formats

Réseau Nada : Foyer du cœur pour enfants en danger à la recherche de financements

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

Un foyer d’accueil pour la protection des enfants victimes de maltraitance, en danger ou en risque de danger. Il s’agit d’un projet du réseau Nada pour la protection des enfants.
La structure globale du foyer sera réalisée sur une superficie totale de 3000 m², acquis au profit du réseau par le biais du ministère de l’Agriculture, au niveau de la zone forestière de Bouchaoui, dans la wilaya d’Alger. Pour le moment, le projet est prêt sur maquette. Il coûtera 210 millions de dinars. Le réseau est à la recherche de financements pour les travaux, selon Abderahmène Arrar du réseau. Une large campagne de sensibilisation sera lancée au profit des hommes d’affaires.

Le foyer sera construit dans la forêt sans dénaturer les lieux. Des espaces de jeux, d’activité de loisir, des bâtiments pour hébergement, un théâtre, un stade y sont programmés. Il dispose d’une capacité d’accueil d’une centaine d’enfants en service de jour, pour tous services confondus, et d’une vingtaine d’enfants en accueil temporaire.

La réflexion est lancée maintenant sur la durée de l’hébergement. Le plus important pour Nada est de mettre provisoirement l’enfant en sécurité en attendant de trouver des solutions à son cas. Le projet s’inscrit dans le concept cadre de l’environnement protecteur à l’échelle réduite du foyer et à plus large échelle dans le système ou dans les dispositifs de protection de l’enfant.

Le foyer en question renforcera et consolidera son intervention en matière de préventions primaire, secondaire et tertiaire de situations de risques qui peuvent menacer la santé, la sécurité, l’équilibre psychosocial et l’éducation de l’enfant de manière provisoire ou à plus long terme, expliquent les membres de Nada.

Il offrira une qualité de prise en charge aux enfants victimes dans un dispositif interne intégré, coordonné et cohérent où une approche pluridisciplinaire est appliquée dans le traitement de la situation de l’enfant, de la famille et où un effort de coordination permanente est réalisé. Le foyer constituera une mise en pratique des normes et standards en matière de protection de l’enfance dans l’organisation des services, l’intervention des professionnels, les processus de consultation et de concertation tant au niveau des professionnels qu’au niveau des bénéficiaires.
Lire la suite

formats

Retraite anticipée : Priorité aux femmes et aux métiers pénibles

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

Annoncé en juin dernier, le projet de loi fixant l’âge de départ à la retraite à 60 ans entrera en vigueur dès l’année prochaine. C’est le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui l’a déclaré hier à Alger.
Le gouvernement avait annoncé lors de la tripartite du mois dernier avoir convenu, en accord avec les partenaires sociaux, de fixer l’âge de départ à la retraite à 60 ans dans le cadre d’un nouveau projet de loi modifiant l’ordonnance 97-13 instituant le départ à la retraite sans condition d’âge. Ce texte « sera examiné prochainement en Conseil des ministres», a indiqué M. Sellal. Il mettra ainsi fin à la retraite proportionnelle et à la retraite sans condition d’âge pour les employés n’ayant pas atteint 60 ans, quand bien même ils complèteraient 32 ans de service.

Le Premier ministre a, cependant, affirmé hier que « la retraite anticipée est maintenue pour les femmes et les métiers pénibles» et que « ceux qui souhaitent continuer à travailler jusqu’à 65 ans pourront le faire dans certaines entreprises». Au lendemain de la tripartite, cette annonce avait fait couler beaucoup d’encre et beaucoup de travailleurs répondant à ces conditions s’étaient précipités pour boucler leurs dossiers avant l’entrée en vigueur de la décision. Allonger l’âge de la retraite ou toucher aux principes de la proportionnelle et des 32 ans de service sont censés être un moyen de maintenir l’équilibre de la Caisse nationale des retraites (CNR).

Cotisation

Celle-ci se trouverait menacée notamment par l’amélioration de l’espérance de vie de la population. D’ailleurs, c’est l’argument avancé par le Premier ministre. « L’espérance de vie étant de 77 ans aujourd’hui contre 40 ans dans les années 1960, l’Algérien peut travailler plus», a estimé M. Sellal. Mais elle est surtout menacée par le ralentissement de l’activité économique et la part importante de l’informel. Il faut savoir que la norme mondiale en termes de cotisation est de 4 salariés pour un retraité.

En Algérie, ce chiffre est de 3,5 soit en deçà des standards. Car la situation s’est dégradée au fil des années. En 2005, on comptait 5 personnes qui cotisent pour un retraité, en 2015, il n’y en avait plus que 3,8. Le problème de la CNR étant donc à origines multiples, il faudra plus que la limitation de l’âge de la retraite à 60 ans pour maintenir son équilibre d’une façon pérenne.

A la fin de 2015, près de 800 000 travailleurs étaient concernés par les pensions de retraite cadre de la retraite proportionnelle (70%) et sans condition d’âge (30%), selon les chiffres de la CNR. Au total ce sont plus de 50% des retraités qui bénéficient de pensions de retraite directe.
Lire la suite

formats

Leurs bébés décèdent après une vaccination : Nous sommes ignorés par les autorités

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

Il y a une semaine, leurs filles de deux mois sont décédées quelques minutes après l’injection du vaccin. Aujourd’hui, livrés à eux-mêmes, les parents réclament la vérité. Ils dénoncent le silence et le manque de considération des autorités.
– Racontez-nous ce qui s’est passé le jour de la vaccination

Toufik. Ce vendredi, 15 juillet, ma fille de deux mois était en très bonne santé, comme d’habitude. Avec sa mère, on l’a emmenée pour faire son vaccin, celui de deux mois (Pentavalent), à la clinique Les Orangers de Rouiba, où elle est née. En arrivant sur place, la maman a accompagné la petite à l’intérieur pendant que j’attendais son retour à l’extérieur. Un demi-heure après, elle m’appelle : « Viens vite, Laiticia ne va pas bien.»

Je suis rentré, ma femme m’a dit qu’une fois le vaccin injecté, mon bébé n’arrivait plus à respirer et on lui a changé de salle. A l’intérieur, il n’y avait qu’un gynécologue et une infirmière pour la réanimer, mais la salle n’étant pas équipée et le pédiatre n’était pas encore sur place. On ne m’a pas laissé la voir, car il y avait une femme en train d’accoucher. Quelques minutes après, une infirmière vient me dire que Laiticia a eu des complications parce qu’on l’avait allaitée avant la vaccination ! Si cela est vrai, il fallait au moins aviser les parents de ne pas allaiter les bébés le jour de la vaccination.

C’est l’explication qu’on nous a donnée en premier et ma femme depuis n’arrête pas de se culpabiliser. Au même moment, un deuxième bébé est ramené, même cas et même problème. C’était la fille de Kamel, elle s’appelait Maya. A ce moment-là, le pédiatre, enfin arrivé, rentre et un réanimateur le suit. En sortant de la salle, il m’a annoncé le décès de Laiticia. Sans donner d’explication.

Kamel. Nous sommes arrivés à la clinique vers 9h avec Maya, ma femme et ma belle-mère. On a déposé le carnet de vaccination et je suis sorti attendre notre tour dehors. Pendant ce temps, j’ai entendu parler d’une fille qui a été vaccinée et qui a eu des complications. Le pédiatre est arrivé il est rentré dans la salle où était Laiticia et en reparti.

Lorsqu’on a appelé par mon nom, nous avons demandé des nouvelles de la première fille et on nous a dit qu’elle allait bien et qu’elle a eu des problèmes à cause du lait qu’elle a avalé de travers. On nous a rassurés, nous n’avons pas douté qu’il y avait un problème avec le vaccin et que notre fille pouvait avoir le même sort. Ils ont pris le carnet de Maya et elle a été vaccinée.

Tout d’un coup, elle donnait des signes d’étouffement et ils l’ont tout de suite emmenée dans la salle où était Laiticia ; ils ont tenté de la réanimer. En la voyant ainsi, j’ai compris qu’elle était déjà morte. En fin de compte, ils nous occupaient le temps que le pédiatre revienne. Après un moment, le gynécologue, que je connais très bien, est venu m’annoncer la terrible nouvelle et m’a dit qu’il n’a jamais rencontré un cas pareil.

– Qu’avez-vous fait après ?

Toufik. Au début, ils voulaient nous rendre les bébés, heureusement que l’un des oncles connaît très bien la loi et a refusé. On a tout de suite informé la police qui est venue et une enquête est en cours. Des membres de la famille sont venus, mais le personnel les a très mal accueillis et n’a laissé personne voir le bébé. En attendant les résultats de l’autopsie, un certificat médical de décès nous a été remis affirmant que la cause initiale est la vaccination, la cause intermédiaire est le choc anaphylactique et la cause finale est un arrêt cardiaque. D’après mes deux frères médecins, la cause ne peut être un choc anaphylactique, car il n’y a pas présence de ces symptômes.

Par ailleurs, on sait que les cliniques privées ont un quota précis de vaccins et de médicaments, si le quota ne suffit pas à tous les patients, la clinique achète ce qui lui manque à gauche et à droite, c’est-à-dire au marché parallèle. Les premières estimations disent que le problème est dans un seul quota distribué à la clinique ou que le vaccin a été acheté ailleurs, pour l’instant rien n’est sûr.

Kamel. On était choqués. On savait que le vaccin peut causer la fièvre mais pas tuer un nourrisson sur le coup ! On ne comprenait rien. Il y a deux erreurs dans cette histoire : le vaccin et une demie-heure qui sépare mon tour de celui de Toufik. Entre l’incident de Laiticia et ma fille, la clinique avait le temps de comprendre que quelque chose n’allait pas. Le personnel de la clinique devait arrêter l’opération de vaccination dans l’immédiat. C’est un manque de considération, de responsabilité et une négligence de leur part. On ne peut pas jouer avec la vie des gens de cette façon.

– La naissance des deux bébés a eu lieu dans la même clinique. Pourquoi avoir opté pour le privé au lieu d’un établissement public ?

Toufik. Pendant sa grossesse, ma femme se faisait suivre par un gynécologue, qui est un spécialiste des accouchements dans la clinique Les Orangers. C’est un médecin qui nous a inspiré confiance et nous voulions continuer avec lui. Par ailleurs, on connaît tous l’état de nos hôpitaux qui ressemblent beaucoup plus à des abattoirs qu’à des centres hospitaliers. Et comme c’est notre premier bébé, on a préféré économiser un budget pour l’accouchement dans une clinique privée.

Pour la première vaccination, alors que mon épouse et le bébé étaient chez ses parents à Bab Ezzouar, 2 centres de santé étatiques étaient fermés le samedi, et celui que j’ai trouvé ouvert a refusé de faire le vaccin en m’orientant vers ma commune de résidence. J’ai alors opté pour Rouiba au lieu de faire le trajet jusqu’à Boudouaou où j’habite.

Kamel. Ma femme était suivie par un gynécologue qui a un cabinet à Aïn Taya et qui assure des accouchements dans la clinique Les Orangers. On a choisi le privé parce Lire la suite

formats

Les maths, bête noire des étudiants de l’USTHB

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

« Les trois matières qui enregistrent les taux d’échec les plus élevés sont celles basées sur les mathématiques et la physique», informe le professeur Bentebbiche Abdelhalim.
A l’université des sciences et technologies de Bab Ezzouar, dont l’accès est limité aux détenteurs de baccalauréats obtenus dans les séries mathématiques ou scientifiques, le vice-recteur chargé de la graduation supérieure, de la formation continue et des diplômes reconnaît que « la grande majorité des bacheliers n’est pas prédisposée» à poursuivre les cursus de l’USTHB où dominent les matières basées sur les mathématiques qui restent « la bête noire des étudiants». « Un grand nombre de nouveaux inscrits arrivent avec des moyennes proches de 12/20 dans les filières scientifiques ou mathématiques, mais avec de faibles notes dans les matières essentielles.

Ces dernières sont compensées par les matières secondaires», instruit le professeur Bentebbiche qui soutient ainsi que les moyennes obtenues au bac ne reflètent pas réellement le niveau des étudiants. Sans trop vouloir s’appuyer sur les statistiques disponibles concernant le taux d’échec en première année universitaire (qui serait de l’ordre de 50 à 60% sur l’ensemble des établissements universitaires, selon le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Mohamed Salah Eddine Seddiki), le vice-recteur insiste sur l’impérative réflexion sur l’identité du premier diplôme universitaire à savoir le baccalauréat.

« Nous enregistrons un taux de 80% d’admis en deuxième année toutes filières confondues. Mais, vu la flexibilité du système LMD, certains admis peuvent passer avec des modules en dettes. Si certains étudiants arrivent à gérer entre le programme de l’année et ces dettes, d’autres peuvent être conduits au décrochage», poursuit le professeur pour signifier que les chiffres ne peuvent donner sens à une réalité s’il n’y a pas une étude exhaustive sur le phénomène. Il révèle toutefois, qu’en sciences et technologie (ST) 3200 étudiants sur 4000 sont admis et en biologie 600 étudiants sur 3000 sont ajournés.

Pour revenir sur les difficultés rencontrées par un grand nombre d’étudiants dans les matières essentielles, le vice-recteur de l’USTHB pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses sur les raisons. « Doit-on réviser tout le système éducatif ou seulement l’examen du baccalauréat ? Est-ce une question de stratégie globale de l’Etat ? Serait-ce simplement lié au profil de l’étudiant, car un certain nombre arrive à avoir d’excellent résultats ?» interroge-t-il. En tout cas, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit soumettra prochainement au gouvernement une série de propositions portant réforme de l’examen du baccalauréat.

Parmi les réformes proposées, la ministre souhaite promouvoir les matières essentielles en y consacrant une session particulière et en adoptant un jeu de coefficients adapté. « Les résultats enregistrés à l’examen du baccalauréat nous réconfortent dans notre volonté de promouvoir la filière mathématiques, puisque celle-ci se positionne en première place avec un taux de réussite de 63,86%», a indiqué mardi, Mme Benghebrit.

Pour le bac 2016, la branche des mathématiques a enregistré le taux de participation le plus élevé (63,26%) suivi des lettres et langues (56,09%) puis des sciences expérimentales (52,99%). Gageons que cette année les nouveaux étudiants de l’USTHB, qui accueillera certainement le plus grand nombre de bacheliers matheux et scientifiques, ne trouvent pas de difficulté dans leurs cursus.

Lire la suite

formats

Les détails du nouveau Conseil national des droits de l’homme

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

Après l’Observatoire national des droits de l’homme, créé en 1992, et la Commission nationale consultative de la promotion et de la protection des droits de l’homme, créée en 2001, la réforme constitutionnelle du 7 février 2016 prévoit la création prochaine d’un nouvel organisme : le Conseil national des droits de l’homme.
Selon le projet de loi qu’El Watan Week-end a pu consulter, il s’agit d’un « organe indépendant placé auprès du président de la République». D’après ce projet de loi, le Conseil aura pour missions d' »émettre au gouvernement ou au Parlement des avis, recommandations, propositions et rapports sur toute question se rapportant aux droits de l’homme ; formuler des avis sur les lois ou projets de loi ; contribuer à l’élaboration des rapports présentés par l’Algérie devant les mécanismes de l’ONU et les institutions régionales».

Et, « sans préjudice à l’autorité judiciaire», est-il précisé dans le texte qui sera présenté par le ministère de la Justice au Parlement, le Conseil est également chargé de « l’alerte précoce dans les situations de tension ou de crise pouvant entraîner des violations des droits de l’homme et prendre, en coordination avec les autorités compétentes, les mesures nécessaires ; détecter et entreprendre des investigations sur les violations des droits de l’homme et les signaler aux autorités compétentes ; recevoir des requêtes sur toute atteinte aux droits de l’homme et en saisir les autorités administratives concernées en formulant toute recommandation utile ; visiter les lieux de détention et de garde à vue ainsi que les structures destinées à l’accueil des personnes ayant des besoins spécifiques ; assurer la médiation entre les administrations publiques et le citoyen».

Par ailleurs, le Conseil national des droits de l’homme sera composé comme suit : quatre membres désignés par le président de la République, deux membres de chaque Chambre du Parlement, dix membres des associations nationales (dont la moitié sont des femmes), quatre membres représentant les syndicats et les organisations professionnelles (dont la moitié sont des femmes), un représentant du Conseil supérieur de la magistrature, un membre du Haut-Conseil islamique, un représentant du Haut-Conseil de langue arabe et un autre du Haut-Commissariat à l’amazighité, un membre du Conseil national de la famille et de la femme ainsi qu’un autre du Croissant-Rouge algérien, un représentant du Conseil supérieur de la jeunesse et le délégué national à la protection de l’enfance.

Enfin, on y ajoutera deux universitaires et deux experts auprès d’institutions internationales ou régionales, choisis par le comité ad hoc présidé par le président de la Cour suprême. Il est à signaler que la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), présidée par l’avocat Farouk Ksentini, « continue à exercer ses missions jusqu’à l’installation du Conseil national des droits de l’homme». Lire la suite

formats

Khenchela : 17 mois sans soins au pénitencier

Publié le 22/07/2016, par dans Non classé.

Autant dénoncés et sanctionnés par le département ministériel de la Justice, autant les actes de maltraitance contre les détenus demeurent de mise et constituent la ligne de conduite, non écrite, de l’administration pénitentiaire.
Le cas d’un détenu de M’sila, emprisonné à Babar dans la wilaya de Khenchela, est édifiant du fait de la cruauté de cette pratique, qui continue à faire une nouvelle victime sans que cette même administration ne daigne prendre ses responsabilités, se soustrayant aux soins nécessaires. Pire, cette administration a procédé au transfert de sa victime vers d’autres établissements pénitentiaires, sans que quelqu’un ne trouve à redire.

Dans son récit reproduit dans la requête, ce détenu (G. H.), ayant eu un différend avec un codétenu a été enchainé et menotté, mis en position agenouillé et l’officier de permanence lui intimait de dire qu’il « n’était pas un homme», ce qu’a refusé de faire le détenu, lit-on dans sa requête adressée, par l’intermédiaire de son avocat, au procureur général près la cour de Khenchela. Et de poursuivre que cet officier, pris de rage, l’a attrapé par le cou et renversé violemment en arrière, G. H. retombant sur ses mains ligotées s’est fracturé. Mais l’officier a fait appel à trois gardiens qui l’ont roué de coups, jusqu’à ce qu’il crie en pleurant qu’il « n’est pas un homme».

Après coup, le détenu a subi une première opération dans une clinique privée, où une broche a été introduite dans sa main, avant qu’il ne soit transféré vers l’hôpital public de Khenchela, où il est resté 28 jours. Une deuxième opération lui a été prescrite à cause de l’échec de la première, puis il a aussitôt été transféré à la prison, sans que l’on s’assure de sa guérison.

Devenu une lourde charge et n’ayant trouvé aucune solution pour s’en débarrasser, l’administration pénitentiaire de Babar a procédé à son transfert à la prison de Bordj Bou Arréridj, après lui avoir fait subi les pires moments de harcèlement moral et physique à la prison de Babar, où l’officier s’en donnait à cœur joie pour le faire souffrir, notamment après avoir appris qu’une plainte a été déposée par ses parents auprès du procureur de la République du tribunal de Khenchela.

Le père du détenu ajoute que lors de sa visite le 14 juillet dernier, son fils souffrait de la fracture de sa main depuis février 2015 ; les deux interventions chirurgicales ont lamentablement échoué et il est nécessaire de faire une troisième intervention pour éviter l’amputation de sa main du fait de l’absence de soins depuis plus de 17 mois. Signalons au passage que la plainte déposée par les parents du détenu auprès du procureur de la République a été classée car le détenu G.H. n’a pas été battu mais qu’il est tombé tout seul.

A la prison de Bordj Bou Arréridj, a déclaré le père du détenu, on se contente de lui faire des massages pour atténuer les douleurs, sinon pour le reste, il est véritablement jeté en pâture. Prenant en charge cette affaire, le bureau de la LADDH de M’sila demande au ministre de la Justice l’ouverture d’une enquête judiciaire et administrative et de mettre un terme aux pratiques barbares prévalant dans les établissements pénitenciers, ainsi que d’opérer en urgence les soins que nécessite le cas G. H. détenu présentement à la prison de Bordj Bou Arréridj.
Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 2066)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair