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Anti-sida: l’Algérie engagée à appliquée la nouvelle vision des Nations Unies

Publié le 21/12/2015, par dans Non classé.

L’Algérie est engagée à mettre en oeuvre la nouvelle vision préconisée par les Nations Unies pour mettre fin à l’épidémie du sida, a affirmé lundi à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.
S’exprimant à l’ouverture d’une rencontre régionale Afrique du nord et Moyen-Orient (Mena) sur l’épidémie du sida, M. Boudiaf a souligné que cet engagement s’est traduit par une « volonté politique maintes fois réaffirmée » aux échelles nationale et internationale.

« La volonté politique s’est traduite par une mobilisation totale du gouvernement et de l’ensemble des intervenants, notamment la société civile, dans un cadre multisectoriel consacré par un décret exécutif du Premier ministre et appuyé par le maintien du recours à un financement conséquent avec plus de 95 % du budget alloué sur le seul budget de l’Etat, permettant d’assurer à titre gratuit toutes les prestations y compris le dépistage et le traitement antirétroviral pour tous », a-t-il poursuivi.

M. Boudiaf a, à ce propos, ajouté que la « riposte nationale » est basée sur « une approche de planification », axée sur les résultats préconisés par l’Onusida et par la mise en £uvre de plans nationaux multisectoriels successifs, rappelant que « le plan national stratégique 2016-2020 a déjà intégré la cible 90-90-90 en tant que priorité ».

Affirmant « la faible prévalence de l’épidémie en Algérie (0,1%) », le ministre a, toutefois, mis en garde contre « les comportements sexuels à risque », de même que « le faible niveau d’utilisation des moyens de protection, la consommation de drogues injectables, ainsi que les phénomènes de migration ».

« Autant de facteurs de vulnérabilité » qui imposent, a-t-il dit, le « maintien de la vigilance », faisant valoir la nécessité d’une « nouvelle approche stratégique » pour la région Mena qui « appelle à une révolution dans nos pratiques de dépistage non seulement en matière de communication, mais également en matière d’organisation, ce qui passe par la prise en compte de nos meilleures pratiques et le recours aux meilleures technologies et innovations disponibles ».

M. Boudiaf a, dans ce sens, plaidé pour la « levée des obstacles persistants notamment celui des coûts élevés des médicaments et des nouvelles technologies qui constituent un lourd fardeau encore difficile à supporter pour nos pays ».

De même qu’il a insisté sur « l’accès universel pour tous » en ce qui concerne les soins, citant plus particulièrement les populations les « plus vulnérables », ainsi que sur la nécessité de poursuivre la lutte contre « toute forme de discrimination et de stigmatisation ». L’intervenant a tenu à saluer les efforts consentis par les Agences des Nations Unies, notamment l’Onusida, l’OMS, l’Unicef ainsi que le Fnuap, pour leur « concertation » dans le sens de la lutte contre ce fléau.

« Le thème retenu + accélération du dépistage du VIH dans la région MENA+ traduit la volonté des pays de notre région, conscients de leurs responsabilités, de s’atteler davantage à réunir tous les moyens possibles pour renverser le processus de propagation de cette épidémie et s’inscrire résolument dans cette cible ambitieuse », a-t-il poursuivi.

Il a rappelé que l’objectif arrêté par l’Onusida consiste à faire en sorte que » d’ici à 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH dans les pays de la région, connaissent leur statut et que 90% d’entre elles reçoivent un traitement antirétroviral et qu’enfin, 90% de ces patients aient une charge virale indétectable et ce, dans une perspective d’éradication de l’épidémie, d’ici à 2030″.

Le ministre a déploré qu’en dépit des « progrès appréciables réalisés, au cours de la dernière décennie, par les pays de la région, la couverture du traitement antirétroviral y demeure relativement faible ».

M. Boudiaf a, dans ce cadre, souligné que « l’épidémie du sida a été favorisée par les chocs socioéconomiques, survenus lors de différents événements tels la crise financière mondiale et les conflits qui constituent autant de facteurs qui sous-tendent le fardeau de la maladie dans notre région ».

« Notre responsabilité est d’évaluer nos progrès, mais également d’identifier avec lucidité et sans complaisance toutes nos lacunes et nos contraintes en vue de la réalisation de nos engagements et de nos objectifs », a-t-il conclu. Lire la suite

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