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Une lutte multisectorielle

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

L’obésité, un des facteurs de risque des maladies non transmissibles, fait actuellement objet de sensibilisation. Une journée organisée par l’Institut national de santé publique (INSP), sous l’égide du ministère de la Santé, à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie, à Alger, a regroupé tous les secteurs pour une nouvelle stratégie de prévention contre cette pathologie.

Une rencontre multisectorielle qui a reformulé les propositions et les recommandations du Comité national de lutte contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles, créé par arrêté ministériel et installé par le Premier ministre, dont les membres ont brillé par leur absence à cette journée, hormis son président, le Pr Mesbah, directeur général de la prévention au ministère de la Santé, qui comptait parmi les invités. Une série de recommandations identiques à celles contenues dans la stratégie nationale de lutte intégrée contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles a été donc adoptée.

Il s’agit, entre autres, de l’installation d’un groupe de travail à l’INSP, du lancement d’une enquête nationale dans le secteur de l’éducation chez les enfants âgés de 5 à 18 ans, de baptiser le 26 novembre Journée nationale de lutte contre l’obésité, de développer une consultation spécialisée pluridisciplinaire pour développer la formation des médecins généralistes, d’élaborer un plan de recherche pour définir les spécificités algériennes, de favoriser l’accès à l’activité physique et de la renforcer dans le milieu scolaire et universitaire. Un plan national global et multisectoriel constitue la décision-phare de cette journée « demandée expressément par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal», a indiqué le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, à l’ouverture des travaux.

Le ministre a ainsi plaidé pour un plan national multisectoriel intégré pour que, a-t-il souligné, l’éducation dès le plus jeune âge à une nutrition saine et la sensibilisation à une alimentation équilibrée soient adossées à la disponibilité de produits sains, conformes à des normes opposables et accessibles au plus grand nombre. Un plan qui viendra, sans doute, renforcer la stratégie nationale de lutte intégrée contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles. Pour le directeur de l’INSP, le Pr Hesbellaoui, « cette journée s’inscrit dans la dynamique initiée par le ministère de la Santé ayant pour objectif de sensibiliser tous les secteurs sur le phénomène de l’obésité. Il est important aujourd’hui de savoir quelle est la proportion de cette pathologie chez l’enfant algérien». Cet enfant, a-t-il ajouté, doit être également sensibilisé aux dangers de l’obésité et du surpoids. Il est important de voir que dans le programme scolaire, à travers l’atelier simulé avec des élèves d’une école présents à cette journée, des notions de prévention et de lutte contre l’obésité ont été instituées.

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«Ce régime spécifique me heurte en tant que citoyenne mais pas en tant que juriste»

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

L’article 32 de la Constitution stipule que « tous les Algériens sont égaux devant la loi. sans que puisse prévaloir aucune discrimination (…) ou toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale». La loi sur les retraites du 2 juillet 1983 prévoit un régime unique de retraite.

Or, il existe un régime spécifique pour les cadres supérieurs de la nation. Quid de la constitutionnalité de ce régime ? A titre personnel et en tant que citoyenne d’abord, ce régime et ces avantages vous heurtent-ils ?

En tant que citoyenne, certainement, suis-je heurtée, mais en tant que juriste, non ! Contrairement au droit naturel, le droit positif ne s’embarrasse pas de morale. Il prescrit et cela suffit pour qu’il soit valide. Il faut préciser que depuis l’indépendance, les élites politiques n’ont jamais émargé au statut général de la Fonction publique. A titre d’exemple, on peut citer l’article 15 de l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique (SGFP) qui crée des fonctions supérieures de l’Etat, lesquelles ont toujours bénéficié d’un statut particulier édicté par voie réglementaire.

Néanmoins, si elles bénéficient d’avantages indéniables, en revanche, elles n’ont pas les garanties juridiques accordées par le SGFP aux fonctionnaires. Ce sont des emplois Ad nutum, c’est-à-dire extrêmement précaires puisqu’ils relèvent du pouvoir discrétionnaire de l’autorité qui nomme. Ce qui révèle l’instabilité de leur position et la fragilité de leur statut.

Le 13 janvier 2001, après sa saisine par le président Bouteflika, le Conseil constitutionnel présidé rend avis d’inconstitutionnalité des dispositions nouvelles introduites dans la loi portant statut de député (augmentation du taux de certaines indemnités perçues, mode nouveau de calcul de la pension proportionnelle sans condition d’âge, durée du congé spécial portée à deux ans) et la tentative des députés et sénateurs de se faire une place davantage sous le soleil déraille.

Le Conseil constitutionnel annule non seulement les nouvelles dispositions, mais va au-delà en déplumant les parlementaires de prérogatives et en les privant carrément de leur statut. La loi 89 portant statut de député devient loi sur le député. Entre autres arguments le Conseil constitutionnel usera de celui-ci: « Considérant que le principe d’égalité des citoyens devant la loi tel que prévu par l’article 29 de la constitution oblige le législateur à soumettre les personnes se trouvant dans des situations différentes à des règles différentes et celles se trouvant dans des situations semblables à des règles semblables.» Que pensez-vous de cet énoncé ?

Dans l’Ethique à Nicomaque, Aristote disait : « Les choses qui sont semblables doivent être traitées semblablement alors qu’il faut traiter des choses dissemblables en proportion de leur dissemblance.» C’est pourquoi le Conseil constitutionnel français, s’inspirant de la philosophie aristotélicienne, considère que le principe d’égalité « n’interdit pas que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général pourvu que dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit».

A partir de là, le principe d’égalité, s’il implique qu’à situations semblables il soit fait application de règles semblables, n’interdit aucunement qu’à des situations différentes soient appliquées des règles différentes.

Ce qui veut dire qu’il ne fait pas obstacle à ce qu’une loi établisse des règles non identiques à l’égard de catégories de personnes se trouvant dans des situations différentes, mais à condition que ce soit justifié par la différence de situation. Donc c’est cette jurisprudence constante du Conseil constitutionnel français qui a été reprise par le Conseil constitutionnel algérien dans cet avis du 13 janvier 2001.

Dès lors, l’égalité ne peut être comprise comme l’uniformité pure et simple de toutes les situations. Elle peut donc être à multiples facettes…

L’essentiel est qu’il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures mais une même façon de traiter les objets semblables. Autrement dit, chacun doit recevoir à proportion de son talent ou de son mérite.

Et c’est par le biais de la qualification juridique que les mêmes situations juridiques vont se voir appliquer le même régime juridique. Il s’ensuit que concernant les cadres supérieurs, c’est la loi qui prévoit un régime juridique différent. Pourquoi déclarer, alors, les fonctions supérieures inconstitutionnelles si le principe d’égalité peut se révéler un droit fondamental éminemment relatif ? Lire la suite

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«Il y a discrimination…»

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

Nous remarquons que le discours alarmiste du gouvernement (quant au déséquilibre du système de retraite) ne concerne que la Caisse des travailleurs.
Or, Il y a discrimination manifeste entre les trois Caisses de retraite (Caisse militaire, FSR et CNR) au niveau du taux et du mode de calcul. Ceux qui cotisent moins vivent plus ! C’est la réalité. La réforme envisagée du système n’a pour objectif que de remettre en cause un des plus grands acquis sociaux des travailleurs algériens et, par là même, préserver les droits de ceux qui ont de l’argent au lieu de les obliger à payer leurs cotisations. Il va sans dire que la politique mise en place pour affronter la crise ne répond pas aux besoins de la classe ouvrière, mais plutôt aux besoins de ceux qui sont dans la sphère de l’Etat. Lire la suite

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«Kamel Eddine Fekhar est en danger»

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

L’état de santé de Kamel Eddine Fekhar se dégrade de jour en jour», a affirmé son avocat, Salah Dabouz, dans une conférence de presse tenue hier à Alger. « Il est en grève de la faim depuis le 9 novembre.
Je l’ai vu très atteint, faible. Son état de santé m’inquiète, surtout qu’il refuse de renoncer à la grève jusqu’à sa libération», a souligné Me Dabouz, selon lequel son client réclame sa remise en liberté après la désignation des responsables des événements de Ghardaïa par de hauts dignitaires de l’Etat. « Kamel Eddine Fekhar observe la grève de la faim après avoir constaté que son affaire va dans le mauvais sens», a poursuivi Me Dabouz, en rappelant la demande déposée le 6 octobre réclamant que le procureur général de Ghardaïa entende Amar Saadani, ex-secrétaire général du FLN, qui avait formellement accusé l’ancien patron des Services de renseignement, le général à la retraite Toufik, d’avoir été derrière les événements de Ghardaïa.

Me Dabouz a assuré également qu’une autre demande a été introduite pour que le juge d’instruction auditionne le général à la retraite Toufik ainsi que le secrétaire général du RND qui avait déclaré, de son côté, que les « ennemis de l’intérieur étaient aussi derrière les événements de Ghardaïa». Me Dabouz a indiqué que son client avait demandé le déclenchement d’une action publique. Ce qu’on lui a refusé. Me Dabouz a, en outre, dénoncé le traitement réservé aux « 130 autres personnes emprisonnées dans cette affaire». Selon lui, les « prisonniers ibadites» auraient été empêchés de pratiquer leur rite.

Me Dabbouz a relevé dans la même conférence de presse « la dérive autoritaire» de la police à Ghardaïa, qui « a procédé à l’arrestation dans un cabinet d’avocats d’un ancien magistrat qui s’appelle Daddi Nounou Nourreddine et son enfermement dans le sous-sol du commissariat central de Ghardaïa pendant trois heures, juste pour lui notifier une convocation du procureur». Lire la suite

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«Le pouvoir pousse le pays vers l’inconnu»

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

De la commune El Attaf, dans la wilaya de Aïn Defla, le premier secrétaire du FFS, Abdelmalek Bouchafa, dénonce le « passage en force» du projet de loi de finances à l’APN « en dépit du fait qu’il ne soit pas l’émanation de l’écrasante majorité de la composante de la société».
Dans un discours axé sur la crise économique et ses lourdes conséquences sociales, le premier secrétaire du plus vieux parti de l’opposition réitère le rejet « avec force» de ce projet de loi « antinational et antisocial». Abdelmalek Bouchafa considère que « cette loi est une tentative de faire face à une débâcle économique et politique en recourant au plus haïssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies».

Il estime que le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons. La raison est que « ces barons ont des entrées au gouvernement». M. Bouchafa a déploré qu' »au lieu d’aller chercher les grosses sommes d’argent détournées dans la surfacturation, les transferts illégaux de devises, la fraude fiscale et les milliards de crédits non remboursés, le gouvernement a préféré s’attaquer au pouvoir d’achat des Algériens, déjà fragilisé par l’inflation et la dépréciation du dinar, en recourant à la solution de facilité qu’est l’augmentation des taxes et impôts».

Décisions irréfléchies

Abdelmalek Bouchafa a souligné la clarté de la position du FFS. « Nous nous dressons contre tous ceux qui jouent avec l’avenir du pays et du peuple en recourant à des mesures irréfléchies qui vont aggraver l’injustice sociale et la pénalisation dans la redistribution de la richesse nationale», a-t-il fulminé, considérant ainsi que « dans un système basé précisément sur l’absence de démocratie, de contrôle, de rigueur et de transparence qu’il a permis l’accaparement illégal, la gabegie, la corruption, le dévoiement de tous les principes de la bonne gouvernance au profit d’un clientélisme ajoutant l’arrogance au gaspillage, il est impossible de concrétiser le développement durable».

Ce projet de loi aura, selon M. Bouchafa, des conséquences sur l’emploi. Mais pas seulement. Le premier secrétaire du FFS a affirmé qu’il y a deux choix possibles pour le pays. Le premier est celui du pire, à savoir la poursuite des politiques actuelles qui vont attiser le front social et aggraver la crise multidimensionnelle et ouvrir la voie vers l’inconnu. Le deuxième choix, le plus rationnel aux yeux de Abdelmalek Bouchafa, « est celui du dialogue et la prise de décision de manière multilatérale en associant les Algériens dans les politiques déterminantes pour leur avenir en tant que nation».

Démarche consensuelle

L’orateur a, dans ce sillage, fustigé « le pouvoir qui s’oppose à toute velléité de changement» en rejetant le dialogue avant toute prise de décision qui aura des conséquences directes sur la vie quotidienne des Algériens. Il faut donc, pour ce responsable au plus vieux parti de l’opposition, « chercher des solutions consensuelles pour les problèmes majeurs dont souffre le pays». Il appelle à mettre fin aux politiques de bricolage et à cesser la fuite en avant en affrontant dès maintenant la crise de manière sérieuse afin de sauver le pays et préserver son avenir.

« En tant que parti responsable et qui tient à la souveraineté nationale et populaire, nous allons poursuivre notre combat pour atteindre cet objectif. Le principe du consensus constitue une base solide et le fondement de la pratique démocratique réelle et saine.» « La reconstruction du consensus national n’est pas l’affaire uniquement du FFS. Il doit être l’affaire de toutes les forces nationalistes qui veulent du bien pour l’Algérie», a-t-il martelé.

Le FFS s’élève contre « le formalisme politique» et appelle à libérer l’acte politique pour aller vers l’exercice réel de la démocratie. Accompagné de Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle, Abdelmalek Bouchafa a assuré que son parti ne ménagera aucun effort pour concrétiser cette démarche relative au consensus national.

Harcèlement

Le premier secrétaire du FFS, qui parle d’échos positifs qu’a cette démarche chez certains acteurs politiques, estime que la reconstruction du consensus national « ne doit pas être celle du FFS uniquement, mais elle doit concerner toutes les forces vives du pays». Il a affirmé que le FFS milite pour un changement pacifique, « loin de toute forme de violence, quelle qu’elle soit». M. Bouchafa s’est, en outre, élevé contre la violence dont font l’objet les élus du parti et autres militants pour la démocratie et les droits de l’homme. Il a appelé à cesser le harcèlement judiciaire et toute forme de pression qu’exerce l’administration sur les élus du plus vieux parti de l’opposition.
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«Les zaouïas doivent rejaillir de leur profondeur historique»

Publié le 27/11/2016, par dans Non classé.

Les zaouïas ne jouent plus le rôle et la mission attendus d’elles dans la société.
C’est ce qu’a laissé entendre le ministre des Affaires religieuses, hier à Boumerdès, en marge du 3e colloque national sur « La dimension spirituelle dans le patrimoine national amazigh». « Les zaouïas sont tellement harcelées actuellement qu’elles sont en retrait concernant l’éthique et la déontologie dans la société. Nous les avons invitées à rejaillir de leur profondeur historique et de leur spiritualité hautement profonde pour se redéployer dans la société», a-t-il déclaré. Selon lui, les zaouïas doivent apporter leur contribution « pour qu’il y ait plus de déontologie et d’équité dans nos relations humaines».

Le ministre dit avoir appelé ces zaouïas à la vigilance, précisant qu’il y a eu des tentatives de certaines parties « de les capter afin de promouvoir des idées étrangères à notre identité». « C’est cela le vrai problème. Ces zaouïas ont une appartenance en dehors de nos frontières alors qu’elles sont nées chez nous. Et elles ont un héritage commun dans lequel nous trouvons la conjugaison de l’amazighité et de l’arabité», a-t-il rappelé.

Interrogé sur leur implication dans la politique, le ministre rappelle que les zaouïas sont autonomes dans leurs décisions, soulignant que « les lois de la République les autorisent à exercer leur rayonnement spirituel et scientifique afin qu’elles soient le vrai catalyseur de l’Algérie profonde». Selon lui, les zaouïas peuvent être visitées par des gens qui ont commis des fautes, des repentis, des hommes d’affaires, des chercheurs… « Il revient à elles de décider à qui elles doivent ouvrir leurs portes ou les fermer. Il n’y a eu ni implication, ni obligation, ni orientation ou recommandation de quiconque de recevoir de l’un ou l’autre», a-t-il assuré. Le ministre a annoncé que son département va bientôt créer une fondation qui se chargera de la préservation des anciens manuscrits religieux relevant du patrimoine national.

« Des entreprises ont été créées pour protéger ces manuscrits très importants et nécessaires pour la culture universelle et leur exploitation à des fins scientifiques, mais on a remarqué un peu de réticence chez certaines familles qui en ont hérités. Pour cela, nous avons décidé de créer une fondation spéciale qui se chargera de les inventorier et les enregistrer sur des supports informatiques pour qu’ils soient exploités par les chercheurs», a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif de la démarche « est de ne pas laisser les manuscrits prisonniers des centres islamiques, des zaouïas ou autres Selon lui, la date de création de la fondation dépend de l’implication et de la collaboration des familles concernées. Le ministre n’a pas manqué d’appeler l’élite intellectuelle à s’impliquer pour la réussite de ce projet. « Il est temps de dire à nos enfants que nous avons une identité profonde et qu’ils n’ont pas le droit d’oublier notre patrimoine, notamment en cette époque où tout le monde peut se fabriquer une identité sur les réseaux sociaux», a-t-il soutenu.

Il est à noter que plusieurs conférences ont été animées par d’éminents spécialistes sur les manuscrits religieux et scientifiques et le patrimoine oral en Kabylie. Le ministre a noté que l’objectif du colloque consiste à rechercher la dimension spirituelle qui compose et fait la spécificité de l’identité algérienne. Lire la suite

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