formats

Après l’Algérie, retour aux problèmes franco-français

Publié le 12/04/2016, par dans Non classé.

La presse française n’a pas eu le temps de souffler ni d’analyser la visite de deux jours de Manuel Valls en Algérie. La plupart des médias ont repris les dépêches des agences de presse, AFP ou Reuters surtout. C’est qu’il fallait déjà passer à autre chose. Bien sûr, les télévisions et les radios, avec les beaux parleurs habituels, commenteront le bilan de la relation franco-algérienne alors que l’actualité était déjà ailleurs hier. Le Premier ministre avait fort à faire à dégoupiller une grenade d’un autre acabit que le refus de certains journaux ou radios de boycotter le déplacement pour soutenir les journalistes sans visa.

Ce que doit désamorcer Manuel Valls, au plus vite, c’est la grogne vis-à-vis de la loi Travail. Dès début mars, les manifestations se sont succédé et, depuis peu, l’occupation de lieux publiques à Paris (place de la République) et en région commence à gêner le gouvernement avec l’opération « Nuit debout» qui s’amplifie. Alors, l’Algérie c’est loin et si proche, si on parle de difficultés de la jeunesse. Le Parisien fait comme un parallèle subliminal en surtitrant son reportage : « Algérie : la France fait encore rêver la jeunesse».

S’alarmant d’une situation économique dégradée, très critiques à l’égard du pouvoir, beaucoup de jeunes Algériens souhaitent s’expatrier, notamment en France. Pour Jeune Afrique sur son site internet : « Scandale du refus des autorités algériennes d’accorder un visa à des journalistes, délicat dossier du Sahara occidental, entretien avec le président Abdelaziz Bouteflika, partenariat économique…

La visite officielle du Premier ministre français, Manuel Valls, en Algérie, a été agitée mais fructueuse.» Pas si fructueuse que ça si on pense au dossier Peugeot. Le site Mondafrique persifle : « Rabat arrache (…) un accord avantageux par lequel la firme de Boulogne-Billancourt s’engage à investir, en compagnie de ses fournisseurs, plus de 900 millions d’euros par an. En outre, Renault va s’approvisionner pour toutes ses usines à hauteur de 2 milliards d’euros chez les équipementiers marocains. Une aubaine pour Rabat (…).

Cette déclaration a accompagné le report, voire l’annulation de l’installation d’une usine de Peugeot-Citroën en Algérie, qui devait être annoncée en marge de la visite, ce week-end, de Manuel Valls à Alger.» Rien ne s’est donc passé comme prévu, comme le remarquait hier matin le quotidien régional Paris-Normandie : « En Algérie, pays ami de la France, le Premier ministre a dû sortir des trésors d’habileté pour ménager les bonnes relations commerciales et faire comprendre à ses hôtes que refouler les journalistes du Monde et de Canal+, cela ne se fait pas. Ces journalistes auraient ‘‘porté atteinte à l’honneur et au prestige » du président algérien avec les Panama Papers. La sanction est raide ! Le Premier ministre a beau dire : ‘‘On ne touchera jamais à la liberté de la presse », aux paroles, il aurait fallu qu’il ajoutât les actes.» Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Après l’Algérie, retour aux problèmes franco-français
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair