formats

Le gouvernement n’a pas tenu ses engagements

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Pour commencer, je tiens à dire que je ne conteste pas la contestation. Le gouvernement qui peut user d’une intelligence administrative et politique pour éteindre le feu participe à sa propagation et il semblerait qu’on ne veuille pas régler le problème de l’emploi.
La Milyonia a drainé des dizaines de citoyens lambda qui se sont retrouvés, ce jour-là, dans cette dynamique citoyenne, les membres de la CNDDC y avaient prêté, pour la première fois, l’oreille aux sages qu’ils avaient l’habitude de mettre dos à dos avec les autorités et les élus. Ils ont d’abord accepté de transformer leur marche en un sit-in pour mieux maîtriser l’événement et mis bien en évidence une grande pancarte signalant que « l’unité nationale est une ligne rouge».

Des garanties ont été données par une personne qui s’est présentée comme l’émissaire du président Bouteflika qui a proposé de constituer une délégation pour discuter, à Alger, les revendications et revenir avec une solution définitive du problème de l’emploi dans le secteur pétrolier. 33 personnes se sont entretenues 17 jours durant avec les ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Hydraulique et du Travail ainsi que des représentants du Premier ministre et de la présidence de la République. Une journée non-stop a même été dédiée à un dialogue ouvert avec le PDG de Sonatrach.

Les engagements du gouvernement

-Mise en œuvre d’une politique visant la valorisation agricole d’immenses parcelles sahariennes. Un programme entamé qui croule sous la bureaucratie et les anciennes habitudes.
-Transfert des eaux douces des hauteurs de Hassi Lefhel pour endiguer les problèmes de santé. Le projet n’a jamais vu le jour.
-Nomination de cadres du Sud, un commencement timide avant de s’arrêter.
-Révision de la politique du logement dans le Sud afin de respecter les cachets architecturaux et les placettes. Rien n’a été fait.
-Encouragement de l’investissement industriel et agricole, mais la réalité est que rien de palpable n’a été fait.
-Constitution d’instances populaires de suivi de ces engagements et organisation de rencontres périodiques avec les décideurs. Rien.
-Ouverture de postes pour les jeunes du Sud. Seule la police a engagé 2600 jeunes.

Ce qui a été réalisé

-La majorité des représentants des chômeurs ont été embauchés avec de bons salaires, ceux qui le désiraient ont pu accéder à des crédits.
-Les notables ont été sacrifiés et vilipendés alors qu’aucun d’eux n’a trahi la cause des chômeurs ou tiré profit de cette affaire.
Les questions qui s’imposent aujourd’hui :

-Est-ce que le gouvernement a des éléments de réponse à présenter à ces jeunes ?
-Est-ce que la société n’encourt plus de danger ?
-Le gouvernement a-t-il la confiance de ces jeunes ?
-Le nombre des chômeurs a-t-il diminué ou augmenté ?
-La priorité à l’emploi a-t-elle été appliquée ?
-Qu’en est-il de l’investissement industriel et agricole ?
-Y a-t-il eu un seul projet à valeur matérielle ou morale ajoutée ?

Ces sept questions me rappellent les sept colonnes de sagesse de Lawrence d’Arabie qui inspirent tous les troubles au Moyen-Orient. Dieu merci, nous n’avons pas médiatisé ces engagements non tenus, comme nous l’avait demandé l’ex-ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, l’évolution qualitative des modes de contestation est inquiétante, la réduction du nombre de contestataires n’est en rien un indicateur d’apaisement. La division culturelle, le conflit ethnique et l’antagonisme des rites sont des faits indéniables et suffisamment puissants pour ouvrir la porte à la « fitna» et le tout-sécuritaire n’est plus envisageable. Au moment où les technologies font que les idées et les révolutions se transmettent vite, nos décideurs sont loin d’évaluer la portée du désespoir qui enfle.

Lire la suite

formats

Maître Noureddine Ahmine inquiété par le bâtonnat

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

L’avocat des défenseurs des droits de l’homme, Noureddine Ahmine, est dans le viseur de son barreau depuis près de deux mois. L’infatigable militant des causes justes, connu de tous les activistes, est poursuivi dans deux affaires, simultanément à Médéa et Ghardaïa.
Son cas rappelle, pour beaucoup, celui de ses confrères d’Oran et de Sidi Bel Abbès, radiés après avoir dénoncé « la mauvaise gestion» de leurs bâtonniers respectifs. Dans la première affaire, instruite par son barreau à Médéa, Me Ahmine est sommé de comparaître devant un conseil disciplinaire pour une histoire qui remonte à 2012. « C’est un client dont l’affaire remonte à 2009 qui s’est plaint devant le barreau. Il me reproche de ne pas avoir fait appel de son affaire déférée devant la section sociale, où il demandait une promotion de catégorie d’un échelon», explique l’avocat. Sauf que le conseil de l’Ordre a fait resurgir l’affaire en question quatre ans plus tard.

L’avocat a été auditionné par le conseil de l’Ordre et a comparu devant la même instance le 5 mars dernier. Assisté de deux de ses confrères, Me Ahmine a demandé le renvoi pour mieux préparer le dossier. L’avocat est poursuivi de nouveau durant cette semaine. Cette fois-ci, c’est le parquet de Ghardaïa qui lui notifie l’accusation. Me Ahmine est désormais poursuivi pour « outrage à corps constitué». « L’affaire remontre au 19 janvier 2014.

J’ai déposé, pour le compte de mon client, une plainte pour coups et blessures qui ont entraîné la mort contre un groupe d’individus et également pour non-assistance par la police», explique Me Ahmine. La date de son passage en conseil disciplinaire n’a pas encore été arrêtée. Quant à l’autre affaire, l’avocat nous informe qu’il n’a pas encore été convoqué par le juge d’instruction. « Je lie toute cette histoire à mes activités de défenseur des droits de l’homme car, franchement, je ne vois pas un autre motif», analyse-t-il. Lire la suite

formats

Ouargla : Il y a 24 ans, ils étaient dans la rue

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Alors que Ouargla a fêté cette semaine le troisième anniversaire du grand rassemblement des chômeurs du 14 mars 2013, El Watan Week-end a retrouvé ceux qui, en février 1992, manifestaient déjà pour plus d’équité sociale.
Le troisième anniversaire de la Milioniya du 14 mars 2013 a été l’occasion pour les anciens et les nouveaux militants de l’organisation des chômeurs de se rencontrer pour un débat citoyen sur l’avenir de ce mouvement citoyen. L’inscription dans la durée des mouvements sociaux des chômeurs et plus récemment celui des antigaz de schiste rend capitale la question des méthodes de lutte et des objectifs. Lakhdar Mokrani, président de la première Association de défense et de promotion du droit au travail de la région et qui nous parlait déjà en 2010 de la nécessité de la refonte de la formation professionnelle et universitaire dans les wilayas du Sud, n’a pas changé d’avis.

Mohamed Othmani, reste égal à lui-même et pense que « les pouvoirs publics n’ont toujours pas compris que les calmants sont faits pour calmer et non pas guérir, que le problème de l’unité territoriale a été réglé le 27 février 1962 et que les dérives du système poussent les jeunes à la violence contre eux-mêmes et contre leur propre pays».

El Watan Week End est allé à la rencontre des premiers leaders de ce mouvement. Il y a 24 ans, Ouargla a connu ses premières manifestations d’étudiants et de lycéens, douze ans plus tard, ses premières émeutes des chômeurs qui, neuf ans après s’autorisaient une Milioniya de la dignité. A l’apogée de leur colère, les jeunes s’en sont même pris au cortège présidentiel, lapidé devant les yeux impuissants des forces de l’ordre en avril 2004.

Profonde frustration

Le même scénario s’est reproduit à Touggourt, où les habitants de Hai El Mostakbel ont demandé des comptes au Président. Ces manifestations ont récemment pris de nouvelles formes avec l’arrivée de jeunes qui n’ont pas connu le parcours de leurs aînés et exigent d’un gouvernement, qui a été incapable de trouver des solutions valables au dossier de l’emploi dans le secteur pétrolier, de leur donner leur « baril de pétrole», même à moins de vingt dollars et sans espoir d’être permanisés dans des CDD au sein du groupe Sonatrach.

Ces ébullitions dans la rue sont devenues la marque de fabrique d’un mouvement citoyen porté par les chômeurs au lieu de l’élite. Il tire sa légitimité d’une profonde frustration qui compare tout bêtement les potentialités, l’histoire et l’aspiration à une réalité décevante d’une wilaya qui avance au pas de tortue et qui peine à tirer avec elle le reste du Sud dont elle se fait le porte-parole.

Ouargla, si elle n’a pas les résultats agricoles de Biskra, Oued Souf et El Ménéa, ni l’attractivité touristique de Ghardaïa, d’Illizi ou Tamanrasset, reste le premier gisement de l’emploi en Algérie avec quelque 22 000 offres par an. A elle seule, elle compte la plus importante présence de sociétés étrangères avec quelque 195 entreprises et associations dans le secteur du pétrole, sans compter les 1200 entreprises du secteur privé qui font de Hassi Messaoud la place incontournable pour trouver un emploi. Une place refusée à la main-d’œuvre locale, il y a de cela quelques années.

Ville rebelle

A 48 ans, Lakhdar Mokrani vient d’être promu directeur de l’administration générale de l’Institut de formation professionnelle Salah Eddine Ayoubi de Ouargla. Entre 2004 et 2009, il présidait l’Association de défense des droits des chômeurs constituée au lendemain de la prise de fonction d’Ahmed Melfouf, le wali, qui a remplacé Ahmed Chaouche, décédé dans son bureau dans des conditions jamais élucidées. Pour lui, « Ouargla restera une ville rebelle qui se bat pour la reconnaissance de ses droits». Le mouvement des chômeurs « ne peut être restreint au seul combat pour l’équité dans l’emploi», dit-il.

Et d’jouter : « C’est le droit à une vie citoyenne épanouie et surtout à une bonne formation de l’homme qui a motivé notre combat et notre plus grande réussite est d’avoir obligé le président Bouteflika à reconnaître que le Sud est marginalisé sur les plans politique, économique et humain.» En février 2004, après un cycle d’émeutes ayant ébranlé la rue, il a fallu que le cortège présidentiel soit lapidé par des jeunes en colère à Ouargla et Touggourt pour que le chef de l’Etat annonce, à partir d’El Oued, « une nouvelle politique de désenclavement et de développement dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux».

« Les choses évoluent trop lentement», affirme Mokrani pour qui, se réveiller chaque matin dans une ville « qui offre peu de raisons de s’y accrocher, peu d’opportunités de s’améliorer quand ses richesses ont construit tout le pays devient de plus en plus difficile». « Nous n’avons plus à quitter notre région le bac en poche. Notre université est la seconde au classement national, mais il a fallu 27 ans pour que nos formations s’adaptent aux besoins de l’industrie pétrolière. N’est-ce pas un motif suffisant de rébellion ?»

Inadmissibles

L’interrogation porte en elle sa réponse pour des militants qui frôlent la cinquantaine et qui commencent à peine à voir les premiers fruits de leur labeur. « La rue bouillonne depuis une trentaine d’années parce que les réponses des décideurs ne sont pas au niveau des aspirations et du combat, même s’il prend parfois des formes qui nous paraissent inadmissibles.» Au bout du compte, qu’en reste-t-il ? « Oui, en 2006, nous avons arraché à Ouyahia que les infractions des entreprises en matière d’emploi soient sanctionnées par la justice.

Cela peut paraître infime, mais il faut se rappeler le contexte de l’époque où les constats de l’Inspection du travail donnaient lieu à des décisions non appliquées ou des amendes de 500 francs étaient payées avec l’équivalent en dinars.» L’autre acquis datant de cette époque est la mise à contribution de l’Association des chômeurs aux commission d’évaluation, de suivi des offres, des orientations et des tests d’embauche, qui ont poussé les entreprises à rectifier le tir. Les pressions sur les autorités ont fait que le renouvellement du bureau de cette représentation agréée n’a jamais été concrétisé, ce qui reste un des combats de l’actuelle CNDDC.

Troisième Lire la suite

formats

Rail : Les nouvelles lignes en bonne voie

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Si l’austérité ne contraint pas à renconcer aux investissements pour le développement et la modernisation du rail, de nouvelles lignes pourraient être inaugurées dès 2018. Le point sur les projets.
Des trains à côté de chez vous. Des liaisons ferroviaires qui feront le bonheur de nombre de voyageurs. Même si l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Ansrif) ne veut pas communiquer les dates de livraison, les travaux, selon la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) « avancent bien». Au total, les nouvelles lignes représentent 7000 km dans tout le pays.
Au nord, la ligne la plus attendue est celle reliant Alger à Tizi Ouzou que nos sources au ministère des Transports annoncent pour la fin de l’année.

« Le but est d’intégrer Tizi Ouzou dans la banlieue d’Alger, comme cela a été fait pour El Afroun et Thénia», explique Abdelouahab Aktouche, assistant du directeur général de la SNTF. Electrifié jusqu’à la zone industrielle de Oued Aissi, le train circulera à 160km/h. Il va parcourir 64 km et réduire le temps de trajet de 28 minutes. Il fera un arrêt dans les villes suivantes : Si Mustapha, Issers, Bordj Menaiel, Naciria, Tadmait et Draa Ben Khedda, en plus d’une halte à Boukhalfa. La réalisation de ce projet a été attribuée à six entreprises, dont une nationale.

Alger-Zéralda

Autre projet dans la banlieue d’Alger : la ligne reliant Alger-Zéralda, initialement prévue pour décembre 2015. Les travaux avancent à Birtouta, qui est déjà reliée au réseau ferroviaire. Jusqu’à Zéralda, c’est un tracé de 23 km qui sera réceptionné. Avec cinq arrêts, il circulera à 140 km/h et permettra aux milliers d’usagers pénalisés par les embouteillages de rallier le centre et Alger-Ouest.

Elle sera électrifiée et à double voie. Le train fera des escales à la gare de Birtouta, Tessala El Merdja, la nouvelle ville de Sidi Abdellah, la cité universitaire de Sidi Abdellah et enfin Zéralda. Les travaux sont confiés à la société nationale Infrarail et à l’entreprise turque Yapimerkezi. Du point de vue technique, le suivi des travaux a été attribué au groupement PBZ, composé des bureaux d’études Setirail-Sidem-Saeti.

Hassi Messaoud

Des travaux sont aussi lancés pour ouvrir plusieurs lignes : de Boughezoul à Djelfa, de Djelfa à Laghouat, une pénétrante entre El Gourzi et Touggourt et une autre entre Touggourt et la nouvelle ville de Hassi Messoud et de la ville à la base pétrolière. Ces lignes ne pouvant être opérationnelles sans les trains, prévus pour 2018, il faut au moins compter trois ans avant leur réception. D’autres travaux sont plus avancés. C’est le cas des lignes Sétif et Jijel, entre Moulay Slissen et M’sila, qui passera par Tiaret, Tissemssilt et Boughezoul.

Avec le lancement du projet du complexe de transformation de phosphate, les travaux sont aussi en cours pour la voie ferrée Annaba-Souk Ahras-Oued Keberit. La SNTF assure que « la même cadence de travail est adoptée pour relier Bellara (complexe industriel) à Jijel-Port. Il y aura aussi une ligne M’chria-El Baydh et El Tarf sera reliée à Annaba».

Nouvelles machines

Côté matériel roulant, 17 nouveaux autorails ont été commandés auprès du fabricant français Alstom. Techniquement, ils sont en bi-mode : ils peuvent circuler à l’électricité ou au diesel. « Pour ces trains régionaux, appelés Coradia, nous attendons une livraison intégrale en janvier 2018», a expliqué Henri Bussery, directeur général d’Alstom Algérie. « 98 autres autorails seront fabriqués chez Cital à Annaba. La production commencera vers mai 2018 et s’étalera jusqu’en 2028», a-t-il affirmé.

Le montant du contrat s’élève à près de 200 millions d’euros pour les 17 autorails, dont le premier devra être livré en janvier 2018. « Nous avons aussi prévu l’acquisition de rames pour les grandes lignes. Nos autres trains seront aussi modernisés dans nos ateliers à Sidi Bel Abbès. Il est question de refaire toute la climatisation, les salons, le design intérieur et les points restauration. Au total, 202 voitures vont être refaites ou remplacées», confie Abdelouahab Aktouche.

Des travaux de dédoublement de voie et, dans certains cas, rectification de tracé –pour avoir plusieurs trains capables de faire la navette dans la journée – sont en cours sur 764 km dans les Hauts-Plateaux et sur les voies existantes de tout le réseau. L’autre opération en cours est le renouvellement des voies, en d’autres termes, des rails usés et des ballasts (lit de cailloux qui supporte une voie de chemin de fer). Au total, environs 1000 km sont concernés.

Trains intelligents

Le programme de la SNTF prévoit aussi d’animer les gares en les ouvrant sur la ville, en créant des commerces et en installant des distributeurs de billets automatiques. Des opérations pilotes seront lancées d’abord à Alger, Oran, et Constantine. Des accès aménagés sont même prévus pour les personnes à mobilité réduite. Abdelouahab Aktouche insiste sur l’électrification de tout le réseau – aujourd’hui tout fonctionne par système mécanique et électromécanique – et la nouvelle signalétique amenée à remplacer celle qui date… des années 1940 ! La SNTF passera aux postes d’aiguillage informatisés, associés aux nouveaux systèmes composés de GSM de rail et TGS de la gestion de trafic, où le train régule sa vitesse lui-même.

On appelle ça des trains intelligents. Les retards déjà enregistrés sont, pour Abdelouahab Aktouche, à mettre sur le compte d’un manque de culture du train et de l’incivisme qui font que souvent des retards sont dus à des accidents ou des incidents (caillassage, utilisation de la voie ferrée, etc.) qui se produisent sur une ligne, mais se répercutent sur beaucoup d’autres. Lire la suite

formats

Retour au pays en toute impunité

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Chakib Khelil, est rentré, hier, en Algérie en provenance des Etats-Unis, avec escale en France, où il s’était installé depuis son départ du gouvernement en 2010 et le scandale Sonatrach.
Une source de la présidence de la République assure à El Watan Week-end que « Khelil est arrivé de France par un vol Aigle Azur pour atterrir aujourd’hui à Oran». L’ancien ministre qui cumulait aussi le poste de PDG de Sonatrach, et dont plusieurs proches ont été traduits ou cités par la justice algérienne et celle italienne dans une série de scandales de corruption, est donc de retour en Algérie comme il l’avait annoncé en février, lors d’une rencontre informelle avec des officiels algériens à New York.

Halim Feddal, secrétaire général de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, avait anticipé ce retour : « Nous avons contacté des ONG américaines pour qu’elles le poursuivent. Transparency International nous a même mis en contact avec le département de la Justice américaine, mais tout cela n’a rien donné.

Chakib Khelil est protégé par les Etats-Unis.» A Zéralda, notre source confirme par ailleurs : « Chakib Khelil est rentré parce qu’il est assuré qu’il n’a rien à craindre de la part de la justice. Regardez Abdelhamid Brahimi (ancien chef de gouvernement de Chadli rentré d’exil en février dernier), trois mandats d’arrêt ont été lancés contre lui mais il est rentré et il va régler ça avec la justice.» Chakib Khelil n’aurait-il aucun motif d’inquiétude ?

C’est certain. Les mandats d’arrêt internationaux lancés en 2013 par l’Algérie contre Khelil, son épouse et ses deux enfants dans l’affaire dite « Sonatrach 2» n’ont été annulés que sur la base d’un vice de procédure et c’est à la Cour suprême de rattraper le coup. « Mais il est impossible qu’un juge ose bouger le petit doigt contre Khelil. Même chose du côté de la justice italienne. Le parquet de Milan, qui instruit l’enquête sur le scandale Saipem-Sonarach tente de stopper les accusations à Farid Bedjaoui, pourtant un proche de Khelil. Il y a comme un deal entre Rome et Alger pour épargner Khelil», indique une source proche du dossier.

« Dossier vide»

Pour rappel, le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, auteur des mandats d’arrêt internationaux en 2013, a été limogé par le président Bouteflika en septembre 2015. Le ministre de la Justice de l’époque, Mohamed Charfi, a lui aussi été remercié en 2013 pour avoir osé permettre une telle procédure. Farid Bedjaoui, l’homme d’affaires, est aussi concerné par ces poursuites. Charif, l’ancien ministre de la Justice, avait, en 2014, ouvertement accusé un des porte-parole du clan présidentiel de lui avoir fait subir un chantage sur cette affaire.

Dans une tribune publique, l’ancien garde des Sceaux révèle, en s’adressant à Amar Saadani, fervent défenseur de l’innocence de Khelil : « Si Amar Saadani, vous êtes venu, le jour même de votre installation à la tête du FLN, me proposer amicalement de préserver mon poste de ministre de la Justice en m’engageant à extirper Chakib Khelil de l’affaire ‘’Sonatrach 2 ‘’comme on extirpe un cheveu de la pâte». Ma réponse fut, vous le savez, de fermer mon portable jusqu’après la fête de l’Aïd El Adha, c’est-à-dire bien longtemps après le remaniement ministériel.»

« Justice instrumentalisée»

Quelques jours plus tard, ce remaniement liquide Charfi de son poste. Amar Saadani n’a jamais cessé d’accuser le DRS d’avoir monté des dossiers vides contre Khelil, noyant le cas de l’ex-ministre et ami de jeunesse de Bouteflika dans le lot des « complots» du DRS contre les « 4500 cadres algériens», selon sa dernière déclaration datée du 12 mars. « Saadani, en perte de vitesse avec le clan présidentiel qui l’a fait roi au FLN, veut se rabibocher avec Saïd Bouteflika qui a coupé les ponts avec lui, confie-t-on de Zéralda.

Blanchir Khelil revient à blanchir Saïd. Bouteflika a été affecté par les informations reliant les scandales de Sonatrach, et même des marchés d’Alstom ou de la RATP, entre autres, au frère du Président. Saadani a eu vent de la volonté présidentielle de ramener Khelil au pays, il a surfé sur ça afin de remonter la pente».

Difficile de le croire en connaissant l’attachement de Bouteflika à Khelil, qu’il qualifiait, extasié, de « savant» (« âalem») devant un ancien chef de gouvernement. « Nous avons la preuve que cette justice est instrumentalisée et obéit aux rapports de force dominants», résume l’avocat Khaled Bourayou, qui a assuré la défense de plusieurs cadres dans les procès Sonatrach. « Les poursuites contre Khelil à la veille de l’élection présidentielle de 2014 étaient le résultat d’une lutte de clans implacables : celui qui voulait sauver le système contre celui qui voulait sauver le 4e mandat.»

Les enquêtes ont été menées par les services de la police judiciaire de l’ex-DRS qui était sous la houlette du général de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik. Les observateurs ont toujours soutenu que ces enquêtes – menées aussi sous l’autorité de l’actuel coordinateur de la Direction des services de sécurité qui remplace le DRS, Athmane Tartag dit « Bachir», ancien patron de la Direction de la sécurité intérieure et responsable directe de la Direction de la police judiciaire – faisaient partie d’une guerre larvée entre Toufik et le clan présidentiel.

« Affligeant»

Or, selon nos sources, le président Bouteflika était parfaitement au courant des avancées des enquêtes et même du moment de leur déclenchement, le général Toufik l’ayant informé dès le début des investigations sur la corruption qui touche les plus hautes sphères de Sonatrach. « Le pétrole c’est le sang des chouhada», avait, à l’époque, déclaré le patron de l’ex-DRS à Bouteflika en l’avertissant sur l’étendue sans fin des scandales à Sonatrach. « Bouteflika avait donné le feu vert au patron du DRS, à une seule condition : ne pas toucher aux proches et à sa famille», confie un officier de l’ex-DRS. « Même l’ex-PDG de Sonatrach, Mohamed Méziane (en prison), lors des procès et des auditions, avait mouillé indirectement Khelil en disant qu’il décidait de tout», enfonce une source proche du dossier.

N’empêche, Ennahar TV, proche du clan présidentiel, en particulier de Saïd Bouteflika, a annoncé hier soir que »Khelil devrait être réhabilité pour réintégrer un poste important après avoir Lire la suite

formats

Tizi Ouzou : Six refuges de terroristes détruits par l’ANP

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Six refuges pour terroristes ont été découverts et détruits, mercredi, par un détachement de l’ANP à Tizi Ouzou, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale.
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP a découvert et détruit, le 16 mars 2016, six refuges pour terroristes à Tizi Ouzou», précise la même source. Par ailleurs, dans « le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, huit contrebandiers ont été appréhendés et deux véhicules tout-terrain, 1,856 tonne de denrées alimentaires, 10 détecteurs de métaux ont été saisis à Tamanrasset», ajoute le communiqué. A Maghnia, les éléments de la Gendarmerie nationale, en coordination avec les services de la Protection civile ont saisi 564 kilogrammes de kif traité. D’autre part, « neuf immigrants clandestins ont été appréhendés à Oran, Naâma et Ghardaïa», conclut le communiqué du MDN. Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 2313)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair