formats

Bouira : Elimination d’un terroriste à Lakhdaria

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Les éléments de l’Armée nationale populaire ont abattu, cet après-midi de mercredi, un dangereux terroriste près du Douar Si El-Mahdi à Lakhdaria, 40 km au nord-ouest de la wilaya de Bouira.
L’opération de fouille a permis aussi la récupération de deux (02) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, deux (02) chargeurs ainsi que des téléphones portables. Les opérations de ratissage et de fouille enclenchés par l’ANP, simultanément dans plusieurs régions de la wilaya de Bouira, ont donné des résultats.

Lundi dernier, un détachement de l’ANP a découvert le cadavre d’un terroriste dénommé  » B. Mohamed », enterré près d’une casemate dans une région boisée entre les deux communes d’El Adjiba et Saharidj, sises à l’est de la wilaya de Bouira. L’opération de fouille s’est soldée aussi par la découverte de (07) téléphones portables et une quantité de médicaments et de vivres utilisées par les terroristes. La traque des résidus des groupes terroristes est toujours en cours à Bouira. Lire la suite

formats

Tizi-Ouzou: une 3e caravane artistique nationale du 17 au 19 août

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.
Tizi-Ouzou: une 3e caravane artistique nationale du 17 au 19 août

TIZI-OUZOU – Une 3ème caravane artistique qui s’inscrit dans le cadre du programme fixé par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’aménagement du territoire et celui de la Culture sillonnera des localités de la wilaya de Tizi-Ouzou à partir du 17 août, a-t-on appris mercredi de la direction locale de la Culture.

Placée sous le parrainage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, la caravane artistique regroupe des artistes de différentes tendances et de plusieurs régions du pays ce qui contribuera à l’instauration et au renforcement des échanges culturels et la promotion de l’activité artistique, a-t-on expliqué dans un communiqué.

La première halte de cette 3ème caravane est prévue dans la ville de Draâ Ben Khedda qui accueillera, dans la soirée de jeudi, une pléiade d’artistes dont Nordine Allane, Izorane, Nacer Mokdad,Tinhinane, Youva et l’orchestre Le friand.

Toujours dans la perspective de semer la joie, mettre de l’ambiance et égayer les soirées des habitants de la wilaya de Tizi-Ouzou, les animateurs de l’évènement s’introduiront vendredi, 18 août dans la localité d’Aït Khelili dans la daïra de Mekla, a-t-on fait savoir.

Le programme de passage de la caravane sera clôturé samedi avec un gala artistique inscrit au profit des citoyens de la commune d’Amechtras à Boghni, a-t-on souligné.

En plus du chant et de la musique qui domineront les spectacles, les organisateurs ont intégré au programme des activités destinées aux enfants, à l’instar du théâtre avec les troupes Noumidia de Bourdj Bou Arréridj et la coopérative Mezghena d’Alger.

La mise sur pied de cette caravane artistique se veut être une manière d’accorder aux soirées un aspect familial et faire profiter toutes les tranches d’âge de ce programme d’animation initié dans le cadre de la saison estivale.

Lire la suite

formats

A Oran, les pères de famille préfèrent encore attendre

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

A deux semaines de la fête de l’Aïd El Adha, les espaces autorisés pour la vente du mouton du sacrifice ne connaissent pas encore le rush habituel, les pères de famille préférant temporiser un peu, notamment en raison des bourses qui se remettent à peine des dépenses du mois de jeûne, tout en appréhendant la rentrée scolaire et sociale.
En effet, la wilaya d’Oran, à travers ses vingt-six communes, compte des centaines de petits élevages répartis sur les quatre points cardinaux : Bousfer, El Ançor, Misserghine, Boutlélis, Aïn Beïda, Béthioua, Chehayriya, etc. Mais pour connaître la tendance, il faut se rendre au marché dit de l’abattoir municipal à Oran, pas loin du rond-point Emir Abdelkader. Les vendeurs sont conscients que les gens ont pris l’habitude d’attendre les derniers jours pour acheter. Rachid Meguenni, dit « Rachid Tirigou» en référence à son quartier, a son nom inscrit avec de la peinture sur un mur de la rue de l’abattoir, sur une longueur de cinquante mètres. Il est le premier installé sur cette allée réputée pour la vente de cheptel et où on peut cerner les prix chaque année. Rencontré mardi à midi, il explique : « Les gens ont pris l’habitude d’attendre les deux ou trois derniers jours. Mais cette année, c’est différent. Je les plains car la fête religieuse aura lieu cinq jours avant la rentrée scolaire.

Ce n’est pas évident pour les familles qui doivent gérer la période des vacances, tout juste après le Ramadan et la fête de l’Aïd, en plus de la rentrée. Mais c’est aussi une erreur d’attendre. Les prix ne sont pas trop élevés maintenant, mais on ignore comment seront les cours dans quinze jours. C’est un marché qui obéit aux lois économiques et environnementales aussi.» Notre interlocuteur nous fait savoir que les prix varient entre 30 000 et 45 000 DA. Il donne ensuite plus de détails : « D’abord, il ne faut pas croire toutes les rumeurs. Il n’existe pas de mouton à 20 000 DA.

Il faut compter au moins 30 000 DA pour un bel agneau et 45 000 DA pour un bélier relativement solide. Les prix peuvent dépasser cette fourchette bien sûr, et ce, selon les races. A l’Ouest, vous avez par exemple le bélier de la race Hamra ou Rembi de la région d’El Bayadh et Saïda, mais le plus prisé pour le sacrifice, c’est le fameux Srandi, les prix sont différents, à quelque 2 ou 3000 DA. Je peux affirmer que ces prix ne baisseront pas, mais je ne garantis rien quant à la hausse.»

Ce maquignon ajoute : « Bien que chaque région ait sa propre population de moutons et son circuit traditionnel, on parle déjà de la possibilité de compensation. C’est-à-dire que les feux de forêt au centre du pays auraient causé beaucoup de pertes, que ce soit en bestiaux ou en aliments. La rumeur disant que des revendeurs pourraient changer de circuit est fausse. Les marchés restent les mêmes et seuls les prix risquent d’augmenter en raison de la spéculation, car les éleveurs vont être dédommagés et il n’y a aucune raison de répercuter les menues pertes à l’occasion de l’Aïd.» En outre, les maquignons rencontrés ont été unanimes à se plaindre de la hausse du prix de l’aliment de bétail. Ils affirment que la botte de foin est à 600 DA, alors que l’aliment en céréales atteint les 4600 DA le quintal, ce qui permet de nourrir 50 béliers par jour seulement. « Les prix sont trop élevés et nous investissons beaucoup. En plus, les travailleurs exigent désormais un mouton et 50 000 DA pour deux semaines passées au souk avec nous. C’est trop !» s’exclame Mohamed, un autre vendeur.

Par ailleurs, nous avons rencontré quelques personnes venues s’enquérir des prix avant d’acheter, comme Abdelkader, jeune marié et heureux père d’un enfant d’un an qui l’accompagne pour voir les bêtes : « Je ne vais pas acheter aujourd’hui. Je suis venu en prospection pour connaître les prix. Nous constatons que ce n’est pas plus cher que l’an passé, mais je vais attendre quelques jours encore.» Interrogé sur sa préférence pour ce point de vente, il explique : « Nous gardons encore en tête le scandale de l’année dernière. La putréfaction de la viande en raison de pratiques frauduleuses à cause de l’utilisation de produits dopants nous a fait perdre de l’argent, en plus d’un risque sur notre santé.

Cette année, les gens n’iront plus dans les points de vente non autorisés, notamment les garages ouverts dans les quartiers par des opportunistes qui s’improvisent éleveurs ou maquignons, un mois ou quinze jours avant la fête. Le marché de l’abattoir est annuel et il est connu dans toute la région ouest du pays. Mais les services de santé et la direction des services agricoles vont annoncer comme à chaque année les marchés et points autorisés. Après cela, vous verrez un rush des citoyens.» En somme, le consommateur se voit contraint de développer toute une stratégie pour acquérir l’offrande de l’Aïd et transcender tout un ensemble de contradictions : un pouvoir d’achat érodé, la rentrée sociale, la spéculation, les pratiques frauduleuses et le scandale de putréfaction de la viande, autant d’éléments qui pèsent sur les esprits avant la fête religieuse. Lire la suite

formats

Abdelmadjid Tebboune limogé

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Ahmed Ouyahia revient à la tête du gouvernement. Il remplace à la tête de l’Exécutif le désormais ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, limogé moins de trois mois seulement après sa nomination à ce poste. C’est ce qu’a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.
« En application de l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a mis fin, ce jour (hier ndlr), aux fonctions de Premier ministre exercées par M. Abdelmadjid Tebboune», indique le communiqué.

Selon la même source, « en application des mêmes dispositions constitutionnelles, et après consultation de la majorité parlementaire, le président de la République a nommé M. Ahmed Ouayhia Premier ministre». Le secrétaire général du RND et ex-chef de cabinet de la Présidence effectue ainsi son quatrième retour à la tête du gouvernement en 22 ans.

Un record national pour cet homme de 65 ans. Son premier passage à la chefferie du gouvernement remonte à 1995. Mais son accès aux hautes responsabilités de l’Etat a eu lieu dès 1993, lorsqu’il a été nommé sous-secrétaire d’Etat aux Affaires arabes et africaines, puis chef de cabinet de la Présidence.

C’était durant le « premier mandat» du président Liamine Zeroual. Ce dernier le nomme au poste de chef de gouvernement après sa victoire lors de la première élection présidentielle pluraliste en 1995. Un poste qu’il assumera jusqu’en 1998 avant de céder sa place à feu Smaïl Hamdani.

Durant cette période difficile, Ahmed Ouyahia a dû gérer plusieurs situations compliquées à l’époque, dont le rééchelonnement de la dette extérieure, l’ajustement structurel, le licenciement des travailleurs et les ponctions sur les salaires des fonctionnaires pour faire face à la crise économique de l’époque. C’est durant cette période que l’homme s’est vu coller le surnom d' »homme des sales besognes» qu’il assume même ostentatoirement jusqu’à aujourd’hui.

« Va-et-vient» sous Bouteflika

Ahmed Ouyahia fait son come-back au gouvernement dès 1999 avec l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir. Il a été nommé ministre de la Justice de 1999 à mai 2002, avant d’être désigné ministre d’Etat représentant personnel du président de la République de juin 2002 à mai 2003. A cette date, il est nommé à nouveau chef de gouvernement. Un poste qu’il occupera jusqu’en 2006. Durant ces trois années, Ahmed Ouyahia s’est mis sur le dos l’ensemble des fonctionnaires. Il s’est illustré, notamment, par ses décisions radicales contre les grévistes de l’éducation nationale et son obstination à refuser toute augmentation salariale.

Mais, selon les observateurs, c’est sa volonté d’imposer le paiement par chèque qui est à l’origine de son premier limogeage par le président Bouteflika qui l’a remplacé par Abdelaziz Belkhadem. Mais Ahmed Ouyahia effectue plusieurs va-et-vient au palais du gouvernement sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika.

Deux ans plus tard, il est rappelé à nouveau pour occuper, en 2008, le nouveau poste de Premier ministre créé à la faveur de la révision de la Constitution. Il résiste jusqu’en 2012, avant d’être remercié à nouveau pour céder sa place à Abdelmalek Sellal. Maîtrisant parfaitement l’art de faire le dos rond pour laisser passer les grosses tempêtes, le patron du RND rebondit à chaque fois et revient au-devant de la scène. Il le prouve cette fois-ci encore en remplaçant Abdelmadjid Tebboune.
Lire la suite

formats

Entre satisfaction et critique des options du système

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Le limogeage de Abdelmadjid Tebboune est accueilli différemment, que l’on soit à l’intérieur, proche du système ou dans l’opposition.
Si des personnalités de l’opposition reprennent la rhétorique sur un « système sans stratégie» « empêtré dans ses contradiction» et aux mains des forces de l’argent, des personnalités du système saluent, comme attendu, la décision.

En conflit avec Tebboune, le président du FCE, Ali Haddad, s’est empressé de présenter ses « chaleureuses félicitations» au nouveau locataire du palais Dr Saâdane. Dans une déclaration publiée sur son compte Facebook, le président du FCE, qui ne dit mot sur Tebboune, « réitère sa disponibilité» à travailler avec Ouyahia « dans la concertation et le dialogue». « Servir le pays est notre objectif suprême. Nous travaillerons ensemble pour construire une économie durable et concurrentielle qui garantit à l’Algérie et à ses citoyens une vie prospère», écrit Haddad quelques minutes après l’annonce de la nomination d’un nouveau PM. L’ancien président de l’APN, d’obédience FLN, Abdelaziz Ziari, est élogieux à l’égard du secrétaire général du RND.

« Ahmed Ouyahia a les qualités et les capacités pour gérer la situation dans laquelle nous sommes et pour faire face aux difficultés que nous rencontrons actuellement sur le plan économique et social», estime-t-il. Les partis de l’opposition sont moins satisfaits. Sofiane Djilali parle d’un « coup d’Etat rampant» qui se réalise à la faveur du limogeage de Tebboune. « Le coup d’Etat dont nous avions déjà parlé dans notre dernier communiqué vient de se concrétiser. Le Président n’a pas dit un mot, ni rencontré son peuple. Le Président devrait être sous le coup de l’article 102 de la Constitution. Le Président est hors-champ, mais cela n’enlève rien à sa responsabilité. La mafia politico-financière et le clan présidentiel ont fait main basse sur le pays», assène Sofiane Djilali. Pour le secrétaire national chargé du pôle communication au FFS, Hassan Ferli, « le système navigue à vue sans aucune vision ni perspective».

« C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un Premier ministre est limogé au bout d’un peu moins de trois mois. Cela renseigne sur la crise grave que vit le système. Le Premier ministre a présenté le plan d’action qui est censé être celui du Président. Le système est empêtré dans ses contradictions. La crise est réelle et le pouvoir n’apporte rien, mais constitue un facteur aggravant. Le danger sur le pays est important, surtout avec un contexte régional difficile», constate M. Ferli. Pour Yassine Aissaouene, chargé de communication du RCD, rien n’étonne dans la décision prise de mettre fin aux fonctions du désormais ex-Premier ministre.

« Cela dénote d’une anarchie générale au sommet de l’Etat. Tout cela met en danger la nation. Le régime n’a pas de respect pour les Algériens. Il y a une grave instabilité. On a eu un ministre du Tourisme limogé au bout de 24 heures, et maintenant on met fin aux fonctions du Premier ministre 2 mois et 20 jours après sa nomination», relève M. Aissaouene. Pour le chargé de communication et député, « Ouyahia est connu des Algériens comme étant l’homme des sales besognes. C’est un serviteur zélé du régime». La « valse des Premiers ministres ne peut en aucun cas être la solution à l’impasse politique que connaît le pays», estime le porte-parole de Talaie El Hourriyet, Ahmed Adimi. « Il demeure encore une fois que l’autorité de nomination et de limogeage reste invisible.

Les forces extraconstitutionnelles que notre parti n’a jamais cessé de dénoncer profitant de la vacance du pouvoir à la tête de l’Etat, continuent d’usurper les prérogatives présidentielles.(…) L’Algérie est en danger, elle est menacée dans sa stabilité et sa sécurité nationale», estime M. Adimi. La succession expliquerait ce changement brusque à la tête du gouvernement. Pour Samir Larabi, activiste, le limogeage de Tebboune entre dans le cadre d’un conflit entre les clans du même système pour préparer la succession au chef de l’Etat en 2019.
Lire la suite

formats

Le coup de canif

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Retournement de situation brusque et étonnant. En ce mardi matin, il règne une ambiance tranquille au palais Docteur Saâdane. Rien n’indique que le palais allait changer de locataire.
Le Premier ministre en exercice, Abdelmadjid Tebboune, qui a repris son activité la veille, affiche une « sérénité imperturbable» malgré la campagne politico-médiatique dont il a fait l’objet pendant qu’il était en vacances. Droit dans ses bottes pour préparer la rentrée politique et sociale. Au menu de son agenda, l’organisation de la tripartite qui devrait se dérouler dans la vallée du M’zab le 23 septembre prochain. Des propositions étaient déjà sur le bureau du Premier ministre. « Il n’est ni affecté ni fragilisé.

Il reprend son travail avec la même détermination pour appliquer son plan d’action tel qu’adopté en Conseil des ministres et voté par le Parlement avec le cap de moraliser la vie publique», assurait, hier matin, une source gouvernementale. Il n’en demeure pas moins que le comportement de certains de ses ministres l’agace. A en croire des sources concordantes, la sortie et le discours du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, lors de son déplacement à Tamanrasset, ont été mal appréciés. « Il (Bedoui) se voyait déjà à la place du chef», commente-t-on au palais du gouvernement.

Le locataire du palais Docteur Saâdane n’entend pas se laisser détourner de la mission pour laquelle il a été nommé. Il se refuse à la résignation, ne montre aucun signe de faiblesse qui laisserait présager un recul sur les mesures prises pour « rationaliser les dépenses publiques». Dans son entourage, on assure que l’homme « n’a de compte à régler avec personne, encorne moins faire dans le harcèlement des hommes d’affaires.

C’est le gouvernement qui subit le harcèlement de certains milieux d’affaires», cingle-t-on.
Abdelmadjid Tebboune, qui avait inauguré sa prise de fonction avec comme ligne de travail « la séparation de l’argent de la politique» aura soulevé non sans violence des réactions épidermiques des milieux d’affaires, dont les connexions avec les centres de décisions politiques ont atteint des niveaux inquiétants.

Une imbrication encombrante pour l’Etat dont les attributions se trouvent malmenées. Pas si évident de tracer une ligne de démarcation. En demandant des comptes aux hommes d’affaires, structurés pour l’essentiel au sien du Forum des chefs d’entreprise, Abdelmadjid Tebboune savait pertinemment qu’il allait se heurter à une farouche résistance tant les intérêts accumulés étaient énormes. Pis, une confrontation directe allait s’organiser.

Le patron du FCE et le secrétaire général de la central syndicale coalisés mènent la « guerre» au Premier ministre et ne jurent que par le départ de leur adversaire. Le Premier ministre est vertement défié et sa tête est « mise à prix». Les partis de la coalition gouvernementale (FLN, RND, TAJ, MPA) affichent un curieux silence qui trahit un manque de solidarité gouvernementale. Un partage de rôle dont l’objectif est d’isoler le Premier ministre pour mieux le contenir dans un premier temps. Pour pouvoir faire face, Abdelmadjid Tebboune ne cesse de rappeler qu’il tire sa légitimité du Président qui l’a chargé de la mission de diriger le gouvernement avec un plan d’action validé par le Conseil des ministres et adopté par les deux Chambres du Parlement.

« Le Premier ministre a un contrat moral avec le président de la République et il applique à la lettre ses orientations, celle notamment d’éviter au pays une violente crise économique. Avec le rétrécissement des recettes pétrolières, il fallait que l’Etat cherche des alternatives, réduire la facture des importations, recouvrer ses créances et veiller au respect des délais de réalisation des projets structurants.» S’il a rapidement perdu des appuis au sein de certaines factions du pouvoir, il a néanmoins gagné des soutiens au sein de l’opinion. Mais cette popularité devient paradoxalement handicapante car « soupçonneuse» du point de vue du régime qui ne tolère aucune autre légitimité en dehors de celle qu’il octroie. La surréaliste scène lors des obsèques de l’ancien chef de gouvernement, Redha Malek, a donné le départ à de nouveaux assauts contre M. Tebboune.

Son déplacement en France, sa rencontre avec son homologue Edouard Philippe, et enfin ses vacances ont fait l’objet des spéculations les plus folles et d’attaques virulentes venues des cercles mêmes du pouvoir sur fond de surexploitation « d’une lettre de recadrage de la Présidence». S’arc-boutant sur la « confiance» du chef de l’Etat dont il tient la « légitimité de son action», Abdelmadjid Tebboune, avec le calme propre aux gens du Sud, entend poursuivre son action avec sa propre méthode qui semble déranger sérieusement.

Dans son entourage, on susurre que « toute tentative de bloquer le gouvernement dans son travail serait un putsch contre la légitimité». A contre-courant de l' »opinion» dominante des milieux d’affaires et de leurs relais politiques à l’intérieur des appareils de l’Etat, celui qui était jusqu’à hier midi encore Premier ministre affiche une attitude de « confiance et près à affronter la tempête de la rentrée sociale», d’autant que l’agenda politique national n’autorise pas un changement de gouvernement.

Peut-être un excès de confiance, une assurance exagérée dans un régime politique où rien n’est définitivement acquis. Encore plus avec une présidence de la République totalement imprévisible. M. Tebboune le vérifiera à ses dépens. Il n’a pas eu le temps de bien digérer son déjeuner ni le loisir de finir son 80e jour à la tête du gouvernement.

A 14h33, une ligne d’une dépêche de l’APS l’achève : « Le président Bouteflika met fin aux fonctions du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et nomme Ahmed Ouyahia à sa place», tombe tel un couperet. Une exécution en plein vol. Un coup de canif dans le dos d’un « serviteur de l’Etat loyal». Un limogeage inélégant qui valide manifestement la thèse selon laquelle c’est l’argent qui décide et qui commande. « On ne peut pas faire mieux pour déstabiliser un pays», commente sous couvert de l’anonymat un leader politique. Une victoire des milieux d’affaires, non pas sur Tebboune mais contre l’Etat.

Ahmed Ouyahia, l’homme aux sept vies et qui bat ainsi tous les record au sein du gouvernement depuis Liamine Zeroual, est rappelé aux commandes du gouvernement. Un éternel retour. Un risque de polarisation certaine au sein de la société tant l’homme est connu pour sa « capacité» à tout assumer.

Mais Lire la suite

Home Articles posted by Admin
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair