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La FIDH demande au gouvernement algérien de cesser « la chasse aux migrants »

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a dénoncé les mauvais traitements infligés aux migrants subsahariens en Algérie.
Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui mercredi, la FIDH a demandé aux autorités de  » cesser les rafles, enfermements arbitraires et expulsions collectives dont font l’objet des personnes migrantes vivant sur le sol algérien ».

 » Depuis 2014, plus de 18 000 personnes ont été expulsées vers le Niger avec l’accord des autorités nigériennes. Loin de se cantonner aux seuls nigériens, ces expulsions concernent également les ressortissants d’autres pays d’Afrique subsaharienne comme en décembre 2016, où 1 200 personnes furent renvoyées », selon cette organisation qui regroupe 184 ligues de défense des droits humains à travers le monde.

La FIDH a demandé au gouvernement algérien de  » mettre en place un système de protection effectif pour les personnes en recherche de protection internationale sur son territoire » et de  » garantir à toute personne sans discrimination l’accès aux transports publics et de cesser toute menace à l’encontre des chauffeurs ».

Lire aussi : Les convois de rapatriement de Subsahariens se succèdent Lire la suite

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Comptes spéciauxdu Trésor : L’Etat perpétue ses politiques dépensières

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

Le gouvernement Ouyahia fait fi de toutes les critiques de la Cour des comptes sur la gestion des comptes spéciaux du Trésor en reconduisant les mêmes mœurs budgétaires.
Le projet de loi de finances 2018 lève le voile sur la remise en vigueur de plusieurs comptes d’affectation spéciale et le renflouement d’autres caisses rattachées pourtant à des ministères dont le budget est initialement attribué dans le cadre des dépenses de fonctionnement.

La copie budgétaire du prochain exercice ouvre de nouvelles lignes de crédit au profit du Fonds de solidarité des collectivités locales, destinées essentiellement à prendre en charge les augmentations de salaires des fonctionnaires des collectivités locales, les frais des écoles et des cantines scolaires, ainsi que les compensations octroyées par le budget de l’Etat pour la couverture des moins-values
fiscales résultant de la baisse de la taxe sur l’activité professionnelle et la suppression du versement forfaitaire.

Le projet de loi de finances 2018 propose également l’ouverture dans les écritures du Trésor d’un compte d’affectation spéciale intitulé Fonds national de l’environnement et du littoral.

Ses recettes proviennent des taxes dites environnementales ainsi que de l’imposition des activités jugées « polluantes et dangereuses», tandis que ses dépenses couvrent essentiellement des actions de sensibilisation à la protection de l’environnement, les frais des interventions dites « urgentes», le financement des actions de protection des écosystèmes et des sites naturels… Alors que s’ouvre le débat sur l’impératif des réformes budgétaires, les Exécutifs se suivent et les écarts en matière de conduite à tenir face à la crise se multiplient.

La loi budgétaire du prochain exercice redonne également vie à d’anciennes « caisses noires», dont une d’entre elles était destinée au développement de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue. L’Etat remet en vigueur également un compte d’affectation spéciale appelé Fonds de solidarité nationale, une caisse mise à la disposition du ministre de la Solidarité et dont l’objet de la mesure contenue dans le projet de LF 2018 porte sur la décentralisation des opération du Fonds.

D’autres fonds spéciaux, à l’image du Fonds d’appui au développement des PME, du Fonds spécial de réhabilitation du parc immobilier des communes de wilaya, le Fonds national de développement de la pêche et de l’aquaculture… verront leurs champs d’intervention étendus et leurs caisses renflouées sans qu’aucune obligation de résultats ne soit exigée.

Pourtant, la Cour des comptes n’a cessé ces dernières années de pointer de graves irrégularités dans la gestion des comptes spéciaux du Trésor, voire de nombreuses insuffisances qui continuent à caractériser le fonctionnement des comptes d’affectation spéciale (CAS). Le gouvernement Ouyahia semble vouloir perpétuer les mêmes mœurs budgétaires qui ont caractérisé la gestion des précédents Exécutifs, à l’heure où la tension financière croît d’un cran sous le coup de la chute des cours pétroliers mondiaux. Lire la suite

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Coopération : Soupçons de corruption au métro d’Alger

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

Des soupçons de corruption pèsent sur les travaux d’extension du métro d’Alger. La société française Colas Rails a décidé de déposer une plainte contre certaines de ses filiales à l’étranger pour « corruption». « Un audit interne puis une enquête externe sollicitée par Colas Rail ont mis en évidence qu’au sein d’une filiale étrangère de Colas Rail, des paiements suspects en euros et en monnaie locale ont été effectués au profit de consultants locaux.

Confrontée à cette situation jugée  »inacceptable », Colas Rail a déposé une plainte en France. Les contrats de ces consultants ont été dénoncés et tout paiement interdit», indique le journal français en ligne, boursedirect.fr. Colas Rail travaille dans plusieurs pays, dont l’Algérie. La société ne cite d’ailleurs pas laquelle de ses filiales est soupçonnée de corruption. Lire la suite

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Finances publiques : Une trajectoire budgétaire incohérente

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

Amorcée à travers le projet de loi de finances pour 2018, la trajectoire budgétaire pluriannuelle, tracée par le gouvernement pour les trois prochaines années, semble pour le moins incohérente, tant elle ne charrie guère de mesures structurelles claires.
En effet, entre la volonté affichée de rationaliser la dépense publique et l’attachement quasi-inconditionnel à préserver l’action économique et sociale de l’Etat, l’Exécutif ne fixe guère de cap budgétaire qui soit à même de favoriser réellement le rééquilibrage des finances publiques.

Pourtant, tel qu’énoncé clairement dans le rapport de présentation du projet de loi de finances pour l’exercice prochain, le cadrage macroéconomique et budgétaire à moyen terme pour la période 2018 à 2020 est élaboré dans un contexte difficile, caractérisé notamment par de fortes tensions sur les équilibres financiers du pays, en particulier « en matière de trésorerie de l’Etat».

Fixant un prix de référence fiscal du baril de pétrole de 50 dollars pour les budgets respectifs des trois prochaines années, le gouvernement prévoit ainsi des dépenses publiques globales de l’ordre de 8628 milliards de dinars en 2018, soit en hausse de 21,3%, avant d’être compressées de 12,4% en 2019, puis de 2,6% en 2020.

Tout en insistant en ce sens sur l’impératif de rationaliser désormais la dépense, notamment celle allouée au fonctionnement, l’Etat prévoit néanmoins de préserver l’essentiel de son action sociale, mais aussi de relancer ses programmes d’équipement, en s’engageant à peine à être plus regardant sur ses arbitrages à venir.

Dans le même ordre d’idées, la trajectoire budgétaire fixée jusqu’à 2020 vise une optimisation des recettes de l’Etat, notamment fiscales, avec une progression annoncée à hauteur de 10% en moyenne sur la période considérée. Et à terme, une couverture totale des dépenses de fonctionnement par le seul produit des ressources ordinaires.

Dans ce registre aussi, l’Exécutif n’annonce guère de mesures claires pour parvenir à de telles performances, le projet de loi de finances 2018, tout comme la politique budgétaire pluriannuelle annoncée pour les trois ans à venir, ne comportant pas de taxes majeures ou de quelconques révolutions fiscale ou douanière.

Seuls ajustements notables prévus en la matière, « le parachèvement des mesures de simplification des procédures fiscales», « l’actualisation des anciens taux et tarifs des divers impôts et taxes, sans impacts sur le citoyen» et, enfin, un projet ambigu de « refonte de la fiscalité indirecte applicable à la consommation des produits de base, en relation avec la politique de ciblage des subventions».

Et alors qu’il jongle ainsi entre des promesses de hautes performances en matière de recettes et de grands objectifs de maîtrise et de soutenabilité budgétaire, malgré de mornes perspectives pétrolières, l’Exécutif n’indique en définitif rien sur les indispensables réformes structurelles qu’il convient pourtant de fixer et de mettre en œuvre en toute urgence. Sans doute qu’à l’approche d’échéances électorales importantes, l’alternative du financement non conventionnel, désormais légitimée, devra tenir lieu de principal socle à la politique économique tracée pour le quinquennat à venir. Lire la suite

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Gaz de schiste : Fuite en avant ou dossier très mal ficelé ?

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

Le cadre du processus de décision : qu’est-ce que le gaz de schiste ? Un gaz non conventionnel, très difficile à extraire car bloqué dans sa roche mère, très coûteux à extraire en dehors des Etats-Unis, demandant des centaines de sociétés sous-traitantes, et géré par de nombreuses sociétés exploitantes privées (multinationales, grands indépendants, moyennes sociétés).

L’industrie du gaz de schiste actuelle se limite au forage horizontal couplé avec la fracturation hydraulique en attendant de futures ruptures technologiques (GPL, nitrate d’ammonium, stimulation, etc.) plus acceptables sur le plan environnemental. Notre économie va traverser des turbulences sévères durant les 4 ou 5 prochaines années (FRR disparu en 2017, réserves équivalentes à 3 mois d’importation avant 2020, fin des exportations pétrolières dès 2022, gaz naturel à faible rentabilité, etc.)

– Expériences internationales en gaz de schiste : quelles leçons en tirer ? La production de gaz de schiste vient de croître considérablement à raison de 28% par an, atteignant, après 10 ans seulement, 13% de la production mondiale contre 0,05% en 2001. Technologiquement, le gaz de schiste est « commercialement» exploité aux USA depuis 2005, et 2008 pour le Canada. En 2015, les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 87% de la production mondiale et 13% pour le Canada.

Cette production américaine, soit 381 milliards de mètres cubes, constitue le double de la production brute algérienne en gaz naturel. Depuis 2016, d’autres pays (Chine, Argentine, Mexico, Australie, Afrique du Sud, UE) envisagent d’exploiter leur gaz de schiste. Cependant, beaucoup ont décidé d’interdire l’exploitation de leur gaz de schiste (l’Ecosse, la France, etc.).

Pourquoi les USA avaient-ils décidé d’exploiter leur pétrole et leur gaz de schiste après avoir, dès 1980, financé les travaux de R/D sur la fracturation hydraulique ? Primo, vers 2000 les réserves de gaz naturel étaient de 8 années seulement et posaient un grave problème d’indépendance énergétique. Secundo, les coûts (cash cost) d’exploitation de leur pétrole conventionnel étaient élevés, soit 20,99 dollars/bbl contre 23,35 dollars/bbl pour le pétrole de schiste des gisements compétitifs et 8,98 dollars/bbl en Arabie Saoudite.

Ces deux raisons fondamentales expliquent la décision d’aller vers le pétrole (et le gaz) de schiste, nonobstant les contraintes environnementales sévèrement protégées aux Etats-Unis grâce à une législation adéquate et des agences compétentes.
– Réalités algériennes : la réalité algérienne est complètement différente de celle des USA ou de la Chine : l’Algérie, c’est 60 ans d’autonomie gazière, et des sociétés publiques inefficaces (3 mois pour forer un puits contre 1 semaine aux Etats-Unis).

En termes de ressources, l’Algérie, en fait le Sahara, possède les plus grandes réserves mondiales de gaz de schiste, soit 700 000 milliards de mètres cubes (Téra m3), et non 700 000 milliards de pieds cubes (soit 30 fois moins) comme annoncé en 2013 par l’Agence US. Ces ressources techniques correspondraient à un potentiel économiquement exploitable de 70 000 milliards de mètres cubes, soit 35 fois plus que le gisement de Hassi R’Mel, et beaucoup plus que les ressources en gaz de schiste américaines, canadiennes, chinoises ou d’Argentine.

Cependant, le véritable problème, et principale variable de décision, est que l’Algérie dispose de réserves en gaz conventionnel à Hassi R’Mel (2000 milliards de mètres cubes), dans d’autres gisements (1000 milliards de mètres cubes) et de gaz associé dans les gisements pétroliers (1500 milliards de mètres cubes). L’Algérie a donc 60 années de réserves de gaz conventionnel et qui coûte en tête de puits entre 0,10 centime US/ MM BTU (à Hassi R’Mel) et 4 dollars/MM BTU à In Salah (à cause de l’extraction de gaz carbonique, pour plaire aux associés écolos BP et Statoil, CO2).

Avant de continuer, il importe de savoir qu’aujourd’hui, et dans le meilleur des cas, le coût de production de gaz de schiste algérien sera supérieur à 12 dollars/MM BTU contre 3 dollars/MM BTU aux Etats-Unis et au prix de vente rendu en Europe de 8 dollars/MM BTU mais il devient 2 dollars/MM BTU en prix net algérien après avoir défalqué les différents coûts hors Algérie (méthanier, regazéfication, etc.).

– Options : l’Algérie gagnerait à analyser toutes les options telles la récupération tertiaire du pétrole de Hassi Messaoud et de Rhourde El Baghel, éviter le gâchis des 90 milliards de mètres cubes de gaz associés réinjectés dans les gisements pétroliers (soit l’équivalent du quart du gaz de schiste produit aux USA), l’exploration des gisements pétroliers dans le Nord. Le dossier gaz de schiste mériterait d’être mis au placard, en attendant de nouvelles technologies à la place de la fracturation hydraulique.

D’où la nécessité d’approfondir l’analyse du dossier, en y associant la société civile et ses compétences. Cependant, si les responsables devaient maintenir l’option gaz de schiste, alors nous leur recommanderions de tenir compte d’un coût environnemental réaliste (attention à l’uranium du Silurien), de choisir des sites minimisant les contraintes et les dégâts.

Enfin, quelle confiance accorder à des bureaucrates pétroliers incompétents « grâce» à qui l’Algérie est le seul pays au monde à utiliser le plomb tétraéthyle (PTE) dans l’essence Super, le PTE est un produit très nocif pour le cerveau des enfants. Surtout que pour éliminer le PTE, il suffit d’utiliser le méthanol produit à 500 m de la raffinerie d’Arzew. Les équités ou iniquités intergénérationnelles (enfants d’aujourd’hui = jeunesse de demain) et interterritoriales (In Salah) ont-elles une cause commune : l’incompétence érigée en système ?
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Grogne des céramistes

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

Les dernières sorties médiatiques des producteurs espagnols de la céramique, de la région de Valence et plus précisément de Castellon, fief ibérique de la filière céramique, n’ont pas été du goût de nombreux producteurs algériens.
Ces derniers montent au créneau pour non seulement défendre l’outil productif national, mais soutenir bec et ongles la mesure du gouvernement ayant décidé d’introduire la céramique dans la liste des 21 produits soumis à la licence d’importation : « les gesticulations des industriels espagnols faisant tout pour obliger le gouvernement algérien à ouvrir une « brèche» pour la réouverture de l’importation de la céramique espagnole sont inacceptables.

En plus de leur qualité d’exportateur de la matière première qui nous coûte les yeux de la tête, les Espagnols cherchent par tous les moyens et pressions à maintenir leurs exportations vers l’Algérie où la production nationale est à la fois excédentaire et de qualité. Avec une telle logique, les Espagnols veulent le beurre et l’argent du beurre», tonnent en préambule des céramistes de la région de Sétif. « La démarche des Espagnols est inacceptable.

On ne peut sacrifier notre outil de production, mettre au chômage des centaines de milliers de postes de travail», enchaînent nos interlocuteurs outrés. Ne mâchant pas ses mots, Amar Seklouli, le patron du groupe Safcer (un des fleurons de l’industrie de la céramique algérienne) président de la Chambre de commerce de Sétif, et délégué du FCE, enfonce carrément le clou : « L’Algérie qui constituait dans un passé récent le plus grand marché africain et principal importateur de la céramique espagnole, chinoise, italienne et autre, dispose désormais d’un excédent de production.

Nous saluons la position des pouvoirs publics qui ont pris en compte les incidences sociales et économiques pour tous les céramistes algériens employant directement et indirectement plus de 100 000 personnes. Proposant une gamme n’ayant rien à envier aux produits étrangers, la centaine de producteurs algériens fait désormais le forcing pour placer le produit ‘‘made in Algeria » hors des frontières.

La préférence nationale s’impose pour la céramique locale obéissant aux normes et standards internationaux. La protection de l’outil de production national exige des garde-fous. L’arrêt de l’importation en est un. D’autant que les enjeux financiers sont colossaux». Parlant en connaissance de cause, le patron de Safcer n’a pas tort. D’autant que les exportations ibériques de céramique vers l’Algérie qui ont chuté de 5,2% par rapport à 2015 ont atteint, en 2016, la valeur de 123,4 millions d’euros. Excusez du peu… Lire la suite

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