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Qui protège Chakib Khelil ?

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Les cadres de Sonatrach qui se retrouvent dans le box des accusés le disent à haute voix : « Je n’avais pas le pouvoir de dire non au ministre. Si je l’avais dit, on m’aurait désigné la sortie. Il avait même donné instruction par écrit de lui transmettre les noms des cadres refusant de s’exécuter.»
Les révélations livrées par les accusés dans l’affaire Sonatrach 1, dont le procès se déroule au tribunal d’Alger depuis quelques jours, ne laissent aucun doute sur la responsabilité de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Rien ne se faisait sans lui, sans son aval, sans ses instructions écrites et verbales.

Les cadres de Sonatrach qui se retrouvent dans le box des accusés le disent à haute voix : « Je n’avais pas le pouvoir de dire non au ministre. Si je l’avais dit, on m’aurait désigné la sortie. Il avait même donné instruction par écrit de lui transmettre les noms des cadres refusant de s’exécuter.» Les réponses de l’ex-vice-président de l’activité Amont, Belkacem Boumedienne, au juge qui l’interrogeait avant-hier ne souffrent d’aucune ambiguïté.

Et de telles déclarations auraient au moins suscité l’intérêt de la justice de convoquer Chakib Khelil qui, au fil du procès de Sonatrach 1, est en train de devenir le personnage central d’un scandale de corruption qui n’a pas fini de livrer ses secrets. La lumière ne sera jamais faite et la vérité jamais dite, si celui-ci n’est pas entendu par les juges en charge du dossier.

Mais pourquoi la justice évite de le convoquer ? Chakib Khelil qui a régné en maître sur le secteur de l’énergie onze ans durant, assurant même le poste de PDG de Sonatrach de 2001 à 2003, ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se tramait au sein du groupe pétrolier.

La justice va-t-elle continuer à préserver ce membre du clan présidentiel, proche collaborateur du président Abdelaziz Bouteflika et dont le nom a été même cité par la justice italienne dans ce qui est appelé affaire Sonatrach 2, dans laquelle le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, Farid, présenté comme son homme de main, est impliqué ? Refuse-t-elle de franchir cette ligne rouge dessinée par le pouvoir après l’annulation pour un prétendu vice de forme du mandat d’arrêt international lancé en été 2013 par l’ex-procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zermati ?

Si Chakib Khelil demeure toujours intouchable malgré les demandes insistantes de la défense des accusés dans l’affaire Sonatrach 1 et en dépit des révélations des cadres appelés à la barre par les juges du tribunal d’Alger, c’est qu’il y a vraiment des parties pourvues d’un pouvoir qui le protègent et arrivent à l’extraire des mains de la justice.

L’ancien garde des Sceaux, Mohamed Charfi, en sait quelque chose pour avoir été démis de son poste de ministre. « N’est-ce pas, Si Amar, vous qui êtes venu, le jour même de votre installation à la tête du FLN, me proposer amicalement de préserver mon poste de ministre de la Justice en m’engageant à extirper Chakib Khelil de l’affaire Sonatrach 2 comme on extirpe un cheveu de la pâte», écrivait le ministre dans une tribune publiée par El Watan en février 2014.

La non-convocation de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines n’a pas d’autre explication que celle qui se vérifie chaque jour : il est vraiment protégé par ceux qui détiennent aujourd’hui les clés du pouvoir en Algérie. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, l’a soigneusement expliqué, il y a presque un mois, sur une chaîne de télévision privée.

Il affirmait à qui voulait l’entendre que Chakib Khelil est « innocent». « C’est, disait-il, le meilleur ministre de l’Algérie depuis l’indépendance.» Le patron de l’ex- parti unique qui est devenu le porte- parole du régime mis en place par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, soutenait que l’ancien ministre de l’Energie a été « victime des rapports des colonels du DRS».

A travers Khelil, on a donc voulu atteindre le Président, expliquait-il. Y a-t-il alors meilleure mise en garde que celle-ci, qui plus est venant de la part d’un Amar Saadani promu à un rôle de premier plan depuis son intronisation controversée à la tête du FLN. Chakib Khelil serait-il donc intouchable, puisqu’il est innocenté par le pourfendeur de l’ancien patron des Services du renseignement, le général Mohamed Mediène dit Toufik, démis de ses fonctions en septembre dernier ? Qui osera alors défier l’ogre ? L’aveu du magistrat qui a jugé l’affaire de l’autoroute Est-Ouest en dit long sur la situation de la justice en Algérie. « Ce n’est certainement pas moi, un petit juge, qui vais ramener un ministre en activité», asséna-t-il aux avocats qui réclamaient la présence au procès de Amar Ghoul.

Ceux qui jugent aussi l’affaire Sonatrach 1 auraient même pu s’intéresser aux déclarations de Hassan Laribi, député du Parti de la justice et du développement de Abdallah Djaballah, qui a révélé, il y a quelques jours, que l’ex-chef du DRS, le général Toufik, lui a dit que ses « services ont découvert un compte bancaire appartenant à Chakib Khelil contenant plus de 190 millions de dollars». Mais il semble bien qu’on n’en est pas encore au temps où la justice fait son travail en toute indépendance, loin des influences et des pressions. Lire la suite

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Transport en commun : Une nouvelle grille qui fait désordre

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Les syndicats des chauffeurs de taxi parlent de « réajustement des prix». Le ministre des Transports aurait promis à l’UNAT une augmentation de 10%.
Les chauffeurs de taxi de la station du Caroubier se sont donné le mot : augmenter les tarifs. Les clients ont été surpris par cette hausse des prix intervenue dès l’entrée en vigueur de la loi de finances 2016. Les syndicats des chauffeurs de taxi préfèrent parler de « réajustement» des tarifs. La « nouvelle tarification» affichée à l’entrée des bureaux des deux syndicats de la station du Caroubier (Unact-UGCAA et SNTT-UGTA) renvoie à l’arrêté interministériel n°2503 du 29 décembre 2012. « Les augmentations sont en fait un simple réajustement des tarifs.

Elles varient entre 50 et 100 DA selon les destinations. Nos adhérents n’ont pas voulu tenir compte de cette grille tarifaire qui prévoit 3 DA/km. Mais maintenant, avec l’augmentation des prix des carburants et toutes nos charges (pièces, pneus, etc.), nous sommes contraints de revenir à cet arrêté. Je prends Oran comme exemple. L’arrêté de 2012 prévoit un tarif de 1296 DA. Même avec les derniers réajustements de 100 DA pour la ligne d’Oran, on n’a pas dépensé toute la cagnotte», indique Saïd Boukerrou-Aziouez, secrétaire général adjoint de l’Union nationale des chauffeurs de taxi (Unact).

Une nouvelle augmentation pourrait éventuellement intervenir avec l’entrée en service des péages sur l’autoroute Est-Ouest. « Avec l’installation du péage, les prix devront être rectifiés également et c’est à ce moment-là qu’on atteindra les prix contenus dans l’arrêté de 2012», précise Bessaï Abdelhadidi, membre du bureau exécutif de la wilaya d’Alger de la SNTT-UGTA.

Où est la promesse du ministre ?

La hausse des prix a touché uniquement les taxi interwilayas. S’agissant du transport par taxi individuel et collectif, les syndicats estiment qu’il faut réviser la loi. « Les chauffeurs de taxis collectif et à compteur n’ont pas augmenté les prix. La prise en charge en course s’élèvera à 20 DA par kilomètre, le stationnement pour attente (15 minutes) à 20 DA et le transport de bagages supérieur à 15 kg sera facturé à 10 DA. Par contre, ce que nous proposons pour éviter l’éventualité d’une hausse des prix, c’est la légalisation du jumelage.

Le ministère hésite en raison du problème lié à la mixité», indique Bessaï. A la gare routière Sogral, au Caroubier, les opérateurs n’ont pas augmenté leurs prix alors que leur représentant syndical, l’Union nationale des transporteurs (UNAT), l’a proposé à la tutelle avant l’entrée effective de la LF 2016 (ajustement du taux de TVA sur la vente de gasoil).

« Une réunion s’est tenue à la mi-décembre avec le ministre des Transports, M. Talai, qui a rassuré les transporteurs et promis une augmentation d’au moins 10%. Le ministre nous a indiqué qu’une commission planchera sur la question. Mais à ce jour, nous n’avons rien vu. Nous attendons la concrétisation de la promesse de M. Talai», indique Mohamed Belal, président de l’UNAT, contacté par El Watan.

En attendant, les transporteurs collectifs urbains ont pris de court le syndicat en décidant d’augmente les prix de 5 DA. Le ministère des Transports écarte toute augmentation dans le transport public. Le ministre, Boudjemaa Talai, a évoqué, dans une déclaration à Liberté, des mesures d’accompagnement au profit des transporteurs privés pour « minimiser l’impact des augmentations» des prix des carburants. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

– Des milliers de livres stockés et non accessible aux lecteurs

Quelque 7000 titres ont été édités en Algérie entre 2003 et 2015 dont de nombreuses copies sont stockées à la Bibliothèque nationale sans être disponibles pour le lecteur dans les bibliothèques publiques, les universités, les écoles, voire les établissements pénitentiaires et les mosquées, a indiqué lundi à Alger le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

« Il y a des milliers de titres édités à l’occasion des différentes manifestations organisées par le ministère de la Culture grâce à des subventions accordées à l’initiative du président de la République, mais ils sont stockés à la Bibliothèque nationale sans être disponibles pour le lecteur», a souligné le ministre à l’ouverture d’un colloque sur la lecture et le livre d’enfant.

Lors de la rencontre organisée par l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Alger et la Bibliothèque nationale, le ministre a indiqué qu’il espère rapprocher le livre des lecteurs, notamment les enfants. « On a instruit les directeurs des bibliothèques publiques dans toutes les wilayas afin que des cartes d’adhérents gratuites soient accordées à tous les enfants scolarisés pour les inciter à la lecture», a-t-il ajouté.

– Premier Salon des entreprises à Béjaïa

Le premier Salon des entreprises nationales se tiendra du 3 au 6 mars à Béjaïa. Ce sera le premier salon organisé après la signature de l’arrêté interministériel relatif aux conditions et aux modalités d’offres en matière de crédit à la consommation. Ce salon consacrera une large part à cette formule. Selon l’organisateur, Rachid Hessas, directeur général de RH International Communication, cet événement permettra d’apprécier l’intérêt que portent les consommateurs aux produits nationaux.

Il est attendu une forte participation des entreprises publiques et privées représentant l’ensemble des secteurs d’activité. En marge du salon, une journée professionnelle se tiendra au niveau d’un hôtel de la ville, durant laquelle des conférences et des débats sur diverses questions seront organisées, notamment la contrefaçon, le rôle et l’importance économique du crédit à la consommation, la publicité et le marketing.

– Le magazine DZ Entreprise dans les kiosques

Le n° 35 (décembre 2015) de DZ Entreprise est dans les kiosques. Il s’agit en fait du premier magazine de l’entreprise algérienne qui donne un éclairage sur notre économie et suit les indices des secteurs. Il se veut un moyen privilégié d’information des décideurs (chefs d’entreprise, cadres, investisseurs professionnels et épargnants). Les lecteurs trouveront une sélection d’articles autour du marché de l’immobilier en totale dérégulation, de la fièvre de l’industrie automobile et de la concurrence déloyale. Lire la suite

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Ministère du commerce : «Les prix sont libres»

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances 2016, des hausses de prix sont pratiquées, souvent à tort, pratiquement dans tous les secteurs, mettant encore plus à mal le pouvoir d’achat du citoyen.
« Les répercussions des augmentations des prix des carburants, de l’électricité et du gaz pour les grands consommateurs stipulées dans la loi de finances 2016 vont affecter les prix de certains services. Toutefois, ces augmentations ne doivent pas être anarchiques, mais étudiées de manière à ne pas léser le citoyen. En ce qui concerne le ministère du Commerce, je tiens à signaler qu’aucune augmentation n’a touché les produits de première nécessité.

Pour les autres produits et services, les prix restent libres et obéissent au jeu de l’offre et de la demande et surtout à la loi de la concurrence. En tant que ministère, nous ne pouvons pas intervenir dans ce sens, sauf pour les produits au prix réglementé tels que la semoule, la farine, le pain ou le lait. Notre travail de contrôle se fait le plus normalement possible. Les commerçants ayant appliqué des hausses de prix injustifiées seront verbalisés et leurs dossiers remis entre les mains de la justice.

Sinon, pour les prix libres, notre champ d’intervention se limite au respect des normes d’affichage», déclare Aïssa Bekaï, directeur de l’organisation des marchés, des activités commerciales et des progressions réglementées au ministère du Commerce, avant de jeter la balle dans le camp des associations de protection du consommateur pour sensibiliser les commerçants quant à ces hausses excessives. « Il faut lancer des campagnes de sensibilisation au profit du consommateur et surtout du commerçant, afin de vulgariser les augmentations stipulées par la loi de finances 2016 et éviter les augmentations abusives et injustifiées», conclut-il.
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Annaba et El Tarf : Les distributeurs de lait en sachet en grève

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Plus de 120 distributeurs de lait en sachet sont entrés, hier, en grève de trois jours à Annaba et El Tarf, avons-nous appris des concernés. Les protestataires réclament une augmentation de la marge bénéficiaire à 2 DA au lieu de 0,75 DA par sachet d’un litre.
« Il est illogique d’augmenter les tarifs des carburants, de la pièce de rechange des véhicules et de la vignette sans que cela se répercute sur notre insignifiante marge bénéficiaire, soit 0,75 DA le sachet d’un litre. Pour réparer cette absurdité, il faut revoir cette marge à 2 DA au minium», soutiennent les grévistes.

Ainsi, hier matin, les habitants des wilayas de Annaba et d’El Tarf ont été privés de ce produit de première nécessité, dont la situation représente les premiers impacts négatifs de la loi de finance 2016 sur le quotidien des citoyens. Par ailleurs, les distributeurs s’estiment victimes au même titre que la population. Tout en mettant en exergue la disparité de cette situation, ils affirment : « Nous sommes le maillon faible d’une chaîne composée de collecteurs, producteurs publics ou privés et revendeurs.

Nous sommes les seuls à subir les conséquences de cette situation sachant que, hormis les distributeurs, tous les intervenants sont bénéficiaires.» Et de menacer : « Cette première action n’est qu’une alerte. Si notre revendication n’est pas satisfaite, elle sera suivie d’une autre grève la semaine prochaine qui sera, cette fois, illimitée.» Lire la suite

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Belkacem Khencha de nouveau poursuivi en justice

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Le militant de la cause des chômeurs et actuel président de la Ligue algérienne pour la défense du droit au travail (LADDT), Belkacem Khencha, est à nouveau convoqué par la justice.
Accusé, cette fois, d' »outrage à corps constitué» pour son témoignage, à travers une interview accordée à El Watan Week-end le 11 septembre 2015, sur les conditions d’emprisonnement à Laghouat, il doit comparaître, le 13 janvier, devant le tribunal de la même wilaya pour répondre de cette accusation. Joint par téléphone, Belkacem Khencha affirme qu’il ignorait l’existence de cette énième poursuite qu’il qualifie d' »acharnement de la justice contre (sa) personne» et en a été informé par le biais de ses sept anciens codétenus que la justice a convoqués pour témoigner contre lui dans ce procès où il est le principal accusé.

Pour rappel, dans son témoignage, Belkacem Khencha avait dénoncé les mauvaises conditions, en juillet dernier, après sa sortie de prison où il a passé six mois pour avoir organisé un rassemblement de soutien en compagnie de ses sept camarades du même mouvement devant le même tribunal, en solidarité avec un autre chômeur, Mohamed Reg, qui lui encourt une peine d’une année et demie. « Les gardiens s’en prenaient à ceux qui se bagarraient ou réclamaient l’amélioration de leurs conditions de détention. Ils tiennent le prisonnier, la tête en bas, suspendu par les pieds avec une ceinture.

Au moment où les uns le coincent des épaules, les autres le frappent sur le plat des pieds pour ne laisser aucune trace. C’était leur façon de punir. J’ai eu des témoignages de gens qui se sont fait menotter pour être giflés par les gardiens à tour de rôle.» Son avocat, Noureddine Ahmine, explique que l’accusation elle-même se contredit avec les textes de la loi. « Je ne comprends pas pourquoi on lui inflige une telle accusation alors que par définition, un corps constitué est soit l’armée, la police ou la gendarmerie, explique-t-il. Khencha n’a aucunement évoqué les trois institutions !» Lire la suite

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