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Algérie-UE : Bruxelles dénonce des « mesures restrictives au commerce bilatéral »

Publié le 13/03/2017, par dans Non classé.

L’Algérie jouit d’une position financière  » relativement confortable », selon l’UE.
Les travaux de la dixième session du Conseil d’association entre l’Algérie et l’Union européenne se sont ouverts, aujourd’hui lundi à Bruxelles, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La rencontre se déroule à huis clos mais la partie européenne a publié, ce matin, un rapport sur l’état de ses relations avec Algérie où elle a formulé des critiques visant, comme attendu, l’introduction en Algérie des licences d’importation.

Ces licences imposant une limitation des importations de plusieurs produits dont les voitures, le ciment et les ronds à béton ont été qualifiées de  » mesures restrictives au commerce bilatéral ». Ces mesures  » protectionnistes », souligne-t-on, ont été prises  » sans concertation préalable avec l’UE, sont venues s’ajouter aux restrictions et entraves au commerce et à l’investissement déjà existantes en rendant encore plus difficile le climat des affaires pour les opérateurs économiques européens ».

Pour rappel, les importations de l’Algérie en provenance des pays de l’UE ont atteint 16,79 milliards de dollars durant les 9 premiers mois de l’année 2016, contre 19,22 milliards de dollars pour la même période de l’année 2015, selon les Douanes.

En dépit de ses critiques, l’UE a salué une  » amélioration » du climat des affaires en Algérie à travers notamment la modification du code de l’investissement :  » La règle 51:49 est désormais fixée dans le cadre de la loi de finances annuelle, ce qui pourrait faciliter à l’avenir un assouplissement de ladite règle ».

S’agissant de l’énergie, le rapport souligne que le  » déclin tendanciel » de la production de l’Algérie en gaz (3em fournisseur de l’UE) est la résultat du cadre  » peu propice » à l’investissement de la part des opérateurs internationaux. Selon l’Union européenne, malgré la chute des prix du pétrole depuis 2014, l’Algérie jouit d’une position financière  » relativement confortable », avec des réserves de change estimées à 114 milliards de dollars en décembre 2016 et une dette extérieure totale de l’ordre de 4 milliards de dollars.

Sur le plan sécuritaire, l’UE s’est montrée satisfaite des prestations algériennes :  » Le gouvernement algérien s’est positionné depuis des années comme « exportateur de sécurité » dans la région. Le professionnalisme, l’équipement et les effectifs de sécurité élevés dont l’Algérie dispose permettent au pays de contrer de façon efficace les menaces, notamment le terrorisme mais aussi le crime transfrontalier ».

Dans le volet relatif au respect des droits Humains, Bruxelles a pointé du doigt, entre autres points, les  » limitations aux droits de manifestation et de rassemblement, les entraves à la liberté de culte » ainsi que la fermeture de certaines chaînes de télévision privées.

L’Algérie et l’UE ont entamé l’année dernière un travail d’évaluation de l’Accord d’association entré en vigueur en 2005.

Lire : Rapport sur l’état des relation UE-Algérie
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