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Atelier à Alger sur la lutte contre le terrorisme

Publié le 07/09/2016, par dans Non classé.

Un atelier international de deux jours, intitulé « Rôle de la démocratie dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme», débutera aujourd’hui à Alger.
C’est atelier auquel participeront de nombreux pays et une palette d’experts se veut « une contribution de l’Algérie, de par son expérience, à la lutte contre l’extrémisme violent et à la lutte contre le terrorisme», a indiqué dimanche, Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, lors d’une conférence-débat sur la Libye co-animée avec Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye.

M. Messahel, qui présidera la cérémonie d’ouverture de cet atelier, a insisté sur l’idée que « l’antidote à l’extrémisme violent et au terrorisme est la démocratie». Pour l’occasion, a-t-il ajouté, l’Algérie fera profiter la communauté internationale de son expérience en la matière comme elle n’a pas hésité à partager son savoir-faire dans le domaine de la « déradicalisation» et de lutte contre le terrorisme.

Il y a tout lieu de s’attendre à ce que des pays comme la Belgique, la France, la Tunisie, le Maroc et l’Egypte suivent avec grand intérêt les débats que cet atelier suscitera et les résolutions qui en découleront. La raison ? Simple. Les plus grands contingents de radicaux et de terroristes qui combattent actuellement en Syrie, en Irak ou en Libye proviennent de ces pays. Il faut savoir, par exemple, que 70% des terroristes de Daech qui activent en Libye sont des étrangers.

La situation est analogue pour ce qui est de la Syrie ou de l’Irak. Avec la fin annoncée du groupe terroriste autoproclamé Etat islamique (EI), tous ces pays auront très probablement affaire à la problématique du retour massif de terroristes. Il s’agira aussi pour eux d’en empêcher d’autres de partir pour ouvrir de nouveaux fronts.

L’Algérie qui a été durement frappée par le terrorisme durant les années 1990, phénomène qu’elle a eu à affronter seule, et qui a une expertise reconnue en matière de lutte contre le terrorisme a prévenu, dès le début des révoltes arabes, des dangers du terrorisme, de l’instrumentalisation du religieux et des vides sécuritaires qu’occasionnerait l’effondrement d’Etats comme ceux de la Libye ou de la Syrie. Peu de gens ont voulu prendre au sérieux ces avertissements. Aujourd’hui, nous y sommes en plein dedans… et pour probablement longtemps encore. Lire la suite

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