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Aïn Fakroun : Consternation et condamnation après la mort du jeune Nasreddine

Publié le 11/09/2016, par dans Non classé.

Aïn Fakroun a vécu un cauchemar suite à la découverte du corps sans vie du petit Nasreddine Talagh.
Une foule nombreuse a accompagné hier à sa dernière demeure la dépouille du petit Nasreddine, assassiné sauvagement par une femme, qui n’est autre que l’épouse de son oncle. Encore une fois, la population ressent un sentiment d’effroi et de terreur. La blessure est profonde et rien ne dit qu’elle se cicatrisera de sitôt, d’autant que les crimes commis contre de petits garçons et filles ne font que se multiplier au cours de ces dernières années.

Aïn Fakroun et surtout sa population ont vécu un cauchemar suite à la découverte du corps sans vie du petit Nasreddine Talagh, disparu jeudi matin vers 7h30. Les parents se sont rapprochés des services de police pour signaler sa disparition. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que soit découvert le corps de l’enfant dans un sac de semoule à l’intérieur même du domicile de son oncle. C’est aussi ce qui a mis la puce à l’oreille des limiers qui ont tout de suite soupçonné, puis confondu l’épouse de l’oncle.

Cette dernière a avoué être l’auteur du crime. Hier, la ville de Aïn Fakroun a renoué avec son activité habituelle, mais quelque chose hantait ses habitants. Karim, contacté par El Watan, se dit outré et consterné par un tel acte. « Comme tout père de famille, je condamne avec fermeté de tels actes, surtout quand ils ciblent nos petits garçons et filles. C’est immonde ! Personnellement, ajoute-t-il, je suis contre la présence des bidonvilles qui sont source de tous les maux sociaux, comme la drogue, la prostitution et maintenant les assassinats de jeunes enfants.

Tout cela doit cesser ! Les auteurs de ce genre de crime doivent payer !» Comme lui, d’autres parents se disent pour la condamnation à mort, ce serait le seul moyen de dissuader d’éventuels criminels. La cité Hireche où habite la famille du petit Nasreddine est un bidonville qui regroupe plusieurs dizaines de familles. Selon notre interlocuteur, cette cité est née suite à l’exode rural massif qu’a connu la ville à une certaine période. Il fait sans doute allusion à la décennie noire, pendant laquelle des personnes ont fui les douars pour se réfugier dans les villes.

Les membres de la famille de la victime, toujours sous le choc, n’arrivent pas à faire de déclaration. Ils continuent à recevoir les condoléances des citoyens de la ville et même des régions limitrophes. On nous apprend même que les parents des victimes de la ville de Ali Mendjeli sont venus partager leur douleur. « Hier, juste après la découverte du corps sauvagement mutilé dans la cour de la maison d’un proche parent, les habitants ont été scandalisés, voire terrorisés par ce crime», nous révèle un jeune habitant.

Les facebookistes, de leur côté, n’ont pas manqué de commenter l’événement, condamnant avec force l’ignoble crime. Son auteur est actuellement entre les mains de la justice et doit répondre de son acte. Personne encore ne connaît le mobile de ce crime, nous dit Karim. La justice est seule apte à savoir ce qui a poussé cette femme, qui, bien que mère, à franchir le Rubicon, en commettant un acte que réprouve toute la société.

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