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Nouveau gouvernement : Lamamra, Bouchouareb, Grine et Boudiaf out

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

La présidence de la République a dévoilé, aujourd’hui jeudi, les noms des membres du gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune. Plusieurs figures, qui avaient survécus aux derniers remaniements ministériels, ont été éjectés.
Il s’agit, en premier lieu, du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui vient de  » léguer» son poste de chef de la diplomatie à son ancien adjoint chargé des Affaires maghrébines, Abdelkader Messahel.

L’autre nom qui quitte le gouvernement est celui de Abdesselam Bouchouareb, remplacé à la tête du ministère de l’Industrie par Mahdjoub Beda, un député FLN et éditeur d’un magazine économique. Bouchouareb, réputé proche d’Ahmed Ouyahia, s’était distingué par ses attaques contre l’industriel Issad Rebrab. Le ministre RND a brillé aussi par sa présence dans le scandale des Panama Papers.

Hamid Grine, ministre de la Communication, a été également éjecté. Il est remplacé par Djamel Kaouane, un ancien journaliste d’El Moudjahid qui occupait jusqu’à ce matin le poste de directeur général de l’Anep. Le départ de Hamid Grine devra susciter un grand soulagement au sein de la corporation des journalistes qui a dû supporter, durant des années, ses sermons malvenus sur le professionnalisme et son acharnement morbide contre toutes les voix incompatibles avec le discours officiel.

Le désormais ex Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a emporté dans ses bagages son ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf, remplacé par le professeur Mokhtar Hazebellaoui. Boudiaf restera dans les mémoires des Algériens comme étant le ministre qui a fait la promotion de  » Rahmat Rabi », le prétendu médicament qui guérit le diabète.

L’autre changement notable concerne le ministère des Finances. Hadji Baba Ammi a été vite remercié. Son poste sera occupé par le directeur général des Impôts, Abderrahmane Raouia.

Il faut dire enfin que les permutations au niveau du gouvernement et des autres institutions de l’Etat, y compris la présidence, ne sont pas de nature à apporter le changement espéré par les Algériens, qui ont exprimé leur refus du pouvoir en place par un boycott massif des dernières élections législatives.

Le changement espéré – du moins par une partie importante de la population – ne peut arriver que par la voie d’une transformation structurelle du système politique algérien qui repose sur la cooptation, le clientélisme et la répression.

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La liste complète du gouvernement de Abdelmadjid Tebboune

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Le président de la République a nommé jeudi les membres du nouveau gouvernement, conduit par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République, dont voici le texte intégral:
« Conformément à l’article 93 de la Constitution, et après consultation du Premier ministre, son excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, ministre de la Défense nationale, a nommé ce jeudi 25 mai 2017, les membres du gouvernement, dont la liste se présente comme suit:

Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.

Vice-ministre de la défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.

Ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Nour-Eddine Bedoui.

Ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh.

Ministre des Finances, Abderrahmane Raouia.

Ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni.

Ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.

Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa.

Ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit.

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar.

Ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki.

Ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

Ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda Imane Feraoun.

Ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali.

Ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Ghania Eddalia.

Ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda.

Ministre de l’Agriculture du Développement rural et de la Pêche: Abdelkader Bouazgui.

Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Youcef Chorfa.

Ministre du Commerce, Ahmed Saci. Ministre de la Communication, Djamel Kaouane.

Ministre des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaalane.

Ministre des Ressources en Eaux, Hocine Necib.

Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Messaoud Benagoun.

Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière: Professeur Mokhtar Hazbellaoui.

Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali.

Ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua.

Ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati.

Par ailleurs, et conformément à l’article 92 aliéna 6 de la Constitution, M. le Président de la République, a également nommé ce jour, M. Ahmed Noui, ministre, Secrétaire général du Gouvernement » Lire la suite

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Imposante marche contre le blocage des projets de Cevital à Béjaïa

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Des milliers de travailleurs de Cevital et de membres de la société civile sont descendus dans la rue, aujourd’hui jeudi à Béjaia, pour dénoncer « le blocage» des projets d’Issad Rebrab par les autorités.
L’un de ces projets, est l’usine de trituration de graines oléagineuses, prévu en extension de l’unité de l’huile implantée dans l’arrière port de Béjaia depuis 1998. Pour rappel, la direction du port de Béjaia a refusé l’accostage de deux bateaux transportant l’outillage nécessaire à l’installation de cette usine qui va générer, selon un cadre de Cevital, pas moins de 500 emplois directs.

Outre des milliers de travailleurs et cadres de Cevital, dont beaucoup ont fait le déplacement des autres filiales du groupe, la marche a réuni des membres du comité de soutien à l’entreprise né il y a quelques jours. Parmi eux, des députés et militants du RCD, des représentants syndicaux dont ceux du Snapap « venus soutenir les travailleurs» et des associations.

Tout au long du parcours de la marche, de l’arrière port jusqu’au siège de la wilaya, les manifestants, qui brandissaient des centaines de banderoles, les emblèmes national et amazigh, des pancartes et autres, scandaient des slogans hostiles au régime et d’autres dénonçant les blocages dont souffre le groupe Cevital. On pouvait entendre : « On a marre de ce pouvoir »,  » Libérez Béjaia, Libérez l’Algérie», « Assa Azekka Cevital Yella Yella» ou encore « El Djeich Chaâb maâk ya Rebrab».

Une délégation, composée de représentants de Cevital et de membres du comité de soutien dont Atmane Maâzouz, député RCD, a été reçue par le chef du cabinet du wali, ce dernier étant en déplacement.

A leur sortie, des membres de ladite délégation ont indiqué que des doléances relatives notamment au déblocage du projet de trituration de graines oléagineuses, celui du complexe touristique prévu par le groupe à Maghra, dans la commune de Tichy, ont été mises en avant lors de cette entrevue.

L’un d’eux a toutefois déclaré par mégaphone que « si ces doléances ne sont pas entendues dans les plus brefs délais, ce seront les 12000 travailleurs de Cevital et leurs familles qui descendront dans la rue». Lire la suite

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5e année primaire : L’examen à l’épreuve de la fraude

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Des utilisateurs de Facebook ont partagé des sujets quelques minutes seulement après leur distribution au niveau des centres d’examen, malgré les mesures draconiennes.
Même si le ministère de l’Education nationale affiche sa satisfaction concernant les conditions du déroulement de l’examen de fin du cycle primaire, la crainte de la fuite des sujets a altéré l’ambiance au niveau des établissements. L’examen de la 5e étant moins visé par les actes de fraude, des précautions ont tout de même été prises pour écarter tout risque. La fuite des sujets du baccalauréat de 2016 ayant échaudé les organisateurs des examens.

L’interdiction de l’utilisation des téléphones portables à l’intérieur des établissements et le contrôle rigoureux des réseaux sociaux sont les principales mesures qui ont caractérisé la journée d’hier. Mais cela n’a pas empêché des utilisateurs du réseau social Facebook de partager les sujets de langue arabe et de mathématiques quelques minutes seulement après leur distribution au niveau des centres d’examen.

Le département de Nouria Benghabrit craint de faire l’objet d’une campagne visant à discréditer les examens nationaux de la session 2017. La ministre de l’Education nationale, qui a exprimé sa satisfaction quant aux conditions dans lesquelles se déroulent les épreuves, appelle à « la mobilisation de toute la société pour protéger la crédibilité de ces examens pour que la réussite se fasse uniquement par le mérite».

La sécurisation des examens nationaux implique plusieurs secteurs de la sécurité, de la sûreté, de l’administration et des télécoms, rappelle la ministre. L’auteur du partage des sujets a été identifié, a assuré Mme Benghabrit, lors du point de presse tenu hier à Béchar, où le coup d’envoi officiel a été donné pour les épreuves de l’examen de fin du cycle primaire. La ministre précise que toutes les précautions seront prises pour que cela ne se reproduise pas lors des épreuves du baccalauréat ou du BEM. Le partage a été effectué par des personnes adultes (non par des élèves en salle), précise la ministre.

Du nouveau à la rentrée

Plusieurs nouvelles mesures seront introduites dès la rentrée prochaine. Des changements seront opérés dans le système d’évaluation ainsi que dans ce qui a trait au règlement intérieur régissant les établissements scolaires, a indiqué la ministre. « Le système d’évaluation actuel ainsi que le règlement intérieur des établissements sont en vigueur depuis les années 1990», souligne-t-elle. Il est attendu pour la rentrée de septembre prochain la poursuite de la généralisation de l’utilisation des manuels de la deuxième génération des programmes issus de la réforme.

Les élèves des 3e et 4e années primaires et ceux des 2e et 3e années moyennes auront droit à de nouveaux programmes et de nouveaux livres. « L’introduction de nouveaux programmes avec une actualisation des apprentissages nécessite l’actualisation de la méthode d’évaluation», enchaîne Mme Benghabrit, expliquant que le travail de consultation et de réflexion engagé sur l’évaluation sera concrétisé par des mesures concrètes pour l’année scolaire prochaine.

Pas de dispense du français

La dispense d’élèves de l’épreuve de langue française pour l’examen de 5e année a été totalement supprimée. Le secteur de l’éducation a eu recours à la dispense de l’épreuve du français durant des années dans plusieurs wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, en raison de la pénurie d’enseignants de cette langue étrangère.

La mesure est cependant prise pour 900 élèves de nationalité étrangère, dont des Syriens, des Libyens et des Jordaniens « qui n’avaient pas bénéficié de l’enseignement de français auparavant». La ministre s’est également exprimée sur la proposition de suppression de l’examen de fin du cycle primaire, préconisée par des experts. Pour Mme Benghabrit, la suppression de l’examen ne signifie pas la suppression de l’épreuve « qui nous permet justement d’effectuer une évaluation de l’apprentissage des langages fondamentaux».

Il est donc question, selon la ministre, de maintenir l’épreuve « en tant qu’élément de comparaison qui permet également de mettre en place des indicateurs d’évaluation à l’échelle internationale». L’épreuve, souligne en outre la ministre, nous permet de voir les résultats des mesures introduites et d’avoir une appréciation de ce qui a été fait dans le secteur. Le passage en 1re année moyenne nécessite une moyenne égale ou plus 5 sur 10 aux épreuves de l’examen de fin du cycle primaire.

Si la deuxième session de l’examen est supprimée depuis quelques années, une deuxième chance se présente pour les élèves n’ayant pas obtenu la moyenne requise. La moyenne annuelle sera prise en compte. La ministre rappelle que pour la session de 2016, le taux de réussite audit examen était de 75%. Avec la prise en compte de la moyenne annuelle, le taux a atteint 95%. Notons que plus de 760 000 élèves ont passé les épreuves cette année.
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Blagues, boulettes et une situation qui ne prête pas à rire

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Depuis hier, Abdelmalek Sellal n’est plus Premier ministre. Pourtant, il a été chargé, officieusement, de mener les consultations pour former le nouveau gouvernement.
Depuis les dernières élections législatives, boycottées par l’écrasante majorité de l’électorat algérien, jusqu’à l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), aucun responsable du gouvernement ne doutait du maintien du Premier ministre. Dans les travées du palais du Dr Saadane, on pensait que sa reconduction était pratiquement acquise. Lui-même gardait un tempérament de sérénité et d’assurance, même s’il savait que son destin n’était pas entre ses mains. Ceux qui président aux destinées du pays ont décidé de s’en séparer. Abdelmalek Sellal quitte le Premier ministère après s’y être installé en septembre 2012.

S’il a réussi à battre les records de longévité dans ce poste, en y restant 5 ans, il n’a cependant pas pu s’illustrer dans la gestion des affaires du pays. L’opinion publique gardera de lui ses boutades, ses blagues et surtout ses boulettes et ses bourdes légendaires. Mais Sellal n’est pas que cela. C’est lui en tant que ministre de l’Intérieur, un poste auquel il a été nommé en 1998, qui a eu à gérer la consultation présidentielle d’avril 1999 qui a vu l’élection de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République, qu’il n’a pas quittée depuis.

Nommé au Premier ministère en 2012, il a assuré l’organisation de l’élection présidentielle d’avril 2014, en faisant même la campagne électorale par procuration, le chef de l’Etat étant empêché de la faire suite à l’accident vasculaire cérébral (AVC), dont il a été victime. Abdelmalek Sellal avait mené une campagne électorale très difficile dans un climat de tension. Plusieurs de ses meetings ont été empêchés par la population dans diverses régions du pays.

Après la reconduction de Abdelaziz Bouteflika, le désormais ex-Premier ministre a eu à gérer la délicate période post-électorale qui a vu l’éviction de l’ancien patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Mohamed Médiène dit « Toufik». Il a dû vivre un épisode aussi pesant que délicat à cette époque en essuyant de sévères critiques de la part de l’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, qui le qualifiait d’amateur en matière politique.

Mais quoi qu’il lui arrivât, même dans une situation intenable dans le pays au plan politique et surtout économique, Abdelmalek Sellal n’a jamais perdu son sens de l’humour. Au point où beaucoup l’accusent de légèreté au moment où la situation recommande la retenue et la rigueur. Le Premier ministre, qui a organisé, dans son parcours, trois élections aussi contestées les unes que les autres, a évolué dans un système dont les responsabilités sont aussi diluées que complexes tant on ignore les détenteurs véritables de la décision politique.

Abdelmalek Sellal a assumé jusqu’au bout les échecs d’une gouvernance qui a mené le pays dans le gouffre de la crise. Il en a assumé jusqu’au bout la dérive. Il était certainement prêt à continuer avec les mêmes choix qui n’étaient pas d’ailleurs que les siens, mais surtout de ceux qui ont préféré le statu quo et l’immobilisme.

Serait-ce le record historique de l’abstention ayant caractérisé les dernières élections législatives et confirmé à jamais le rejet du régime par une écrasante majorité des Algériens qui a édicté la décision de remplacer Abdelmalek Sellal pour faire semblant de changer ? Nul n’a pu percer pour l’instant les secrets du cercle du pouvoir. Seulement, on peut dire que le
Premier ministre laisse une situation qui ne prête guère à rire. Lire la suite

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Fekhar condamné à 5 ans de prison dont 18 mois ferme

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

De lourdes peines. Au terme d’un procès pour le moins absurde, le docteur Kamel Eddine Fekhar a été condamné par le tribunal criminel de Médéa à cinq ans de prison, dont dix-huit mois ferme, et une amende de 50 000 DA. Son coaccusé, Benabdellah Abdellah, quant à lui, a écopé de trois ans de prison, dont 18 mois ferme.
Une sentence qui a surpris tout le monde au regard des débats qui ont marqué l’audience. Si Benabdellah quittera définitivement la prison pour avoir purgé sa peine en détention provisoire, Fekhar, lui, va y rester encore, même s’il a déjà passé 22 mois en détention. Il sera jugé aujourd’hui par le même tribunal dans une autre affaire avec une quarantaine de détenus de la vallée du M’zab. Durant sa détention provisoire, il y a une période qui chevauche avec l’affaire liée au dossier d’aujourd’hui.

Durant le procès sous haute surveillance policière qui a duré toute une journée, Kamel Eddine Fekhar a nié toutes les accusations qui pesaient contre lui. Assis sur une chaise en raison de sa difficulté à se tenir debout, le « héros mozabite», comme le surnomment ses amis, s’est montré solide, lucide, assumant totalement ses engagements politique, citoyen et de militant des droits de l’homme. Face au président du tribunal et du représentant du ministère public, il affirme « Mon rôle était d’alerter, de lancer des SOS, j’ai sollicité l’intervention des autorités civiles et les forces de sécurité d’agir pour mettre un terme aux violences avant qu’il ne soit trop tard.

Je me retrouve accusé d’être l’instigateur de la discorde…» « Dans cette affaire, je suis la victime, et je me retrouve en prison depuis près de deux ans, ma famille est disséminée», lâche-t-il. Visiblement affecté par l’insoutenable situation dans laquelle il se trouve depuis 22 mois, il craque. Il verse des larmes.

Moment de forte émotion dans la salle d’audience. Mais il se reprend vite et ses forces reviennent. Il s’interroge : « Pourquoi la justice ne convoque pas l’ex-secrétaire général du FLN Amar Saadani qui avait accusé l’ex-patron des services du renseignement, le général Toufik, d’être  »le vrai instigateur » des événements de Ghardaïa ?» Après une matinée consacrée aux débats, l’après-midi le réquisitoire du procureur général a tourné à l’apologie du pouvoir politique, reprochant notamment à Fekhar ses opinions politiques.

« Je vous invite à revoir vos opinions, revenez à la raison», lance le procureur qui a requis 10 ans de prison ferme. Un réquisitoire taillé en pièces par les avocats de la défense. « Je suis devant un procureur du pouvoir et non pas un procureur général», réplique Salah Debouz, qui ajoute fermement que le dossier est « vide». « Nous sommes sommés de trouver des preuves de l’innocence des deux accusés parce que l’instruction n’a pas pu trouver de preuves de leur culpabilité.»

Lui emboîtant le pas, Mokrane Aït Larbi n’a pas hésité un instant à dénoncer « un procès politique. Ceux qui assument d’être des chiyatine (brosseurs) gouvernent le pays, et ceux qui défendent les droits de l’homme sont jetés en prison. Dans ce pays, celui qui ne dit pas chaque matin  »fakhamatouhou », sa place est en prison», s’insurge-t-il.
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