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Amara Benyounes à Jijel : «Allah yerham le socialisme !»

Publié le 28/01/2018, par dans Non classé.

Le président du MPA, Amara Benyounes, était ce samedi à l’hôtel Dar El Az de Jijel pour honorer les élus de sa formation qui ont, lors des élections locales du 23 novembre 2017, propulsé son parti à la troisième place à l’échelle de la wilaya.
Mohamed Bensegheir, responsable de wilaya du parti, a rappelé que le MPA avait présenté 18 listes dans autant de communes et glané des sièges dans 15 communes dont la majorité dans 4 d’entre elles (Erraguene, Chekfa, El Ancer et El Milia). Abordant la question des élections, Amara Benyounes estimera qu’il y a « à chaque fois un léger mieux dans la pratique démocratique même si parfois on n’est pas content de certains résultats».

En dépit de « certains dépassements, expliquera-t-il, globalement les élections se déroulent dans de bonnes conditions». Et de recommander de penser en premier lieu « à préserver l’Algérie». Entamant son volet de prédilection, il s’interrogera sur la conduite de l’économie à l’avenir: « Est-ce qu’on va faire une économie socialiste, bureaucratique ou une économie de marché ?».

Pour lui aucun pays ne s’est développé grâce au socialisme, « même pas la Chine qui a opté pour l’économie libérale» Partisan des privatisations, il prendra l’exemple d’Air Algérie qui traîne une dette de 11 milliards de dinars avant de questionner : qui va payer cette ardoise ? Si c’est le Trésor public, ce sera l’argent du peuple. Et de s’étonner qu’on ne parle de ces entreprises publiques que lorsqu’elles ont des problèmes.

Réfutant la thèse défendue par certains qui associent privatisations et souveraineté nationale, il affirmera que les Etats-Unis, le Japon ou l’Allemagne n’ont pas d’entreprises publiques mais n’ont pas non plus de problèmes de souveraineté.

Peu convaincu des restrictions des importations, M. Benyounes estime que la base de l’économie de marché, c’est l’offre et la demande, s’étonnant au passage qu’avec cette politique, la pomme locale qui se vendait 50 dinars le kilogramme caracole aujourd’hui à 700 dinars, faute d’importation. Pour lui, le problème n’est pas dans les importations mais dans la faiblesse des exportations hors hydrocarbures, appelant au passage à donner la priorité aux entreprises privées car, conclura-t-il, « Allah yerham le socialisme !». Lire la suite

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