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Pierre Falcone, le loup dans la bergerie Algérie

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Dans le récit d’une rencontre entre un homme politique algérien, ayant occupé des fonctions importantes dans la hiérarchie institutionnelle, et un homme d’affaires français au parcours un peu compliqué et ayant eu plusieurs démêlés avec la justice de son pays, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Mondialement connu, comme le dit Mohamed Bedjaoui, Pierre Falcone a été un client sérieux de la justice française qui l’a condamné à trois reprises.
Falcone est un homme d’affaires mondialement connu. Il m’a approché un jour pour m’entretenir de deux questions du plus haut intérêt touchant la défense nationale et m’assurer de toute son aide dans ce cadre au service de la sécurité de notre pays. Nos autorités compétentes, saisies par moi-même, ne pouvaient refuser de le recevoir pour ces problèmes importants de défense. Mais après un certain nombre de rencontres, elles se sont aperçues, au bout de quelques mois, de l’inefficacité de son concours.

Entre-temps, il montra de l’intérêt pour l’appel d’offres concernant l’autoroute Est-Ouest qui venait d’être publié. Il s’est porté soumissionnaire au nom d’une société d’Etat chinoise. D’ailleurs, personne ne pouvait l’empêcher de soumissionner. Il a alors bénéficié de mon appui initial dans le respect des lois, d’autant plus qu’il était censé apporter incessamment une contribution espérée inestimable à notre défense nationale. Mais j’ai cessé tout contact avec lui lorsque j’ai appris qu’il n’avait pas apporté le concours escompté.

Il s’était parfaitement conformé à toute notre législation des appels d’offres. La presse m’informera plus tard qu’il gagna le marché.» Voilà la « petite histoire» entre Falcone et Bedjaoui telle que cet ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président du Conseil constitutionnel l’a racontée dans une interview publiée, la semaine dernière, par le site TSA. Mais dans ce récit d’une rencontre entre un homme politique algérien, ayant occupé des fonctions importantes dans la hiérarchie institutionnelle, et un homme d’affaires français au parcours un peu compliqué et ayant plusieurs démêlés avec la justice de son pays, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.

Suivons un peu l’enchaînement de l’histoire telle qu’elle a été livrée par l’ancien président du Conseil constitutionnel : Pierre Falcone qui avait donc proposé ses services en matière de défense et de sécurité pour notre pays, lesquels services se sont avérés « inefficaces», s’est occupé entre-temps à soumissionner pour le marché du projet du siècle qui est la construction de l’autoroute Est-Ouest. Et bien évidemment, bénéficiant de l’appui de Mohamed Bedjaoui, il le gagna.

Le sulfureux homme d’affaires français repartira, comme tout le monde le sait, avec un joli pactole à la barbe et au nez des Algériens. L’homme d’affaires Sid-Ahmed Tajeddine Addou, condamné en 2009 dans le cadre du scandale de l’autoroute Est-Ouest, le désignait comme l’architecte du système de corruption mis en place. A prêter l’oreille à ce dernier, Pierre Falcone aurait même empoché 9% des deux contrats (lots centre et ouest) enlevés par le consortium chinois Citic-CRCC.

On comprendra peut-être un jour par quel mécanisme un homme au casier judiciaire aussi lourd, qui prétendait se rendre utile pour la sécurité de l’Algérie, a fini par arracher avec une facilité déconcertante un marché aussi stratégique que le projet de l’autoroute Est-Ouest. Comment les autorités ont commercé avec lui ? Etaient-elles naïves ou complices ? Une partie de la réponse se trouve en fait dans le parcours de cet homme d’affaires pas comme les autres.

Qui est Pierre Falcone ? Juste en introduisant son nom dans le moteur de recherche Google, 459 000 résultats s’affichent. Il est vrai que le personnage en question est mondialement connu, comme le dit Mohamed Bedjaoui. Pas uniquement dans le monde des affaires. Il a été un client sérieux de la justice française qui l’a condamné à trois reprises. En décembre 2007, Pierre Falcone est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme pour « détournement de fonds» dans l’affaire de la Sofremi.

En janvier 2008, il est condamné pour « fraude fiscale» à payer une amende et à 4 ans de prison (réduit à 2 ans et demi en appel), alors même qu’il se défendra de ne pas être imposable en France à ce moment-là. En 2009, Pierre Falcone est impliqué dans l’affaire dite de l’Angolagate. Il fut relaxé lors de son procès en appel le 29 avril 2011, la justice française s’étant retrouvée coupable de vouloir juger une affaire qui ne concernait pas l’Etat français (source : Le Parisien).

C’est en réalité cette scabreuse affaire de trafic d’armements à destination de l’Angola qui l’a fait connaître à travers le monde plus que sa société Pierson Capital Group, spécialiste des « grands projets» (autoroutes, centrales électriques, chemins de fer, etc.). Pierre Falcone qui a ce génie d’associer les affaires dans les marchés des grands projets à travers les trois continents et dans les pays en voie de développement et des piges dans son sport de prédilection, la vente d’armes, a su trouver une belle échappatoire dans une affaire qui avait éclaboussé aussi des responsables politiques de l’Hexagone.

L’homme d’affaires français s’en sortira en purgeant la moitié de sa peine. Non pas parce qu’il n’a pas vendu des armes au gouvernement angolais pour un montant de 790 millions d’euros, mais parce que la transaction ne s’est pas faite à partir du territoire français. Dans un décryptage réalisé par des spécialistes de l’affaire, intitulé « Quand la politique entre dans le prétoire, la justice en sort», la lumière a été faite sur les affaires louches de cet homme introduit dans la bergerie Algérie. Mohamed Bedjaoui a certainement plus à dire à l’opinion algérienne qu’il n’a dit jusque-là dans la presse. Puisque Pierre Falcone s’est retrouvé au centre du scandale de l’autoroute Est-Ouest.
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On vous le dit

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Démantèlement d’un réseau international de faux-monnayeurs

Les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Relizane sont parvenus à démanteler un réseau international de falsification de devises et à saisir 100 000 euros en faux billets. Selon un communiqué du groupement de wilaya de la Gendarmerie nationale, cette opération, qui a eu lieu dernièrement, fait suite à l’exploitation d’informations sur des Africains activant dans le domaine de la falsification de devises. Lors d’un barrage de contrôle fixe sur l’autoroute Est-Ouest, à Belacel, un véhicule de tourisme de location a été intercepté le 3 avril, avec à son bord deux personnes de nationalités guinéenne et malienne en possession de 100 000 euros en faux billets qu’elles comptaient acheminer vers le Maroc. Après enquête avec les deux mis en cause, la compétence a été étendue à une wilaya frontalière permettant d’arrêter deux autres personnes de nationalité algérienne, selon le communiqué, qui ajoute que trois éléments de nationalités étrangères de ce réseau sont en fuite. L’opération a permis également la saisie de 17 000 DA, 290 euros, neufs téléphones portables et des colorants utilisés dans la falsification des devises. Les quatre personnes arrêtées ont été présentées hier devant la justice.

La capsule Dragon est arrivée à la Station spatiale internationale

Le vaisseau spatial non habité Dragon de la société américaine SpaceX est arrivé hier à la Station spatiale internationale (ISS), a annoncé la NASA, dont la télévision retransmettait en direct les images. Il s’agit de la première mission de fret de Dragon à l’avant-poste orbital depuis l’accident du lanceur Falcon 9 il y a dix mois. La capsule pressurisée, qui a été lancée de cap Canaveral, en Floride, vendredi soir, a été saisie par le bras télémanipulateur de la station, manœuvré par l’astronaute britannique Timothy Peake, de l’Agence spatiale européenne (ESA), à 11h23 GMT au-dessus du Pacifique, à l’ouest de Hawaii, a précisé un commentateur de la NASA. Elle sera ensuite amarrée sur le module Harmony de la station. Dragon transporte plus de trois tonnes de fournitures, nourriture et eau pour les six membres d’équipage de l’ISS, ainsi que des équipements et du matériel destinés à des expériences scientifiques, dont 20 souris. Elles permettront d’étudier l’atrophie musculaire et la perte de densité osseuse en microgravité. Il s’agit de la quatrième capsule à rendre visite à l’ISS en un mois, après notamment Cygnus, de la société américaine Orbital ATK, arrivée le 26 mars.

Une tentative d’introduction de munitions déjouée à Tébessa

Une tentative d’introduction de 5000 cartouches de différents calibres a été déjouée, samedi, par les éléments des garde-frontières à Bir El Ater (Tébessa), dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le crime organisé, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale. « Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le crime organisé, des éléments des garde-frontières de Bir El Ater, dans la wilaya de Tébessa (5e Région militaire) ont déjoué, le 9 avril 2016, une tentative d’introduction d’une quantité de munitions s’élevant à 5000 cartouches de différents calibres», précise la même source.

A Tlemcen (2e Région miliaire), des éléments de la Gendarmerie nationale, en coordination avec les Douanes algériennes, « ont arrêté cinq narcotrafiquants et saisi 307,4 kilogrammes de kif traité et deux véhicules touristiques», tandis qu’à Biskra (4e Région militaire), « un camion chargé de 3886 téléphones portables et d’une importante quantité d’accessoires a été saisi».
A Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam (6e Région militaire), deux détachements de l’Armée nationale populaire « ont arrêté 11 immigrants clandestins et deux contrebandiers et saisi 3,45 tonnes de denrées alimentaires et quatre véhicules tout-terrain», note la même source. Lire la suite

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M. Valls s’offre une virée à Alger-Centre

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est offert, hier en début d’après-midi, une virée pédestre à Alger-Centre durant laquelle il a notamment contemplé quelques édifices et visité certaines réalisations de la capitale, à l’instar du métro. Accompagné du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, de l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, de l’ambassadeur d’Algérie en France, Amar Bendjama, et du président de l’APC d’Alger-Centre, Hakim Bettache, M. Valls a entamé sa balade par la place Maurice Audin, en examinant avec soin les façades des immeubles.

La délégation a poursuivi sa virée jusqu’à la faculté centrale d’Alger. Tout au long du parcours, le Premier ministre français a reçu des explications sur les chantiers de rénovation et d’embellissement en cours dans la capitale. Il en a été de même pour les grands projets, à l’instar du métro, dont il a eu un aperçu à travers l’entrée de la station Grande-Poste. Devant la Grande-Poste, superbement édifiée en style néo-mauresque en 1910 par les architectes Henri-Louis Voinot et Marius Toudoire, M. Valls a été informé du projet de rénovation en cours. Lire la suite

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L’usine Peugeot sacrifiée ?

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Notre ciel est bleu», affirme le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. « Nous avons une relation exceptionnelle ; rien ne la remettra en cause», appuie son homologue français, Manuel Valls.
C’était lors d’un point de presse animé, hier à Alger, à l’issue des travaux de la troisième session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN). Le ton est donné. Les affirmations des deux Premiers ministres interviennent pour tenter de minimiser l’ampleur de cette tempête qui perturbe les rapports « d’exception» entretenus par les deux pays depuis 2012.

Mais la crispation se voyait sur les visages. Abdelmalek Sellal et son invité du jour avaient du mal à la cacher, malgré le discours policé adopté. Et la décision des autorités algériennes de refuser le visa aux journalistes du quotidien Le Monde et de Canal+ n’a fait qu’aggraver le climat tendu entre les deux pays. En effet, malgré les tentatives de clore cet « incident» pour « se tourner vers l’avenir», comme le soutient Manuel Valls, les faits sont là. Il y a notamment le grand ratage de cette 3e session du CIHN : annulation ou ajournement de la signature, attendue depuis des mois, de l’accord d’implantation de l’usine PSA Peugeot Citroën en Algérie. Enigmatique. Ce projet est censé, pourtant, être maturé et ficelé.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, qui a annoncé le report de la signature, avait même donné, à plusieurs reprises, la date du démarrage des travaux de réalisation de cette usine. Que s’est-il passé ? Seule une décision politique reste valable pour justifier ce report qui est un témoin, on ne peut plus clair, de la tension qui risque de stopper net « la lune de miel» qui dure depuis plus de quatre ans entre les deux pays. Raison principale : la question du Sahara occidental et la position française alignée sur celle du Maroc. Alger ne cache plus son mécontentement par rapport au soutien inconditionnel de la France à la position marocaine au détriment de la légalité internationale.

Et cela a été exprimé par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à l’occasion de la visite en Algérie de son homologue français, Jean-Marc Ayrault. « La crise du Sahara occidental dure depuis près de 40 ans», avait-il déclaré, en appelant à la « responsabilité» et en espérant que « le gouvernement Hollande contribue à aider la région pour une sortie de crise». « Il faut prendre les décisions qui s’imposent pour arriver à l’autodétermination du peuple sahraoui. La question du Sahara occidental relève d’un processus de décolonisation», avait-il lancé à son hôte. La question a été posée encore une fois, hier, par Abdelmalek Sellal : « Je ne saurais terminer mon propos sans rappeler, avec insistance, le drame que vit le peuple sahraoui, empêché depuis plus de quarante années de décider librement de son destin.

L’Algérie, à l’instar de la majorité de la communauté internationale, soutient un règlement juste et durable de ce conflit, basé sur une solution politique mutuellement acceptable.» Et Manuel Valls de rétorquer : « Nous avons évoqué l’ensemble des questions et des dossiers. Pour celui du Sahara occidental, toute solution doit être trouvée dans le cadre des Nations unies. Et la France assume ses responsabilités en tant que membre du Conseil de sécurité.»

Mais le couac n’est pas dépassé et risque d’envenimer les relations entre les deux pays à l’avenir. Afin d’atténuer, du moins pour l’instant, l’ampleur du désaccord politique, les deux Premiers ministres ont évoqué le partenariat économique entre les deux pays. Ainsi, Abdelmalek Sellal parle de « 26 conventions signées, notamment dans les domaines de la santé, des travaux publics, de l’éducation, de la justice… et de 12 accords de partenariat entre entreprises algériennes et françaises».

Pour sa part, Manuel Valls appelle à sortir de « la vision caricaturale» selon laquelle la France considère l’Algérie comme un marché pour ses produits. « Ce sont plusieurs millions d’euros qui vont se concrétiser grâce aux accords signés dans le secteur économique», soutient-il.
Mais sans une entente politique, peut-on parler de « relations exceptionnelles» en mesure de « bâtir un pont entre l’Algérie et la France» pour se retourner vers l’Afrique ?
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Assurances : Macir Vie lance l’assurance groupe

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Dans le cadre du Forum économique algéro-français tenu hier à Alger, la compagnie d’assurance Macir Vie a signé une convention de partenariat avec Care Bridge International (CBI).
Cette convention permettra aux assurés Macir Vie, selon ce qu’annonce la compagnie, de bénéficier gratuitement, dès ce mois d’avril, sans frais d’accès, d' »un nouveau service de santé d’assurance groupe qui comprend la gestion du parcours médical ainsi que l’accès à un deuxième avis médical à l’étranger». Le partenariat s’inscrit, selon la compagnie, « dans le cadre d’une coopération médicale qui permet de proposer aux assurés un service de santé inédit en Algérie.

Ce service, annexe à l’assurance groupe, donne la possibilité à nos clients corporate de pouvoir faire bénéficier leurs collaborateurs d’une assistance pour gérer le parcours médical et accompagner l’assuré afin qu’il puisse déterminer sa pathologie avec précision et poursuivre ses soins». Le PDG de Macir Vie, Soufi Mohamed Hakim, souligne par ailleurs que l’objectif de la compagnie est d' »organiser et d’optimiser les coopérations médicales, d’élargir notre réseau de santé et de participer au développement de l’assurance groupe en Algérie.

Nous souhaitons également apporter des innovations en matière de produits d’assurance santé afin de servir au mieux les intérêts de tous nos assurés». Il est à noter que dans le cadre de cette convention, Macir Vie propose « un suivi personnalisé de chaque demande et organise l’ensemble des services d’accompagnement médicalisé avant, pendant et après l’hospitalisation, notamment les transports médicalisés».

Il est à savoir que CBI intervient en tant que conciergerie médicale dans le contrôle et la garantie des démarches directement auprès des structures de soins et professionnels de santé. Elle met à la disposition des bénéficiaires de l’assurance groupe les structures opérationnelles et les réseaux de professionnels de santé dont elle dispose dans plusieurs pays d’Europe dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et l’Espagne.
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500 entreprises françaises installées et 6000 qui font du commerce

Publié le 11/04/2016, par dans Non classé.

Le pacte d’actionnaires qui devait être signé hier, en marge du Comité intergouvernemental algéro-français de haut niveau, en vue du lancement du projet de l’usine de montage Peugeot-Citroën (PSA) a finalement été reporté.
La cérémonie de signature était pourtant bel et bien prévue dans le programme préparé par la partie algérienne avant l’arrivée, à Alger, de la délégation française présidée par le Premier ministre Manuel Valls. Un report qui serait du à des « différends» de dernière minute sur certains détails de l’accord, dont notamment « le volet management», à quelques heures de la finalisation de l’accord et de son officialisation. Un rebondissement qui a, de toute évidence, obligé le ministre de l’Industrie et des Mines à reporter l’annonce de la signature du pacte d’actionnaires.

Lors de son intervention à l’ouverture du Forum économique tenu en marge du Comité bilatéral de haut niveau, Abdessalem Bouchouareb a annoncé que l’accord sera signé dans un « proche avenir». Un report qui rappelle les tergiversations qui ont précédé la signature, en 2012, de l’accord avec le constructeur automobile français Renault. Un projet autour duquel les négociations ont traîné en longueur et dont la signature a été annoncée et reculée à maintes reprises, avant d’être finalement concrétisée.

Le même scénario est en train apparemment de se reproduire pour le projet de Peugeot, malgré les assurances données, il y a quelques mois, par le ministre de l’Industrie et des Mines quant à la concrétisation rapide du projet. L’annulation inattendue de la signature de la joint-venture a, en tout cas, clairement érodé la consistance du contenu économique de la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français. Les quelques accords signés, hier, dans un foisonnement de discours politiques volontaires n’ont pas suffi à donner l’ampleur attendue à cette nouvelle rencontre algéro-française et au partenariat de qualité tel qu’il est décrit par les responsables des deux pays. Le constat économique est d’autant plus mitigé que d’autres accords importants, maintes fois annoncés, sont toujours en phase de négociation.

Il s’agit notamment du projet devant lier le groupe industriel public national des industries métallurgiques IMetal et le français Air Liquide, pour la création d’une société mixte de production de gaz industriels pour les besoins des usines de sidérurgie d’El Hadjar (Annaba) et de Bellara (Jijel), ou encore le projet pétrochimique prévu entre le groupe Sonatrach et le groupe français Total, autour duquel « les négociations se poursuivent», selon ce qu’a annoncé hier le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a indiqué hier, dans le discours prononcé à l’ouverture du Forum économique organisé en marge du Comité bilatéral, que « 500 entreprises françaises sont installées en Algérie et que pas moins de 6000 autres sont exclusivement orientées vers le commerce» avec notre pays.

Des chiffres qui dessinent parfaitement la nature de la relation économique algéro-française encore trop axée sur le commerce au détriment de l’investissement direct en Algérie ainsi que sur les hydrocarbures qui représentent 94% des exportations algériennes vers la France. Hier en tout cas, les cérémonies de signature ont été vite expédiées puisqu’il n’y a eu que trois accords paraphés en présence de hauts représentants des deux pays, dont les Premiers ministres Sellal et Valls.

Il faut savoir que l’Algérie et la France ont signé trois accords de partenariat dans les secteurs du transport ferroviaire et de l’agroalimentaire. Le premier protocole d’accord concerne la création d’une joint-venture pour la production d’engrais phosphatés et d’aliment de bétail en partenariat entre l’entreprise Manadjim El Djazaïr (Manal), filiale du groupe Asmidal, et le groupe français Roullier. Le deuxième accord porte sur l’extension de l’activité de l’usine d’assemblage et la maintenance de tramways (Cital), inaugurée en mai 2015, à l’engineering, la fabrication et la maintenance d’autorails en vue de destiner une partie de la production à l’exportation.

La joint-venture met en relation l’Entreprise de construction de matériels et d’équipements ferroviaires (Ferrovial), l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) et la société française Alstom. Quant au troisième accord signé entre le français Lesieur et le groupe algérien Djaadi, il porte sur la création d’une usine pour la production industrielle, le conditionnement et la commercialisation en Algérie et à l’international des produits de la marque Lesieur (groupe Avril), spécialisé dans l’agroalimentaire. Lire la suite

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