milliard de dollars pour rembourser un emprunt d’ArcelorMittal, alors que le pays était étranglé par la dette. Aujourd’hui, on nous pousse à une situation à la grecque.

Ils ont le droit de transférer leurs dividendes, puisque la loi de finances a levé les interdits et Lire la suite

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Louh charge les islamistes

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, est sorti enfin de son silence pour répondre aux partis islamistes et autres conservateurs qui ont demandé le retrait pur et simple du projet de loi criminalisant les violences contre les femmes, car il porte, selon eux, atteinte à la cohésion sociale.
Saisissant la tribune du Conseil de la nation lors de la présentation, hier, de cette loi devant les sénateurs, le garde des Sceaux a accusé ouvertement les opposants à ce projet d’avoir déformé son contenu, et ce, à des fins politiciennes. « Je me suis refusé d’intervenir pour répondre à ceux qui se sont acharnés contre ce texte.

J’ai attendu mon tour pour remettre les pendules à l’heure. Ceux qui se sont acharnés contre ce texte ont tenté de leurrer la société algérienne en présentant le projet comme étant un danger pour la famille. Il y a eu une déformation des propos. Ils ont fait sciemment d’interpréter négativement certaines dispositions», affirme Tayeb Louh. En fustigeant les opposants à ce texte, M. Louh se réjouit de les voir échouer dans leur sale besogne et leur volonté de bloquer le texte.

Pour le ministre, la surenchère et les critiques infondées ne servent personne et encore moins les femmes violentées. M. Louh, au nom du gouvernement, assume, dit-il, pleinement le contenu de ce texte juridique et les nouvelles dispositions qu’il contient et invite les autres à assumer, à leur tour, leurs responsabilités. « A ceux qui s’opposent à ce texte, je leur dis que la protection de la femme relève de la responsabilité du gouvernement.

Ce ne sont pas ces gens qui vont protéger ou défendre les femmes violentées», lance le ministre. Il a ajouté que le texte de loi tendait, contrairement à ce que prétendent certaines parties, à préserver la cohésion de la cellule familiale à travers le pardon de la victime qui met fin à toute poursuite judiciaire contre le coupable, une clause, précise-t-il, qui n’existe pas dans le code pénal en vigueur.

« Le pardon de la victime relève des principes et valeurs de notre société», a-t-il dit soulignant que « les nouvelles mesures prévues permettront de prendre en charge toutes les formes de violence faites aux femmes». Toutefois, pour les associations féminines et les partis de l’opposition, cette disposition n’est pas faite pour arranger la situation des femmes victimes de violence.

La femme pardonne. Faut-il rappeler que ce texte a été adopté le 5 mars dernier par les élus de la Chambre basse du Parlement, il devait être programmé une semaine après au niveau du Conseil de la nation. Mais en raison de la pression et la protestation des islamistes, le président du Sénat a cru bien faire de reporter sa programmation. Il a fallu attendre presque une année pour le voir atterrir à la Chambre haute du Parlement. Hier, en dénonçant les visées mal intentionnés des islamistes, M. Louh leur a rappelé que les violences faites aux femmes sont une réalité avérée dans notre société. Il illustre ses propos par des chiffres concrets. Rien que pour 2014, la justice a traité 7737 cas de violence conjugale.

En 2013, 3209 femmes ont été violentées par des proches et 767 en milieu professionnel, alors que 15 705 femmes ont été agressées par des étrangers à la cellule familiale. « Ces chiffres sont livrés par la justice. Donc ce sont des cas avérés. Certes, ce chiffre est loin de refléter la réalité puisque beaucoup de femmes ne déposent pas plainte», confirme M. Louh. La sénatrice Chachoua a révélé que 40 femmes sont mortes, en 2014, des suites de violences à leur égard et, en 2006, une femme sur 10 était victime de violence.

Pour elle, ce texte est un pas positif et vise la protection de la femme. Le ministre, dans son exposé, est revenue sur les principaux points du projet de loi, dont la criminalisation de la violence verbale et des actes portant atteinte à la pudeur dans la rue, en rappelant le vide juridique concernant ce sujet. « Sur cette question, il y a eu une déformation des propos et des interprétations», déplore le ministre qui a rappelé devant les sénateurs l’affaire de Razika Cherif, la jeune fille tuée par un automobiliste dans la région de M’sila pour avoir refusé de céder à ses avances. « La victime était une femme.

Il l’a agressée verbalement. Elle a répondu puisqu’il a touché à son honneur. Alors, le conducteur s’est acharné contre la fille. Arrêté, l’agresseur est poursuivi en justice», relate Tayeb Louh précisant que si l’agresseur n’avait pas été arrêté, la vengeance de la société aurait été terrible. « Ce texte vient pour rétablir une justice et combler un vide juridique et non pour détruire les familles», lance M. Louh à l’adresse des islamistes. Lire la suite

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L’expertise européenne au service des collectivités locales

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Trois communes du pays, à savoir Batna, Sidi Bel Abbès et Boumerdès, ont bénéficié du projet CES-MES pour réduire les émissions de gaz
à effet de serre.
Entamé en janvier 2013, le plan de développement des énergies renouvelables en Méditerranée semble avoir atteint sa phase d’exécution en Algérie. Cet ambitieux projet mis en place par l’Union européenne (UE) a profité à trois communes d’Algérie, à savoir Batna, Sidi Bel Abbès et Boumerdès. Connu sous le nom de CES-MED, le programme en question est financé par l’UE. Il porte sur l’organisation de formations et une assistance technique aux collectivités locales et aux autorités des pays de la région sud de la Méditerranée afin de les aider à répondre activement au challenge des politiques durables.

Le plan d’action en faveur des énergies durables (PAED) dans la municipalité de Boumerdès a été présenté, hier, par des experts de l’UE à la Maison de l’environnement du chef-lieu de wilaya, en présence de responsables locaux et de nombreux citoyens. « Cette journée est très importante. D’abord, elle intervient dans un contexte où tout le monde parle de changements climatiques. Et je suis très fier que l’UE apporte son savoir-faire et son expertise pour aider les Algériens à lutter contre ce phénomène.

Je suis sûr que si on applique le plan d’action proposé à Boumerdès pour promouvoir les énergies durables, beaucoup d’autres localités vont s’en inspirer et faire la même chose», a affirmé M. Schmitt, expert de l’UE chargé du suivi de ce programme. L’expertise menée par le bureau d’études européen des énergies de demain a conclu que le secteur du logement consomme 51% de l’énergie produite à Boumerdès, suivi par le transport, le tertiaire et l’industrie.

Il a été découvert aussi que le secteur de l’habitat représente 39% des émissions de gaz à effet de serre (GES), le transport 17%, le tertiaire 16% et les déchets 13%. Selon les conclusions de l’étude, l’éclairage public, à lui seul, est responsable de plus de la moitié des émissions de GES issus du patrimoine communal. Pour faire face à ce problème, M. Baghdaoui, expert dans le domaine, soutient qu’il n’est pas nécessaire de maintenir un éclairage maximal toute la nuit sur tous les axes routiers.

Des chauffe-eau solaires dans les collectivités

Pour lui, il serait « souhaitable d’installer des variateurs de tension ou des compteurs intelligents, de mettre en place des capteurs de présence et de développer l’éclairage alimenté par des panneaux photovoltaïques». L’orateur a insisté aussi sur la nécessité de créer des pistes cyclables et d’établir un plan de circulation qui permettent de réduire la consommation d’énergie.

L’étude préconise également d’installer des chauffe-eau solaires au niveau des hôtels, des écoles et des mosquées pour économiser l’énergie. « Ce travail de grande ampleur nécessite la mobilisation de tous les acteurs. Si les actions proposées sont mises en œuvre, la consommation d’énergie dans la commune sera réduite de 16% à l’horizon 2020. Les émissions de GES baisseront de 20%», a-t-il prévenu.
Un autre expert de l’UE conseille d’utiliser le GPL et de créer des éco-quartiers, des entreprises et des espaces de débat pour sensibiliser les citoyens à utiliser les énergies renouvelables.

Intervenant dans ce sens, M. Bali, représentant de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue), a précisé que plus de 80% de l’énergie produite en Algérie est consommée au niveau des communes. Il a rappelé que de nombreux projets proposés dans le cadre du CES-MED à Sidi Bel Abbès ont été concrétisés sur le terrain, citant le tramway et l’installation de panneaux photovoltaïques dans plusieurs établissements publics de la wilaya. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

L’appellation de l’aire de services Dahra sème la controverse

L’appellation Dahra donnée à l’aire de services de l’autoroute Est-Ouest, au niveau de la localité de Oued Sly (Chlef), fait débat parmi les habitants. S’ils affichent majoritairement leur satisfaction quant aux services offerts par ce lieu de repos, ils expriment toutefois des réserves sur cette dénomination. Ils estiment que la priorité en la matière doit être donnée aux repères et symboles de la région, comme cela a été le cas pour les autres aires de repos et de services inaugurées sur le réseau autoroutier. En conséquence, ils souhaitent être entendus sur le sujet par qui de droit.

Bientôt des réservations de billets de train par internet

Les réservations de billets via internet se feront à partir du mois de janvier prochain, selon Yacine Bendjaballah, directeur général de la SNTF, qui s’exprimait récemment sur les ondes de la Radio nationale. L’objectif est d’augmenter le volume du trafic et récupérer les parts de marché. Le développement du rail soulagera l’autoroute Est-Ouest et réduira la pollution ainsi que l’utilisation du carburant. La mise en service d’un réseau moderne aura pour effet de réduire les temps de parcours des trains et de relier villes et villages d’Algérie en un temps record, avec une sécurité supérieure en prime.

Ceinture verte à Hay Driouèche (Blida)

Prochainement, l’entrée ouest de Blida se métamorphosera en vitrine rayonnante et accueillante. Ainsi, un projet de réalisation d’une rive verte meublée de lieux de loisirs, de détente, d’hôtels, de restaurants et d’équipements adéquats au repos des citoyens y est en cours. Il est prévu tout le long de l’Oued Hay Driouèche sur une longueur de 3,5 km. Ce projet remplace le bidonville qui défigurait l’entrée ouest de Blida et constituait une pollution visuelle.

Saisie de friperie par les Douanes de Chlef

Les éléments de la brigade mobile des douanes de Chlef, en coordination avec la brigade polyvalente des douanes de Aïn Defla, ont saisi 49 palettes de friperie, dont l’importation est interdite en vertu de l’article 71 de la loi de finances 2012, indique un communiqué de la direction régionale des Douanes de Chlef.

Cette marchandise, d’un poids total de 1220 kg, a été interceptée lors d’un barrage routier sur l’autoroute Est-Ouest au lieudit Zeddine (Aïn Defla), à bord d’un véhicule de marque Renault Master. Elle était destinée à être écoulée sur les marchés de la wilaya d’Oran. Il est à souligner qu’en application des dispositions de la loi n°05/06 du 23 août 2005 relative à la lutte contre la contrebande, les auteurs de ce trafic encourent une amende de 10,366 millions de dinars, en sus de la saisie de la marchandise et du véhicule, ajoute la même source.

Plus de 10 heures d’attente à cause d’un ILS

Les passagers du vol AH 1109 assurant la liaison régulière Paris-Sétif, n’oublieront pas de sitôt leur dernière mésaventure du 7 décembre. Devant prendre ce jour-là l’avion à partir d’Orly vers 11h20, les voyageurs ont été obligés de poireauter plus de 10 heures. L’interminable attente a causé moult désagréments aux voyageurs pointant du doigt Air Algérie. Celle-ci est innocentée par l’un des ses cadres basé à Sétif : « Samedi dernier, une épaisse couche de brouillard a enveloppé des heures durant Sétif et ses environs. Sans ILS (Instrument leanding instrument), l’avion, ne disposant pas d’une bonne visibilité, ne pouvait atterrir à Sétif. Devant faire Alger-Sétif-Paris, l’avion est, pour les raisons précitées, resté cloué à Alger.

Posé à maintes reprises, ce problème n’est toujours pas pris en charge par les responsables n’ayant pas changé le tracé de la route. Car aucun obstacle ne doit exister entre l’avion et l’ILS», souligne sous le sceau de l’anonymat l’agent d’Air Algérie n’étant pas, pour une fois, la cause du calvaire de ses clients… Lire la suite

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«Ce texte n’a aucunement le but de porter atteinte à la famille»

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Je ne comprends pas pourquoi tant de polémiques naissent lorsqu’il s’agit d’une loi relative à la femme. Il ne faut absolument pas minimiser le projet de loi criminalisant les violences faites aux femmes, bien au contraire. A travers cette démarche, l’Etat est en train d’accomplir son devoir qui est de protéger la catégorie la plus vulnérable et la plus importante de la société : la femme.
Ce texte n’a aucunement le but de porter atteinte à la famille. Bien au contraire, nous veillons à travers ce projet de loi à sécuriser la famille et lui garder son équilibre en protégeant son maillon le plus fort qu’est la femme», a déclaré Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, invitée, hier, au forum de la Radio nationale. Elle ne manque pas de montrer sa colère quant aux critiques, voire au refus du courant islamique de ce texte de loi.

Dans un ton diplomatique, elle les appelle à voir ce texte de loi comme une protection de la femme et non d’un point de vue négatif, avant de témoigner son bonheur de voir enfin ce projet entre les mains des membres du Conseil de la nation. Elle rappelle que l’objectif de cette loi est d’arriver à avoir une société en bonne santé et protégée contre tout type de violence ou d’excès et que l’Algérie est le premier pays à briser le tabou et à condamner le harcèlement sexuel.

Dans le même sens, elle annonce qu’une commission mixte regroupant les représentants de tous les ministères a récemment été installée afin de discuter et valider la charte de la femme travailleuse. Une fois discutée, elle sera donnée au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale afin qu’elle soit intégrée dans le nouveau code du travail, actuellement en projet.

Le Code de la famille au cœur des débats

Pour le code de la famille, Mme Meslem explique que ce code est arrivé à expiration et qu’il doit être mis à jour afin qu’il soit en concordance avec les nouveautés de la société algérienne. L’article qui doit être révisé, selon ses propos, est celui relatif au divorce et plus précisément le khol’a. Elle dit ne pas vouloir abolir cet article qui est un véritable acquis pour les femmes, mais plutôt le réadapter afin d’éviter les divorces en série qui tentent à devenir un phénomène de société.

En matière de protection des enfants, elle revient d’une manière très vague sur l’utilisation des enfants dans la mendicité et le sujet de la kafala. Pour le premier volet, elle dit que « la protection de l’enfant est aujourd’hui régie par une loi qui doit être absolument appliquée. Nous devons aujourd’hui jumeler nos efforts avec ceux des forces de l’ordre afin d’empêcher ces mendiants, qui font souvent partie de réseaux organisés, d’utiliser des enfants.

Nous faisons la même chose pour les enfants placés sous la tutelle de familles adoptives, sous le sceau de la kafala. Nous avons cherché la possibilité d’alléger les procédures dans ce sens, mais nous n’avons pu éliminer aucune étape tant elles protègent toutes l’enfant. Toutefois, nous ne pouvons rien faire pour ces enfants ou ces jeunes qui se retrouvent sans abri après la mort des leurs parents adoptifs, sauf les placer dans les centres».

Pour les SDF, elle dit que 5138 sans-abri, dont près de 400 enfants, ont été pris en charge durant l’année 2014 et 3934 personnes, dont 1800 femmes et enfants, durant le premier semestre de l’année en cours. Elle insiste à la fin sur la nécessité de la révision des listes des personnes nécessiteuses et aux besoins spécifiques.

Parmi les premiers résultats de cette nouvelle démarche, c’est l’insertion de 5000 enfants handicapés dans les centres dépendant du secteur sur une liste d’attente de 9000 enfants. Cette mesure est, selon Mme Meslem, un premier pas dans la voie permettant de sortir de l’anarchie dans les dépenses. La révision des subventions accordées aux associations est aussi en cours. Lire la suite

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«Notre démarche relève du devoir de vigilance»

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Abdelhamid Aberkane fait partie des 19 signataires de la lettre adressée au chef de l’Etat, le 1er novembre dernier.
Le professeur Abdelhamid Aberkane, ancien ministre de la Santé, actuel président de l’APC d’El Khroub, prend le relais pour défendre la démarche lancée avec ses camarades. « Notre démarche relève d’un devoir de vigilance pour l’immunité du pays, car la situation n’est pas rassurante aussi bien de façon endogène qu’exogène», a-t-il expliqué, hier, au cours d’une conférence de presse au siège du PT, à Alger. Sans verser dans la critique ouverte, l’ancien ministre de la Santé établit avec beaucoup de pondération un diagnostic chargé d’inquiétudes « légitimes».

« Nous n’avons aucune autre prétention que celle de comprendre comment des décisions lourdes, engageant la souveraineté nationale et la sécurité au sens large, peuvent être prises, de surcroît qui sont en contradiction avec les engagements pris par le Président», souligne-t-il. Le professeur de médecine qui a fait le choix inédit de solliciter, en 2012, le suffrage des citoyens de la commune d’El Khroub, rappelle que « les signataires de la lettre au Président sont animés d’une volonté d’ouvrir une brèche dans l’anesthésie.

C’est un devoir de citoyen que de faire entendre un autre son de cloche. Nous sommes porteurs d’une parole juste, respectueuse de l’Etat et de la plus haute autorité du pays». Interrogé sur l’absence de réponse du destinataire de leur lettre, M. Aberkane considère que « le Président doit peser toutes les opinions, c’est son droit de choisir le moment opportun pour répondre, en tout cas je ne désespère pas.

De toute manière, qu’il réponde ou pas, nous faisons une évaluation positive de notre démarche qui se veut comme un processus, un marqueur d’une culture politique responsable». Cependant, le maire d’El Khroub refuse que la parole de Abdelaziz Bouteflika soit portée par d’autres personnes qui se réclament du Président. Il s’étonne de « ceux qui parlent au nom du Président comme si ce sont eux qui décident de ce qui est juste ou pas». « Ils ont le droit d’avoir une opinion, mais pas de parler au nom du Président», tranche-t-il.

« Nous ne sommes pas des salonards»

Ce qui amène cet homme qui affronte au quotidien les problèmes des citoyens d’une des communes les plus peuplées d’Algérie à remettre à leur place ceux qui mènent une campagne violente contre les signataires de la lettre. A commencer par le président du Forum des chefs d’entreprises, Ali Haddad, sans le nommer. « Nous ne sommes pas des salonards. Je suis tout, sauf salonard», s’exclame avec tune dignité débordante ce professeur qui a consacré toute sa carrière au service public.

A l’adresse du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, encore une fois sans le nommer, Abdelhamid Aberkane rappelle son parcours au service des citoyens et de leur santé. Citant Saadani qui avait déclaré « c’est quoi ce maire qui veut rencontrer le Président», M. Aberkane, avec sa modestie légendaire, apparaît un peu gêné. Que dirait un professeur qui se fait insulter par Saadani ? « Suis-je quantité négligeable ! J’ai été élu dans une élection propre, face à une coalition lourde. J’ai consacré ma carrière au service des citoyens. Les propos de cet individu sont une honte énorme.

Ce comportement montre tout l’écart moral qui sépare les hommes. Ils sont dans la culture de l’anathème.» Cet échange à distance résume la renversante et non moins dégradante situation que vit le pays. Manifestement, l’insolence a atteint son paroxysme. Le Pr Aberkane n’a pas manqué, à l’occasion, d’apporter son soutien à la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui, elle aussi, essuie des attaques ignominieuses : « J’exprime toute ma solidarité à Mme Hanoune, une femme courageuse, un repère dans le paysage politique.»

Par ailleurs, Abdelhamid Aberkane déclare que la lettre du général Toufik lui « inspire du respect» : « Cette lettre m’inspire du respect, voilà l’esprit de responsabilité, il se sent interpellé et il a donné son avis avec responsabilité. Il considère nécessaire de ne pas se dérober à sa responsabilité. C’est quelqu’un qui n’est pas favorable au chaos.»
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