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Bouira rend un vibrant hommage au martyr de la révolution nationale Amrouche Mouloud

Publié le 19/08/2019, par dans Non classé.

BOUIRA – Un vibrant hommage a été rendu par la Maison de la culture Ali Zaâmoum de Bouira au martyr de la révolution nationale, Amrouche Mouloud dans le cadre des festivités célébrant la journée nationale du Moudjahid.

« Le martyr Amrouche Mouloud restera un monument dans l’histoire de la Guerre de libération nationale, et nous comptons aussi organiser un colloque pour lui rendre un autre hommage l’année prochaine », a indiqué à l’APS, la directrice de la maison de la Culture, Mme Saliha Chirbi.

Au cours d’une conférence animée par d’anciens moudjahidine, l’ancien colonel de l’Armée de libération nationale (ALN), Abdellah Dellès, a témoigné du parcours glorieux du lieutenant Si Lmouloud Awaqour, de son vrai nom Amrouche Mouloud, tombé au champ d’honneur le 28 juin 1957 au cours de la bataille d’Iwakourène, une épopée illustre dans la mémoire de la wilaya III historique.

« Si Lmouloud était un homme courageux et déterminé qui était toujours au devant des rangs de l’ALN », a témoigné l’ancien moudjahid Abdellah Delles dans son intervention.

Amrouche Mouloud, est né le 12 décembre 1912 au village Thaddarth Lejdid relevant à l’époque de la commune de Saharidj (Est de Bouira).

Selon les témoignages livrés par Abdellah Delles et l’ancien moudjahid Abdi Salah, le martyr Amrouche Mouloud a suivi ses premières études dans son village natal d’Iwaqouren, avant de rejoindre en 1934 les rangs du mouvement national à Constantine, en compagnie de son frère aîné Ahmed Amrouche, un des premiers militants de la cause national dans la région de Bouira.

Après l’arrestation d’Ahmed, Si Lmouloud regagne Jijel, où il continua à militer au côté d’autres compagnons. De 1947 à 1950, Si Lmouloud avait assumé de hautes responsabilités au sein de l’Organisation spéciale (OS) à Jijel.

En 1952, il fut arrêté par les forces coloniales et emprisonné en compagnie de Abane Remdane et d’autres militants de l’OS, à Toul-Nancy, en France, avant d’être libéré en 1954, puis il retourna revint à son village natal d’Iwakourène. Contacté par le front de libération nationale (FLN), il rejoignit vite la révolution et prit part, par la suite, au Congrès de la Soummam.

Promu au grade de lieutenant politico-militaire, nommé chef de la zone II de la wilaya III, Si Lmouloud, contribua à l’organisation de la révolution, notamment après qu’on lui eut confié l’inspection des zones dans la wilaya III, ont témoigné les conférenciers.

Il organisa remarquablement les troupes de l’ALN, et avait eu d’importantes  »actions d’éclat » qui redonnèrent l’ardeur à ses compagnons. En juin 1957, une bataille s’éclata entre un groupe de Moudjahidines, dont Si Lmouloud, et les troupes de l’armée française qui leur ont tendus une embuscade à un kilomètre du village Lejdid à Iwaqouren.

Si Lmouloud a été assassiné sur le champ de bataille près plusieurs heures d’une résistance farouche, selon les témoignages des moudjahidines présents à la conférence.

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M’sila : El gasba (flûte), instrument musical phare des fêtes de la région du Hodna

Publié le 19/08/2019, par dans Non classé.
M'sila : El gasba (flûte), instrument musical phare des fêtes de la région du Hodna

M’SILA – El Gasba (flûte) est de tous les instruments musicaux traditionnels celui qui occupe les devants des spectacles « communautaires » dans la région du Hodna (wilaya de M’sila et alentours) chaque été à l’occasion des fêtes de mariage reléguant au second plan synthé, guitare électronique et autres instruments modernes.

Instrument à vent en roseau, plante poussant le long des berges des oueds d’Algérie et du Maghreb, El Gasba semble avoir été toujours utilisée par les habitants du Maghreb, notamment les populations bédouines nomades qui en font usage lorsqu’ils mènent paître leurs troupeaux et pendant leurs fêtes.

Pour Abderrachid Merniz, directeur de CEM et chanteur du genre bédouin « Ayey », « même si les roseaux poussent un peu partout dans le Hodna, peu d’artisans savent en faire des flûtes », ajoutant qu’en règle générale ces artisans sont eux-mêmes des flûtistes confirmés.

« Lorsque l’artisan ne sait pas en jouer, il est obligé de faire appel au service d’un flûtiste pour tester son instrument », souligne-t-il.

Ces artisans choisissent soigneusement le tube de roseau idéal « qui doit être femelle et de large diamètre », explique Merniz tout en relevant qu’El Gasba compte de six à huit trous de jeu et est plus longue que le Ney (instrument à vent) et est tenue différemment par le joueur.


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Une relation d’intimité singulière lie El Gasba au berger qui trouve, dans cet instrument, un moyen de briser la monotonie de sa longue solitude sur les vastes et infinies steppes n’ayant toutefois pour auditeurs que ses bêtes.

Chaque berger fait son apprentissage du jeu sur la flûte auprès d’un autre berger plus ancien en s’initiant d’abord aux chansonnettes légères qui ne nécessitent pas l’usage de la totalité des trous de jeu avant de passer aux morceaux plus savants.

De ce fait, les plus virtuoses flûtistes du Hodna ont toujours été, ou sont encore des bergers, les deux activités étant très compatibles. Pasteurs durant le jour, ces flûtistes deviennent artistes la nuit.

Jouer de la flûte, souffle puissant et gestion continue de la respiration

Dans les milieux artistiques, les instrumentistes savent communément que celui qui joue de la Gasba, flûte assez longue, se retrouve contraint à plier constamment son cou vers la droite pour souffler.

Avec les années, le flûtiste finit par conserver inconsciemment cette position penchée du cou, même lorsqu’il marche ou parle comme si les muscles de son cou s’étaient « sclérosés ».

Outre des doigts assez longs, le flûtiste doit avoir un souffle long, puissant et gérer au mieux le travail alternatif de sa respiration pour pouvoir jouer, maintenant ainsi la posture inclinée du cou tout le temps que dure le spectacle sans montrer des signes de fatigue.

Gaieté des fêtes et des rencontres joyeuses communautaires, El Gasba s’accompagne presque toujours du Bendir (instrument traditionnel à percussion) qui donne la mesure et sert aussi à renvoyer l’écho des sons de la Gasba lorsque le flûtiste en place l’extrémité au milieu du Bendir dont les tapes de percussions produisent des effets acoustiques mélodieux.


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Plusieurs maximes populaires dans le Hodna, toujours en vogue, révèlent la place qu’occupent cet instrument et son joueur dans l’imaginaire collectif.

Ainsi, pour signifier que la chose va de soi l’on dit « N’fou kharedj kahredj » (L’air s’écoule certainement vers l’extérieur).

Pour indiquer qu’une personne manque de rectitude morale, d’aucuns utilisent cet adage : « Maawaj ki ragbat el-gassab » (Il est fléchi comme le cou du flûtiste) et, enfin, pour souligner que l’effort est fait sans peine le dicton populaire renvoie à « Sir ya gassabi sir » (Va, ô mon flûtiste, va).

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Le chanteur andalous Brahim Hadj Kacem anime un concert à Alger

Publié le 18/08/2019, par dans Non classé.
Le chanteur andalous Brahim Hadj Kacem anime un concert à Alger

ALGER – Le chanteur andalous Brahim Hadj Kacem, accompagné de l’Orchestre régional de Tlemcen, a animé samedi à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh (Alger) un concert, devant un public venu apprécier la musique andalouse de Tlemcen.

Accompagné de son orchestre, l’artiste a présenté, 90 minutes durant, une variété de titres de différents registres, notamment la nouba et les chants soufis.

Le public, applaudissant longtemps la prestation et la voix exceptionnelle, a pu apprécier les chants présentés, notamment « Hnina », « Ya hbib el gualb ».

Né en 1969 à Tlemcen, le chanteur Brahim Hadj Kacem cumule une carrière de plus de 30 ans . Cet artiste qui s’est initié à la musique dès l’âge de 9 ans a rejoint l’association Gharnata (1984-1986) avant de fréquenter l’association El Qortobia (1985-1992). Il a formé en 1990 son propre orchestre.

Depuis 2004, il vit et travaille à Paris et enseigne le chant et la pratique de la musique andalouse à Lille au sein de l’Assocoition El Maqam.

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Le documentaire « Tideles » projeté en avant-première à Alger

Publié le 18/08/2019, par dans Non classé.

ALGER, 18 août 2019 (APS) – Un voyage à travers l’histoire de la ville de Dellys, sa culture et son patrimoine a été proposé samedi soir au public algérois par le réalisateur Salah Boufellah à la faveur de la projection en avant-première de son film documentaire « Tideles, une ville millénaire ».

D’une durée de 90 mn ce film produit par « Play film », avec le soutien du ministère de la Culture et celui de l’Assemblée populaire de la wilaya de Boumerdes, a été projeté en plein air au Centre des arts du Palais des raïs-Bastion 23.

« Tideles, une ville millénaire » remonte l’histoire de cette ville côtière, située à 100km à l’est d’Alger, depuis les comptoirs phéniciens jusqu’à l’époque coloniale française en passant par l’ère romaine, la période islamique et la régence ottomane en puisant dans différents écrits historiques.

Le film s’appuie essentiellement sur des entretiens avec différents universitaires dont la paléontologue Yasmina Chaïd-Saoudi qui a fait le point sur les particularités géologiques de la région et les plus anciennes présences humaines attestées et l’universitaire Ismaïl Bennaâmane, spécialiste de l’histoire arabo-musulmane qui a remonté cinq siècles d’histoire de la ville.


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Les écrits historiques et correspondances ayant cité la ville de Dellys à la période de la Reconquista et lors des campagnes espagnoles sur cette cité portuaire sont aussi largement développés par l’universitaire Noureddine Châabani.

Le réalisateur a également mis l’accent sur le riche patrimoine subaquatique de Dellys en proposant quelques séquences filmées sous l’eau avec le concours des plongeurs de l’Association « Delphine ». Il évoque également la vieille Casbah de Dellys et le mode de vie de ces habitants grâce à des témoignages et avis d’architectes, historiens et habitants.

En plus des témoignages le film s’appuie également sur des manuscrits, des cartes géographiques, des reconstitutions et des images aériennes de la ville. Cependant ce documentaire a été projeté dans des conditions techniques approximatives sur un écran gonflable.

Salah Boufellah avait réalisé en 2017 le long métrage de fiction « Les ombres de la vérité ».

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Hassen Ferhani doublement primé au Festival de Locarno

Publié le 18/08/2019, par dans Non classé.
Hassen Ferhani doublement primé au Festival de Locarno

ALGER – Le cinéaste algérien Hassen Ferhani a reçu samedi le « Prix du meilleur réalisateur émergent » et celui du « Jury junior » du 72e Festival international du film de Locarno (sud-est de la Suisse) pour son film « 143, rue du désert », annonce les organisateurs.

Premier long métrage de Hassen Ferhani, « 143, rue du désert » a été présenté en avant-première mondiale lors de cet événement. Il était en compétition dans la section « Cinéastes du présent », deuxième plus importante section de ce festival qui a pris fin samedi soir.

D’une durée de 100mn, ce film, une production algéro-franco-qatarie, raconte l’histoire de Malika, gérante d’un modeste restaurant sur la route du désert, au fin fond du Sahara algérien, où viennent se ravitailler routiers, aventuriers et autres voyageurs.

Hassen Ferhani avait réalisé en 2016, « Fi rassi rond-point » (Dans ma tête un rond-point ), un documentaire primé en Algérie et dans des festivals internationaux tenus en Tunisie, en Italie et en France où il a reçu de nombreux prix.

Le cinéaste portugais Pedro Costa a quant à lui remporté le Léopard de la meilleur réalisation pour son film « Vitalina Varela » en compétition internationale.

17 films de différents pays, étaient en compétition depuis le 7 août pour cette édition 2019 du festival de Locarno qui a choisi de mettre à l’honneur le cinéma de l’Asie du sud-est (Indonésie, Philippines et le Laos).

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11e édition du festival national de la chanson du raï à Sidi Bel Abbès

Publié le 16/08/2019, par dans Non classé.
11e édition du festival national de la chanson du raï à Sidi Bel Abbès

SIDI BEL ABBES – Le coup d’envoi de la 11ème édition du festival national de la chanson du rai a été donné, jeudi à Sidi Bel Abbès, en présence d’un public nombreux composé de familles et de jeunes amoureux de ce genre musical authentique.

Depuis son ouverture, cette manifestation culturelle artistique a enregistré une grande affluence des amateurs de la chanson du rai à la maison de la culture Kateb Yacine, pour écouter des chansons alliant le rai authentique et le rai moderne.

Dès l’ouverture de la soirée, le groupe Raïna Raï a enchanté le public avec sa fameuse chanson « Ya Zina Diri Latay », ensuite avec le passage de jeunes artistes à l’instar de Cheb Houssam, Djamel Milano, Cheb Mahfoud, Mohamed EL Abbassi, Chaba Fati et Cheikh Naam.

Le secrétaire général de la wilaya Mohamed Ould Abdenabi a déclaré dans une allocution prononcée à l’occasion du coup d’envoi donné à cette manifestation artistique, que « le Raï est un art exceptionnelle qui caractérise le patrimoine culturel du pays et un grand acquis à préserver ».

« La ville de Sidi Bel Abbès a contribué à la préservation de ce patrimoine culturel exceptionnel qui exprime l’éspoir et la tristesse, en ce qu’il est un génie artistique devenu fameux dans le monde entier », a-t-il indiqué.

Pour sa part, le représentant du ministère de la Culture Chiter Laid a souligné que « le Raï est un art exceptionnel propre à l’Algérie et il faut le préserver et le promouvoir à travers les générations futures », mettant en avant l’intérêt qu’accorde la tutelle au festival national de la chanson du raï pour le préserver et l’accompagner dans toutes les éditions à l’avenir.

De son côté, le commissaire du festival Mohamed Boussemaha a fait savoir que le festival du raï se veut « une manifestation culturelle artistique importante visant à préserver le caractère authentique et exceptionnel du Raï qui représente tous les jeunes algériens ».

La deuxième soirée de ce festival prévue demain samedi sera animée par d’autres artistes à l’image de Cheikh Hattab, Cheb Kadirou, Cheikh Mimoune, Chaba Farida, Cheb Kader Japonais et Abbas Marhoum.

Organisées sous la supervision du ministère de la Culture en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), les soirées du festival national de la chanson du raï se poursuivent jusqu’à lundi avec la participation de plus de 30 artistes et des conférences sur la musique et la chanson du raï.

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