formats

Adrar : Une parente d’élève dénonce la discrimination parentale pratiquée par le directeur de l’éducation de la wilaya

Publié le 05/01/2018, par dans Non classé.

Une parente d’élève, chercheuse de son état dans une institution de recherches scientifiques à Adrar, nous a saisis, documents à l’appui, pour nous faire part et à l’opinion publique de son désarroi et sa colère face au comportement du directeur de l’éducation de la wilaya d’Adrar.
Une posture qu’elle décrit comme intolérable où elle met en exergue son indifférence, impassibilité et son mépris envers tout d’abord la « Femme».
Plus loin, elle définit comme indécent et irresponsable le comportement venant de la part d’un titulaire d’une fonction supérieure de l’Etat. Et cela, suite à la réaction dudit cadre de l’Etat en réponse à sa demande d’entrevue qu’elle a introduite au niveau de son cabinet en tant que premier responsable du secteur de l’éducation pour lui signaler un problème pédagogique qu’elle a estimé très grave. Il s’agit en fait d’un acte de dépassement survenu au niveau du collège d’accueil de son enfant.

La frustration et l’humiliation qu’elle a ressenties comme réponse à sa doléance lui ont fait oublier le sujet principal de cette audience avortée. Selon notre interlocutrice, les faits ont eu lieu le lundi 11 décembre 2017. Une date, nous fait-elle remarquer, qui revêt une importance singulière dans la mémoire collective des Algériens. Une date commémorative historique dans la lutte pour le recouvrement de la souveraineté nationale qui a coïncidé cette année avec l’une des journées consacrées par l’administration à la réception du public.

Une action qui s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de rapprocher le citoyen de l’administration. Comme elle le d’écrit : « Fièrement installée dans mon statut de citoyenne algérienne, particulièrement en ce jour du 11 décembre 2017, date de la commémoration d’événements phares dans l’histoire de notre glorieuse guerre de libération nationale, je me suis rendue au siège de la direction de l’éducation de la wilaya d’Adrar.

Ce respectable fonctionnaire de l’Etat étant engagé à être au service et à l’écoute des citoyens, moi en l’occurrence, allait tel que je m’en réjouissais à l’avance, me recevoir dans son somptueux bureau pour recueillir mes doléances…». Cependant, après la bonne mère a attendu toute la matinée mais elle devait revenir l’après-midi car le fonctionnaire avait, ce jour-là, des obligations protocolaires officielles relatives aux festivités de ce 11 décembre.

Elle était contrainte alors de revenir l’après-midi après avoir renouvelé, auprès de son chef hiérarchique, sa prolongation d’autorisation de sortie. Arrivée sur les lieux, soit à la direction de l’éducation, elle nous explique : « Je me suis présentée au secrétariat où j’avais déposé, la matinée, ma requête, d’abord en tant que parente et mère d’élève, avec un élan parsemé d’un sentiment de fierté en ma qualité surtout de membre actif de l’association des parents d’élevés (vice-présidente) au niveau du collège de mon enfant.

Dans ledit courrier, j’exposais les motifs de mes doléances au sujet de certains faits qui ont éveillé en moi des suspicions autour des comportements douteux sur certains acteurs de l’éducation au sein du collège…». Nonobstant, la secrétaire du directeur m’interpella sèchement en me disant : « Le directeur refuse de recevoir les citoyens» et que je devais revenir le lundi de la semaine suivante.

« Là, je me suis opposée et j’ai insisté pour le voir. Notre interlocutrice, les larmes aux yeux, cachant mal sa peine et sa déception continua : « J’ai protesté en insistant et en faisant valoir mon droit d’être reçue et la nature délicate de mes doléances. J’ai prié la dame de remettre au concerné une photocopie de mon courrier. Quelques instants plus tard, la secrétaire revient, m’intimant l’ordre de descendre chercher l’original de mon courrier à l’étage du dessous car le directeur n’arrivait pas à distinguer les mots sur la photocopie.

J’aurais aimé rétorquer que je n’étais pas vaguemestre, mais ma sagesse de citoyenne algérienne me dictait de ravaler mon indignation et, bon gré, mal gré, de m’exécuter dans l’espoir d’être reçue au final.» Elle nous dira qu’elle a dû attendre encore quelques minutes que le directeur s’imprègne du contenu de sa lettre. Elle continua alors : « Il a fallu attendre encore que le directeur au-delà de son bureau prenne connaissance du contenu de mon courrier pour que la secrétaire en ressorte….

Ce qu’elle me dit alors était pareil à l’effet d’une foudre qui me serait tombée dessus et me laissa sans voix…» Effectivement, à ce moment-là et devant nous, elle ne put contenir ses larmes et sa colère. Quelques secondes après, elle nous lança : « Le directeur vous demande de présenter un acte de divorce ou une attestation de décès de votre époux ou une autre preuve que vous avez la garde de votre enfant, sans quoi votre courrier sera irrecevable.»

Face à la détresse de cette chercheuse, parente et mère d’enfant et devant le paradoxe, celui de son statut maternel et celui de vice-présidente de l’association des parents d’élèves, une entité éligible et régie par la loi sur les associations, une entité bénévole formée par parents d’élèves sans discrimination entre les pères et les mères, ces dernières n’ont pas droit de cité au niveau de l’administration scolaire.

Dans ce contexte, nous avons bien voulu vous faire partager les sentiments et l’avis de cette bonne mère qui condamne cet acte discriminatoire et d’accuser ce fonctionnaire de lui dénier le droit de tutrice sur son enfant. Le droit de s’exprimer, haut et fort, sur tout ce qui a trait à l’éducation de son propre fils. Voici la suite intégrale du texte de sa lettre adressée à notre rédaction : Suite de la lettre

« L’érudition supposée et requise chez ce haut fonctionnaire, chargé de veiller sur l’éducation et l’instruction de la prunelle de nos yeux ne lui suffit pas, apparemment, pour connaître la signification juridique de l’expression « garde de l’enfant». Il s’agit, tel que le définit le code de la famille algérienne, du droit de fixer le domicile de l’enfant et de l’obliger à y résider effectivement.

Autrement, l’article 36 du même code indique que la garde et la surveillance de l’enfant constituent toutes deux autant un droit qu’un devoir aux deux parents puisque leur violation implique la responsabilité civile et pénale de l’un et de l’autre s’il faillit à Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Adrar : Une parente d’élève dénonce la discrimination parentale pratiquée par le directeur de l’éducation de la wilaya
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair