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«Une humiliation de trop pour la nation»

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Les dernières images du président Bouteflika, prises à l’occasion d’une audience accordée dimanche passé au Premier ministre français, Manuel Valls, choquent et révoltent en même temps.
La vidéo de quelques secondes, montrant le chef de l’Etat diminué et incapable d’articuler le moindre mot, provoque une onde de choc chez les Algériens en général et la classe politique en particulier. Les responsables de parti que nous avons pu joindre hier ne cachent pas leur colère quant à l’image très froissée de l’Algérie renvoyée au monde entier à travers cette séquence. Ils réclament ainsi la vérité sur l’état de santé du Président, tout en demandant à sa famille de lui éviter ces rituels qui attentent à sa personne et à la Nation. « Je considère qu’il est inutile, comme s’acharnent à le faire certains, d’ironiser sur l’état de santé de Bouteflika. Le préjudice porté à l’homme, au-delà de l’institution présidentielle, est révoltant.

Le chef de l’Etat est otage d’un clan et il est du devoir en premier lieu, en l’absence de l’Etat, de sa famille de le soustraire à toutes ces apparitions qui portent atteinte à sa personne et à la nation», affirme Athmane Mazouz, chargé de communication au RCD. Selon lui, l’Algérie « est devenue la risée du monde. La nation est humiliée». « On veut que toutes ces mises en scène cessent et que l’Algérie ne subisse plus toutes ces dégradations.

Que ceux qui sont en charge, dans l’ombre, de la gestion de l’Etat pensent à l’image du pays qui subit décadence et humiliation. Laisser tourner en dérision l’image de l’institution présidentielle est inacceptable et les images plus que pitoyables que les médias ont relayées d’un Bouteflika très fatigué et au regard perdu portent sévèrement atteinte au pays», ajoute-t-il, estimant qu’à travers ces images « le pays s’affiche à la face du monde comme un bateau sans capitaine».

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, dénonce de son côté « l’amateurisme» et « la faillite» de ceux qui gèrent la communication présidentielle. « C’est tout simplement une provocation qui suscite la colère et l’indignation. C’est du mépris», déclare-t-elle.

Louisa Hanoune s’interroge aussi sur la finalité d’imposer au chef de l’Etat la réception d’un Premier ministre étranger (Manuel Valls ndlr) alors que son homologue est habilité à le faire. « C’est un précédent très grave. D’un côté on conteste l’atteinte à l’institution présidentielle et, de l’autre, on laisse passer de telles images», condamne-t-elle.

Commission médicale, article 88 et transition

Estimant que l’état de santé du président de la République « est inconnu», certains partis politiques réclament la vérité. « Nous aurions aimé que la réputation de l’Etat algérien soit préservée. Mais ce n’est pas le cas avec cette image. Nous craignons que des parties nous cachent la vérité sur la santé du Président.

C’est pourquoi le conseil constitutionnel doit charger une commission médicale pour faire la lumière sur cette question. Et s’il s’avère que le président est incapable d’assumer ses missions, il faut alors procéder à l’application de l’article 88 de la Constitution», explique Mohamed Hadibi, chargé de communication du mouvement Ennahda.

Pour Jil Jadid, « l’application de l’article 88 est aujourd’hui d’actualité». « La vacance du pouvoir est vérifiée. Ces images font mal au cœur. Elles confirment que la fonction présidentielle est détournée, avec l’accord du Président», explique Younes Sabeur Cherif, chargé de communication de ce parti. Et d’ajouter que « cela confirme les doutes exprimés par l’opposition sur la capacité du Président à gouverner».

Le responsable de la communication au MSP, Benadjaimia Bouabdallah, abonde dans le même sens : « Nous sommes devenus la risée de la presse française et européenne. Seuls le pouvoir et les promoteurs du quatrième mandat assument la responsabilité de cette mascarade et de celles à venir», indique-t-il, déplorant les fuites en avant du pouvoir qui refuse de donner suite à la demande de l’opposition portant sur la nécessité d' »aller vers une période de transition graduelle et négociée».

Le FLN menace

Pour le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, « l’incapacité du Président à gouverner est une évidence depuis 2014». « Une personne malade doit s’occuper de sa santé. Elle ne peut pas faire autre chose. Malheureusement, le Président gère le pays pas procuration ; c’est la nouvelle bourgeoisie qui a accaparé les institutions, qui gouverne et permet aux Français de recoloniser l’Algérie autrement», soutient-il. Contrairement à ces partis, le FLN crie au « montage» et met en garde la presse française « contre l’excès de la provocation». « Le Président se porte bien et son dossier de santé ne concerne pas la presse française.

Nous lui lançons, à l’occasion, un autre avertissement et nous lui demandons de ne pas jouer avec le feu, surtout que les relations entre les deux pays sont fébriles. Les plaies ne sont pas encore cicatrisées», menace Hocine Kheldoune, chargé de la communication au FLN, en demandant « l’interdiction des journaux français Le Monde et Le Figaro notamment en Algérie».

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«Personne ne peut plus croire en l’alacrité du Président»

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

L’image choquante du président Bouteflika lourdement affecté par la maladie dévoile l’incapacité de ce dernier à gérer un pays comme l’Algérie. En diffusant une telle photo, le Premier ministre français savait quelle portée elle allait avoir sur les Algériens, mais surtout sur le clan qui dirige les affaires de l’Etat. Des sources bien informées y voient un acte de représailles, mais pas un lâchage de la France, parce qu’elle a encore besoin de l’Algérie en cette période de crise majeure.
Assis sur une chaise roulante, les yeux hagards, le regard perdu, la mâchoire crispée, la bouche entrouverte, la voix totalement éteinte et les bras fixes. C’est l’image, choquante, d’un Président — Abdelaziz Bouteflika — très affaibli, pour ne pas dire momifié, que nous a renvoyée en plein visage le twitter du Premier ministre français, Manuel Valls, dès son retour à Paris, lundi dernier, et reprise en boucle par une grande partie des médias français. Ce visage boursouflé renvoie malheureusement au drame de l’Algérie. Celui d’être présidée par un homme gravement malade, dont les prérogatives seraient entre des mains malsaines.

C’est en tout cas le sentiment que ressent une bonne partie de la société algérienne, qui a enflammé les réseaux sociaux en exprimant sa colère et son indignation. Mais que s’est-il passé pour que ceux qui avaient accusé, deux jours avant, les médias français d’avoir porté atteinte à l’image du Président, en publiant sa photo à la une du journal Le Monde, en traitant l’affaire Panama Papers, permettent la tenue d’une telle rencontre, dans l’état où était Bouteflika ?

Selon des sources bien informées, « l’état de santé du Président a atteint un point de non-retour. Il était impossible de le montrer sous un autre visage. Il semble ne plus décider depuis bien longtemps». La réponse rappelle étrangement les préoccupations exprimées par les membres du Groupe des 19, qui avaient dénoncé « une usurpation des prérogatives du Président» par des personnes de son entourage, soutenues par une oligarchie d’hommes d’affaires qui a pignon sur rue mais surtout sur les marchés publics.

« Les membres du cabinet ne peuvent pas trouver meilleure situation que celle dans laquelle ils ont mis le Président. Isolé, il n’est au courant que des faits qu’ils veulent bien lui montrer. Il est souvent en convalescence et son état ne pourra connaître une amélioration. Dans le meilleur des cas, il restera stationnaire. Ce qui permet à ceux qui tiennent les rênes de décider sans être mandatés, évitant ainsi toute responsabilité en cas de dérive ou de remise en question.

En clair, ils ont tous les pouvoirs sans être comptables», expliquent nos interlocuteurs. Pour ces derniers, « la course à la succession est ouverte. Tous les candidats, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Ahmed Gaïd Salah, Abdessalem Bouchouareb et Amar Saadani, se voient déjà au poste de la magistrature suprême. Le frère du Président, Saïd Bouteflika, fait croire à chacun d’eux qu’il est le cheval gagnant. Mais en réalité, il n’y a rien à l’horizon, parce qu’un réel candidat à la succession aurait permis au clan de mettre de l’ordre.

Or, la visite de Manuel Valls a démontré clairement que rien ne va plus au plus haut sommet de l’Etat dont l’avenir est incertain. Plus grave, l’état de santé du Président s’est dégradé et n’est plus un secret. La photo qu’a publiée le Premier ministre français est parlante. Désormais, personne ne peut croire à l’alacrité de Bouteflika, et encore moins à ses capacités de gérer les affaires du pays. Son état augure une fin probablement proche, à laquelle le clan ne s’est pas encore préparé et risque d’ouvrir les portes à toutes les dérives possibles».

Un constat qui donne froid dans le dos, mais la question qui reste sur les lèvres des plus avertis est celle-ci : dans quel but Manuel Valls a-t-il mis les pieds dans le plat pour balancer une telle photo aux visages des Algériens, lui dont le pays est l’un des principaux alliés des dirigeants algériens ? Nos interlocuteurs répondent : « Tout le monde sait qu’en venant en Algérie, Manuel Valls voulait rentrer chez lui les valises pleines. Or, cela n’a pas été le cas. L’affaire Panama Papers a grillé une bonne partie des cartes et suscité une rupture de confiance. Valls est retourné chez lui bredouille. Il a twitté la photo de Bouteflika à titre de représailles.»

Peut-on croire que la France de François Hollande, le Président qui avait soutenu et appuyé le 4e mandat de Bouteflika malgré les lourdes conséquences de sa maladie sur ses capacités à gérer un pays comme l’Algérie, puisse lâcher ses alliés ? « Pas du tout», s’écrient nos sources. « Ce ne sont que des représailles et non pas un lâchage comme certains le disent. La France traverse une crise économique majeure et la cote du président Hollande a atteint son niveau le plus bas. L’Algérie est pour lui cette bouée de sauvetage, dont il a besoin. Il veut rafler le maximum de marchés pour sauver ses entreprises.

C’est dans une situation de vulnérabilité, de faiblesse, d’opacité et de désordre qu’elle peut influer et arracher ce qu’elle veut. La situation dans laquelle les proches du Président ont plongé le pays est propice à toutes les dérives et les atteintes à la souveraineté. C’est d’ailleurs une opportunité pour tous les prédateurs qui vivotent autour de la Présidence.» Le constat est sombre et n’augure rien de bon. L’image réelle du Président, celle d’un homme extrêmement affecté par la maladie, illustre parfaitement ce décor sinistre.

Les lois de la biologie ne permettent pas à un cerveau sans corps de gérer les affaires d’un Etat, de surcroît aussi complexe que l’Algérie. A en croire nos interlocuteurs, « nous sommes à la croisée des chemins. La fin d’une étape est si proche mais l’avenir reste malheureusement incertain en raison de l’entêtement suicidaire des faiseurs de décisions à vouloir réanimer un corps qui a perdu ses forces, dans le seul but d’accaparer le pouvoir et de se maintenir au plus haut de la hiérarchie de l’Etat. Une piètre image qu’ils donnent du président Bouteflika et surtout du pays, qu’ils prétendent Lire la suite

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«Je ne suis pas médecin»

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Au niveau de la présidence de la République, on refuse de commenter les images montrant le chef de l’Etat affaibli. « Je ne suis pas médecin. Je ne suis donc pas habilitée à m’exprimer sur l’état de santé du président de la République», indique Farida Bessa, directrice de la communication de la Présidence, contactée hier par téléphone. « J’ai vu les images, comme tout le monde», a-t-elle simplement indiqué. Lire la suite

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Protestation des ingénieurs du CTC

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Rien ne va plus au CTC-Centre. Les ingénieurs du CTC/direction régionale Centre (DRC) dénoncent la décision de leur direction de rompre les négociations et de suspendre leurs délégués.
« Le jugement rendu par le tribunal de Hussein Dey de considérer notre grève illégale n’a rien arrangé. Sur la base de cette ordonnance de référé, cinq de nos délégués ont été suspendus. Nos revendications sont purement salariales», précise une source de l’entreprise à Hussein Dey (Alger). La contestation dans cet organisme de l’habitat a été déclenchée par la décision du ministère de tutelle de regrouper les ex-cinq CTC en une mono-entreprise pour « unifier les procédures de travail et harmoniser les salaires».

Les ingénieurs avaient été saisis pour la signature d’une fiche de transfert vers la mono-entreprise CTC avec de nouvelles dispositions relatives au système de rémunération en instaurant une prime variable à 70%. Excepté les contractuels, les travailleurs ont refusé la signature du document qui « causerait une baisse considérable des salaires», indique un collectif des employés dans une lettre adressée au ministre de l’Habitat et dont El Watan détient une copie. « La décision d’unifier les salaires entre les CTC a été saluée par les travailleurs.

Mais on s’est rendu compte que le nouveau calcul entré en vigueur en mars réduit nos salaires de 10 000 à 30 000 DA. Le nouveau coefficient n’a pas permis de nous aligner sur nos collèges des régions Est et Ouest, dont les salaires étaient intéressants avant la signature de la nouvelle convention collective», déplore un ingénieur qui a requis l’anonymat.

Menace sur les chantiers AADL et LPP

Selon les protestataires, la direction a interrompu les négociations engagées avec les représentants des employés et préféré un arbitrage de l’UGTA. « La centrale syndicale a coupé la poire en deux. Au lieu du 6 réclamé, le coefficient est arrêté à 3,5. Cela arrange les autres ingénieurs des CTC Est et Ouest mais pas ceux du Centre», précise une source interne qui explique que la direction n' »a pas permis» le renouvellement du syndicat d’entreprise, inactif depuis août 2014.

Des actions de protestation ont été organisées par les ingénieurs depuis octobre 2015. Le 28 mars dernier, les employés de la DRC et de la DDE ont été surpris par des « décisions arbitraires» engagées à l’égard de leurs représentants syndicaux : suspensions et licenciements. « Djamel Taleb, syndicaliste, a été suspendu, pour soi-disant entrave aux projets du Président par le ministre, alors qu’il n’y ouvre pas droit. Cinq autres délégués, qui ont mené les négociations avec l’UGTA et la direction, ont été licenciés sur la base de la décision du tribunal de Hussein Dey qui a prononcé l’illégalité de la grève», précise un employé.

On apprend que les ingénieurs des autres wilayas comptent rejoindre le mouvement de protestation. Un sit-in est prévu demain devant la direction de l’entreprise jusqu’à la satisfaction de leurs revendications : réintégration des salariés licenciés et reprise des négociations. « Les travailleurs cherchent l’apaisement et l’assurance qu’il n’y aura pas de représailles.

Sinon, le pourrissement aura des conséquences sur les projets, particulièrement AADL et LPP», appréhende un ingénieur. Le CTC/DRC, présent à travers 9 wilayas du Centre, compte 14 agences. Il travaille avec 130 ingénieurs en génie civil. Son plan de charge actuel est estimé à plus de 1000 projets. Au ministère de l’Habitat, on préfère ne pas réagir. Nos tentatives pour joindre le chargé de la communication sont restées vaines.
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Pas de recrutement sans concours

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a affirmé hier que tout recrutement dans les différents secteurs de la Fonction publique exigeait un concours conformément aux lois en vigueur.
Dans une déclaration à la presse en marge des travaux d’un colloque national des directeurs des agences locales de la Caisse nationale des retraites (CNR), le ministre, qui s’exprimait sur le dossier des enseignants contractuels, a précisé que la participation au concours pour bénéficier des mesures d’intégration dans le monde du travail « concerne toutes les catégories, à l’instar de tous les secteurs, et ce, dans le cadre de la justice sociale et conformément aux lois de la République».

M. El Ghazi a rappelé dans ce sens que la ministre de l’Education nationale avait évoqué cette question avec « sagesse» et qu’elle traitait le dossier par le « dialogue» en coordination avec les parties concernées et les syndicats du secteur. M. El Ghazi a souligné que le secteur du travail accompagnait la ministre de l’Education dans sa démarche qu’il a qualifiée d' »ordinaire». Les enseignants contractuels disposent encore d’une journée pour effectuer leurs inscriptions pour le concours de recrutement de 28 000 enseignants.

L’Office national des examens et concours (Onec) a recensé jusqu’à hier plus 860 000 inscrits. Le concours se déroulera le 30 avril. Le ministère de l’Education nationale a décidé, après plusieurs rounds de négociations avec les contractuels, de valoriser l’expérience professionnelle en bonifiant les années de travail. Comme mesure d’apaisement, les enseignants contractuels qui ne seraient pas reçus au concours seront prioritaires pour le renouvellement des contrats. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Le secrétaire général du MJS claque la porte

Boubekeur Khaldi a claqué la porte du ministère de la Jeunesse et des Sports, où il assurait la fonction de secrétaire général. Selon une source digne de foi, Khaldi aurait refusé d’exécuter une mission que voulait lui confier le ministre. L’ex-SG du MJS aurait jugé cette mission indigne de sa fonction. C’est le troisième secrétaire général que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali, « consomme» depuis sa nomination au gouvernement il y a quelques mois. Selon la même source, Ould Ali est un homme au caractère exécrable, qui malmène passablement ses cadres. Récemment, il les a réunis pour les réprimander, en leur rétorquant qu’il était lui aussi un
« khelat» ( comploteur en arabe dialectal). Ould Ali a été un militant actif du MCB et du RCD, à qui le gouvernement a confié la mission de préparer les festivités du Printemps berbère du 20 avril prochain.

Le wali de Tiaret met un terme à la polémique avec la presse

Profitant de la présence de confrères à la rencontre-bilan avec les élus de l’APC de Tiaret au siège de la wilaya, Abdeslam Bentouati s’est dit « étonné qu’on ait déformé ses propos quant à l’insalubrité qui règne à la maison de la presse» et a affiché sa volonté « d’installer les gens de la presse dans des conditions de travail autrement meilleures» pour peu que « des propositions sérieuses soient émises». Le wali de Tiaret a conclu qu’ « il respecte la corporation» sans qu’il y ait d’interférences ou de pressions. La précision intervient au lendemain de sa visite à la maison des ligues et associations, ponctuée par des instructions en direction du maire, pour fixer un loyer aux occupants et engager une réflexion sur l’environnement à Tiaret, devenu par la force du temps son leitmotiv.

Visite opportune du ministre de l’Agriculture à Tiaret

La visite attendue pour ces jours-ci du ministre de l’Agriculture à Tiaret suscite des supputations, bien qu’il soit loisible de déduire que la région aux riches potentialités agricoles a été longtemps en proie à la prédation et au clientélisme sur fond de surenchères, mais aussi de vives protestations des citoyens. La dernière en date a été enregistrée dans la plaine de Rechaiga. Avec ses vastes étendues, dont des milliers d’hectares à valoriser, les nombreux programmes mis en branle, avec à la clef des dizaines de milliards de dinars injectés, n’ont pas encore permis au secteur d’engranger des plus-values. En lieu et place de vrais managers, le monde agricole s’est vu investi par une noria de spéculateurs et autres « trabendistes» qui ont perturbé la distribution, toujours en cours, de pas moins de 72 000 hectares de terres. M. Ferroukhi, en marge de sa rencontre régionale, tentera de booster la machine, mais les manufacturiers de la politique restent toujours embusqués.

L’Arabie Saoudite sévit contre les coiffures fantaisistes des footballeurs

Les autorités du sport en Arabie Saoudite ont décidé de sévir contre les coupes de cheveux fantaisistes des joueurs sur les terrains de football, considérées comme anti-islamiques dans le royaume ultra-conservateur, ont rapporté des médias saoudiens. Des directives ont été adressées cette semaine aux fédérations et au comité olympique pour « enrayer le phénomène al qazaa», désignant les coupes exubérantes dans les stades et les salles de sport, selon le site sportif www.arriyadiyah.com.  » Ce phénomène est contraire à l’islam et aux traditions du royaume », écrit un commentateur dans le quotidien saoudien Al Jazirah, appelant la Fédération de football à « imposer des sanctions» aux joueurs récalcitrants dont « les coupes bizarres sont imitées par leurs fans dans les écoles». Le royaume saoudien, où de nombreux joueurs professionnels étrangers évoluent, est régi par le wahhabisme, une version rigoriste de la loi islamique.
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