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Amar Saadani de plus en plus contesté : Vers le retour de Belkhadem ?

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

Le mouvement des frondeurs au sein du FLN ne cesse de s’élargir.
L’objectif est d’extirper le parti des mains de son secrétaire général, le trublion Amar Saadani, dont les déclarations et les positions suscitent colère et réprobation non seulement au sein du parti, mais aussi parmi ses proches à la Présidence, qui semblent l’avoir lâché. Désormais, les rangs des redresseurs, que dirigeait Abderrahmane Belayat, s’élargissent.

Les « dérives» de Saadani fédèrent de plus en plus de contestataires, surtout depuis qu’une pétition nationale pour son éviction a été lancée, dont le texte d’accompagnement aurait été transmis par des personnalités influentes à la Présidence.

Celles-là mêmes qui avaient initié, nous révèlent des sources proches du parti, une autre pétition exigeant la destitution de Mohamed Djemaï, député de Tébessa, homme de main de Saadani et son chargé de mission au sein de l’Apn et de la présidence du groupe parlementaire FLN.

Ce dernier a fait des déclarations contre Tahar Khaoua, membre du comité central du FLN et ex-ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, allant jusqu’à menacer de lui interdire l’accès à l’APN juste parce qu’il avait osé apporter la contradiction à Saadani. Un fait du prince que le secrétaire général n’a pas digéré et qui a suscité une campagne haineuse à l’égard du ministre, menée par Mohamed Djemaï, mais aussi par Bahaeddine Tliba, vice- président de l’Apn, dont on dit qu’il traverse de mauvais moments ces dernières semaines.

En effet, selon des sources bien informées, Tliba aurait sollicité les services de sécurité de Annaba pour une protection rapprochée en raison des « menaces de mort» dont il dit faire l’objet sans pour autant identifier les auteurs de ces menaces ou déposer une plainte contre eux. Débouté par ses détracteurs, Tliba s’est vu obligé de faire appel à des gardes privés qui ne le quittent plus d’une semelle, parce que même Saadani n’a rien fait, pour ne pas dire n’a pas voulu faire.

Raison pour laquelle il avait brillé par son absence au fameux meeting de Saadani à Tébessa où celui-ci a tiré à boulets rouges sur la presse privée — notamment El Khabar et El Watan — accusée d’être à la solde de deux généraux à la retraite qui hantent ses nuits et dont il n’a même pas osé citer les noms. Des déclarations qui ont fait tache d’huile et élargi les rangs des frondeurs au sein de l’ancien parti unique.

Les contacts et la mobilisation se renforcent dans les 48 wilayas, alors qu’un coordinateur a été désigné pour préparer les premières réunions, d’autant qu’en haut lieu, l’ambition démesurée de Saadani dérange au point de constituer un abcès qu’il faut crever. Ses déclarations contre l’autodétermination du Sahara occidental et ses propos complaisants à l’égard de la France (après la publication par le Premier ministre, Manuel Valls, d’une photo montrant le président Bouteflika, totalement affaibli par la maladie), mais aussi ses affaires juteuses en France et ses visites de plus en plus longues dans ce pays suscitent la réprobation, mais surtout la rupture avec ses mentors à la Présidence.

Le 4 juin dernier, le premier regroupement des frondeurs s’est tenu à Bordj Bou Arréridj. Il a réuni quelque 200 cadres, militants et élus locaux du FLN, venus de nombreuses régions du pays, mais aussi une quarantaine de députés et sénateurs. Dans la salle étaient présents de nombreux proches de l’ancien secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem.

Le conclave s’est déroulé sous haute protection policière après une longue préparation au niveau des mouhafadhas. A l’ordre du jour, la mobilisation pour l’annulation de la session du comité central du 29 septembre 2013 et du 10e congrès de fin mai 2015 qui a confirmé Saadani dans son poste de secrétaire général du FLN. Les animateurs de ce regroupement qualifient Saadani d' »usurpateur» et l’accusent d’avoir « trahi les principes» du parti.

Les mêmes mots sont repris dans le texte qui accompagne la pétition contre le secrétaire général, qui, selon nos interlocuteurs, est en train d’être signée dans les 48 wilayas.
Il faut relever cette présence de proches de Abdelaziz Belkhadem, ancien secrétaire général du FLN, destitué par le groupe de Saadani.

De plus en plus visible sur la scène politique, Belkhadem, nous dit-on, aurait été approché par des personnalités influentes au sein du parti et dans la sphère de la Présidence pour le faire revenir aux affaires. « Jusqu’à maintenant rien n’a été décidé. Ce qui est certain, c’est que Belkhadem n’a pas refusé», révèlent nos sources. De plus en plus isolé, Saadani semble compter ses jours, surtout depuis le retour en force de son « adversaire et ennemi juré» nous dit-on, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et directeur de cabinet à la présidence de la République.

Un retour accompagné de mises au point et surtout de rappels à l’ordre après les propos incendiaires contre notamment la presse, particulièrement El Watan et El Khabar. Accusés de faire partie de cette « pieuvre à cinq tête qui détruit le pays», ces publications sont d’ailleurs qualifiées par Ouyahia de « grands journaux».

Lors du dernier remaniement ministériel, Saadani n’a pas pu imposer « sa liste». Parmi les nouveaux arrivés, il n’a pu placer que Abdeslam Chelgham, l’ancien secrétaire général du ministère de la l’Agriculture à l’époque où les 30 milliards de dinars du fonds de la Générale des concessions agricoles (GCA) étaient engloutis dans des sociétés-écran auxquelles Amar Saadani n’est pas étranger.

Chelgham se voit confier le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, un poste très convoité. Sid-Ahmed Ferroukhi l’a appris à ses dépens après s’être farouchement opposé au transfert du secteur de l’agro-alimentaire au département de Abdesselam Bouchouareb, mais aussi à la privatisation des terres agricoles.

La nomination de Abdeslam Chelgham, dont les relations humaines avec les cadres laissent à désirer, augure une nouvelle ère dont il faut d’ores et déjà se méfier. Pour des sources bien informées, Saadani n’a pas pu accaparer le poste de ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui était entre les mains de Tahar Khaoua, un cadre dirigeant du FLN.

Sa remplaçante, Ghalia Eddalia, vice-présidente de l’Apn, est connue pour être proche de son prédécesseur qu’elle a bien défendu, lorsque Mohamed Djemaï, président du groupe Lire la suite

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Assassinat du rebelle : Nadia Matoub porte plainte contre Hattab

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, Nadia Matoub, veuve de Lounès Matoub, le chanteur engagé assassiné le 25 juin 1998 dans des circonstances qui n’ont jamais été clairement élucidées, réclame, encore une fois, toute la vérité sur cette tragédie.
« Dix-huit ans après l’assassinat de mon mari, Matoub Lounès, nous demeurons nombreux à porter le deuil et à réclamer la vérité. Si notre expérience avec la justice algérienne lors du procès de juillet 2011 a renforcé notre scepticisme, il est de notre devoir de relancer cette affaire», dit-elle en préambule.

Nadia Matoub vient en effet de relancer l’affaire en déposant une plainte pour « assassinat de Lounès et tentative d’assassinat sur mes sœurs et moi contre Hassan Hattab, se trouvant actuellement sous surveillance des autorités à Alger». Une plainte a donc été déposée ce 2 juin 2016 auprès du tribunal de la même ville.

« La démarche consiste à utiliser tous les éléments juridiquement exploitables et le premier d’entre eux est la revendication de l’assassinat de Lounès par celui qui s’affirmait émir des GIA au moment des faits», écrit-elle encore.

Nadia Matoub estime qu’il est « facile de se cantonner dans des convictions concernant les commanditaires et les exécutants de cet ignoble crime» et prévient que « cesser toute action de terrain ne fait que faciliter le confort psychologique des assassins à qui, sans doute, profitent les prétendues révélations et fausses informations entretenues autour de cette affaire».

Nadia Matoub déclare ne pas se faire « trop d’illusions sur la volonté des autorités de mener une enquête sérieuse et sans influence», mais le recours à la justice « se veut comme la première étape d’une démarche qui, nous l’espérons, permettra au moins de délier quelques langues et d’apporter des éléments qui nous rapprocheront de la vérité», dit-elle.

« Nous ne manquerons pas de vigilance quant aux éventuelles failles de l’instruction à venir et nous dénoncerons toute tentative d’orienter cette dernière dans un sens qui arrangerait des velléités partisanes. Il s’agit de reprendre sur des bases factuelles cette affaire et de la soustraire à l’influence des acteurs politiques. Si notre action s’avère infructueuse, nous envisagerons d’autres pistes. Nous n’oublions rien. Nous ne renoncerons point.» Lire la suite

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Destins tourmentés

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

Lors des événements qui ont eu lieu à Dusseldorf la semaine dernière, des migrants maghrébins ont mis le feu à un camp de réfugiés.
Ces éléments nouveaux finiront par persuader les parlementaires récalcitrants à voter en faveur de la décision du Bundestag de placer les trois pays du Maghreb sur la liste des pays sûrs.

Dans cette deuxième partie de notre long périple en Allemagne sur les traces des harraga, rencontres avec des jeunes à la fleur de l’âge tombés dans la prostitution masculine.

Dortmund Hauptbahnhof, la gare centrale, le point de chute de tous les harraga, le lieu de toutes les rencontres, surtout celle des histoires. D’ici, on peut joindre n’importe quelle destination en Europe.

Pour les « migrants» algériens bloqués en Allemagne à cause du durcissement du contrôle d’identité et des frontières entre les Etats Schengen, le seul moyen qui reste est le covoiturage.

A l’intérieur de la gare, adossé au mur, la jambe levée comme au bled, Nassim est collé à son smartphone et branché sur son application favorite, Blablacar, un site internet très prisé par les harraga. Un gros business est né et certains convoyeurs n’hésitent pas à spécifier sur leur annonce « harraga uniquement».

Pendant que Nassim cherche un bon plan, son acolyte Riad, le look hippie, tout deux originaires d’El Harrach, vend du cannabis. Il n’hésite pas à héler et harceler les passants. « Normal kho ! Ici fais ce que tu veux, s’ils veulent nous arrêter et nous mettre en taule, nous sommes habitués. Moi j’ai trois jugements au bled», me lance-t-il fièrement mais visiblement stressé et méfiant, trompé par sa main qui tremble et qu’il tente maladroitement de cacher.

Entres deux joints et au fil de la discussion, Riad accepte de nous raconter son passé peu glorieux. « Je ne sais pas faire autre chose que de voler, d’agresser les gens et de vendre de la zatla. Le travail, c’est pas pour moi», tranche-t-il d’emblée. Avant de prendre l’avion pour Istanbul, il a « cassé» un appartement, comme ils disent dans leur jargon.

« C’était une belle prise : 600 000 DA en bijoux que j’ai pu vendre rapidement et échanger en euros.» Il a profité de la lenteur de l’enquête de police pour fuir le pays. A Istanbul, Riad et son ami Nassim louent un appartement « standing» pendant trois mois pour 3000 euros. « On avait même une femme de ménage», sourit-il.

Agression

L’argent est vite parti et les deux amis empruntent le couloir bulgare pour rejoindre l’Europe. « Ce n’était pas prévu au programme. Fallait soit revenir au bled ou bien continuer le chemin. Et comme nous avons appris que la police me recherchait, il fallait donc choisir la seconde option», raconte-t-il. Nassim semble avoir trouvé un plan pour vendredi, destination Paris, 35 euros la place. Rendez-vous est pris, il leur reste trois jours à passer à Dortmund. Ils ont élu domicile à Innenstadt, à quelques kilomètres de la gare centrale, dans un appartement jouxtant le jardin du quartier.

Visiblement agacé par son copain qu’il a devancé en révélations, tient à me livrer son histoire. Agé d’à peine, 19 ans, Nassim, porte sur le cou et les poignets les stigmates d’un long périple. Ses bras sont marqués de scarifications. « Avant d’arriver ici, j’ai fait de la prison en Bulgarie, puis en Serbie… Moi je ne recule devant rien mon frère et je suis prêt à tout, surtout pour mon ami».

A la nuit tombée, les deux comparses sont rejoints par d’autres compagnons d’infortune. Galvanisés par les psychotropes, armés de couteaux, ils se sont organisés en bandes d’agresseurs. Le jardin abrite une station de métro et constitue un passage obligé pour beaucoup de travailleurs.

Gare à celui qui s’aventure par-là « ce soir nous avons une hsifa (règlement de compte) avec des Ghanéens qui ont agressé un des nôtres, ils ne vont pas nous échapper cette fois-ci», menace Riad, les yeux vitreux, la voix éraillée. Ils se dispersent en groupes de deux à la recherche des « Africains» qui se sont manifestés vers 1h, tellement bourrés que la situation a vite tourné au drame. Bouteilles d’alcool cassées, mobilier saccagé, chacun utilise ce qu’il a à portée de main. La police intervient un quart d’heure plus tard.

Playboy

La raison de ces chamailleries au Innenstadt Garten est une histoire de territoire sur fond de prostitution masculine. Ici, Africains et Maghrébins proposent leur corps pour parfois des sommes dérisoires. Le business est tellement fructueux que certains ont même été placés dans des agences d' »escort boy», bien que les Algériens ayant déclaré être homosexuels auprès des autorités allemandes restent insignifiants (une centaine selon une source à l’office des migrants) pour bénéficier de l’asile politique sans difficulté sous prétexte de persécution dans leur pays.

D’où les appréhensions du Parti des verts qui compte annuler la décision du Parlement allemand de placer les pays du Maghreb sur la liste des pays sûrs et interdire ainsi l’accès à l’asile politique. La question reste taboue dans les relations entres les pays du Maghreb et l’Allemagne et elle est d’autant plus dans ces pays.

Nassim joue au « mac» : il gère et protége une dizaine de jeunes Maghrébins à la fleur de l’âge. Certains parmi eux ne dépassent pas les 20 ans. Ainsi, Walid, la silhouette frêle, l’air efféminé et maquillé, n’a que 17 ans et dit s’assumer. « J’ai fui le pays pour vivre ma liberté et faire ce que je veux» lance-t-il fièrement avant de nous inviter à partir : « Vous dérangez, personne ne viendra me voir, je dois travailler.»

En quittant les lieux, Ilyes nous interpelle et tient à raconter l’histoire de Walid : « Il a sujoué son rôle, en vérité il a fui le pays à cause de son frère qui a juré de le tuer.

Ce jeune garçon a vécu un drame, son copain au bled, qui n’est autre que l’ami intime de son frère, a été massacré, poignardé à coups de couteau, il a survécu mais aujourd’hui, il se trouve sur une chaise roulante, il est paralysé à 95%.» Effondré par ce qu’il vient de révéler, en pleurs, il supplie de l’extirper des mains de Nassim, Lire la suite

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Départ à la retraite à 60 ans : Le gouvernement face à la contestation

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

La décision prise lors de la dernière tripartite, fixant l’âge de la retraite à 60 ans, montre toute la légèreté et le bricolage avec lesquels le gouvernement gère le pays.
Pris de court par une crise économique qu’il n’arrive plus à juguler, il n’en a ni les moyens ni le temps, l’Exécutif panique après la réaction du monde du travail à une décision qui remet en cause l’un des acquis important du travailleur algérien : le départ à la retraite avant 60 ans.

La mobilisation qu’a vécue, la semaine dernière, la zone industrielle de Rouiba, le remue-ménage qu’ont connu certaines régions du sud du pays et la préparation d’une riposte concertée par les syndicats autonomes, entre autres ceux du secteur de l’éducation et de la santé, calment visiblement les ardeurs du gouvernement et de ses partenaires, patrons et syndicats.

Une instruction cosignée par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale et la Fonction publique a semé la zizanie dans le pays. Dans le document qui a circulé d’abord sur les réseaux sociaux avant qu’il ne soit vérifié, il était demandé à la Caisse nationale des retraites (CNR) de suspendre le traitement des dossiers de demande de départ en retraite anticipée.

Le gouvernement voulait certainement anticiper une ruée massive des travailleurs vers les caisses de retraites avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Selon des indiscrétions aussi bien dans le secteur économique qu’au niveau de la Fonction publique, c’est l’hémorragie.

Depuis quelque temps déjà, des milliers de cadres, sinon des dizaines de milliers ont fait valoir leur droit à la retraite à un âge précoce. Le phénomène pose deux questions cruciales. La première est liée à la difficulté de remplacer des cadres ayant cumulé de la compétence et de l’expérience dans leur domaine.

La deuxième est strictement d’ordre économique. Les caisses se vident et étant déjà déficitaires, le départ massif à la retraite des centaines de milliers de travailleurs ne pourrait qu’aggraver la situation suffisamment problématique pour ceux qui gèrent le pays.

Si la CNR a démenti le contenu de l’instruction en soutenant, dans une déclaration faite à la presse jeudi dernier, que « les travailleurs souhaitant prétendre à la retraite proportionnelle peuvent déposer leurs dossiers dans toutes les agences CNR du pays», il est difficile de croire que le gouvernement est prêt à renoncer à une décision inévitable dans un contexte de grave crise économique. Il sera peut-être enclin à faire des concessions pour calmer les esprits et diviser, par ruse et par tactique, le monde du travail en vue d’éviter une réaction massive de ce dernier.

C’est un peu le sens de la recommandation de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) qui « propose de prendre en compte les travailleurs des professions pénibles dans certains secteurs d’activités», lors de la révision de cette ordonnance 97-13.

Dans une déclaration reprise par l’APS, le secrétaire général de la Fédération, Smaïl Boukris, a appelé à promulguer un décret en se référant à l’article 7 de la loi 83-12 relative à la retraite, lequel stipule : « Les travailleurs occupés dans des emplois présentant des conditions particulières de nuisance, bénéficient de la pension avant l’âge prévu à l’article 6 de la loi», qui est de « 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes».

« Ce décret fixera alors la liste des emplois présentant des conditions particulières, les âges correspondants ainsi que la durée minimale écoulée lors de ces exercices», a expliqué M. Boukris. Pas seulement, le secrétaire général de la fédération UGTA a plaidé aussi pour bonifier le calcul de la retraite des travailleurs aux longues carrières et ayant à leur actif plus de 32 ans d’exercice, et ce, lors de leur départ à la retraite, à l’âge de 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.

Le même responsable syndical a affirmé que la FNTR adhère « pleinement» à la décision de la dernière tripartite relative à la révision de l’ordonnance 97-13 pour limiter l’âge de la retraite à 60 ans, qualifiant cette décision de « logique», dans le sens où elle assure « la pérennité» de la Caisse de retraite.

Le gouvernement, soutenu par l’UGTA de Abdelmadjid Sidi Saïd, n’a en réalité pas d’autre choix. Réussira-t-il à faire accepter sa décision ? L’empoignade avec les syndicats autonomes s’annonce chaude. Lire la suite

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En légère hausse par rapport à l’an dernier : Taux de réussite de 54,42%, au BEM

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

Le taux de réussite à l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM), session mai 2016, au niveau national est de 54,42%, a indiqué hier l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale, Messeguem Nedjadi, à la Radio nationale.
Les candidats et leurs parents ont pu consulter, hier, les résultats sur le site de l’Office national des examens et concours (ONEC), qui sont également disponibles au niveau des établissements scolaires, précise le ministère de l’Education nationale. Quelque 559 926 candidats dont 271 856 garçons et 288 070 filles ont été inscrits cette année à cet examen, rappelle le même responsable. Le taux de réussite au BEM a atteint l’an dernier 53,97% alors que le taux le plus élevé au cours des cinq dernières années a été enregistré en 2012 avec 72,10%.

Les filles ont arraché le plus grand taux de réussite avec « 61,55% contre 46,66% pour les garçons à l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM), session mai 2016, dont le taux de réussite au niveau national est de 54,42%, soit une légère hausse par rapport à l’année dernière.

Le taux d’admission est de 70,2% chez les candidats libres», précise l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale. « Nous considérons que cette année, malgré des difficultés dans certaines disciplines, à l’exemple des mathématiques, les élèves se sont, tout de même, rattrapés dans d’autres matières», a-t-il remarqué. Comparant par ailleurs le taux de réussite de cette année à celui de 2015, l’inspecteur général a relevé « une légère augmentation».

« Les résultats ne reflètent pas le niveau des élèves»

Les résultats de cette session sont presque similaires à ceux de l’an dernier. « Reflètent-ils le niveau des élèves ?» Le Conseil national autonome du personnel du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) estime qu’il faut une évaluation objective de ces résultats par les spécialistes du secteur. « Une réévaluation de l’examen de la fin du cycle moyen s’impose, vu que depuis quelques années, des interrogations accompagnent la délibération des résultats, notamment en ce qui concerne les matières essentielles, à savoir les maths, la langue arabe et les langues étrangères», soutient Messaoud Boudiba, secrétaire national chargé de la communication dudit syndicat.

L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) abonde dans le même sens, estimant qu’une évaluation objective doit prendre en compte les paramètres des conditions dans lesquelles s’est déroulée la scolarité, le degré de difficulté des questions et la souplesse ou non du barème. Le syndicat proposera sa propre lecture de ces résultats dans une semaine. « Il s’agit surtout de connaître les raisons empêchant d’atteindre le taux enregistré en 2012, le meilleur depuis nombre d’années», selon M. Amraoui, secrétaire à la communication au sein de l’Unpef.
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Immersion dans le centre d’accueuil de Recklinghausen : Un camp nommé «El djouâ»

Publié le 18/06/2016, par dans Non classé.

Le Bundesrat (Sénat allemand) a reporté au 8 juillet le vote qui devait avoir lieu hier pour confirmer ou infirmer la décision du Bundestag (Parlement allemand) de placer les trois pays du Maghreb sur sa liste des pays sûrs, interdisant ainsi aux Maghrébins de bénéficier du droit d’asile en Allemagne.
Il marche d’un pas léger dans la nuit et avance vers le camp de réfugiés. Les cheveux en bataille, la silhouette rachitique, sac au dos et baskets toutes crottées, à l’approche de ses camarades d’infortune, il lance un regard perçant.

« J’ai vadrouillé en Europe pendant deux mois et me voilà de retour à ‘‘El Djouâ » (la faim) ; visiblement, je n’ai pas de chance», s’agace Walid, 22 ans, originaire de Khemis Miliana.

Il vient d’être refoulé de France où il a séjourné trois jours seulement après de brefs séjours en Suisse, dans le sud de la France, en Espagne, puis il a décidé de rejoindre Paris où il pensait s’installer définitivement. « J’étais à Barbès quand la police m’a interpellé.

Je n’avais pas où aller et je ne connaissais personne, mon sac à dos a éveillé les soupçons des policiers. Après un interrogatoire musclé et une fouille minutieuse, les policiers sont tombés sur mon ‘‘ausweis » (laissez-passer allemand), il m’ont présenté à un juge qui a aussitôt prononcé une décision de refoulement vers l’Allemagne et ils m’ont embarqué dans le premier vol à destination de Dortmund», raconte le jeune homme, écœuré par ses mésaventures.

Son drame à lui, c’est de revenir dans ce « kampf» (camp de réfugiés) surnommé par les harraga algériens El Djouâ : « Je ne supporte plus cet endroit, mais la police allemande m’a obligé à revenir ici.»

Le camp de Zeche Recklinghausen II est situé à 30 kilomètres au nord-ouest de Dortmund, il n’est pas desservi par les transports, les migrants sont obligés de marcher environ 15 minutes à partir de la station de train pour y arriver. Il est installé dans une ancienne mine de charbon transformée depuis quelques années en jardin public aux abords d’un immense quartier pavillonnaire habité en majorité par de vieux « émigrés» turcs venus travailler ici il y a plus de 50 ans.

Nuit debout

Bien qu’il soit interdit aux médias, grâce à la complicité d’un harrag algérien, nous avons pu accéder au camp composé de plusieurs chapiteaux entourés de barbelés. Ici, réfugiés syriens, africains et maghrébins se mêlent, se regardent, se chamaillent parfois et ont fini par développer des animosités et par « ghettoïser» les lieux. Ainsi, chaque chapiteau est attribué selon une nationalité. Les Algériens seraient au nombre de cinquante.

Les conditions de vie sont spartiates, l’intérieur des tentes est composé de lits superposés séparés les uns des autres d’environ un mètre. « Vous n’avez aucune intimité, les lits sont étroits et nous ne disposons pas d’espace de rangement», s’offusque Tahar, un jeune
Algérois de Belouizdad.

En hiver, le campement est chauffé au mazout, comme l’attestent ces gros conduits visibles à l’intérieur des tentes. « L’air devient irrespirable et le bruit assourdissant nous empêche de dormir et quand il fait chaud, ça devient invivable, une vraie poudrière», conclut Tahar.

A la nuit tombée, la campement devient un goulag, un vrai cauchemar pour nos harraga, et pour cause : les lumières, une sorte de projecteurs puissants, restent allumées toute la nuit. « Je n’ai jamais compris pourquoi ils nous font ça, nous avons protesté auprès de l’administration, rien n’a été fait. Alors, pour dormir, nous formons avec des couettes et autres drap une sorte de tente pour nous cacher de la lumière», déplore-t-il.

Ils sont obligés, pour certains par habitude, par malaise pour d’autres, d’attendre l’aube pour dormir. Ils se rabattent, pour les uns, sur internet pour tenter de trouver une âme sœur allemande, alors que d’autres cherchent le meilleur moyen de quitter au plus vite ce lieu « invivable», selon leurs dires. Car il n’y a pas que la forte lumière qui dérange, les sanitaires seraient dégradants pour eux. « Ce sont des abreuvoirs pour animaux et non pas des lavabos», s’offusque Tahar.

Réfectoire

Les « réfugiés» algériens sont tenus — comme leurs coexilés d’ailleurs — de se présenter à la cantine abritée par un chapiteau qui sert à la fois de réfectoire et de salle de détente avant 14h30, heure de fermeture du resto. « On dort tard et très mal, et nous sommes obligés de nous lever avant 14h pour pouvoir manger. C’est lamentable, surtout que les Africains ne nous laissent rien», déplore Tahar d’un ton qui frise le racisme.

Les Maghrébins semblent développer une dualité avec les Africains qu’ils perçoivent d’ailleurs comme des « privilégiés» aux côtés des Syriens car ils obtiennent sans enquête aucune le doit à l’asile, cela se solde souvent par des rixes au réfectoire et surtout dans les sanitaires. Ce jour-là, le menu est annoncé : poisson à la carte et tant pis pour les retardataires. Même si parfois la « bouffe» laisse à désirer, ils se bousculent tout de même. « Faut bien profiter de ce qu’ils nous servent, surtout quand ils nous offrent de la viande ou du poulet, là c’est la guerre et chacun pour soi, Allah ghaleb !» lance Tahar, toute honte bue.

La nourriture est un sujet central qui revient sur toutes les lèvres, voire même un instinct de survie. Les discussions tournent souvent autour des menus proposés ou bien du kebab turc situé à quelque 15 minutes de marche ou bien du supermarché Penny (chaîne allemande de supermarchés) à une demi-heure à pied.

Cas singulier

Si certains attendent les 30 euros d’aide qu’ils perçoivent chaque semaine pour s’offrir ce qu’ils désirent, d’autres n’hésitent pas à aller se servir directement à la supérette où ils ont fini par attirer l’attention du gérant qui a redoublé de vigilance. « Les premiers temps, je les prenais en sympathie, mais depuis qu’ils se sont mis à voler et à gaspiller des produits emballés, je les surveille de près ; j’avoue qu’avant je ne faisais pas la différence entres tous ces réfugiés, aujourd’hui j’ai bien une idée, seuls les Maghrébins pillent et gaspillent les produits», confie le gérant du magasin Penny.

Face à tant de méfaits, ajoutés aux plaintes des compagnies de transport pour non-paiement Lire la suite

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