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Loi portant sur le droit de réserve des militaires : La réplique de Nezzar

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

« Le projet de loi portant devoir de réserve soumis aux députés est porteur d’une grave dérive liberticide», a déclaré le général-major à la retraite Khaled Nezzar au site AlgériePatriotique, hier, en réaction au vote prévu ce lundi des textes sur le droit de réserve des officiers de l’ANP.
Les deux projets de loi, présentés mardi devant l’APN, concernent le statut des officiers de réserve et le statut général des personnels militaires. Selon Ghania Eddalia, ministre chargée des Relations avec le Parlement, qui les a présentés, ces deux textes de loi visent « les déclarations qui touchent à des secrets à même de porter atteinte à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et l’unité de l’Armée nationale populaire (ANP), troublent l’ordre public ou compromettent les engagements internationaux de l’Etat algérien».

« Les militaires, conscients de leur responsabilité vis-à-vis de la nation et du respect dû à la noble Armée nationale populaire, ne porteraient jamais atteinte ni à leur cohésion ni à leur unité», a indiqué hier au site d’information AlgériePatriotique Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense.

« Ce projet de loi comporte une grave contradiction qui lui ôte toute légitimité, si bien que l’initiateur de ce texte (Nezzar cite ensuite le chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, ndlr) veut, par le biais de cette démarche anticonstitutionnelle et antidémocratique, interdire aux anciens officiers de l’armée d’afficher leur opinion, alors que lui-même a ouvertement engagé à plusieurs reprises l’institution militaire dans l’arène politique».

Pour illustrer cette tirade, Khaled Nezzar revient sur la lettre de félicitations adressée par le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense à Amar Saadani et rappelle son soutien « politique de manière ostentatoire» au président de la République : « Le chef d’état-major de l’ANP a annihilé ce projet de loi avant même qu’il ait été conçu et soumis à l’appréciation de nos élus.

Il a bafoué ainsi la tradition de l’ANP qui, lors de la Constitution de 1989 qui consacrait la démocratie, s’était retirée d’elle-même du Front de libération nationale pour garantir une compétition politique saine». « Il est dans l’intérêt du pays qu’ils (les députés, ndlr) ne compromettent pas l’avenir de la démocratie en adoptant un texte discriminatoire et exclusif qui menace la cohésion nationale», prévient l’ancien ministre de la Défense avant de cibler l’actuel chef d’état-major : « On sait que chez le militaire fruste et mégalomane, beaucoup plus que chez d’autres, sommeille le diable de l’aventure (…).

Les efforts consentis par le pays pour la génération post-indépendance des officiers en général ont largement porté leurs fruits (…), mais nous sommes-nous posé la question de savoir si, par les temps qui courent, notre sécurité et celle de nos concitoyens sont entre de bonnes mains ?» Et de poursuivre ses attaques à peine voilées contre le vice-ministre de la Défense : « on assiste à un ‘concept’ nouveau, faisant de la fonction militaire un nomadisme et une gesticulation de tous les instants. De même qu’on assiste à une boulimie effrénée dans la réalisation coûte que coûte d’équipements militaires au détriment de l’économie nationale. Ne sont-ce pas là des signes avant-coureurs d’une ambition démesurée ?»

Secret

Même côté opposition, les critiques fusent. Le chef du groupe parlementaire FFS, Chafaâ Bouaiche, regrette carrément le débat d’une telle loi à l’APN, car « ces projets de loi visent à créer un domaine réservé aux autorités publiques et à interdire tout propos critique sur la place et le rôle de l’armée dans le pays. Le devoir de réserve et la retenue ne devraient concerner que les violations du secret militaire dûment établi».

Un point de vue qui n’est pas partagé par les députés du FLN qui plaident pour l’approbation de ce projet de loi. « Ce texte doit être voté car il a pour objectif de garantir l’unité nationale et faire face à la main étrangère qui menace la stabilité du pays», a déclaré l’un d’eux à El Watan Week-end. « C’est un texte qui a pour objectif le musellement des militaires à la retraite. Le meilleur exemple est celui du général Benhadid qui est encore sous les verrous à cause de propos tenus à l’encontre du vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaid Salah», dénonce un gradé de l’armée en retraite. Lire la suite

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La réalisation a été décidée par le ministère de l’Environnement

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

– Quels sont les arguments qui ont permis à votre direction de donner l’aval pour la réalisation d’une cimenterie à Oued Taga ?

Ce projet de réalisation d’une cimenterie à Oued Taga a été décidé au niveau central, c’est-à-dire au ministère de l’Environnement. Par ailleurs, la présentation du projet par les responsables a été convaincante, d’autant plus qu’elle a déjà réalisé un grand nombre (200) de cimenteries similaires à celle de Oued Taga à travers le monde.

– Pouvez-vous nous dire sur quelles bases les services du ministère ont jugé le projet fiable et sans aucune retombée sur l’environnement ?

L’investisseur a chargé un bureau d’études agréé par le ministère à mener l’enquête sur le terrain. Les résultats de l’étude étaient concluants et grâce à cela le ministère a donné son avis favorable. Pour notre part, nous serons chargés du suivi des travaux de réalisation et nous veillerons à ce que toutes les étapes soient respectées. Pour cela, je rassure les habitants qu’à la moindre anomalie j’interdirai toute exploitation.

– Les habitants de Oued Taga ont à maintes reprises exprimé leur appréhension quant aux retombées néfastes sur leur commune qui est plutôt réputée pour son agriculture, ses sources hydriques et ses paysages. Que leur diriez-vous de plus pour les convaincre et les rassurer ?

Je suis prêt à inviter un groupe de représentants et de notables de la commune à visiter un même modèle de cimenterie en fonction à Biskra ou à Sétif. Ils verront de leurs propres yeux qu’il s’agit là de cimenterie moderne qui ne cause aucune pollution. Lire la suite

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Incident dans un centre d’examen à El Mahmel

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

Le centre d’examen Cheraiet Tayeb, commune d’El Mahmel, à 9 km à l’est de la ville de Khenchela, a connu avant-hier un grave incident.
En effet, un affrontement a éclaté entre les parents d’une candidate expulsée de l’examen pour fraude et les forces de l’ordre, a-t-on appris d’un témoin oculaire. Selon notre source, dans l’après-midi, la candidate a été prise en flagrant délit de fraude lors de l’épreuve par un examinateur. La tricheuse a été expulsée immédiatement de la salle, mais elle n’a pas voulu reconnaître sa faute. Elle est sortie en colère pour demander l’aide de ses proches, qui sont venus en nombre au centre d’examen, où ils sont tombés nez à nez avec la police.

Un commissaire de police a été gravement blessé au visage lors de cette confrontation. Heureusement que les candidats ont pu terminer normalement les épreuves programmées malgré cet événement, jugé isolé. A souligner que la commune d’El Mahmel a été sanctionnée par l’ONEC suite à la fraude collective qui avait éclaboussé les centres d’examen du moyen et du secondaire lors de l’année scolaire 2011-2012. Une sanction qui vient d’être levée par Mme Benghebrit. Lire la suite

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Groupe El Khabar : Émissions interdites et cadres en garde à vue

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

Après le gel du contrat de rachat du groupe El Khabar par NessProd décidé le 15 juin par le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs, puis la mise sous scellés, lundi, des locaux de l’émission satirique « Ki hna ki nass», il a été demandé à KBC, depuis mercredi, de « s’expliquer sur les autorisations de tournage des deux émissions satiriques ‘Ki hna ki nass’ et ‘Ness stah’» délivrées pourtant par le ministère de la Culture.
Depuis, plusieurs cadres du groupe ont été convoqués et entendus par la Gendarmerie nationale de Bab J’did, à Alger. Cette dernière vient même d' »interdire officiellement les deux émissions citées précédemment après avoir retiré lesdites autorisations à leur directeur de production, Riad Hartouf», a confié à El Watan Week-end un responsable du groupe. Ces deux concepts s’ajoutent à une série d’émissions interdites depuis 2014. Puis ont commencé les retombées avec la mise en garde à vue, mercredi, de Mehdi Benaissa, directeur général de KBC et de Noura Nedjai, cadre au ministère de la Culture, qui a délivré lesdites autorisations.

Ces deux personnes se trouvent, selon les responsables du groupe El Khabar, « dans les locaux de la Gendarmerie nationale, à Bab J’did». D’autres cadres ont été aussi convoqués et entendus, hier, par les gendarmes. Il s’agit de la comptable du groupe El Khabar, du directeur de production des deux émissions satiriques Riad Hartouf et du président du conseil d’administration du groupe, Zahreddine Smati. Joint par téléphone, Cherif Rezki, directeur général d’El Khabar, nous a confirmé que les personnes convoquées nont pas encore été libérées au moment où nous mettons en page cet article, ce qui nous laisse croire qu' »ils seront probablement eux aussi mis en grade à vue».

« Maintenant, nous savons que ce n’est plus une histoire de studio mais que c’est la liberté d’expression qui est visée», s’indigne Chérif Arezki. Nous dénonçons cette cabale qui n’en fini pas. Nous payons les frais de notre liberté de ton et l’indépendance de notre ligne éditoriale. Nous dénonçons fermement ces intimidations qui doivent incessamment prendre fin.» Pour rappel, Mehdi Benaissa a déjà été convoqué et entendu par la gendarmerie dans la nuit de dimanche à lundi. Alors qu’il était question de se justifier par rapport aux locaux abritant le tournage de « Ki hna ki nass» mis sous scellés, Mehdi Benaissa a été surpris, selon les témoignages, par la nature des questions des gendarmes qui portaient toutes sur « le contenu de ses émissions».

Indignation

Sur la Toile, la nouvelle a suscité l’indignation des internautes algériens et soulevé plusieurs questions. « Où est-ce que le ministère de la Communication veut arriver», s’interroge-t-on sur les réseaux sociaux. Parmi ceux qui ont manifesté leur soutien aux cadres et aux comédiens des deux émissions, on y trouve plusieurs artistes, dont le réalisateur Bachir Derrais. Sur son mur facebook, Bachir Derrais prévient : « Castrer la société n’a jamais été une solution.» « L’Algérie n’exporte, depuis l’indépendance, que le pétrole et les ressources humaines.

Elle devenue le réservoir de l’Occident et des monarchies du Golfe en termes de cadres et de diplômés», regrette-t-il. Pour rappel, les avocats du groupe El Khabar ont annoncé, mercredi à Alger, leur retrait collectif de l’affaire, estimant qu’il était « vain de continuer à donner du crédit à une injustice qu’ils voient arriver». Sur cette affaire, le groupe El Khabar affirme qu’il rendra public son communiqué aujourd’hui.

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En bref…

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

– Ghannouchi au secours du MSP et du FC

Rached Ghannouchi, président du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, effectuera bientôt une visite à Alger, selon nos sources, après son passage à Paris cette semaine. Deux raisons expliquent ce déplacement. D’abord rassurer Paris et Alger sur les réorientations des stratégies d’Ennahdha qui vient d’annoncer que l’islam politique « a perdu sa justification» en Tunisie.

La deuxième raison de ce voyage à Alger répond à l’appel à l’aide de la branche algérienne des Frères musulmans, représentée par le MSP et le Front du changement (FC). Connaissant les bonnes relations entre le leader islamiste tunisien et le président Abdelaziz Bouteflika (ainsi qu’avec certains pontes du système algérien), des dirigeants du MSP et du FC ont demandé la médiation de Ghannouchi pour apaiser les tensions avec le pouvoir algérien.

Le MSP version Makri et le parti de Menasra ont tenu une ligne d’opposition relativement dure face au gouvernement ces deux dernières années et il se pourrait qu’un changement tactique intervienne bientôt. D’un autre côté, les autorités algériennes voient d’un très mauvais œil les relations entre le président du MSP et le président turc Erdogan, dont la ligne politique à l’international ne plaît pas beaucoup à Alger, beaucoup plus proche de Damas et de Téhéran.

– Disparus : Des familles répondent favorablement à Ksentini

« Nous sommes prêts à dialoguer avec le pouvoir, nous l’avons toujours été, mais seulement dans l’objectif de connaître la vérité, relâcher les vivants et déterminer les sépultures des décédés.» Telle est la réponse de Hacene Ferhati, représentant des familles de disparus, au terme du rapport 2015 de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH, officiel).

Le refus de certaines familles et proches de disparus des procédures d’indemnisation proposées par la Charte pour la paix et la réconciliation n’est plus, aux yeux de la CNCPPDH, une posture condamnable. « Cette position mérite le respect et la compréhension», lit-on dans le rapport préparé par Farouk Ksentini, président de la CNCPPDH. « C’est déjà un fait positif qu’on reconnaisse que ce dossier n’est pas clos, poursuit Hacene Ferhati, dont le frère Mustapha compte parmi les disparus. Nous avons toujours été pour la vérité, pour rendre justice aux parents des disparus décédés sans connaître la vérité, pour identifier les 3300 enterrés sous X…» Adlène Meddi

– Sellal : Possibilité d’une retraite avant 60 ans pour les métiers pénibles

Abdelmalek Sellal a fait savoir que la disposition fixant l’âge de départ à la retraite à 60 ans « peut être allégée pour les métiers pénibles». Il a plaidé, à ce propos, pour une « réhabilitation de la valeur du travail» tout en faisant observer que l’Algérie « ne vit plus dans une période d’aisance financière». Le Premier ministre a ajouté que « si le gouvernement est appelé à revoir son modèle économique, il œuvrera, en revanche, au maintien du caractère social de l’Etat».

– Chlef : 5000 familles privées de l’aide alimentaire

Dans la commune de Chlef, 5000 familles démunies attendent toujours la distribution du fameux couffin de Ramadhan. L’argent destiné à cette opération existe, mais la procédure de sélection des fournisseurs de produits alimentaires peine à aboutir après la déclaration d’infructuosité des deux avis d’appel d’offres, a-t-on appris de bonne source. Ce problème, de l’avis de certains élus, aurait pu être évité si la procédure en question avait été lancée à temps, comme cela a été le cas dans les autres communes de la wilaya.

Il faut signaler que l’enveloppe financière réservée à cette action, d’un montant de 2 milliards de centimes, a été approuvée par le conseil communal il y a six mois, selon la même source. Pour beaucoup, le retard accusé par l’APC du chef-lieu de wilaya est « inexplicable et injustifié» et ne peut s’expliquer que par les dysfonctionnements qui caractérisent cette municipalité depuis plus de trois ans. Lire la suite

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Commerce extérieur : La Banque d’Algérie serre encore les boulons

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

A travers une note publiée la semaine dernière, la Banque d’Algérie impose désormais aux opérateurs qui exportent leurs produits de régler leurs factures d’importation de matière première avec « les propres avoirs de l’entreprise logés dans le compte en devises de l’entreprise personne morale».
Ces opérateurs algériens exportateurs percevaient, avant la publication de cette note, 50% des montants de leurs factures d’exportation en devises et l’autre moitié en dinars. Le règlement des factures d’importation des matières premières importées se faisait en dinars convertibles, ce qui n’est plus possible depuis le 14 juin. Dorénavant, le règlement se fera avec les avoirs de l’entreprise. « Cette loi est positive pour les exportateurs qui sont déjà en activité et ont des devises sur leurs comptes car, désormais, ils n’auront plus besoin d’autorisation de domiciliation, dont la délivrance exige entre un mois et 40 jours.

L’opérateur payera directement avec ses devises, ce qui représente un gain de temps considérable», explique Ali Bey Nasri, président de l’Association des exportateurs algériens (Anexal). Mais pour les opérateurs qui se lancent dans l’exportation, cette note ne les arrange pas trop, car ils ne disposent pas de devises dans les comptes. « Nous avons demandé à la Banque d’Algérie de leur faciliter les choses, au moins pour la période du démarrage de leur activité, sinon, ils seront bloqués», ajoute Ali Bey Nasri.

Mais les exportateurs ne partagent pas tous l’avis du président de l’Anexal, car pour eux, « la Banque d’Algérie garde déjà 50% de leurs recettes en devises». « Nous avons des frais à l’extérieur que nous réglons avec les 50% que nous percevons, car pour commercialiser son produit à l‘étranger, il faut dégager des fonds pour le marketing», regrette cet importateur activant dans l’agroalimentaire. Cette note intervient dans un contexte particulier où le gouvernement utilise tous les moyens pour renflouer les caisses de l’Etat en devises et minimiser les dépenses après les dizaines de milliards en dollars perdus deux ans en raison de la chute drastique des recettes pétrolières.

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