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Conseil national du RND : Ouyahia tacle Saadani

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Sans enjeu, calme et plate, la 5e session ordinaire du Rassemblement national démocratique (RND) qui s’est déroulée jeudi dernier à Zéralda, sur la côte ouest d’Alger, a été surtout l’occasion pour le secrétaire général par intérim du parti et ministre d’Etat,
directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, pour défendre le bilan du pouvoir, charger l’opposition et décocher quelques fléchettes à l’adresse de son frère ennemi du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani. Ahmed Ouyahia se félicite d’abord des résultats obtenus par le RND lors des dernières élections au Conseil de la nation (Sénat) en dépit de l’âpreté de la confrontation au sein de la deuxième Chambre du Parlement avec l’ex-parti unique qui a fait main basse sur les commissions. Bien que se disant avoir l’esprit sportif, Ahmed Ouyahia était visiblement contrarié par la tournure prise par les élections sénatoriales.

« Nos résultats sont propres, contrairement à ceux acquis grâce à la chkara (terme en arabe qui indique la corruption par l’argent)», a lâché, devant une assistance tout ouïe, le secrétaire général par intérim du RND qui en dira certainement plus aujourd’hui lors d’une conférence de presse qu’il animera au siège national du parti. Egal à lui-même, son discours à l’ouverture de la session du conseil national du parti sera un chapelet d’éloges de « la gouvernance du frère et moudjahid Abdelaziz Bouteflika», mais sera aussi une série de critiques à l’adresse de l’opposition et de ceux qui démoralisent les Algériens.

« Dans les salons, certains se demandent où sont passés les 800 milliards de dollars», a déclaré Ahmed Ouyahia. « Ceux qui ont quitté les bidonvilles pour des logements décents et les ménages dans les coins les plus reculés ayant bénéficié du gaz naturel le savent», répond le secrétaire général par intérim du RND, qui prie Dieu « de prêter santé et longue vie au chef de l’Etat pour continuer à présider aux destinées de l’Algérie». Selon Ahmed Ouyahia, le président Bouteflika, « fidèle au peuple algérien, a tenu toutes ses promesses», aussi bien celles concernant « le développement économique que ses engagements politiques, comme la révision de la Constitution». L’orateur réaffirmera, en effet, son soutien au ministre de l’Industrie et des Mines, militant du RND, Abdesselam Bouchouareb. « Ceux qui s’attaquent à lui, dit-il, sont oisifs».

« Nous, nous savons qu’il est un fils de famille, un patriote et nous n’avons aucun doute sur le bon travail qu’il accomplit», ajoute Ahmed Ouyahia qui prend aussi la défense « de la révision de la Constitution qui a bénéficié, selon lui, d’un consensus qui n’englobe pas les partis qui ont boycotté les consultations et qui rejettent même la légitimité du Président qui, pourtant, a été élu et réélu par le peuple algérien». Celui qu’on affuble « d’homme des sales besognes» explique « comment le chef de l’Etat constitue le garant de la stabilité» et donne l’exemple du voisin tunisien qui n’arrive pas à s’en sortir.

Ahmed Ouyahia, qui défend l’article 51 du projet de révision de la Constitution concertant la communauté algérienne vivant à l’étranger, soutient que « contrairement au tollé soulevé par la nouvelle disposition constitutionnelle, le texte prend réellement en charge les questions de l’émigration et il est, selon lui, tout à fait normal que celui qui veut postuler à des fonctions supérieures de l’Etat doit avoir uniquement la nationalité algérienne». Mais dans le même discours où il fait l’éloge du bilan du chef de l’Etat, Ahmed Ouyahia a reconnu que le pays traverse une crise due à la chute des prix du pétrole.
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Développement local : Saïd Sadi lance la fondation Afud

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

I’nsaisissable et déroutant. Le Dr Saïd Sadi est là où il est le moins attendu : à savoir dans le développement local.
Alors que son parti, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont il n’est plus président depuis deux années, tenait son conseil national au Club El Moudjahid (Alger-centre), « Etviv», le prodige de la mouvance démocratique réapparaît hier à la côte ouest d’Alger, à Aïn Benian, plus exactement, où il a officiellement lancé sa fondation (association) Afud (force en tamazight).

Futur incubateur dédié à l’analyse, la formation, l’unification et le développement solidaire, Afud ambitionne, selon Saïd Sadi — élu président de cette fondation aux termes de l’assemblée constitutive — « d’aider les porteurs de projets qui peinent à trouver assistance pour mener leurs initiatives».

« Instance nationale» qui rassemble des militants issus de 17 wilayas (investis dans la PMI, la communication, le tourisme solidaire, la mise en valeur des produits du terroir, dans la protection de l’environnement, récupération des eaux de pluie, dans l’organisation des manifestations culturelles et de proximité, etc.), Afud aura comme point d’ancrage la Kabylie.

« Pour des raisons à la fois historiques, sociologiques et culturelles, dira Sadi, cette dynamique (…) peut connaître l’essor le plus visible et le plus rapide en Kabylie.» « Mais outre les populations de cette région, il faut faire en sorte à ce que cette culture d’autoprise en charge des besoins fasse émulation partout où nous pourrons trouver des relais et les leviers pouvant permettre de déclencher des chantiers structurants pour le développement local», a précisé Saïd Sadi.

Pourquoi cette fondation ? Dans son speech, assurément l’un des plus softs qu’il a eu à prononcer durant sa carrière, le Dr Sadi invoquera trois raisons essentielles. La première tient, à ses dires, à l' »embolie qui frappe aujourd’hui une bonne partie des circuits décisionnaires du pays» et « rien ne permet de dire quand et comment ces obstructions structurelles seront levées». M. Sadi estime qu’il est « urgent» de libérer les énergies (…) pour mieux promouvoir les patrimoines matériel et immatériel de l’Algérie.

Deuxième raison invoquée : « L’affaissement de nos recettes financières avec ses corollaires comme l’effondrement du pouvoir d’achat, l’explosion du chômage, le délabrement des biens collectifs et la dégradation de notre environnement.» Saïd Sadi considère qu’il est désormais vital que l’Algérien apprenne à rentabiliser le moindre potentiel de développement et transmettre des savoirs-faire économiques, construire des pratiques sociales solidaires et redécouvrir des normes culturelles adaptées pour réduire la facture de ses besoins et améliorer son cadre de vie.

Raison dernière : « La crise morale qui affecte la qualité des échanges sociaux et politique souillant le débat public réduit, dans trop de situations, à des invectives, des polémiques qui, hélas, parasitent les activités des militants les plus vertueux.»

Pour l’ancien « leader maximo» du RCD, trêve de discours creux et de politique politicienne. Place désormais aux actes. « Produire et construire, déclare-t-il, est aujourd’hui une offre politique concrète qui ressuscite l’espoir, qui peut recrédibiliser l’action publique et, dans la foulée, contribuer à atténuer les emportements démagogiques des agitateurs qui polluent la scène algérienne.» Le néo-mécène du développement local invite ainsi ses compatriotes à « s’engager dans des contrats innovants (…) qui entrent en résonance avec notre histoire».

« Une phase se tourne sous nos yeux dans l’histoire de l’Algérie indépendante, conclut Saïd Sadi. (…) C’est l’occasion de lancer des initiatives qui sont autant de messages qui peuvent mobiliser à bon escient nos ressources humaines et naturelles afin d’atténuer les effets d’une récession d’autant plus redoutables qu’elle a été mal anticipée.» Comme Gramsci, le Dr Sadi veut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. « La réforme qui n’est pas venue du sommet, à quelque chose malheur est bon, lancée par le citoyen elle peut, à terme, sensibiliser et impliquer les institutions», professe le fondateur de la fondation Afud.
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Le Congrès extraordinaire du RND du 5 au 7 mai

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Le Rassemblement national démocratique (RND) va tenir son congrès extraordinaire du 5 au 7 mai prochain. La date a été fixée par le conseil national réuni en session ordinaire jeudi et hier. Le conseil a ainsi mis sur pied une commission nationale chargée de sa préparation. Cette commission, présidée par le secrétaire général par intérim, Ahmed Ouyahia, est composée de « tous les membres du secrétariat national, des ministres qui ne siègent pas au secrétariat national, des délégués des wilayas et des circonscriptions de la communauté nationale à l’étranger, des conseillers du secrétaire général par intérim et de dix autres membres que peut désigner le secrétaire général par intérim». Pour certains observateurs, ce congrès extraordinaire est une formalité pour Ahmed Ouyahia qui a pu revenir par la grande porte après avoir été poussé à la démission en janvier 2013. Désigné le 10 juin 2015 comme intérimaire à Abdelkader Bensalah qui a démissionné de son poste à la tête du RND le 28 mai de la même année, Ahmed Ouyahia tente de donner de la voix au parti sur la scène politique.
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Le quitus de Medelci

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Sans surprise aucune, le Conseil constitutionnel (CC) a apposé sa validation sur le projet de révision de la Constitution.
Dans un communiqué rendu public jeudi, l’institution, présidée par un proche du président de la République qui n’est autre que Mourad Medelci, souligne que le projet de révision « ne porte aucunement atteinte aux principes généraux régissant la société algérienne, aux droits et libertés de l’homme et du citoyen, ni n’affecte d’aucune manière les équilibres fondamentaux des pouvoirs et des institutions constitutionnels».

Aucune mention sur les contradictions soulevées par des spécialistes du droit et les observateurs, notamment concernant l’article 51 et la fragilité des acquis sur les libertés fondamentales et l’officialisation conditionnée de tamazight. L’avis motivé du CC permet, selon l’article 176 de la Constitution, la promulgation de la loi portant révision de la Constitution sans la soumettre à un référendum populaire à condition qu’elle obtienne les trois-quarts des voix des membres des deux Chambres du Parlement.

Comme pour la validation de la révision de la Loi fondamentale en 2008, la présente révision passe, suivant les vœux de l’Exécutif, sans aucun débat ni consultation des citoyens. Si en 2008 le projet de limitation des mandats avait suscité moult réactions et critiques, l’actuel texte de la Constitution, réhabilitant d’ailleurs la limitation des mandats, semble suscité indifférence et dédain. Le projet est perçu comme un non-événement, tant les Algériens, dont l’avis est négligé, sont habitués aux Constitutions façonnées dans les cercles restreints du pouvoir.

Des supposées consultations autour de la révision de la Constitution avaient été organisées par la présidence de la République à deux reprises, en invitant des partis politiques et des membres de la société civile à émettre leurs avis. Les premières consultations ont eu lieu au lendemain de l’éclatement des événements du Printemps arabe, en 2011, et ont été conduites par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Et comme si cette première phase de consultations n’avait servi qu’à donner l’impression d’une volonté de changement, aucune suite n’avait été donnée à ces rencontres.

Ce n’est qu’en 2013 qu’une commission de juristes et de magistrats est désignée pour prendre en charge la rédaction de la nouvelle Loi fondamentale. Mais le texte élaboré par cette commission peinait à voir le jour. Le gouvernement et les représentants du Président ont tenu en haleine l’opinion publique sur une « imminente» révision de la Constitution qui n’arrivait pas. Le gain de temps aura duré encore jusqu’à 2014, année de réélection de Bouteflika pour un quatrième mandat.

La révision de la Constitution est emballée dans les promesses de campagne électorale. Au lendemain de l’élection présidentielle, Ahmed Ouyahia, devenu directeur de cabinet de la présidence de la République, est désigné pour mener de nouvelles consultations autour de la révision de la Constitution.

Qu’étaient devenues les conclusions des premières consultations ou du texte de ladite commission d’experts chargée de la révision constitutionnelle ? On oublie tout et on recommence ! Ouyahia relance l’appel à la classe politique et la société civile et refait le topo sur les volontés des uns et des autres en matière de projet de sortie de crise. Les mois se suivent et personne en dehors du cercle des décideurs ne sait de quoi sera faite la nouvelle Constitution.

Début janvier 2016, le texte est rendu public. Qualifié de montagne qui accouche d’une souris, le projet de révision de la Constitution est mal accueilli par l’opposition. Cette dernière le rejette tant dans sa forme que dans son contenu et accuse le pouvoir de manœuvrer pour empêcher le vrai changement. Lire la suite

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L’ultime hommage au baroudeur

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Les funérailles de l’officier de l’ALN et cofondateur du FFS, Si El Hafidh Yaha, décédé dimanche dernier, à Paris, à l’âge de 83 ans, ont eu lieu, hier, dans son village natal, Takhlidjth Ath Atsou, dans la commune d’Iferhounen, à 65 km au sud-est de Tizi Ouzou. Les obsèques de ce révolutionnaire se sont déroulées en présence d’une foule nombreuse.

Des personnalités politiques, des élus locaux et des centaines d’anonymes ont fait également le déplacement à Ath Atsou, ce village aux 85 martyrs, pour rendre un ultime hommage à ce baroudeur qui s’en est allé comme il a vécu, digne. « Aujourd’hui, c’est un hommage à la hauteur de ce moudjahid et militant infatigable. Cette foule prouve, encore une fois, que Si El Hafidh est un symbole dont le nom est gravé dans notre histoire pour l’éternité. Il mérite amplement cet hommage», commentent des anonymes présents à l’enterrement.

« On est venu de Béjaïa pour assister à cet enterrement, car c’est un devoir, pour nous d’accompagner ce grand moudjahid à sa dernière demeure», ajoute un citoyen d’Akbou. Les jeunes de la région se sont structurés en comités de village pour assurer le bon déroulement de la cérémonie, le cercueil était exposé dans le hall de sa maison.

Des portraits du regretté ont été placardés à travers le village et même sur la route, à partir de Larbaâ Nath Irathen, histoire de faciliter l’itinéraire aux personnes venues de loin. « Laissez le passage à ceux qui n’ont pas encore vu la dépouille de Si El Hafidh», lançait, à l’aide d’un haut-parleur, un membre du comité de village. Ceux qui ont connu le défunt se succédaient à la tribune pour apporter des témoignages émouvants sur les qualités, la vie et le parcours du regretté. « Il était très modeste et surtout humain.

Il était un baroudeur qui a combattu le colonialisme français et lutté aussi contre la dictature, après l’indépendance. On ne peut pas parler de Si El Hafidh sans évoquer son père qui a été tué par l’armée française à l’aide de lance-flammes dans cette région. Il avait tenu tête, pendant plusieurs jours, à des militaires français qui voulaient le capturer vivant», se souvient un ancien maquisard de la région qui nous a précisé que les Yaha est une famille de martyrs.

Parmi les intervenants, Abdenour Abdeslam, auteur de livres en tamazight, il a rappelé à la foule que Si El Hafidh avait escorté Abane Ramdane de Aïn El Hamam (ex-Michelet) jusqu’à Ifri Ouzellaguen (dans la wilaya de Béjaïa) pour assister au congrès de la Soummam. « J’ai connu le défunt lors de la marche du 25 janvier 1990. Il avait pris part à cette action, car il était convaincu du combat de la jeunesse.

C’ était un grand combattant durant la guerre de Libération et militant des causes justes comme il était également aux côtés des victimes des événements de Kabylie en 2001. Il était resté toujours jeune dans ses engagements», a déclaré Malika, la sœur du chantre kabyle Matoub Lounès.
Tarek, fils du colonel Abderrahmane Mira qui a, selon lui, rencontré le défunt plusieurs fois à Paris, dira : « Si El Hafidh était un homme de grande conscience. Sa vie était le FFS et son objectif était la démocratie.»

Nous avons également remarqué, dans la foule, plusieurs élus de différents partis politiques, d’anciens animateurs du Mouvement culturel berbère (MCB), à l’image de Saïd Khellil, Saïd Doumène et Arezki Abbout. Le nouveau président de l’APW, Mohamed Klalèche, et le sénateur Hocine Haroun ainsi que le wali de Tizi Ouzou, Brahim Merrad, ont aussi assisté aux funérailles.

Vers 14h, le cercueil du défunt, paré de l’emblème national, est acheminé, sous des applaudissements et des youyous, vers le lieu de l’enterrement.
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On vous le dit

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Le tourisme à la recherche de visibilité

Les participants à une rencontre sur la problématique de la relance du tourisme en Algérie ont mis l’accent, jeudi à Tizi Ouzou, sur la nécessité d’instaurer une culture touristique. En outre, il a été mis en exergue le rôle de la formation dans ce processus. Le constat est amer : la formation est actuellement peu évolutive, insuffisante et non adaptée aux exigences du marché touristique, selon des experts, suggérant, entre autres, le lancement de formations diplômantes spécialisées (délégué au tourisme local, gestionnaire de séjours touristiques, commercialisation et communication des produits touristiques, montages de circuits/destination Algérie). Mais il faut surtout axer sur la compétence, la conviction et la convergence de vues pour atteindre les objectifs.

Renversement d’un bus de transport de voyageurs à Saïda : 5 morts et 21 blessés

Cinq personnes sont mortes et 21 autres ont été blessées, hier matin, dans un accident de la route dans la wilaya de Saïda, a-t-on appris auprès de la Protection civile. L’accident s’est produit suite au renversement d’un bus de transport de voyageurs au niveau de la RN6 reliant les wilayas de Saïda et Béchar, au lieudit Timetlas, vers 7h, a indiqué à l’APS le responsable de la cellule de communication de la Protection civile, le lieutenant Taghine Abdelkrim. Les secours sont rapidement intervenus pour fournir les premiers soins aux personnes blessées et les transférer à l’hôpital Ahmed Medeghri de Saïda, les corps des personnes décédées ont également été transportés à la morgue du même établissement, a-t-on ajouté de même source. Une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

Manifestation après un accident mortel à Boufarik

Les habitants de Bourari et Brossette, deux bourgades relevant de la commune de Boufarik, ont fermé la route reliant Boufarik à Chebli pendant toute la journée de mercredi. La cause : un des leurs a été mortellement fauché par un véhicule léger, dans la matinée, sur la route reliant les deux bourgades. Pour eux, cette route n’est pas sécurisée, d’ailleurs ils l’ont fermée pour exiger la pose de dos-d’âne et obliger ainsi les automobilistes à rouler moins vite afin d’éviter les accidents fatals. « C’est horrible, faute de ralentisseurs, on a perdu un de nos voisins. Aujourd’hui, si on est là, c’est pour crier haut et fort notre colère», déclarent des protestataires. Et d’ajouter avec regret : « Durant toute la journée, personne n’est venu s’enquérir de notre situation, hormis les services de sécurité.» La victime, Mohamed Kamel Moussaoui, était âgée de 35 ans et a laissé deux enfants.

Un appel pour la préservation de l’environnement à Bouira

Plusieurs associations locales de la wilaya de Bouira ont lancé une déclaration-appel aux pouvoirs publics afin d’attirer leur attention sur les dangers qui guettent l’environnement dans la wilaya. « Le Parc national du Djurdjura (PND), qui est partie intégrante du patrimoine écologique et culturel et un héritage des habitants de la région comme pour l’ensemble des Algériens, représente un legs à préserver pour l’humanité. A ce titre, il doit faire l’objet d’une gestion et d’une attention toute particulière de la part des autorités locales et nationales», lit-on dans la déclaration. Les signataires appellent ainsi à favoriser et développer un tourisme plus respectueux de l’environnement et de la culture locale. « Un tourisme durable doit primer sur le tourisme de masse qui, pour l’instant, a surtout contribué à dégrader nos espaces naturels plutôt que de les mettre en valeur», motive-t-on. Plusieurs autres points ont fait l’objet de dénonciation, notamment ceux relatifs à la pollution des espaces naturels à Bouira, et ce, sans que des solutions tangibles et durables soient apportées pour y remédier. L’expansion de l’urbanisme au détriment des terres agricoles cause aussi des dégâts non négligeables. Lire la suite

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