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Ali Haddad veut imposer ses solutions

Publié le 07/03/2016, par dans Non classé.

Au moment où le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, annonce la mise en place d’un nouveau plan économique pour le mois d’avril, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) multiplie les déclarations et pousse à la mise en place des revendications contenues dans le « Plan émergence» censé permettre la diversification de l’économie nationale.
Remis au Premier ministre, le plan du FCE vise à porter la croissance économique à 8% et la part de l’industrie dans le PIB à 15%, la création de nouvelles entreprises à une cadence de 60 000 entités par an et la création de 2 millions d’emplois dans l’industrie, le BTP, l’agriculture et les services ainsi que la substitution aux importations à hauteur de 15 milliards de dollars d’ici 5 ans. Pour parvenir à ces résultats, Ali Haddad demande l’ouverture de tous les secteurs économiques au privé national, sans aucune exception : transport aérien et maritime, secteur bancaire, etc.

Pour celui qu’on présente comme un très proche du cercle présidentiel, la situation économique actuelle est l’occasion de faire sauter tous les verrous et peser sur les orientations économiques du pays. Mercredi à Aïn Defla, le chef de la plus puissante organisation patronale distribuait les bons points en soutenant la nouvelle initiative du gouvernement en direction du marché de l’informel. Pour capter les quelque 40 milliards de dollars qui échappent au contrôle de l’Etat, le Premier ministre a annoncé le lancement d’un emprunt obligataire rémunéré à 5%.

Pour M. Haddad, cette décision « encouragera les acteurs de l’économie informelle à placer leurs fonds dans les circuits formels». Cette nouvelle démarche du gouvernement intervient alors qu’en 2015, les détenteurs de gros capitaux avaient refusé de placer leur argent dans les banques. La taxe de 7% et l’absence de confiance avaient fait capoter « le programme de conformité fiscale volontaire» lancé par le ministre des Finances.

Autre sujet brûlant : les retraites. Au détour d’une question, le patron du FCE a affirmé que la tripartite prévue en juin prochain sera consacrée, entre autres, à ce sujet. « La situation des retraites sera étudiée de manière exhaustive», a déclaré M. Haddad. En clair, le président du FCE veut revoir l’âge de départ fixé à 60 ans pour le porter à 65 ans. Une revendication qui avait été envisagée l’année dernière, mais face au tollé qu’elle avait soulevé, M. Sellal avait préféré démentir l’information et enterrer le projet.

Samedi, en déplacement à Mostaganem pour l’ouverture d’un bureau de wilaya du FCE, M. Haddad a cette fois-ci tenu à affirmer « l’adhésion totale» du Forum aux réformes « profondes» conduisant au « nouveau modèle» économique. « La crise actuelle est une occasion pour approuver un plan d’émergence qui donnera une dimension nouvelle à l’économie nationale», a ajouté le patron du FCE. Lire la suite

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