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Après Tizi, Béjaïa râle contre la vie chère

Publié le 22/01/2016, par dans Non classé.

Les travailleurs affiliés au Syndicat national autonome des personnels de l’administration sont sortis, avant-hier, dans la rue pour dénoncer les préjudices de la loi de finance 2016 et son impact sur le pouvoir d’achat des ouvriers et des fonctionnaires des institutions publiques.
A l’appel du syndicat, plus de 200 personnes ont pris part à la marche de contestation partie de la maison de la Culture Taos Amrouche vers la place Saïd Mekbel, en face du siège de la wilaya où un sit-in s’est tenu. Pour le syndicat, la politique d’austérité embourbera davantage les travailleurs qui vivent déjà une situation chaotique.

Lors de cette manifestation, les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au patron de la centrale syndicale UGTA qui, selon eux, « est complice de la misère des travailleurs, car il a marchandé les intérêts de ces derniers». Sur les nombreuses banderoles déployées, on pouvait lire la détresse des communaux contractuels qui demandent l’intégration dans les postes afin d’en finir avec la précarité. Les responsables du syndicat qui se sont relayés devant la foule ont réitéré des revendications insatisfaites depuis plusieurs années comme la revalorisation des salaires, la révision du statut général de la Fonction publique, ainsi que les statuts particuliers des divers secteurs.

Pour un syndicaliste, « la loi de finances a revu le taux de l’Impôt sur le revenu global (IRG) à la hausse, ce qui impacte le revenu net et fait baisser de moins de 50% (300 DA) les allocations familiales». Et de s’interroger : « Comment voulez-vous qu’un travailleur de la Fonction publique, qui touche entre 11 000 DA et 14 000 DA, puisse tenir un mois avec la cascade d’augmentations que connaissent tous les produits ?» Dénonçant la politique d’austérité, les intervenants ont suggéré à ce que, d’abord, les cadres de l’Etat, les ministres ainsi que les députés donnent l’exemple en cédant une partie de leurs gros salaires avant de mettre la main dans les poches des travailleurs pour faire face à la crise. Lire la suite

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