formats

«Les réactions favorables de la communauté humanitaire mondiale confortent l’Algérie»

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

Présidente du Croissant-Rouge algérien, Saïda Benhabylès affirme que les accusations du département américain relatives à la traite humaine « ne reflètent pas» la réalité et cachent des « velléités politiques».
– L’Algérie est accablée dans le dernier rapport du département d’Etat américain, sur la traite des êtres humains. Qu’en est-il au juste ?

Le rapport du département d’Etat est loin de refléter la réalité. Il y a des contre-vérités condamnables. Lors de son déplacement à Tamanrasset, dans le cadre de la préparation de ce rapport, l’ambassadrice américaine a pu tenir une réunion avec une grande partie de la société civile, surtout les Touareg, et à laquelle j’ai pris part. Les discussions ont tourné autour de la prise en charge des migrants subsahariens et les intervenants ont parlé avec arguments, à propos du traitement humain de ce phénomène par la population du Sud. L’ambassadrice a eu toutes les réponses qu’elle voulait…

– Voulez-vous dire que les accusations sont infondées ?

Je me pose des questions sur ce rapport. Si l’Etat algérien fait dans la traite des humains, est-ce qu’il prend sur lui d’évacuer par avion les migrants des pays voisins vers le nord pour être hospitalisés et bénéficier d’une prise en charge médicale ? Quel est le pays qui accepte de mettre à la disposition des migrants l’un des traitements les plus onéreux, comme la trithérapie pour les porteurs de sida ou les hémophiles ?

– Pourquoi de telles accusations alors ?

Pour moi, il y a nécessairement, une arrière-pensée politique. Je les défie de me montrer les témoignages des migrants. Le 16 mai dernier, Alger a été déclaré capitale de l’humanitaire par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Fédération internationale des Croix et Croissants-Rouges (FICCR) ainsi que l’Organisation arabe des Croissants-Rouges et en présence de tous les pays représentatifs de ces ONG. L’Algérie a été félicitée pour ses efforts en matière de prise en charge humanitaire des migrants.

La même reconnaissance a été exprimée, il y a quelques temps seulement, par le Haut-Commissariat aux réfugiés à Genève. Il y a quelque chose qui ne va pas entre le contenu du rapport et les réactions de la communauté humanitaire. La première dame du Niger a qualifié le pays d’exemple. Ce rapport me rappelle les années 1990, avec les défenseurs du « qui tue qui ?». Les bourreaux revendiquaient leurs crimes, mais des Etats et des ONG les blanchissaient. Le thème a changé. Maintenant, on exploite le problème humanitaire. Pour moi, c’est une attitude politique…

– Quelles sont les ONG qui ont travaillé avec le département d’Etat pour élaborer ce rapport ?

Ce qui est certain, c’est que les ONG qui travaillent sur le terrain ne peuvent pas faire état d’un tel rapport. Comme le Croissant-Rouge algérien, elles connaissent le terrain, travaillent avec les migrants, les soutiennent et leur apportent l’aide nécessaire. L’Algérie est le seul pays au monde qui n’exige pas de certificat de scolarité pour inscrire des enfants migrants dans les écoles. Elle est l’un des rares pays à offrir des conditions de vie décentes aux migrants.

L’ambassadrice américaine a rendu visite au centre d’accueil de Tamanrasset et j’étais présente sur les lieux. Elle a constaté par elle-même les conditions de prise en charge. Il y a une volonté politique manifeste de donner une mauvaise image du pays. Le tort de notre pays, c’est de ne pas rendre public ce qu’il fait, pour les migrants. Au Croissant-Rouge, nous avons toujours refusé que la situation de ces derniers soit exploitée médiatiquement. Il y va du respect de la dignité humaine. Pour nous, c’est un principe.

L’Algérie sait mieux que quiconque, ce qu’est le statut de réfugié. Moi-même, alors que j’étais toute enfant, j’ai vécu dans un camp de réfugiés en Tunisie, durant la guerre de Libération et j’en garde un très mauvais souvenir. Le Croissant-Rouge n’a aucune difficulté à trouver les moyens nécessaires pour assurer la prise en charge de cette communauté grâce à l’aide de l’Etat. L’Algérie n’a pas construit de mur contre les voisins. Pourquoi ne parle-t-on pas des Sahraouis qui sont abandonnés dans le désert depuis plusieurs décennies ? Les Algériens ne sont pas des esclavagistes. En tant que présidente du CRA, je me pose des questions.

On prend des déclarations de mystérieuses ONG qui ne sont pas d’Alger et on exclut des témoignages de terrain, sur place au niveau des frontière sud du pays. Qu’ils nous donnent un seul cas de migrant mort de faim ou de maladie. Ils bénéficient d’une assistance médico-sociale qui coûte de l’argent à l’Etat, malgré les difficultés financières de l’heure. De plus, l’Algérie n’a jamais voulu appliquer la loi à ceux qui pratiquent la mendicité.

Plus de 13 000 Nigériens ont été rapatriés aux frais de l’Etat et avec des moyens colossaux. Grâce à ses activités humanitaires, le Croissant-Rouge vient d’obtenir une enveloppe de 500 000 francs suisses offerts par le gouvernement helvétique par le biais de l’Organisation internationale des migrants (OIM), dans le but d’aider au financement des micro-entreprises. Force est de constater que le contenu de ce rapport est loin de refléter la réalité du terrain… Lire la suite

formats

«La gestion de la CNR est à moderniser»

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a instruit, hier lors d’une visite d’inspection à la CNR, les responsables de cette institution de renforcer les moyens de communication et d’information au niveau local, en direction des retraités.
La Caisse nationale des retraites (CNR) est appelée à se rapprocher de ses retraités. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a instruit, hier lors d’une visite d’inspection à la CNR, les responsables de cette institution de renforcer les moyens de communication et d’information au niveau local en direction des retraités. M. El Ghazi a insisté sur le rôle des cellules d’accueil du citoyen et de l’écoute sociale au niveau de l’ensemble des agences de la CNR, visant à garantir un meilleur suivi des besoins de ses usagers, rapporte l’APS. Le ministre a également souligné la nécessité de moderniser les méthodes de gestion de la Caisse dans le but d’améliorer la qualité des prestations offertes aux assurés sociaux, tout en garantissant l’équilibre financier de la CNR.

L’intensification des démarches entrant dans le cadre du dispositif d’aide à domicile pour venir en aide à des catégories particulières de retraités et leurs familles, notamment celles nécessitant une prise en charge spécifique, à savoir les handicapés, les invalides et les dépendants, a été évoquée par M. Melouka, directeur de la CNR. Ce même responsable a précisé que « la mise en œuvre du plan directeur informatique constitue déjà un outil performant de gestion moderne, intégrant les différentes fonctions liées à la liquidation et au payement des prestations de retraites, précédemment exécutées soit manuellement, soit au niveau de plusieurs logiciels séparés».

Lors de la dernière tripartite (gouvernement-UGTA-patronat), le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé un nouveau projet de loi modifiant l’ordonnance 97-13 instituant le départ à la retraite sans condition d’âge. Selon M. Sellal, une commission sera mise sur pied pour élaborer ce projet de loi qui fixe l’âge de départ à la retraite à 60 ans « par souci d’équité et de préservation des capacités de la Caisse nationale de retraite». Quelques jours plus tard, M. Sellal a affirmé, lors de sa visite à Tiaret, que l’âge de départ à la retraite est de 60 ans, comme entériné lors de la dernière réunion de la tripartite, annonçant que cette disposition « peut être allégée» pour les métiers pénibles.

Les syndicats de plusieurs secteurs se sont réunis pour examiner la question de la retraite et ont appelé, selon le président de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation relevant du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), Belamouri Laghaydh, à « tempérer les mesures relatives à la retraite, et ce, dans l’intérêt général». Pas sûr que les décisions des syndicats autonomes soient prises en compte en raison des risques qui pèsent sur la CNR… Lire la suite

formats

Slimane Benaïssa écrit au président Bouteflika

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

C’est la lettre d’un père inquiet du sort que l’on a réservé à son fils Mehdi. La lettre d’un père perdu dans le brouillard des conjectures, cherchant à comprendre ce qui peut justifier son emprisonnement depuis le 23 juin à la prison d’El Harrach.
« Inquiet parce que mon fils, Mehdi Benaïssa, est en prison, en colère parce que je ne sais pas exactement pourquoi», écrit Slimane Benaïssa dans sa lettre ouverte au président Bouteflika publiée dans le quotidien Le Soir d’Algérie. L’un des plus importants dramaturges algériens ne veut pas croire que la décision prise par la justice à l’encontre de son fils échappe au droit, pour s’inscrire dans d’autres enjeux. « Certes, j’ai confiance en la justice de mon pays et mon devoir est d’être à son service.

Mais quand beaucoup de mes proches et de moins proches me disent : ‘‘Il n’y a que ceux qui l’ont arrêté qui peuvent le relâcher », là j’ai peur, très peur.» L’auteur de Les Fils de l’amertume affirme que son fils apolitique, peu attiré par les idéologies qui ont guidé le monde, est à l’image de sa génération plus soucieuse d’être en phase avec leur époque et leur idéal. « Mon fils est le fils de ‘‘la chute du mur » et des idées. Il n’a pas grandi dans les idéologies, il a grandi dans la construction de valeurs.» Et de poursuive : « La génération de mon fils a des aspirations éthiques, elle ne revendique et ne défend que les valeurs qui lui permettront de s’épanouir et de se réaliser dans la société.

Cette génération n’a d’autre ambition que de s’inscrire pleinement dans le monde, dans son époque et pour cela, elle veut moraliser la vie sociale et politique : les uns par l’islam, les autres par le respect de la loi et la démocratie. Les uns ont pris le maquis, les autres se font emprisonner. En réalité, tous ces jeunes sont unis pour le même projet. Ils ne le savent pas, c’est tout.» Et de rappeler le fossé qui sépare la génération de la guerre de Libération de celle des nouvelles technologies.

« Nous sommes à 70 ans de la guerre de Libération pour ceux qu’ils l’ont faite, mais pour nos enfants, cette guerre c’est du passé, c’était il y a un siècle. Non parce qu’ils la méprisent, mais parce qu’ils sont inscrits dans une autre notion de temps. Nous n’avons pas les mêmes horloges dans nos têtes. Ils sont les enfants des réseaux sociaux et du numérique, ils parlent une autre langue que nous et nous devons apprendre à la parler si nous voulons continuer à communiquer avec eux.»

Par conséquent Slimane Benaïssa rappelle que l’on ne peut pas juger cette génération avec les a priori du passé. « Nous devons être attentifs à leur humour, à leur rire, à leur manière de porter la dérision pour mesurer leur niveau de douleur et non de méchanceté. On ne peut pas les juger de manière décalée, dépassée.

Cette façon de faire est en tout état de cause injuste, simplement par le fait qu’elle est historiquement anachronique.» « Certain de votre grandeur d’âme, de votre générosité et de votre soif de justice, je vous adresse en toute confiance cette lettre, convaincu de l’attention que vous lui accorderez», conclut Slimane Benaïssa. Lire la suite

formats

Qûm, un nouveau mouvement pour défendre les libertés

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

Un groupe composé essentiellement de militants politiques et de journalistes vient de lancer un nouveau collectif baptisé Qûm (lève-toi). Ses initiateurs appellent les Algériens à se mobiliser contre l’arbitraire.
La naissance de ce collectif survient dans un contexte marqué par une escalade des atteintes aux libertés en Algérie. « Les tenants du pouvoir s’emploient systématiquement à porter des coups durs aux rares espaces de liberté. Les acquis démocratiques d’Octobre 1988 arrachés de haute lutte sont encore une fois bafoués», constatent les initiateurs de Qûm dans une déclaration rendue publique hier.
Le collectif appelle les Algériens à se mobiliser massivement pour :

– exiger la libération immédiate des trois détenus, Mehdi Benaïssa, Ryad Hartouf et Nora Nedjaï injustement incarcérés, et la cessation des poursuites judiciaires.
– La défense des droits et libertés démocratiques.
– La solidarité active à chaque fois que la liberté est menacée ou qu’un citoyen ou citoyenne est injustement privé(e) de ses droits.
Lire la suite

formats

Pas d’exception pour les chefs de service

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

L’appel des professeurs chefs de service, qui travaillent dans les hôpitaux, n’a pas été entendu. Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a opposé un niet catégorique à leur demande de pouvoir partir en retraite à 70 ans.
Il a estimé, lors d’une sortie à Alger, que la mise en retraite des professeurs chefs de service qui ont atteint l’âge légal est « irréversible». L’âge légal de départ à la retraite pour cette catégorie est de 65 ans, contre 60 ans pour les autres catégories de la population active. Pour expliquer sa position, le ministre de la Santé a indiqué que « de jeunes professeurs» attendent leur tour. Ces derniers devront prendre leur responsabilité après un concours qui sera organisé à la rentrée.

Pour M. Boudiaf, la mise en retraite des professeurs « n’est pas une sanction». Cela ne signifie pas, non plus, que ces compétences seront « marginalisées». Le ministre a expliqué que ces cadres seront appelées à aider les jeunes en dispensant des formations dans les hôpitaux et les universités. Les professeurs chefs de service, dont le nombre est de 170, demandent à pouvoir travailler au-delà de 70 ans. Une option qui signifie, pour les jeunes générations, que les portes de la promotion sont fermées. Surtout que le nombre de postes à pourvoir est très limité.
Les défenseurs de cette option mettent en avant l’expérience de ces professeurs. Une expérience qui peut être mise au service des jeunes générations. Lire la suite

formats

Ouyahia investit les réseaux sociaux

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, aurait-il décidé d’investir les réseaux sociaux ? N’ayant aucune existence jusque-là sur la Toile, le directeur de cabinet de la présidence de la République a profité du lancement officiel de la page facebook de son parti pour signaler sa première incursion sur le Net.
Le patron du RND s’est même permis, en plus d’un discours en arabe préparé pour ses militants, de lancer un message en anglais aux étrangers anglophones. En effet, pour sa première expérience sur internet, Ahmed Ouyahia s’est contenté d’un message en arabe pour les militants de son parti et d’un autre de 2,30 minutes adressé en anglais « aux étrangers anglophones qui visiteraient peut-être cette page». Filmé dans son bureau, il explique, dans cette vidéo, qu’il voulait prononcer « un mot d’amitié» à l’intention des étrangers anglophones susceptibles de cliquer sur la page facebook d’un parti politique algérien.

« Ce court message est pour nos amis, pour les pays anglophones. Son premier objectif est un mot d’amitié de la part de citoyens algériens. Son deuxième objectif est de permettre aux gens venant de l’étranger de mieux découvrir les réalités de l’Algérie et des points de vue de son peuple», précise-t-il. Toujours à l’adresse d’éventuels auditeurs étrangers, Ahmed Ouyahia précise : « Aujourd’hui, vous êtes en train d’écouter le chef d’un parti politique, le Rassemblement national démocratique d’Algérie.

Mais demain, si avec espoir vous revenez visiter cette page facebook de notre parti, vous serez en contact avec nos militants, à savoir des citoyens algériens, et par conséquent vous aurez l’opportunité de découvrir les points de vue et les espoirs de citoyens de ce pays et découvrir aussi un côté direct avec les gens, comment ce pays va de l’avant, comment il fait son voyage après 54 ans d’indépendance, quels sont ses défis dans les domaines politique, économique et autres comme d’autres peuples», ajoute-t-il.

Aussitôt posté, ce message a déjà recueilli les premiers commentaires, certainement de militants du RND. « Saadani sera certainement jaloux», lui lance un des internautes en remerciant Ahmed Ouyahia pour cette initiative. D’autres, en revanche, l’ont sévèrement critiqué. Lire la suite

Home Articles posted by Admin (Page 2062)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair