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Algérie : Le péril Daech est-il écarté ?

Publié le 07/09/2016, par dans Non classé.

L’ANP a renforcé le dispositif militaire à la frontrière avec la Libye depuis que le groupe terroriste Daech s’est incrusté dans le pays voisin. Action couplée au nettoyage des foyers terroristes en Algérie.
La défaite annoncée des groupes terroristes affidés à Daech à Syrte et Benghazi suscite un soulagement en Libye, mais quelques inquiétudes en Algérie. Bien que contentes de voir les groupes terroristes chassés des principales régions libyennes, les autorités algériennes ne peuvent pas ne pas craindre un éventuel repli de ces hordes en Tunisie, mais aussi et surtout au sud-est de l’Algérie.

Une crainte tout à fait légitime en raison, notamment, de la longueur de la bande frontalière qui sépare le Sud algérien de l’immense désert libyen. Cette crainte est également motivée par le nombre ahurissant de caches d’armes découvertes sur cette bande frontalière depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi, en 2011.

La menace terroriste venant du territoire libyen est une réalité que l’Algérie a amèrement vécue en janvier 2013. Tout le monde se souvient encore de l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine dans la wilaya d’Illizi, qui s’est soldée par la mort de 38 employés expatriés et l’élimination de 33 terroristes. Cette attaque avait été exécutée par un groupe terroriste qui s’était introduit par la frontière avec la Libye longue de 982 km.

L’absence d’une autorité militaire dans cette partie de l’extrême Sud-Ouest libyen facilite le mouvement des groupes terroristes connectés aux trafics en tout genre. L’immense zone allant du sud de Ghadamès au fin fond de l’erg de Mourzouk est un véritable no man’s land. C’est aussi un vaste territoire hors de contrôle et source de tous les dangers pour notre pays. Depuis l’attaque de Tiguentourine, l’Algérie a substantiellement renforcée sa présence militaire toute le long de la frontière libyenne, fermée et soumise à une surveillance particulière.

Le blindage de cette zone frontalière, grâce notamment à la mobilisation d’importants moyens humains et matériels, a permis à l’Algérie de faire face à des intrusions de terroristes stationnés en Libye. Mais le risque zéro n’existe pas. Et les groupes terroristes excellent dans les techniques d’intrusion. Pour parer à toute éventualité, les forces armées algériennes creusent des tranchées sur tout le tracé de cette frontière. Ainsi, par tous ces moyens mobilisés, l’Algérie a-t-elle éloigné la menace terroriste de Daech ?

Le risque est toujours là, même s’il reste minime en raison notamment de l’expérience humaine et des moyens matériels dont dispose l’armée algérienne. Daech pourrait tenter un coup d’éclat à la frontière, mais il n’aura aucune chance de pouvoir s’installer sur le sol algérien, comme il l’a fait en Libye ou en Tunisie. L’effort de guerre consenti par l’Algérie a abouti au démantèlement total de toutes les organisations terroristes activant sur le sol national (GIA, GSPC, Al Qaîda…).

Ce qui reste de « poches» terroristes n’ont aucun lien organique avec les organisations terroristes transnationales comme Daech. Le plus rassurant, c’est que l’armée algérienne resserre l’étau autour de ces petits groupuscules aux mouvements très réduits en raison d’un maillage militaire des plus denses, couvrant les zones à risque. Les capacités de l’Algérie à faire face aux attaques terroristes ne sont plus à démontrer.

Les coups assénés aux groupes terroristes sont tels qu’il n’y a plus d’attentat depuis plus d’une année. Le dernier groupe affidé à Daech a été totalement démantelé en juillet dernier. Il s’agit de Jund Al Khilafah (Les soldats du califat) qui n’existe plus en tant qu’organisation, selon le ministère de la Défense nationale.

La menace terroriste viendrait donc de l’extérieur. Plus exactement des longues zones frontalières qu’a l’Algérie avec des pays comme la Libye, le Niger et le Mali. D’où cette crainte qui incite automatiquement à redoubler de vigilance et à renforcer le dispositif sécurité déjà en place à notre frontière avec la Libye et les autres pays voisins. Daech ne constitue pas une menace pour l’Etat algérien, qui est bien armé pour affronter toute forme de terrorisme. Mais l’Algérie reste l’une des cibles de cette organisation terroriste qui garde une force de nuisance qui lui permettrait de perpétuer un attentat terroriste. Lire la suite

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