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Algérie-France : L’ambition d’une relation d’exception

Publié le 10/07/2017, par dans Non classé.

Le président français, Emmanuel Macron, ambitionne de développer avec l’Algérie une relation « exceptionnelle».
Depuis son élection, il multiplie déclarations et échanges avec les dirigeants algériens, hissant la concertation sur de multiples dossiers à un niveau supérieur. Alger prend acte des engagements de celui que Abdelaziz Bouteflika considère comme « l’ami de l’Algérie» et attend de lui des gestes « forts» au sujet du passé colonial.

Et pas uniquement. Le chef de l’Etat a rappelé dans son message célébrant la Fête de l’indépendance, le 5 Juillet, que « le partenariat d’exception gagnera en sérénité et en élan dans la reconnaissance des vérités de l’histoire». Sur ce terrain, le nouveau président français avait anticipé, lors de sa visite à Alger en pleine campagne présidentielle, en qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité».

Cependant, les gouvernements des deux pays sont encore plus attendus sur d’autres dossiers liés notamment à la coopération économique et ses retombées sociales, et également aux préoccupations géostratégiques tant le contexte régional exige une collaboration accrue entre Alger et Paris.
Les deux capitales ont l’avantage de retrouver la confiance mutuelle et nécessaire pouvant permettre de passer d’une relation « stabilisée et dynamique» à un niveau exceptionnelle.

La visite annoncée, mais dont la date n’est pas encore fixée, d’Emmanuel Macron à Alger devrait être le point d’orgue. Un nouveau départ. Des analystes des deux côtés de la Méditerranée estiment que les relations entre l’Algérie et la France connaissent un « cycle positif». Une opportunité à saisir pour aplanir les tensions et les malentendus, essentiellement sur les sujets d’investissement économique, de circulation des personnes, mais aussi comment rapprocher les vues sur l’approche qu’il faudra adopter pour le règlement de l’épineux conflit libyen. La multiplication des initiatives aux multiples intervenants brouillent parfois la piste menant vers la solution.

La diplomatie algérienne pleinement investie dans ce dossier entend peser, de tout son poids du moins, pour éviter de se retrouver à la marge. Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, en a fait une priorité de son action diplomatique. La crise malienne requiert une attention particulière des deux pays.

La France, qui supporte un effort de guerre considérable, souhaite parvenir rapidement à stabiliser durablement le pays, et l’Algérie de son côté, s’emploie activement à parachever concrètement l’accord de paix signer à Alger. Mais pour nombre d’experts, c’est l’espace méditerranéen qui devrait être le terrain géostratégique dans lequel le rapprochement s’exprimera le plus entre Alger et Paris. Si le président français a inscrit dans ses priorités stratégiques l’enjeu méditerranéen et en filigrane le continent africain, l’Algérie ambitionne en conséquence de retrouver sa place dans cet espace vital et à fort enjeu stratégique et sécuritaire.

Un espace qu’il faudra occuper avec des projets structurants et intégrateurs, notamment dans les domaines de la recherche, l’innovation technologique, la culture et le développement durable.

Les deux pays peuvent s’appuyer sur un atout considérable qui est celui de la densité des relations humaines aspirant à une construction commune, multiforme et favorable pour tous.
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