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Louisa Hanoune à Tébessa : «Nous sommes tous El Khabar !»

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Louisa Hanoune, présidente du Parti des travailleurs (PT), a repris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des Algériens à travers le pays et expliquer ses positions par rapport aux développements sur la scène politique nationale.
Hier, elle était à Tébessa où elle a saisi l’occasion pour commémorer la Fête des travailleurs et celle de la liberté de la presse, à sa façon. « Cette année, la Journée mondiale des travailleurs et celle de la liberté d’expression ont été célébrées en Algérie dans l’amertume et la frustration», a-t-elle déclaré, dénonçant à l’occasion la politique des deux poids deux mesures, dans ce qui est qualifié désormais affaire El Khabar. « Le Parti des travailleurs est opposé à la politique des deux poids deux mesures exercée par le régime en place qui ne cesse de resserrer l’étau autour de certains titres pour les faire disparaître, entre autres, El Khabar qui représente une icône dans le domaine de l’information en Algérie», s’est indignée celle qu’on surnomme la « dame de fer».

Le groupe El Khabar, qui vient d’être cédé par les actionnaires à l’homme d’affaires Issad Rebrab, est en effet entré en conflit avec le pouvoir, depuis que le ministre de la Communication, Hamid Grine, a introduit une action en justice pour annuler la vente. La crise née de ce bras de fer risque, selon des responsables du groupe, de coûter la fermeture du journal et de la chaîne KBC. « Faire disparaître El Khabar est un deuxième assassinat de Omar Ouartilane. Oui, je le dis, je suis El Khabar, vous êtes El khabar, nous sommes tous El Khabar», a ajouté Mme Hanoune, sous les applaudissements nourris et les youyous, expression de solidarité à l’égard du média.

La trahison de Khelil

Dans un autre registre, et devant les partisans et sympathisants du PT réunis hier à la salle Maghreb, au centre-ville de Tébessa, Louisa Hanoune a fait savoir que le choix du 6 mai pour visiter cette région minière n’était pas fortuit car, a-t-elle rappelé, c’est à cette même date en 1966 que l’Algérie avait nationalisé le secteur des mines. A l’occasion, elle a aussi fustigé, dans son intervention, la mauvaise gestion des ressources minières et énergétiques par Chakib Khelil, confirmant ses positions critiques adoptées depuis des mois à l’égard des hommes du Président.

« Chakib Khelil a trahi la Révolution en dénationalisant le secteur minier en 2002. Aujourd’hui et bien qu’il soit poursuivi en justice, et avec la complicité du régime en place, il fait sa tournée en toute impunité des zaouïas et des lieux de culte ; c’est de la provocation !» a-t-elle affirmé. Elle a assuré, en outre, que la loi sur les mines, adoptée en 2012, représente une renationalisation du secteur, une autre bataille gagnée, selon l’hôte de Tébessa, grâce aux efforts consentis par les syndicats et le Parti des travailleurs. Avant de clore son intervention, la présidente du PT a appelé l’assistance à résister à toute tentative de partition du pays.

Sans doute voit-elle pointer, comme beaucoup d’autres, les signes de jours sombres pour le pays. Mme Hanoune sera aujourd’hui à Sétif, où elle animera un meeting populaire. Lire la suite

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L’économie algérienne, aujourd’hui et demain

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Nous vivons un moment extrêmement délicat dans l’histoire récente de la nation algérienne. L’avenir de la nation est très sérieusement menacé.
A côté des dangers émanant de la mauvaise gouvernance, des restrictions des libertés individuelles et collectives, de la fermeture du champ politique et l’exercice démocratique et bien d’autres apparaît aujourd’hui l’élément déclencheur de la catastrophe, à savoir la pénurie des moyens de financement des activités de l’Etat et de l’économie.

Pour présenter l’économie d’aujourd’hui et de demain, nous traiterons les quatre points suivants : la projection de l’environnement international, la nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’Etat, la situation des populations, la projection de l’économie nationale.

Alors, nous arriverons à la nécessité impérative de changer tout le système de gouvernance et non se limiter au changement des personnes. Il y va de la sauvegarde de la nation algérienne.

1. L’environnement international

Celui-ci offre des opportunités et présente des menaces. Les opportunités se caractérisent par la démocratisation de l’accès au savoir et l’accélération du progrès scientifique et technologique. Le capital scientifique mondial double en moins de sept ans. Cela signifie que tout ce que l’humanité a accumulé comme capital scientifique depuis l’arrivée de l’être humain sur Terre jusqu’à 2010, elle accumulera son équivalent entre 2010 et 2016.

Des projections signalent un doublement tous les 70 jours en 2035 !

C’est aussi le Big Data, une capacité importante d’emmagasinement de très grandes quantités d’informations dans des volumes de plus en plus petits. Egalement la convergence des nanotechnologie, biotechnologie, informatique et sciences cognitives (NBIC) pour arriver à l’horizon 2050 à la création de cellules intelligentes artificielles en accompagnement des cellules naturelles ; alors l’espérance de vie se situerait à deux siècles.

De même, les Massive open en ligne courses (MOOC’s), à savoir les cours des meilleures universités présentés par les meilleurs professeurs gratuitement sur la Toile. C’est enfin l’université de l’abondance avec la convergence entre le savoir, le laboratoire et le capital. Nous allons assister à un changement radical dans la répartition à travers les pays en ce qui concerne les diplômés universitaires de la post-graduation.

La Chine se donne l’objectif d’atteindre 20% des citoyens diplômés en post-graduation d’ici 2020. L’Inde projette un taux d’accès à l’enseignement supérieur de 50% en 2030.

Le pourcentage des diplômés de post-graduation âgés de 25-34 ans passera de 17% en 2013 à 27% en 2030 en Chine, de 14% à 23% en Inde, et de 14% à 8% aux Etats Unis d’Amérique. D’ici 2030, la Chine et l’Inde devraient fournir plus de 60% de la main-d’œuvre des pays du G20, diplômés en Sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM).
Le monde est entré de plain-pied dans l’économie du savoir, une économie qui assure une utilisation effective du savoir pour la réalisation du développement économique et social.

Les menaces se situent au niveau de la globalisation, la glocalisation et le village global.

La globalisation, c’est un programme publicitaire mondial pour unifier le mode de consommation et de loisir de tous les habitants de la planète sur le modèle occidental. En fait, cela prendra du temps, alors patientez et on vous aidera à y arriver ! C’est aussi une compétition féroce entre les trois grandes économies mondiales que sont la Chine, l’Inde et les Etats-Unis d’ Amérique. La Chine s’est déjà classée première économie mondiale en dollar du pouvoir d’achat en 2014.

La compétitivité américaine se basera sur la réponse à une demande mondiale dans le cadre de l’unification du mode de consommation et de loisir. Celle de l’Inde se construira sur la formation des meilleurs ingénieurs au monde dans les domaines des TIC et des services. Celle de la Chine se construira sur des prix bas très compétitifs, ainsi qu’une demande interne immense. Le revenu par habitant en Chine est passé de 941 USD en 2000 à 7589 USD en 2014. Il s’est multiplié par huit. S’il se multiplie par quatre dans les dix prochaines années, ce sera un revenu de 30 000 USD sur une population de 1,2 milliard d’habitants !

La glocalisation, c’est l’action à la disparition de l’Etat national actuel et son remplacement par de petits Etats dans le cadre de réseaux plus larges. Pour notre région, c’est le Grand Moyen-Orient qui est proposé.
Le village global, c’est ce qui est qualifié de « la dictature scientifique», à savoir la capacité d’influence sur les populations par les réseaux sociaux.

Comme il est aisé de le constater, pour se protéger contre les menaces et profiter des opportunités du développement scientifique et technologique le pays a besoin d’un autre profil de dirigeants et d’un autre mode de gouvernance.

2. La nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’état

La nature du pouvoir algérien se caractérise par l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme. L’autoritarisme, c’est le refus de tout contre-pouvoir. Il consiste à vous dire : vous êtes avec moi en applaudissant, sinon vous êtes contre moi et je fais tout pour vous faire taire. Alors, et inévitablement, le pouvoir est très peu informé sur la situation du pays, il s’en détache progressivement au point de ne plus en contrôler les ressorts essentiels.

Le paternalisme, c’est l’omniprésence d’un chef qui se comporte comme le père du peuple, avec qui il doit rester en contact direct sans interface aucune. Il considère que les institutions de gouvernance de l’Etat sont des intermédiaires qui gênent sa relation avec son peuple. Alors, il fait tout pour les affaiblir et les cantonner dans un simple rôle de figuration et de trompe-l’œil. Un régime patrimonialiste est un régime qui bénéficie d’une rente confortable qui rassemble autour du « Chef» une faune de courtisans prêts à se distinguer par leur zèle dans l’allégeance et à s’assurer ainsi toutes sortes de gratifications.

Pour sa part, la société dans son ensemble demeure écartée des préoccupations du sommet, ses problèmes n’étant guère pris en considération. D’où l’important gap entre gouvernants et gouvernés.
Dans la situation de l’autoritarisme, du patrimonialisme et du paternalisme qui ont été érigés en système de gouvernance dans notre pays, le pouvoir devient défaillant et sa gestion chaotique et ruineuse pour la société.

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On vous le dit

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Carton rouge à la Safex

A chaque fois qu’une manifestation grand public est organisée au palais des Expositions d’Alger (Safex), c’est l’anarchie totale à l’extérieur. Pour preuve, jeudi dernier à l’occasion de la tenue du 19e Salon International du Bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec), les agents ont carrément fermé l’accès des lieux vers 16h à partir du rond-point qui fait face à Ardis, sous prétexte que « les parkings étaient complets». Il faut dire aussi que ces mêmes agents ont de plus en plus de mal à faire face au flux des automobilistes qui viennent pour visiter les différentes manifestations. Et, quelquefois, ils sont crispés et énervés et en viennent aux mains avec certains automobilistes à qui on refuse l’accès. Pourtant, la Safex a de grands espaces pour le stationnement des voitures. Certains sont même payants ! La direction est interpellée directement pour remédier à cette situation, surtout que la 49e Foire internationale d’Alger est pour bientôt.

Tourisme national, priorité ou simple accessoire ?

Lors de sa dernière sortie à Alger, Amar Ghoul, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, a salué le rôle des agences de tourisme et des voyages qui ont accordé la priorité au tourisme interne. Il faut dire que les agences de voyages qui font réellement du réceptif et du tourisme domestique sont en nombre restreint. Le gouvernement a pourtant clairement signifié à ces opérateurs lors des différentes assises du tourisme que le réceptif n’est plus un choix, mais une nécessité. Les agences de voyages et de tourisme continuent de faire une fixation sur le tourisme international (Turquie, Maroc, Malaisie). La majorité des agences de tourisme et de voyages désirent activer principalement et/ou exclusivement dans le tourisme émetteur de touristes au plan international.

Wiko Algérie et Think Factory tentent de battre le record du plus grand selfie au monde

Wiko Algérie, en partenariat avec l’agence en communication événementielle Think Factory et l’Office de Riadh El Feth (l’OREF) se sont donné le mot : battre le record du plus grand selfie au monde. Qu’est-ce que le selfie ? Un selfie, aussi appelé autophoto, est un autoportrait hotographique. C’est une photo de soi-même prise par soi-même, habituellement prise avec un smartphone ou tout autre appareil personnel dans le but d’être partagé avec d’autres personnes par l’intermédiaire des réseaux sociaux pour, entre autres, attester de sa présence sur un lieu ou auprès de quelqu’un (notamment lors d’une photo volée ou consentante aux côtés d’une célébrité), renseigner son profil utilisateur ou son avatar sur un réseau social, partager son état du jour ou publier certaines scènes particulières. Le record du monde actuel du selfie avec le plus grand nombre de personnes taguées est de 268 personnes. L’objectif algérien est de réaliser un selfie avec un plus grand nombre de participants, dont le décompte se fera à travers le nombre de personnes taguées. « C’est une initiative fraîche et fun qui permettra de rassembler un grand nombre d’Algériens, de tous âges, dans un objectif fédérateur, et surtout pour battre un record du monde tous ensemble», a déclaré Mohamed Amine Ameur Moussa, directeur de communication et marketing de Wiko Algérie. Ce sera la deuxième fois que le Guinness se déplace en Algérie, avec comme objectif pour Wiko Mobile Algérie, Djezzy, Think Factory et l’OREF d’offrir à l’Algérie son premier record du monde Guinness.

Microsoft parle du « terrorisme numérique»

Le géant de l’informatique Microsoft a accepté une invitation du Conseil de sécurité des Nations unies pour participer à un débat spécial la semaine prochaine sur l’antiterrorisme et sur la façon de faire face au « terrorisme numérique», selon des diplomates de l’ONU. Ce débat, prévu mercredi, a été organisé par l’Egypte qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité. Ce sera la première fois que le groupe s’adressera devant le Conseil, qui s’inquiète de plus en plus de l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux pour diffuser l’extrémisme violent. Un porte-parole de Microsoft a confirmé qu’un représentant du groupe allait bien prendre part à cette session spéciale, mais sans fournir de détails. Lire la suite

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Sept terroristes abattus à Kerkera

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Un sixième terroriste a été abattu dans la nuit de jeudi à vendredi à Kerkera, à plus de 70 km à l’ouest de Skikda, lors d’une vaste opération militaire, qui se poursuit dans la région depuis déjà plus d’une dizaine de jours.
La dépouille du terroriste a été découverte, non loin au nord de Kerkera, lors du ratissage des forces de l’ANP. Selon des sources locales, il s’agirait de T. B., 37 ans, qui aurait été grièvement blessé lors de l’opération militaire de mercredi dernier, et que ses acolytes auraient laissé derrière eux dans leur fuite. Par ailleurs, le terroriste blessé aux jambes, mercredi dernier, au cours de cette même opération, et qui fut appréhendé ensuite transporté vers l’hôpital militaire de Constantine, est mort avant-hier, a-t-on appris de sources crédibles, qui vont jusqu’à certifier qu’il s’agit de N. H., âge de 47 ans.

On affirme même qu’il serait un des émirs de la nébuleuse terroriste ayant fait allégeance à Al Qaîda au Maghreb. La liquidation de ces deux personnes porte ainsi à sept le nombre de terroristes abattus depuis l’enclenchement de cette offensive militaire, qui se poursuit. D’autres sources locales font également part du renforcement du dispositif sécuritaire, en rapportant qu’en plus de la présence massive de militaires, des éléments de la Gendarmerie nationale, de la BMPJ, plusieurs Patriotes participent conjointement à cette offensive militaire qui, du point de vue bilan, reste la plus importante jamais menée à Kerkera et à Tamalous. Une zone qui continue malheureusement d’abriter des groupuscules de terroristes presque tous natifs de cette région, sans parler de la présence de plusieurs réseaux de soutien et d’appui, dont la majorité a été démantelée au courant des deux derniers mois. Lire la suite

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«La Caisse des retraites n’est pas en danger»

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Membre de la commission exécutive de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) et conseiller aux affaires économiques et sociales, Mohamed Lakhdar Badreddine ne considère pas l’érosion des revenus pétroliers comme une menace sur les acquis sociaux et estime que les droits des travailleurs algériens restent préservés. Dans cet entretien, il fait le point sur les droits syndicaux et parle de la Sécurité sociale et de la Caisse des retraites qui, selon lui, ne sont pas en danger…

Tous ces acquis dont vous parlez ne sont-ils pas menacés aujourd’hui par la crise économique induite par la chute brutale des revenus pétroliers de l’Etat ?

Je pense qu’il y a des informations erronées sur la crise économique. De manière générale, les travailleurs du secteur économique ne sont pas payés par le Trésor public. Ils sont rémunérés en fonction des bilans des entreprises. Aujourd’hui, nous pouvons dire que celles-ci sont performantes, y compris celles qui relèvent du secteur public…

Ne voyez-vous aucune menace sur les acquis ?

Pour moi, cette crise doit être exploitée au profit de la production et de la productivité. L’argent du pétrole a toujours été utilisé pour l’importation. Si demain nous concentrons nos efforts sur la production, nous n’aurons aucun problème, même si le pétrole atteint des prix très bas. Nous pouvons même nous passer de l’argent du pétrole. Avons-nous besoin de ramener de la mayonnaise et de la litière pour chiens ? Il ne faut pas utiliser la crise pour faire peur au peuple. Les solutions existent et elles sont entre nos mains. Il faut juste changer notre mode de consommation. Nous avons toujours appris au peuple à vivre au-dessus des moyens de l’Algérie.

Avons-nous besoin d’importer à coups de devises fortes des feux d’artifice pour fêter des dates anniversaires ? Avons-nous besoin d’importer de Chine des emballages pour gâteau qui coûtent plus cher que le gâteau qu’on met dedans. Nous n’avons pas besoin de tout cela. Les Algériens peuvent vivre heureux dans la simplicité. Je suis de ceux qui feront tout pour encourager les travailleurs à booster la production et à améliorer la qualité pour satisfaire les besoins du pays.

C’est ainsi que nous pourrons garantir l’avenir du pays. De plus, nous avons beaucoup de richesses non exploitées. Je citerai le phosphate qui est source de rentrées de devises. A Oued Smar, nous avons le meilleur marbre au monde. Pourquoi ne pas l’exploiter ? Il faut demander aux responsables algériens d’avoir les pieds sur terre et être en mesure de faire face à toutes les situations. Nous avons les moyens de produire ; il n’est plus question de continuer à importer d’une manière aussi exagérée…

Certains évoquent des menaces sur les caisses de la Sécurité sociale. Partagez-vous cette crainte ?

La Sécurité sociale n’est pas financée par l’Etat. Tant qu’il y a du travail en Algérie, tant qu’on investit et qu’on recrute, le pouvoir d’achat de l’assuré social augmente…

Ne pensez-vous pas que cette crise risque de faire perdre beaucoup d’emplois ?

Jamais. On doit créer des emplois.

Vous dites : « On doit créer.» Sommes-nous capables de basculer rapidement vers un système économique créateur d’emplois ?
L’Algérien est apte à faire face aux défis. Face à de pareilles situations, il se surpasse. Ce n’est pas un fainéant comme on aime à le dire.

Ne risque-t-on pas d’aller vers une situation où les retraités, par exemple, seront de loin plus nombreux que ceux qui travaillent ?
Cela nous amène à la politique des retraites. Vous savez que le président de la République a décidé de mettre, il y a quelques années, 3% de fiscalité pétrolière au profit de la Caisse des retraites. Le montant est bloqué et ne pourra être touché que si la caisse est en situation de faillite. Cela, les gens ne le savent pas.

Vous semblez être l’une des rares personnes qui n’aient pas peur pour l’avenir de la Caisse des retraites. Peut-on connaître les raisons de cet optimisme ?

Je le dis et le redis : la Caisse des retraites n’est pas en danger et ne peut pas être en danger. Je suis optimiste parce que c’est ma nature. Je pense que les gens exagèrent. Ils croient que c’est le pétrole qui finance cette caisse ; or, celle-ci fonctionne grâce aux cotisations des travailleurs. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Même dans une situation normale, il faut toujours penser à un équilibre entre le nombre des cotisants et celui des retraités. Il peut y avoir des aides de la Caisse de la sécurité sociale pour rééquilibrer.

Moi, je ne fais pas de différence entre les caisses puisqu’avant il n’y en avait qu’une seule. Je pense qu’il faut réorienter tous nos efforts vers la prise en charge des problèmes économiques pour basculer rapidement de l’importation à la production. Il faut que la société civile soit totalement mobilisée autour du développement de l’économie de notre pays. Nous pouvons nous passer du pétrole.

Il suffit de développer l’agriculture saharienne. Des experts disent, si je ne me trompe pas, que la Californie avec ses 3000 hectares de terres supérieures fait vivre les Etats-Unis.

Au Sud, nous avons 32 000 hectares de la même terre. Il suffit que l’Etat s’oriente vers elle pour faire des miracles. Il faut une politique qui dirige les grandes entreprises vers l’agriculture. Sonatrach avait tenté une expérience dans ce genre à El Gassi, et les résultats étaient très satisfaisants. Pourquoi d’autres sociétés ou les banques n’investissent-elles pas dans les domaines porteurs que sont l’agriculture et le tourisme sahariens ?

Vous encouragez l’entrepreneuriat et l’investissement privés, mais vous savez qu’une grande partie de ce secteur ne respecte pas les lois du travail. Pourquoi ?

Nous avons besoin de tout le monde pour développer le pays. Nous sommes là pour aider. Mais c’est vrai qu’il y a un problème de mentalités. Certains de nos hommes d’affaires ne sont pas de véritables industriels. Ils manquent d’esprit de management et ne permettent même pas à leurs travailleurs de s’organiser autour d’un syndicat. Vous vivez un exemple concret au niveau de certains organes de presse où les journalistes qui défendent les travailleurs sont eux-mêmes interdits de Lire la suite

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«La stratégie d’épuration médiatique» dénoncée

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Le bureau politique de Talaie El Houriat a tenu, jeudi, sa réunion mensuelle ordinaire au siège du parti.
Le parti de Ali Benflis, qui fait le bilan de ses activités, s’est exprimé sur les derniers événements ayant marqué l’actualité nationale. Après avoir examiné les rapports dont il a été destinataire, rappelant « le soutien et la solidarité apportés à la coordination des enseignants contractuels dans leur revendication d’un dialogue sur la précarité de leur situation professionnelle et sociale», le bureau politique de Talaie El Houriat, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, a exprimé sa « réprobation de la dispersion arbitraire et répressive du rassemblement pacifique des enseignants contractuels à Boudouaou».

Le parti de Ali Benflis a renouvelé « sa profonde conviction que l’amazighité est une cause nationale indissociable de la consolidation de l’identité de la nation et de la construction démocratique de l’Etat national». A l’occasion de la Journée internationale de la presse, le 3 mai dernier, le bureau politique « a réaffirmé sa conviction que le combat pour la liberté de la presse, en particulier, et pour le droit à l’information en général sont partie intégrante de l’alternative démocratique visant à l’établissement d’un Etat de droit respectueux des droits et des libertés de tous». Il a en effet exprimé « sa profonde indignation quant à l’approche clientéliste et rentière à laquelle le régime politique en place a recours pour récompenser indûment, dans le domaine médiatique en particulier, ses seuls piliers, soutiens et relais privilégiés et pour pénaliser tous les refus d’allégeance et de compromission».

Talaie El Houriat a dénoncé « le harcèlement, l’arbitraire et l’abus de pouvoir dont est victime le groupe El Khabar de la part du régime politique en place qui persiste dans sa stratégie d’épuration médiatique pour crime de non-allégeance». Le parti de Ali Benflis renouvelle son « ferme positionnement aux côtés de tous ceux qui, au sein de la profession médiatique, de la société civile et des forces politiques, ont fait de la liberté de la presse et du droit à l’information une cause commune face aux agissements arbitraires et aux prétentions hégémoniques du régime politique en place».

Faisant le bilan de la structuration du parti, l’instance dirigeante de Talaie El Houriat a noté avec « satisfaction les résultats des rencontres avec les cadres et la base militante qui ont confirmé la consolidation de la présence de Talaie El Houriat et la diffusion de son projet politique au niveau local, et le dynamisme des opérations d’adhésion ainsi que les excellentes conditions dans lesquelles se déroulent les assemblées électives des bureaux communaux du parti appelées à être suivies par celles des bureaux territoriaux d’ici l’été prochain». Lire la suite

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