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La question de la semaine : Est-ce qu’on va pouvoir se payer le hadj cette saison ?

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

Le coût du pèlerinage de la saison 1437 Hijri/2016 a été fixé à 49 millions de centimes (490 000 DA), incluant le prix du billet et l’argent de change estimé à 2500 RS, soit 600 euros», a publié l’Office national du pèlerinage et de la omra (ONPO) sur sa page Facebook.
En effet, les tarifs du hadj de cette année ont augmenté, sans explication, de 70 000 DA. En off, un cadre de l’Office du tourisme assure que cette hausse est due « à la chute de la valeur du dinar sur le marché international». A l’ONPO, un cadre précise : « L’an passé, un RS s’échangeait contre 24 DA. Cette année, contre presque 30 DA.

Le billet d’avion qui coûtait 100 000 DA l’an dernier est passé à 120 000 DA.» « A l’arrivée, témoigne Zouleikha qui doit envoyer sa grand-mère à La Mecque, on va devoir trouver 700 000 DA !» Cette hausse prive beaucoup de pèlerins du rituel religieux. Certains ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux en décidant de boycotter le hadj de cette année. L’Association algérienne de protection et orientation du consommateur (Apoce) propose une solution et parle de la possibilité de « réduire la durée du hadj pour baisser le coût». Objectif : alléger les difficultés matérielles et compatir avec les personnes âgées et les malades. « Au lieu de rester 31 jours, on limite la durée à 15 jours, donc les tarifs seront estimés à 320 000 DA et à 220 000 DA pour une semaine», affirme le président de l’Apoce, Mustapha Zebdi.

Il ajoute que si l’Office national du pèlerinage et de la omra établit trois versions du hadj (ceux qui veulent rester 31, 15 ou 7 jours), cela permettra aux pèlerins de choisir la version en fonction de leurs capacités matérielles et physiques. Une idée qui séduit le secrétaire général de la Coordination nationale des imams et le personnel des affaires religieuses et des wakfs, Djelloul Hadjimi. « Partir moins longtemps n’affectera pas la valeur religieuse du pèlerinage», assure-t-il. Finalement, la proposition de l’Apoce a été adoptée. Selon Mustapha Zebdi, « l’Onpo prévoit quatre voyages de moins de vingt jours pour la hadj de cette année. Seulement cette offre est réservée à des hommes d’affaires et des hauts placés, au lieu de sélectionner les démunies et les malades».

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Lyes Merabet. Président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) : Cette étude nous renvoie à l’image déformée de notre système de santé

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

Suite aux nombreuses agressions verbales et physiques à l’encontre des personnels officiant au niveau des pavillons des urgences médico-chirurgicales, des médecins résidents ont décidé de mener une étude nationale inédite qui vise à référencer de manière chiffrée le nombre et la nature de ces agressions afin de confronter les autorités ministérielles à l’ampleur du phénomène et proposer des solutions pour y mettre un terme.
Ainsi, selon cette enquête, plus de 61% des médecins questionnés sont âgés entre 20 et 30 ans, et la majorité (56,1%) sont des femmes. L’enquête en question a aussi montré que la plupart de ces medecins sont des généralistes, pour la majorité (57%) dans le centre du pays.

Selon l’étude, la majorité des praticiens agressés ont entre 20 et 30 ans. Donc de jeunes médecins, souvent encore en formation…

Il faut savoir que l’enquête cible en particulier les pavillons des urgences rattachés à des établissements hospitaliers formateurs (CHU, EHS) où le personnel est réparti entre médecins assistants de garde, résidents et étudiants en médecine (internes et externes), ce qui expliquerait à mon sens cette moyenne d’âge.

La responsabilité de la gestion des services des urgences dans ces établissements incombe aux chefs de service ou aux chefs d’unité, selon le cas, qui sont de rang magistral et qui doivent assurer en permanence un encadrement pédagogique et pratique dans le cadre de la formation pour de jeunes médecins et des étudiants affectés à des terrains de stage aussi sensibles que les urgences.

Par ailleurs, je tiens à saluer cette initiative, car avec ce genre de démarches que les conditions de travail peuvent s’améliorer
Selon cette étude, la majorité des médecins agressés sont des femmes…

La tendance à la féminisation dans les études médicales en particulier et dans les professions liées aux soins médicaux en général est un état de fait qui traduit, si besoin est, cette situation. Les statistiques en possession du Syndicat national des praticiens de santé publique estiment à 90% le taux de féminisation dans le milieu médical du secteur public.

Pourquoi les agressions verbales sont les plus répandues ?

On est simplement dans la déformation du comportement sociétal algérien. L’agressivité et le manque de respect envers le personnel constituent l’essentiel des requêtes laissées par les médecins de garde à côté des insuffisances liées au plateau technique, des perturbations dans la disponibilité de certains médicaments et autres produits consommables nécessaires à la bonne marche du service des urgences.

Le plus souvent, c’est dans le box de consultation que les médecins sont le plus agressés. Pourquoi ? Que faut-il faire pour y remédier ?

C’est le cas généralement, car le médecin se retrouve seul face au patient et à ses accompagnateurs, il est directement accessible, donc vulnérable. Bien que l’on nous rapporte aussi des scènes de violence physique et verbale à l’encontre de médecins dans les couloirs de l’établissement de santé, devant les chambres de garde ou dans le parking de l’hôpital.

Que faire ?

Eventuellement, repenser l’architecture affectée à nos structures de santé, en particulier aux urgences, former et recruter des agents pour l’accueil et l’orientation, sécuriser les structures de santé qui exercent en H24, mieux organiser le réseau de soins pour faire face aux flux incessants de malades.

Dans la majorité des cas, ce sont les accompagnateurs qui sont les plus violents. Interdire à la famille du patient d’entrer aux urgences, est-ce une solution ?

La disposition des espaces dédiés aux soins au niveau d’un service des urgences et l’existence d’un schéma ou un parcours de prise en charge en est déjà une solution. Ça doit commencer à l’entrée du service dans un espace humanisé et convivial où se fait l’accueil de l’urgence et où des explications vont être données régulièrement à la famille et aux accompagnateurs.

Justement, l’étude montre que les agressions sont le plus souvent dues à un défaut d’accueil et d’information, une durée d’attente jugée trop longue ou encore l’absence de lits d’hospitalisation…

Il y a en fait d’autres considérations, en dehors de l’accueil, qui impactent négativement la relation entre personnel soignant et ceux qui accompagnent le malade. Cela nous renvoie à l’image déformée de notre système de santé qui peine à s’organiser efficacement pour accompagner les changements intervenus tant au niveau de la donne démographique et socioéconomiques qu’au niveau de la transition épidémiologique que vit l’Algérie.

Dans 56% des cas, le personnel médical ne dépose pas plainte par manque de soutien de la hiérarchie aussi bien médicale qu’administrative. D’après vous, pourquoi n’est-il pas soutenu ?

Il y a du vrai dans cela. Il faut aussi dire que dans pas mal de situations, des mesures dissuasives ont été prises et des plaintes sont régulièrement déposées par les établissements de santé contre les agresseurs.

Mais cela reste insuffisant. De plus, au niveau personnel, c’est toujours difficile d’assumer une action en justice pour des situations qui peuvent se reproduire à chaque garde. Cet aspect doit relever de la responsabilité et des obligations du représentant moral de l’établissement.

La violence que subissent les médecins est encouragée par l’absence de personnel de sécurité -rarement présent au moment de l’agression. Suite aux nombreuses agressions constatées, pourquoi n’a-t-on pas déployé plus d’agents de sécurité dans les hôpitaux ?

D’une part, il faut trouver ces agents de sécurité « formés» et d’autre part, il faut mettre à la disposition des établissements de santé la possibilité de recruter à travers l’octroi de postes budgétaires. Le recours à des sociétés privées spécialisées dans la sécurité demande des moyens financiers que, malheureusement, la plupart des établissements ne peuvent pas assurer.

Face à cette situation alarmante, les médecins résidents proposent des solutions : un diplôme de spécialisation spécifique à la médecine d’urgence de manière à ne plus recourir à des médecins généralistes, le plus souvent nouvellement diplômés. Qu’en pensez-vous ?

Le « résident» est un médecin généraliste en formation post-graduée. En fait, légalement autorisé à exercer en cette qualité mais aussi avec un statut d’étudiant relevant de la fac de médecine.

Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) ne peut qu’appuyer cette proposition d’ériger la médecine générale en tant que spécialité à part entière. Un projet que le SNPSP partage avec d’autres, notamment la Lire la suite

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Naïma Salhi de A à Z….

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

La députée fête en ce mois de mars le 4e anniversaire de sa formation, le Parti l’équité et la proclamation, le PEP, sorte d’ovni islamo-populiste dans le paysage politique algérien. Tête de Turc des réseaux sociaux, cliente favorite des plateaux télés, Naïma Salhi fait-elle de la politique ? Avis forcément partagés.
A comme ambition

La présidente du parti El Adl wa el Bayane (Parti l’équité et la proclamation, le PEP), Naïma Laghalimi Salhi, ne s’en est jamais cachée : elle ne compte pas être « une personne ordinaire». Sur un plateau, elle a même confié avoir divorcé de son premier mari « parce qu’il n’avait pas les mêmes ambitions» qu’elle. « Mon ex-mari ne faisait pas d’effort pour être meilleur que ce qu’il était. C’est aussi pour cela que j’ai sauvé mes enfants en les éloignant de leur père.» A 49 ans, cette mère de 5 enfants, née à Annaba, déjà diplômée en sciences islamiques, prépare un magistère dans la même filière. Elle est également cadre, enseignante et députée.

B comme Bouteflika

Naïma Salhi a une obsession : Abdelaziz Bouteflika, qui ne le lui rend visiblement pas. A la Présidence qui l’avait invitée à la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme du 8 mars, organisée par l’UNFA, elle a immédiatement reçu cela comme un geste de son chef d’Etat préféré. « Je m’excuse, Monsieur le Président, de ne pouvoir accepter votre invitation car, à mon avis, conformément à la politique d’austérité décidée et face à la crise financière que traverse le pays, je propose à Votre Excellence de ne pas dépenser ces fonds dans des festivités occasionnelles et coûteuses, mais de les engager plutôt au profit des personnes aux besoins spécifiques et aux familles nécessiteuses.»

En 2013, elle parlait déjà de lui comme d’un « ami» : « Je l’ai soutenu lors de ses deux premiers mandats et aidé à faire passer le texte sur la réconciliation nationale, et ce, malgré les réticences de l’institution militaire et des services de sécurité. Lors du troisième mandat, il était clair qu’il n’avait plus la même énergie, la même volonté. J’ai compris que ce mandat serait celui de trop. Mais je n’ai pas osé le lui dire. Malgré tout, je pense que l’amitié ne doit pas nous aveugler.»

C comme contradiction

De l’islam, Naïma Salhi retient ce qui l’arrange. Parmi les islamistes – qui sont pourtant de son bord –, certains ne veulent carrément plus lui parler. « Alors que l’islam ordonne à une femme de ‘modérer sa voix’, elle est toujours en train de hurler», confie l’un d’entre eux, pendant qu’un autre lui reproche sa tenue « trop bling bling». Quant aux femmes politiques, elles lui reprochent essentiellement « un comportement inapproprié». L’intéressée classe l’affaire : « Tout cela n’est que de la jalousie.» Pour ceux qui l’ont fréquentée au sein du PEP et en sont partis depuis, Naïma Salhi est une « véritable girouette» qui n’hésite pas non plus à se retourner contre… ses ex-militants.

D comme démission

La présidente du PEP fait face à une série de démissions depuis la mi-mars au sein de la section politique de Constantine. Bien sûr, Naïma Salhi a immédiatement évoqué la thèse du complot. « Un parti, dont je ne citerais pas le nom, tente de déstabiliser notre formation politique à travers des opérations de soudoiement. Plusieurs cadres se sont vus proposer des sommes alléchantes afin de quitter le PEP pour rejoindre les rangs de cette formation adverse qui leur fait miroiter également la possibilité de se présenter sous sa bannière aux prochaines échéances électorales.»

F comme facebook

L’autre obsession de Naïma Salhi après Bouteflika, c’est facebook, qu’elle cite même sur les plateaux télé. Il faut dire qu’elle y subit une véritable campagne de lynchage et elle a même averti qu’elle irait en justice si les insultes se poursuivaient, car cela va à l’encontre du « climat fraternel» qu’elle veut instaurer sur sa page officielle et ses comptes sur la Toile. A sa décharge, la députée se sert aussi largement des réseaux sociaux pour régler ses comptes. Son compte a été fermé ? Elle ne peut être que « la cible du lobby sioniste, donc du Mossad israélien».

L comme lion

Sur la page officielle du PEP, Naïma Salhi est comparée à un « lion majestueux» afin de symboliser son engagement et ses luttes menées sur plusieurs fronts. Pourtant, certains militants islamistes sont contre ce genre de montage. « Nous sommes militants, mais avant tout musulmans. On idolâtre Allah et non pas Naïma Salhi. Les photos-montage qui la comparent aussi à un diamant souillent le message du parti», explique un militant du PEP.

M comme mixité

La députée qui n’a peur de rien ne craint surtout pas les amalgames. Pour elle, les enlèvements et assassinats d’enfants n’ont qu’une cause : la mixité dans les écoles. « Au rythme où vont les choses, c’est toute la société qui risque d’être détruite en raison de l’incapacité de l’école algérienne à éduquer», explique-t-elle. Le PEP, qui plaide pour la séparation des filles et des garçons à l’école, est aussi pour la peine de mort.

O comme opposition

« Complice des grandes catastrophes qu’a connu l’Algérie», l’opposition est la bête noire de Naïma Salhi qui, dès qu’elle en a l’occasion, l’accuse de tous les maux. « L’opposition travaille pour accaparer les biens des Algériens, comme elle l’a toujours fait. Aujourd’hui, l’opposition veut soit rétablir ce qu’elle avait ou s’enrichir davantage.» Elle accuse également Louisa Hanoune, Khalida Toumi, Zohra Drif et d’autres personnalités politiques d’avoir fait preuve de « laxisme» au moment où il fallait montrer détermination et courage.

P comme perles

Le moins que l’on puisse dire est que la présidente du PEP est une adepte des petites phrases qui mériteraient de figurer dans un recueil de perles. « L’homme a besoin de plus d’une femme» ; « Je suis une femme extrêmement soumise à mon mari» ; « Bouteflika m’a raconté pendant plus de deux heures ses soucis et ses espoirs»… Dans une interview, elle a avoué qu’elle ne vise pas le « poste de ministre car c’est trop peu» et se sent capable de diriger « dix pays en même temps !»

S comme soumission

A défaut de faire parler de son programme, Naïma Salhi sait exister Lire la suite

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Notre correspondant de Bouira persona non grata à la clinique Lala Khadidja

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

Le docteur Ould Ami Mourad, cogérant de la clinique Lala Khadidja de Bouira, s’en est violemment pris, hier, à notre journaliste en l’invitant à quitter la structure de santé devant des patients et des citoyens stupéfaits de la réaction agressive du « médecin».

« Vous avez écrit sur nous, nous traitant d’assassins et de criminels, et maintenant vous venez chez nous ! Allez sortez…», a-t-il dit. La réaction injustifiée de ce médecin envers notre journaliste, venu rendre visite à un patient hospitalisé – mise en cause dans l’affaire liée à la mort d’une femme, Mebarki Zakia, survenue en juillet dernier. Pour rappel, des membres de la famille de la victime ainsi que des villageois avaient organisé une marche de protestation, qualifiant les responsables de cette clinique de « criminels et assassins». Cette agression contre notre journaliste n’honore absolument pas la corporation. Lire la suite

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Nouveau pic de tension dans l’import-export après une note de la Banque d’Algérie

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

Depuis la mi-mars, la Banque d’Algérie oblige les importateurs et exportateurs à enregistrer sur internet leur prédomiciliation bancaire. Avec les opérateurs qui dénoncent la lenteur des procédures et la défaillance de certaines banques, un nouveau bras-de-fer est engagé.
Panique dans l’import-export. Depuis le 15 mars, une note publiée par la Banque d’Algérie oblige les importateurs et exportateurs algériens à passer par une prédomiciliation électronique.

En d’autres termes, à partir du 15 mars, soit 24 heures après la publication de la note, les entreprises ont dû fournir via internet les données permettant de les identifier (numéro de registre du commerce, identifiant fiscal, etc.) à leur banque pour valider le dossier de domiciliation permettant de libérer la marchandise.

« L’opération, ouverte exclusivement aux opérateurs économiques ‘définis et reconnus’ dans le commerce extérieur au sens de la législation en vigueur, passe d’abord par l’inscription de l’opérateur sur le site web de prédomiciliation de la banque de son choix auprès de laquelle il obtient un droit d’accès au site concerné», informe l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) dans un communiqué.

« Cette instruction a gelé les exportations, surtout celles des petits opérateurs, qui rencontrent davantage d’obstacles dans leurs démarches avec les banques. Nous avons certes compris que cette note vise à assurer la transparence des transactions commerciales, mais il faut aussi savoir que certaines agences bancaires privées ont refusé à des producteurs de faire leur prédomiciliation !» s’insurge Ali Bey Naceri, président de l’Association des exportateurs algériens. Mais dans cette histoire, les entreprises ne sont pas les seules mécontentes. Les banques râlent aussi.

« Cette note ne perturbe pas uniquement les opérateurs économiques spécialisés, mais aussi les banques qui n’ont pas eu assez de temps devant elles pour mettre en place le dispositif sur internet, explique un responsable d’une banque étrangère. Surtout que les clients, eux, nous mettent la pression pour que ce soit fait au plus vite.»

TRICHER

Du côté des banques, le système de prédomiciliation « plante toujours», avoue un cadre de banque étrangère. « Notre banque l’a mis en service mercredi dernier. Nous avons préféré attendre quelques jours de plus afin de mettre en place une plateforme fiable plutôt que de se précipiter et d’avoir un système qui plante. Certaines banques étrangères ont été obligées de tricher et de mettre des dates antérieures sur les dossiers afin de ne pas bloquer leurs clients.

C’est légitime. Nous n’avons pas eu assez de temps pour mettre en place des systèmes fiables.» Dans la wilaya de Biskra, les exportateurs de dattes ont, selon Ali Bey Naceri, été très surpris par la réponse d’agences de banques étrangères « qui ont refusé de faire la prédomiciliation car elles n’étaient pas informées et ne pouvaient même pas orienter ou expliquer à leurs clients où aller et comment faire cette prédomiciliation.»

« Normalement, c’est au gouvernement de faciliter les procédures aux opérateurs économiques locaux qui se battent afin de continuer à exporter leurs produits, explique-t-il. Le principal obstacle au développement des exportations actuellement, c’est bien la réglementation du change telle qu’elle est définie par le Conseil de la monnaie et du crédit.» Les importateurs, qui attendent toujours la distribution des licences, assurent aussi que la situation est « critique». Pour eux, le gouvernement s’adonne à « un sale jeu».

1 euro pour 165 DA

« On comprend parfaitement que le gouvernement veut avoir un contrôle total sur la marchandise et les transactions, mais il ne doit pas mener cet assaut contre nous. Chaque semaine pratiquement, il nous sort une note ou une loi qui paralyse notre activité ! Après l’histoire des licences et la distribution des quotas pour certaines activités, il innove avec la prédomiciliation électronique», dénonce le patron d’un groupe agroalimentaire. Les ennuis ne sont pas finis pour les importateurs. « Nous allons prendre d’autres mesures dans les jours qui viennent.

Notre prochain objectif, afin de réduire les importations, est de réduire au maximum les transactions de change dans le marché informel et de pousser les importateurs qui gèrent ce marché à passer par le marché formel», nous apprend une source auprès de la Banque d’Algérie.

Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a prévenu mercredi à l’APN : « Nous avons élaboré un nouveau règlement modifiant les conditions d’agrément des bureaux de change.

Une mesure qui vise à absorber les devises circulant dans le circuit informel.» Il a également précise que « l’instruction, qui paraîtra juste après la publication du nouveau règlement au Journal officiel, augmentera la marge bénéficiaire des bureaux de change pour rendre cette activité plus attractive car avant, elle était de 1%». Sur le marché informel, le cours de l’euro, très sensible à toutes ces annonces, est en chute libre. Alors qu’il s’échangeait contre 195 DA il y a quelques semaines, il se vend maintenant à 165 DA. « Cette chute est due à la baisse de la demande. Ce sont les importateurs qui nous achètent en majorité la devise, mais vu l’étau qui se resserre autour d’eux, le volume de marchandises a baissé.

Du coup, les importateurs ne nous achètent plus les mêmes sommes qu’avant. Comme il y a moins de pression sur l’euro, il se vend moins cher», explique un cambiste au square Port-Saïd. Mais dans le circuit formels (banques) la valeur de l’euro a augmenté face au dinar, et cela à cause de la chute de la valeur de la monnaie nationale.

Carte fiscale électronique

Si de nombreux importateurs se disent inquiets depuis la parution de la note sur la prédomiciliation, d’autres estiment que cette démarche devrait s’accompagner « de la mise en place du paiement en ligne afin de nous épargner aussi la bureaucratie bancaire». « Ils accélèrent uniquement les choses qui les arrangent, au détriment de ce que vivent les importateurs au quotidien», regrette un importateur de produits informatiques installé à Blida.

« Ils ont mis en place la carte fiscale électronique, la prédomiciliation électrique, mais pour le paiement, rien…» Début mars, alors que les agriculteurs redoublent d’efforts afin de booster leur production dans le but d’exporter, certains ont vu des tonnes de pomme de terre « jetées à la poubelle alors qu’elles se trouvaient au port, prêtes à l’exportation vers l’Europe», regrette un producteur d’El Oued qui souhaite que Lire la suite

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Protestation des gardes communaux le 4 avril : divergences en toile de fond

Publié le 25/03/2016, par dans Non classé.

La Coordination nationale des gardes communaux (CNGC) a appelé à des manifestations dans une quarantaine de wilayas du pays, a annoncé Hakim Chouib, son porte-parole, hier dans une conversation téléphonique.
Le recours à des actions de rue fait suite, précise notre interlocuteur, « au dialogue stérile engagé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avec de faux représentants», dit-il, soulignant que des rassemblements de protestation seront organisés devant les sièges de 40 wilayas du pays. « Nous avons refusé d’organiser des sit-in de dénonciation dans les wilayas du sud du pays, vu la situation et le climat inquiétant dans la région». Selon M. Chouib, les pouvoirs publics n’ont pas encore satisfait toutes les revendications exprimées par les gardes communaux. Réagissant à cet appel lancé par la CNGC, Aliouat Lahlou, porte-parole de l’Alliance nationale patriotique, a appelé de son côté au calme et à ne pas répondre à l’appel lancé par son rival Hakim Chouib.

« Nous avons appelé au calme dès lors que la situation actuelle du pays est inquiétante et la stabilité menacée. Il y a des mouvements obscurantistes derrière cette action, à l’image du mouvement Rachad», riposte M. Lahlou, en s’interrogeant sur le fait que Hakim Chouib avait annoncé récemment que « 95% des points soulevés par les gardes communaux étaient satisfaits». Régissant à ces accusations, Hakim Chouib a démenti formellement l’existence de mouvements ou autres manipulations, invitant son ex-compagnon de lutte à plus de retenue. Lire la suite

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