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Le journaliste en prison pour des faits non privatifs de liberté

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Coup de théâtre au tribunal de Sidi M’hamed, devant lequel, Mohamed Talmat, journaliste freelance, avait été déféré, après avoir été placé sous mandat de dépôt, le 27 juin dernier, à la suite d’une comparution immédiate pour « outrage au Président et aux institutions de l’Etat».
A l’origine de cette autosaisine du parquet, un poème sur le Président diffusé, à travers un enregistrement vidéo, publié sur son compte facebook.

C’est dans son quartier à Bachdjerrah, à l’est de la capitale, que Mohamed Talmat a été arrêté par des agents en civil, puis déféré, en fin de journée, devant le juge, qui l’a placé sous mandat de dépôt, en vertu des nouveaux articles du code de procédure pénale 144 bis et 146, qui stipulent clairement que pour de tels délits, la sanction se limite à des amendes. Hier, ses avocats, Mes Amine Sidhoum, Benissad et Hassani, n’ont pas mis de gants pour dénoncer cette « bavure».

« Nous sommes devant une comparution immédiate qui ne prévoit pas de peine privative de liberté. Que fait le prévenu en prison depuis le 27 juin ? Il doit être immédiatement libéré. C’est une détention arbitraire. Il doit être jugé en liberté», lance Me Sidhoum. La juge se tourne vers le procureur qui lui demande de joindre la demande au fond du dossier. La magistrate se retrouve dans l’embarras.

Comment une telle erreur judiciaire a-t-elle pu être commise ? L’avocat s’insurge : « Madame la juge, il y a une grave violation de la loi. Le prévenu ne peut pas être jugé en étant en détention. Il faut trouver une solution pour réparer cette irrégularité.» La présidente réfléchit un moment, puis déclare : « Je ne sais pas s’il y a une disposition qui prévoit ce qu’il faut faire.» L’avocat continue à dénoncer la détention de son mandant : « Nous n’avons pas à discuter des libertés fondamentales des citoyens. Le prévenu est illégalement en prison depuis presque une semaine. Il a été présenté ici même par 11 éléments du DRS, alors que ce département a été dissous. Le rapport de l’enquête préliminaire porte l’entête de ce service, alors que pour tous il n’existe plus. Cette affaire concerne des amendes et rien que des amendes.

Que fait le prévenu en prison depuis le 27 juin ? Nous ne pouvons pas accepter de telles dérives. Il faut réparer cette catastrophe que nous ne pouvons cautionner.» La juge semble désemparée. Me Benissad abonde dans le même sens et refuse lui aussi de « cautionner une telle violation» et exige une solution : « Nous voulons que le prévenu quitte le box pour rejoindre la barre et être jugé en liberté…»

Très mal à l’aise, la juge se donne un temps de réflexion, demande le code de procédure pénale, que le greffier lui remet et finit par lever l’audience pour délibérer. Après plus d’une heure d’attente, elle revient et décide de joindre l’examen du point de la forme à celui du fond. Les avocats contestent énergiquement. Ils refusent que leur mandant soit jugé en détention. Ils décident de se retirer de l’audience en signe de protestation. La juge demande au prévenu s’il veut être jugé. « Je refuse d’être jugé sans mes avocats. Cela fait trois jours que je suis en grève de la faim. Je vous tiens responsable de tout ce qui peut m’arriver en prison», lance Mohamed Talmat à la présidente. Elle insiste et le prévenu maintient sa décision. La juge demande au greffier de prendre acte de cette position et annonce le renvoi de l’affaire au 11 juillet. Mohamed Talmat doit donc retourner à la prison d’El Harrach, où il est maintenu en détention en violation des articles 144 bis et 146 du code de procédure pénale, pour lesquels il est poursuivi. Lire la suite

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L’Algérie n’a récupéré que 2% de ses archives détenues par la France

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a affirmé hier que l’Algérie n’avait récupéré que 2% de ses archives détenues par la France, ajoutant que les relations entre les deux pays ne sauraient être « normales» sans le règlement du dossier de la Mémoire, l’Algérie ne comptant pas renoncer à sa revendication relative à la restitution de la totalité de ses archives.

Dans un entretien à l’APS à la veille de la célébration du 54e anniversaire du recouvrement de sa souveraineté, M. Zitouni a précisé que les archives remises par la France à l’Algérie depuis l’indépendance « ne dépassent pas les 2%», estimant que les relations entre les deux pays « ne peuvent être normales» sans le règlement du dossier de la Mémoire et la satisfaction de la revendication de l’Algérie relative à la restitution de la totalité de ses archives spoliées lors de l’occupation française. Sur le plan économique et commercial, M. Zitouni a indiqué que les relations entre l’Algérie et la France étaient « bonnes», mais restaient en deçà de l’objectif escompté concernant la question de la Mémoire.

Le ministre a rappelé l’installation, à l’occasion de sa dernière visite en France, de trois commissions dont l’une est chargée de l’examen des archives nationales détenues par la France, tandis que la deuxième s’occupe du traitement du dossier des Algériens disparus durant la période coloniale. La troisième commission est, par ailleurs, chargée du dossier des victimes des essais nucléaires effectués par la France durant la période coloniale, a précisé le ministre qui a fait remarquer que les archives ne concernaient pas uniquement les documents liés à la Révolution, mais également tout ce qui concerne les infrastructures de l’Algérie, l’architecture et l’urbanisme.

M. Zitouni a demandé aux autorités françaises d’accélérer le travail des commissions, ajoutant que les archives en possession de l’Algérie et les témoignages recueillis ainsi que les mémoire écrites, y compris les mémoires des bourreaux français, suffisaient pour écrire l’histoire de l’Algérie durant cette période. Il a, par ailleurs, souligné que la revendication relative à la restitution des archives était une question de « principe pour les Algériens».
2000 Algériens disparus durant la guerre de Libération

Concernant le dossier des disparus durant l’occupation française, le ministre des Moudjahidine a affirmé que les statistiques préliminaires montraient que le nombre de disparus, durant la guerre de Libération nationale (1954- 1962), s’élevait à plus de 2000 victimes. Il s’agit de détenus incarcérés ou retenus dans des centres d’interrogatoire français, selon le ministre qui a ajouté que l’opération de recensement se poursuivait et la commission installée à cet effet allait travailler conformément à l’accord qui prévoit l’identification des sépultures de ces victimes. Parmi les chouhada n’ayant pas de sépulture connue figurent Ahmed Bouguerra, El Djilali Bounaama, Larbi Tebessi ainsi que le Français qui a soutenu la cause algérienne, Maurice Audin.

Dans le cadre de ses efforts visant à récupérer ses archives, l’Algérie œuvre à la restitution des crânes des premiers résistants algériens, conservés au Musée de l’homme à Paris. « 32 crânes de vaillants résistants algériens ont été recensés», selon le ministre qui a indiqué que « l’Algérie demeure attachée à la récupération des crânes de nos aïeux qui doivent avoir leurs sépultures en Algérie». « Les crimes odieux perpétrés par la France durant 132 ans d’occupation témoignent de la barbarie de ce qu’a accompli ce pays en Algérie», a souligné le ministre. Lire la suite

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Internet : L’Algérie à la traîne

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Un rapport d’Akamai, leader mondial des services de réseau de diffusion de contenu, classe la qualité de débit internet en Algérie à la dernière place.
Le rapport intitulé « State of the internet Q1(2016)» souligne que notre pays est devancé par plusieurs pays africains avec une vitesse de connexion moyenne minimum de 2,2 Mbps.

Il est derrière la Tunisie (4 Mbps), le Maroc (3,9 Mbps), l’Egypte (3,7 Mbps), le Kenya (5,9 Mbps) et l’Afrique du Sud (4,8 Mbps). Ainsi, les opérateurs nous promettent des centaines de mégabits par seconde (Mbps), mais la réalité est bien moins flamboyante. En dépit des discours officiels, l’Algérie arrive difficilement à progresser dans ce domaine.
(Suite page 3) Kamel Benelkadi

Le retard pris par l’Algérie aura des répercussions négatives sur le développement de l’économie numérique. « Il est honteux qu’en 2016, on soit fier d’avoir en moyenne du 2 Mbps alors que des sociétés effectuent des transferts de données, envoient et reçoivent des fichiers. L’économie numérique veut dire que les plateformes de paiement doivent être connectées.

Le ministère délégué auprès du ministère des Finances chargé de l’Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers sera un moyen de pression sur Algérie Télécom et le gouvernement algérien pour aller vers la numérisation de l’économie qui pourra être le sauveur et nous sortir de la dépendance aux hydrocarbures et permettre aux entreprises de passer cette étape avec facilité», a affirmé Iheb Tekkour, expert dans les TIC, lors d’une déclaration à une chaîne de télévision.

Le chantier est énorme, car le pays demeure à la traîne dans le domaine numérique. Pour preuve, la contribution des TIC au PIB reste insignifiante et ne dépasse pas les 2,9% alors que la moyenne mondiale est de 7%. L’Algérie était classée à la 120e place sur 143 pays, selon le rapport 2015 sur les évolutions réalisées par le pays en matière des TIC du Forum économique mondial. Ajouté à cela la faiblesse du taux de paiement par carte qui ne représente que 1% des transactions bancaires !

Les services en ligne à la disposition des citoyens, facilités par internet, leur donneront envie de se connecter davantage pour accéder à encore plus d’informations et, pourquoi pas, effectuer des démarches sans bouger de chez eux ou mieux encore, en toute mobilité ! Mais cela ne sera possible qu’à la condition que le débit augmente.

Contribution insignifiante au PIB

La demande d’informations en ligne devrait être telle que cela boosterait un développement de contenu utile et de qualité à mettre à la disposition d’un nombre de connectés qui va aller forcément crescendo.

L’Etat doit engager trois actions fondamentales : simplifier et promouvoir l’accès aux équipements et aux services en ligne, disposer d’une régulation au service du citoyen et dont la priorité serait le bien-être et le confort technologiques de l’utilisateur, et surtout disposer d’une meilleure connectivité donnant à tous les citoyens, sans exclusivité, un accès au haut et très haut débit, qu’il soit filaire ou mobile.

Plus que l’accès à l’information et aux divertissements, l’enjeu est économique. Le haut débit peut, selon la Banque mondiale, aider à diversifier les activités économiques et à éviter la dépendance aux ressources naturelles, si importantes en Algérie. Pour appâter l’abonné, les opérateurs ne lésinent pas sur les promesses de débit. Assis devant son ordinateur, dans son salon, ou pendant sa navigation via son smatphone ou sa tablette, l’internaute n’est pas dupe. Il sait bien qu’il n’atteindra jamais les valeurs annoncées.

De son côté, Algérie Télécom, l’opérateur public qui a le monopole sur la téléphonie fixe, l’ADSL et la bande passante, a lancé un grand plan pour la modernisation de ses réseaux internet à travers la densification de la fibre optique afin de permettre de fédérer les réseaux, voix et data au niveau national ainsi que la généralisation de l’utilisation du support en fibre optique au niveau urbain.

Selon des observateurs, la solution serait d’ouvrir ce chantier à l’investissement privé, principalement aux opérateurs de la téléphonie mobile, ce qui pourrait accélérer la connexion de toutes les régions du pays en fibre optique, réduire les dépenses de l’Etat et surtout éviter que des pannes géantes d’internet se reproduisent, comme ce fut le cas en octobre 2015. Lire la suite

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Gaïd Salah préside une cérémonie de remise de grades et de médailles

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a présidé, hier au siège du ministère de la Défense nationale à Alger, une cérémonie de remise de grades et de médailles à des officiers supérieurs et des cadres du ministère de la Défense nationale. Au cours de cette cérémonie, il a été procédé à la promotion de généraux au grade de général-major et de colonels au grade de général, ainsi qu’à la remise de médailles à des cadres militaires et civils assimilés. A cette occasion, le général de corps d’armée a prononcé une allocution, à travers laquelle il a confirmé que ces promotions et ces distinctions représentent « une tradition ancrée, à travers lesquelles, les cadres de l’ANP reçoivent ce qu’ils méritent en promotions dans les grades et en distinctions par des médailles, en reconnaissance des travaux accomplis et en valorisant leurs efforts et persévérances au service de leur armée et de leur patrie». Lire la suite

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Crise financière : Bouteflika défend ses choix

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Crise économique, relations avec la France et la jeunesse algérienne. Abdelaziz Bouteflika a profité de la célébration de la Fête de l’indépendance et de la jeunesse pour lancer des messages et répondre à des critiques.
Le chef de l’Etat commence par nier toute sa responsabilité et celle de ses gouvernements respectifs dans la crise économique qui frappe le pays. « Notre pays est confronté aujourd’hui aux aléas sévères de la chute des prix des hydrocarbures, une ressource qui pèse encore fortement sur notre économie et notre développement, comme c’ est le cas d’ailleurs dans d’autres pays producteurs de cette matière première», a écrit le chef de l’Etat dans sa missive.

Le président de la République va jusqu’à refuser d’endosser toute responsabilité dans la crise politique que vit le pays. « Ce choc n’est pas la conséquence de failles dans notre démarche interne», a-t-il écrit. Bien au contraire, précise le chef de l’Etat, « ce sont les décisions nationales prudentes que nous avons prises il y a quelques années, notamment un important remboursement anticipé de la dette extérieure» qui ont aidé le pays à ne pas être touché par la crise.

« Dans la même démarche, nous avons décidé de cesser tout recours aux crédits extérieurs, et en gérant avec prudence nos réserves de change, ce qui nous permet aujourd’hui de faire face à la crise financière et d’engager souverainement les correctifs que celle-ci requiert, en tenant compte de nos réalités propres et dans la fidélité à nos options sociales fondamentales», ajoute Abdelaziz Bouteflika. « La crise économique et financière n’est guère l’apanage d’un pays particulier, notamment dans l’économie mondiale globalisée. C’est la réponse à cette crise qui varie d’un pays à l’autre, selon le degré de mobilisation et de consensus interne mis en place et, en cela, notre pays est en droit d’envisager avec sérénité et espérance le dépassement de la crise financière actuelle», ajoutera-t-il.

A ceux qui se posent la question sur la destination de l’argent récolté de la vente des hydrocarbures, Abdelaziz Bouteflika a tenté de répondre par les « réalisations» de ses quatre mandats. Visiblement affecté par les écrits de la presse concernant la possibilité de voir le pays entrer en difficulté lors des prochaines années, le chef de l’Etat dit espérer que les problèmes se règlent dans « la sérénité». « L’Algérie est en droit d’envisager, avec sérénité et espérance, le dépassement de la crise financière actuelle», écrit-il.

Contrairement à ses autres adresses de ces derniers temps, Abdelaziz Bouteflika a, en guise de réponse aux pieds noirs qui réclament la récupération de leurs biens en Algérie, déclaré que « (…) l’Algérie a pris des mesures légitimes en vue d’intégrer au domaine de l’Etat les biens individuels et collectifs demeurés vacants au lendemain de l’indépendance». Un message adressé aux autorités françaises pour évoquer une réciprocité ? « Cette démarche a une relation avec ce que fit le colonisateur, au cours des années 1940 du siècle dernier, des biens des populations de notre pays, elle a induit une mesure irréversible qui fait désormais partie intégrante de notre législation contemporaine», lit-on encore. Lire la suite

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Plusieurs artistes algériens au 10e Festival International du Rai d’Oujda

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.
Plusieurs artistes algériens au 10e Festival International du Rai d'Oujda
ALGER – Plusieurs noms de la chanson algérienne prendront part au 10e Festival International du Rai d’Oujda (Maroc), prévu du 16 au 23 juillet avec un regard porté sur la richesse de ce genre de musique entre « authenticité et modernité », annoncent les organisateurs. Cheba Zahouania, Messaoud Bellemou, Kader Japonais, Cheb…

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