formats

LADDH : «Nous dénonçons la sanction collective»

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

L’affaire du décès du jeune Azeddine Bensaïd, tué par un migrant nigérien, mercredi dernier à Ouargla, continue à faire parler d’elle.
En représailles, des Subsahariens rencontrés dehors, le soir du drame, ont été passés à tabac par les habitants. Le bilan officiel de cette « traque», communiqué jeudi soir par la sûreté de la wilaya, fait état de 22 blessés côté migrants, dont quatre sont encore hospitalisés. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), présidée par Salah Dabouz, se dit « indignée» et dénonce, dans un communiqué rendu public hier, « l’attaque orchestrée contre les Subsahariens». La LADDH dresse un autre bilan que celui présenté par les autorités locales : « Une trentaine de blessés, cinq migrants décédés» tués, selon elle, par ce qu’elle qualifie de « baltaguia». « Les corps des migrants assassinés ont été cachés par les pouvoirs publics afin de camoufler l’ampleur du drame. Nous demandons à savoir où ils ont été dissimulés», revendique la LADDH.

« Nous dénonçons la sanction collective. Soit de la part des habitants qui se sont attaqués à tous les Subsahariens pour un décès causé par un seul Nigérien, ou des autorités locales qui les ont tous déplacés à Tamanrasset alors qu’elles devaient traiter l’affaire comme toutes les autres sans se référer à l’origine du commanditaire, s’indigne la Ligue. Ces Subsahariens sont accueillis dans des conditions inhumaines et exploités sans respect de leurs droits, car ils sont souvent sans papiers. Ils sont victimes du racisme en Algérie et c’est devenu récurrent dans notre pays.» Interpellé par la correspondante d’El Watan à Ouargla sur cette histoire de décès de migrants, le wali de Ouargla, Saad Agoudjil, a infirmé l’information et assuré qu' »il n’y avait pas d’autre décès enregistré hormis Azeddine Bensaïd». Même déclaration faite, jeudi dernier, par le directeur de la santé, Fadhel Mossadek. Pour sa part, La présidente du Croissant-Rouge, Saïda Benhabylès, affirme que seuls 250 Nigériens sont concernés par le rapatriement.
Lire la suite

formats

La Bourse à la rescousse

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le tarissement avancé des ressources financières publiques et bancaires, du fait du retournement durable de la conjoncture pétrolière, incite désormais les pouvoirs publics à réactiver le marché des capitaux d’Alger.
Longtemps contenté par la rente confortable du pétrole cher, l’Etat semble désormais contraint d’envisager des modes de financement alternatifs en se préparant d’emblée à solliciter l’épargne domestique par le biais de la Bourse des valeurs mobilières. Le marché des capitaux d’Alger offre effectivement une alternative avantageuse pour le financement de l’économie, au regard notamment de la baisse des liquidités bancaires, nous confirme en ce sens le directeur général de la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV), Yazid Benmouhoub.

Interrogé dans ce contexte sur l’implication de la SGBV dans la préparation de l’emprunt obligataire national que prévoit de lancer l’Etat vers le mois d’avril prochain, le directeur général de la Bourse nous a expliqué qu’en l’état actuel de ce processus, les instances du marché boursier n’ont pas encore été sollicitées pour y prendre pleinement part.

Ceci étant, a-t-il estimé, un tel emprunt doit nécessairement être ouvert à un large public d’épargnants institutionnels et particuliers, de même qu’il doit être coté à la Bourse pour qu’il puisse effectivement avoir le succès escompté. Selon lui, il y a néanmoins un réel gisement d’épargne qui pourra être drainé par cette importante émission d’obligations, d’autant qu’il est question, a-t-il argumenté, de valeurs d’Etat assorties d’un taux de rendement captivant, donc d’un placement boursier à la fois sûr et rentable.

Tel qu’annoncé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’emprunt obligataire national que prévoit de lancer l’Etat propose en effet un taux d’intérêt de 5%, ce qui devrait en faire un produit d’épargne alléchant, avec une rémunération qui dépasserait ainsi largement celle des dépôts bancaires classiques, assortis, eux, de taux d’intérêt ne dépassant pas les 2%. Quoi qu’il en soit, l’intention du gouvernement de recourir au marché obligataire pour collecter les fonds nécessaires au financement de l’investissement dénote à la fois de l’acuité de la crise qui pèse sur les finances publiques, mais aussi d’une volonté d’œuvrer à canaliser les ressources circulant hors circuits bancaires. Outre cette opération d’emprunt national, l’Etat, nous confirme Yazid Benmouhoub, envisagerait de favoriser des ouvertures de capital de sociétés publiques par le biais du marché des capitaux, tout comme il prévoit de favoriser de nouvelles émissions d’obligations pour le financement de ces grandes entités économiques.

En ce sens, indique notre interlocuteur, le groupe Sonelgaz se prépare déjà à lancer un nouvel emprunt obligataire pour faire face, en partie, aux besoins de financement de son vaste programme d’investissement. Aussi, selon le directeur de la SGVB, la faiblesse actuelle des ressources financières publiques et bancaires devrait susciter un certain reflux des entreprises vers les marchés boursier et obligataire pour y collecter les fonds nécessaires au financement de leurs investissements.
Lire la suite

formats

La famille de Kamel Eddine Fekhar saisit Ban Ki-moon

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

La famille de l’ancien membre de la Ligue pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Kamel Eddine Fekhar, saisit Ban Ki-moon.
Profitant de la présence, depuis hier, du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) en Algérie, elle l’interpelle pour intervenir auprès du gouvernement algérien pour obtenir la libération de son fils et parent, en détention depuis huit mois. « Nous vous demandons, à travers cette lettre, d’intervenir auprès du gouvernement algérien pour obtenir la libération de notre fils et parent arrêté en raison, essentiellement, de la lettre qu’il vous a adressée le 2 juillet 2015», écrit la famille Fekhar dans ce document rendu public lors d’une conférence de presse animée, hier à Alger, par son neveu, Oussama Fekhar, et son avocat.

Pour la famille, « Kamel Eddine Fekhar est accusé par le gouvernement, parce qu’il défend et exige la protection des droit des Mozabites, connus pour leur particularité en tant qu’Amazighs pratiquant un rite ibadite». Mettant l’accent sur la nécessité de protéger cette minorité, la famille du porte-parole du mouvement pour l’autonomie du M’zab rappelle, dans cette lettre, que « plus de 90 détenus croupissent en ce moment en prison parce que leur opinion ne cadre pas avec les idées défendues par le gouvernement algérien».

« Monsieur le secrétaire général, un nombre important de ces détenus ont été arrêtés parce qu’ils faisaient leur prière avec Kamel Eddine Fekhar. Parmi eux, certains souffrant de maladies chroniques et des vieux, dont l’âge dépasse la soixantaine. Leur libération a été refusée arbitrairement alors que leurs dossiers sont vides, comme ils l’ont confirmé à leurs proches après leur passage devant le juge d’instruction», ajoute-t-on dans cette lettre.

Kamel Eddine Fekhar entame une nouvelle grève de la faim

Selon les rédacteurs de ce document, Kamel Eddine Fekhar se considère menacé et soupçonne « le gouvernement de vouloir l’éliminer soit à travers une liquidation physique dans sa cellule ou via une condamnation à perpétuité». « Cette lettre sera adressée directement au premier responsable de l’ONU», affirme Oussama Fekhar. Outre la saisine du secrétaire général de l’ONU, Kamel Eddine Fekhar annonce également sa décision de reprendre, pour la troisième fois, sa grève de la faim illimitée afin de protester contre sa détention provisoire qui sera prorogée, selon Oussama Fekhar, aujourd’hui pour quatre mois supplémentaires. « Kamel Eddine Fekhar dénonce une volonté du pouvoir de lui coller toutes les affaires. Celles-ci s’accumulent. Il y a déjà trois autres affaires qu’on veut lui imputer sans la moindre preuve», souligne encore Oussama Fekhar.

Kamel Eddine Fekhar a été arrêté, rappelons-le, au début du mois de juillet 2015, après les violents événements de Guerrara, dans la wilaya de Ghardaïa, qui avaient coûté la vie à une vingtaine de personnes. Il est accusé de « constitution d’association de malfaiteurs pour atteinte à la souveraineté de l’Etat, à l’unité nationale, à la sûreté de l’Etat», d' »attroupement armé et non armé» et d' »incitation au meurtre». Lire la suite

formats

Le SNPSP monte au créneau

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) menace de renouer avec la protestation.
Le SNPSP accorde un délai d’un mois pour la concrétisation des engagements de la tutelle concernant les revendications maintes fois exprimées à travers des mouvements de protestation. Le bureau national a été mandaté, à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil national du syndicat, tenue le week-end dernier, pour évaluer l’action de concertation avec la tutelle et décider des suites à engager, apprend-on du communiqué sanctionnant les travaux du conseil national.

Le SNPSP attend donc la prise en charge des différentes questions, à savoir l’alignement des anciens diplômes de doctorat en pharmacie et en médecine dentaire sur les nouveaux et le positionnement de ces diplômes sur la grille des salaires. Le syndicat pose, en effet, depuis quelques années la problématique de la révision du cursus médical des praticiens en pharmacie et en médecine dentaire, sans que ces changements ne soient pris en compte au niveau de la Fonction publique. Le syndicat exige aussi l’assainissement de la situation financière résultant de la promotion et l’intégration dans les nouveaux grades avec effet rétroactif à partir du mois d’août 2015.

Le SNPSP accorde un délai d’un mois pour lever toutes les sanctions liées à l’exercice du droit à l’activité syndicale dans plusieurs wilayas. Le syndicat appelle à la protection du pouvoir d’achat des fonctionnaires et la mise en place d’une formation médicale continue institutionnalisée, qualifiante et diplômante au profit de ces praticiens. Le SNPSP exige également le droit à l’indemnisation des praticiens requisitionnés pour les examens de fin d’année scolaire et les échéances électorales. Lire la suite

formats

L’Echo d’Oran et El Watan Week-end primés

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le prix du journalisme de Abdelhamid Benzine dans sa seizième édition a été décerné, hier, lors d’une cérémonie à la salle Ibn Zeydoun,
à deux journalistes lauréats : Saïd Mouass de L’Echo d’Oran pour son reportage « La gestion catastrophique du littoral oranais : à quoi ont servi les fonds nationaux et internationaux ?». Le deuxième prix est revenu à la journaliste d’El Watan Week-end, Ryma Maria Benyakoub, pour son reportage intitulé « Mères célibataires, et alors ?» Deux thématiques qui ne trouvent pas suffisamment d’espace dans le débat public.
La question de l’environnement et de la protection de la nature n’est toujours pas au cœur des préoccupations des politiques publiques. L’autre problématique, qui est celle de cette catégorie de la société, les mères célibataires, malmenées par la loi, abandonnées par leurs familles et surtout stigmatisées par la société. Une catégorie souvent mise au ban de la société. Elles subissent une double exclusion, celle de la société et celle de la législation.

Une double peine. Primer le reportage qui évoque cette catégorie sociale par l’association Les Amis de Abdelhamid Benzine est une fort belle manière de rendre hommage à toutes ces femmes qui font courageusement face à de multiples difficultés.

Cela cadre avec les combats multiples de Abdelhamid Benzine, militant indépendantiste, membre dirigeant du Parti communiste algérien, rédacteur en chef d’Alger Républicain avant de devenir, quelques décennies après, son directeur. C’était l’occasion de revenir sur son long parcours qui se confond avec l’Algérie combattante, en présence de ses anciens amis, des journalistes et des universitaires. Le rendez-vous a été rehaussé par la présentation d’un ouvrage collectif regroupant les actes du colloque Abdelhamid Benzine tenu l’an dernier. Le livre s’intitule Cartographie du syndicalisme algérien après un quart de siècle du pluralisme, sous la direction du sociologue Nacer Djabi. Lire la suite

formats

L’Etat en quête d’argent

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Les caisses de l’Etat se vident et le gouvernement est à court d’alternative pour compenser des ressources budgétaires qui ne dépendent que d’un seul revenu : la fiscalité pétrolière.
L’échec des tentatives de mobilisation des fonds de l’informel ne laisse plus qu’une seule option : l’endettement. La dette est dans l’air du temps. Mais entre endettement extérieur et endettement intérieur, le gouvernement semble avoir fait son choix.

Mercredi, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, annonçait le lancement d’un grand emprunt obligataire national rémunéré au taux de 5%, reprenant en partie l’une des propositions du Forum des chefs d’entreprises (FCE). Il a d’ailleurs été affirmatif à ce propos : tant que l’Algérie maîtrise ses équilibres économiques, il n’y aura pas de recours à l’endettement extérieur.

Des propos qui en disent long sur la gravité de la crise. L’on s’interroge dès lors sur l’objectif d’un tel emprunt. Une question demeure : l’endettement interne évitera-t-il pour autant le recours aux financements extérieurs ?

Il est clair que dans le contexte actuel, marqué par un tarissement des ressources du Fonds de régulation de recettes (FRR) et des capacités de financement du Trésor, l’épargne collectée via l’emprunt obligataire sera destiné à financer le déficit budgétaire. D’où l’inquiétude quant à l’usage de ces ressources obtenues sur le crédit de la dette.

Les experts sont unanimes à ce sujet : il serait inutile de s’endetter pour refaire les erreurs qui ont émaillé l’exécution des budgets au cours des 15 dernières années. Autrement dit, refaire exactement la même chose et espérer un résultat différent relève de la démence pure !

Le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), Mustapha Mekidèche, est d’ailleurs clair à ce sujet. Il a favorablement accueilli le lancement de cet emprunt obligataire national, rappelant qu’il avait lui-même appelé à une levée de fonds dans le cadre d’un grand emprunt national de solidarité dès août 2015. Il précise que l’Algérie a pris du retard si l’on considère que l’Arabie Saoudite a eu recours à ce genre de financements dès juin 2015. M. Mekidèche pense cependant que ces ressources ne devraient en aucun cas servir au budget de fonctionnement, mais plutôt être consacrées au financement des programmes d’investissement publics.

L’endettement extérieur est inéluctable !

Le vice-président du CNES par ailleurs que le recours à cet emprunt obligataire ne dispensera pas du recours au financement extérieur qui, lui, est inéluctable. Il cite à ce titre les exemples de Sonatrach et Sonelgaz qui pourraient recourir au project financing et à des bailleurs de fonds comme la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la Banque européenne d’investissement (BEI).

Il pense, cependant, qu’il ne faut pas attendre d’être en mauvaise posture pour négocier un endettement à des conditions défavorables. Il estime dans ce sens que l’Algérie peut recourir aux financements chinois, qui présentent certains avantages. Il rappelle dans ce sens que  » Djibouti a bénéficié auprès des Chinois d’un différé de remboursement de 7 ans et d’un taux d’intérêt de 2 %.

Cet emprunt nous fait-il pour autant gagner du temps ? Pour Liess Kerrar, président du cabinet Humilis Finances, il n’y a pas de revirement dans la position du gouvernement par rapport à l’endettement. Il explique que l’emprunt obligataire national « répond au besoin de financer les déficits budgétaires.

Le budget de la LF 2016 s’équilibre à 108 dollars le baril. Le Fonds de régulation des recettes ne pourra pas éponger une autre année de tels déficits. Par contre, un emprunt extérieur répondrait à un autre besoin : celui de financer les déficits de la balance des paiements. On a encore des réserves de change qui permettent d’éponger les déficits de la balance des paiements pour quelques années. Mais si la tendance se poursuit, elles vont s’épuiser».

Un emprunt obligataire attractif ?

C’est donc un fait : l’endettement extérieur est inévitable. Serait-ce la panacée pour autant ? Et a-t-on raison de craindre l’endettement ? Il est vrai que la dette est un mécanisme de financement tout à fait naturel dans le monde. Des années de financements budgétaires ont-elles à ce point anesthésié le marché financier et les capacités nationales d’endettement ? Sur ce plan, l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Badreddine Nouioua, estime que ce n’est pas la dette qui pose problème, mais bien l’usage à faire des ressources collectées.

Et c’est sur ce point-là que réside le plus gros des doutes. Il estime qu’emprunter pour poursuivre dans des politiques stériles qui ont fini, au cours des dernières décennies, par détruire le tissu économique national et aggraver la dépendance de l’Algérie aux importations serait extrêmement grave et mènerait l’Algérie « droit dans le mur».

Il estime que si l’on doit aujourd’hui s’endetter, que ce soit en interne ou en externe, c’est pour initier une véritable politique d’investissement qui implique aussi bien les secteurs public que privé. Il pense aussi que ce n’est pas « l’équipe actuelle qui est susceptible de mener ce genre de réformes, elle qui a échoué à les mettre en place du temps de l’aisance financière».

L’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie met aussi en doute l’attractivité de l’emprunt. Il estime que la rémunération de 5% est certes plus élevée que les taux d’intérêt proposés par les banques, mais reste insuffisante pour attirer les détenteurs de fonds.

Il estime que la majorité d’entre eux — qui gravitent dans l’informel pour une bonne partie — trouve plus d’intérêt à investir leurs fonds dans l’achat de devises, dans le commerce extérieur ou dans le commerce de gros. M. Nouioua pose aussi la problématique de la confiance et de la rupture entre ces acteurs de l’informel et les institutions de l’Etat.

Il pense enfin que pour servir à quelque chose, cet emprunt ne devrait en aucun cas être ouvert aux institutions publiques (banques, assurances…), auquel cas cela se traduirait par une réduction des dépôts bancaires et leur transfert vers la dette.
Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 2310)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair