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Amara Benyounès (MPA) : «Nous risquons d’aller dans le mur»

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Amara Benyounès a de la rancœur. Il l’a encore une fois prouvé hier lors de l’émission « L’invité de la rédaction» de la Chaîne 3 de la Radio nationale.
Sans jamais citer le Premier ministre, l’ancien ministre du Commerce a averti que si des réformes profondes ne sont pas entreprises rapidement, l’Algérie risquait de se crasher. « Tout le monde s’accorde pour dire que les cinq prochaines années peuvent se passer sans trop de turbulences. Mais si au cours de ces années, des réformes importantes ne sont pas entreprises, nous risquons d’aller dans le mur», a jugé le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA).

Entre le Premier ministre et Amara Benyounès, il existe un vieux contentieux. L’ancien ministre du Commerce, qui n’a toujours pas digéré son limogeage, est convaincu que Sellal avait demandé et obtenu sa tête auprès du président Bouteflika. Le secrétaire général du MPA s’en était expliqué lors de l’université d’été du parti. Il s’en était pris avec des mots à peine voilés au Premier ministre et à Abdessalem Bouchouareb, son successeur au poste de ministre de l’Industrie. « J’ai évoqué le bilan de mon action au sein du ministère du Commerce que j’estime, en toute simplicité, plutôt positif», avait-il déclaré lors d’un entretien accordé à TSA.

Et d’ajouter : « Mais dans chaque équipe gouvernementale, il y a des sensibilités et des ambitions individuelles, des différences d’approche et de points de vue qui peuvent cohabiter un certain moment.» Durant les trois années passées dans le gouvernement Sellal, Amara Benyounès ne s’est pas fait que des amis. Il avait à plusieurs reprises joué au franc-tireur en torpillant les annonces gouvernementales, comme ce fut le cas le 21 juin 2015, quand l’ancien ministre du Commerce avait déclaré que « le gouvernement algérien n’était pas au courant du contenu du projet d’implantation d’une usine Peugeot en Algérie», alors qu’au même moment le ministre de l’Industrie finalisait cet accord avec la marque au Lion.

Le Premier ministre s’était vengé en le désavouant publiquement en annulant une décision sur la vente d’alcool. En outre, Sellal ne supportait que moyennement l’insolence de son ministre qui considérait n’avoir de compte à rendre qu’au président de la République. « Moi, j’ai été le ministre du président Bouteflika et de personne d’autre», a tenu encore à rappeler l’ancien ministre dans les studios de la Chaîne 3.
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